Bureaucratie dystopique – Brazil (Terry Gilliam, 1985)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

J’espère que vous avez démarré cette semaine tout en beauté et sous d’heureux auspices. Je n’ai pas de chronique livre à vous offrir cette semaine (je vous expliquerai tout dans le prochain bilan mensuel!), mais j’ai décidé de me rattraper avec une chronique cinématographique digne de ce nom.

J’y ai fait allusion il y a un certain temps, et j’ai décidé que ça y était, que je devais vous parler de ce monument de la SF, de cette institution de l’absurde, de ce bijou de dystopie qu’est Brazil, le film culte de Terry Gilliam. Je vous entraine dans un monde où tout est normé à l’extrême, et où la vie d’un homme va basculer… Continuer la lecture de Bureaucratie dystopique – Brazil (Terry Gilliam, 1985)

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« Fais confiance à la mycose! » – Mon Top Ten du WTF dans le cinéma SFFF

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Une petite chronique légère en cette période où je me trouve un peu sous pression.

S’il est une chose que l’on ne peut nier, c’est qu’au cinéma la SFFF est bien servie en termes de kitsch, d’improbable, parfois de ridicule. Et ce qu’il s’agisse de films cultes ou inconnus, de bonnes séries B ou de purs nanars, de récent ou d’ancien. Bref, il nous est à tous et à toutes arrivés de nous retrouver devant une « œuvre » qui vous a fait penser: « Nom de Dieu, mais qu’est-ce que c’est que ça? »

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Vous reconnaissez?… – Source: La Gazette du Geek

Après, je reconnais être « bon public », et je ne rechigne pas à regarder de pures stupidités rien que pour rire. Pour preuve, à l’époque où je travaillais sur un mémoire très compliqué à rédiger en allemand, il m’est arrivé d’avoir le cerveau tellement en bouillie que je me suis installée devant la télé non pas en deuxième, mais en troisième partie de soirée pour regarder un Steven Seagal – Désigné pour mourir, en me demandant à la fin si après le passage dudit monsieur il restait encore un seul Jamaïcain vivant en Jamaïque. Bref, refermons cette parenthèse pour parler SFFF, un genre qui a son lot de trucs franchement IMPROBABLES, soit parce qu’on a du mal à suivre l’histoire, qu’elle nous paraît complètement capillotractée ou parce que le visuel vous éclate la rétine. Des choses WTF (what the f***, quoi!). Je reconnais que l’expression manque d’élégance, mais en même temps, elle parle d’elle-même.

Il y aura dans ce classement des films pour la plupart desquels je ne rédigerai aucune chronique, certains que je n’ai franchement pas aimés – d’où ma véhémence, une fois n’est pas coutume! – et d’autre que j’ai malgré tout appréciés. N’essayez donc pas de régler votre écran, car je vous embarque, pour un voyage au pays de l’improbable… et éventuellement du rire, qui n’est pas si loin de la Quatrième Dimension. 🙂

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SEMAINE THÉMATIQUE « ADAPTATIONS DE CONTES » – Contes au cinéma: faire sens ou divertir?

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

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Illustration du conte par Alexander Zick – Source: Wikipedia

Je poursuis cette semaine dédiée aux adaptations de contes avec deux films qui réutilisent et détournent le genre. Si l’un adapte un conte connu en racontant sa suite de manière spectaculaire, l’autre fait d’auteurs de contes les acteurs de ce qu’ils ont écrits: Hansel et Gretel: Witch Hunters (Tommy Wirkola, 2013) et Les frères Grimm (Terry Gilliam, 2005).

Je sais que pour pas mal de critiques, l’opus traitant d’Hansel et Gretel est une vaste blague, et qu’on pourrait s’étonner que je le traite ici avec une réalisation de Terri Gilliam, un cinéaste plutôt bien considéré. Eh bien, au risque de choquer certains d’entre vous, Terry Gilliam, hormis pour Brazil et L’Armée des Douze Singes, me laisse toujours très mitigée. Donc, vous imaginez que mon point de vue sur Les frères Grimm sera assez critique. 🙂 Je souhaitais traiter ces deux films ensemble, non-seulement pour la débauche visuelle, mais aussi parce qu’ils ont tous les deux pour cadre le monde germanique du XIXe siècle, et que l’on pourrait s’attendre à voir les protagonistes des deux histoires se croiser tant certains éléments se ressemblent.

Pour ma part, ils me posent la question de la modernisation des contes, de leur contextualisation, et surtout du sens… Bien évidemment, tout cela est très subjectif!

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