Goodies pour les soldes – Papeterie « Star Wars »

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Je passe en coup de vent sur la blogosphère pour vous avertir de soldes monstres sur la « belle » papeterie à la Fnac. Avouez que -50% sur du Moleskine, nul ne cracherait dessus! J’ai appris cela hier par mon jeune frère qui, en rentrant du boulot, m’a rapporter un joli carnet de la collection Star Wars (je préfèrerais quand même que ce soit moi qui aie les moyens de gâter mon petit frère! ah quel boulet je fais!), à l’effigie de Kilo Ren (avec le masque, bien sûr…). C’est parce qu’il sait, dit-il, que je suis fascinée par ce personnage et par ce qui va fort probablement se tramer autour de lui par la suite… en mal ou en bien. Et je ne sais pas pourquoi, mais j’y vois comme un rappel délicat qu’il faudrait que j’accélère dans l’écriture du tome II du Sang des Wolf. 😉

Je vous donc  laisse jeter un coup d’oeil du côté geek de la Force…

Je parle de Star Wars mais j’imagine que cela doit concerner d’autres collections de la marque, comme Batman, par exemple. Alors n’hésitez pas à en profiter si l’occasion se présente à vous! Pour vous faire plaisir, ou pour faire plaisir à quelqu’un que vous aimez! Et c’est toujours un bon prétexte pour écrire!

Sur ce, je m’en retourne à la nature morte qui me rend folle depuis des jours, en espérant ne pas bâcler le boulot! Enfin dès que le soleil sera levé et que je pourrai profiter d’une lumière naturelle plus propice que les lampes: quand je regarde de ma fenêtre, je vois un bel horizon rosé, mais ma foi, c’est encore un peu sombre! 🙂 Très belle journée hivernale à tous!

Blanche Mt.-Cl.

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Petit quart d’heure geek et nostalgique – Star Wars: Episode VII – Le Réveil de la Force (2015)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

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Logo du film – Source: Wikipedia

Je vous retrouve pour une courte chronique cinéma garantie 100% sans aucun spoiler et 100% sans objectivité, où je ne développe pas trop sur l’histoire! 🙂 Juste ce qu’il faut pour vous intriguer, et ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte.
En effet, je n’ai pas pu m’empêcher d’aller enfin voir le dernier Star Wars le week-end dernier. Eh oui, malgré ma grande déception quant à la trilogie de prequels des épisodes I, II et III (j’avais une haine inextinguible envers Jar Jar Binks), j’ai passé des semaines à éviter de lire les critiques, au cas où quelque moment clé de l’action filtre, histoire de ne pas me laisser influencer!

En effet, comme vous vous en doutez si vous suivez ce blog, je suis assez amatrice de ce genre de choses.
Mes parents  avaient fait l’acquisition de la trilogie en VHS quand j’étais enfant et eux-mêmes étaient déjà de grands fans. Je connaissais Luke Skywalker, la princesse Leia et ses macarons glamour au possible, Han Solo et Chewbacca, les Ewoks avec leurs sales petites têtes de nounours vicieux, les petits bonhommes du désert en burnous sombre, Darth Vador, l’Étoile de la Mort, les sabres laser et bien sûr cet inoubliable intro signée John Williams… Quand l’Épisode I est sorti, mes copines qui n’avaient pas vu l’ancienne trilogie sont venues les voir à la maison se faire une idée. J’ai été avec un ami voir le London Royal Orchestra reprendre la B.O. de Star Wars à Bercy en 2010. J’ai même poussé le vice jusqu’à succomber à l’appel des pyjamas Star Wars chez Undiz (je dors donc avec un tee-shirt Darth Vador!). Oui, oui. Et maintenant, j’ai cédé à l’appel de Star Wars: Épisode 7 – Le Réveil de la Force

Je ne présenterai plus la saga, devenue un monument de la culture pop, qui narre le combat entre le côté obscur et le côté lumineux de la Force, entre République et Fédération, entre l’Empire et les Rebelles, etc. … Si vous ne connaissez pas encore la saga, vous trouverez très facilement des informations, des résumés, ou des fiches de personnages. Et si vous souhaiter en apprendre plus sur l’univers de Star Wars en vous amusant, vous pourrez trouver les romans des films chez Pocket Jeunesse! 🙂

Qu’ai-je donc à vous raconter sur le dernier opus de la saga?

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Quand la Turquie parodie les classiques S.F. – « G.O.R.A. – A Space Movie » (Ömer Faruk Sorak)

Titre: G.O.R.A. – A Space Movie (G.O.R.A. – Bir Uzay Filmi)
Année de production: 2004
Réalisation: Ömer Faruk Sorak
Origine: Turquie
Durée: 2h05
Distribution: Cem Yılmaz, Özge Özberk, Rasim Öztekin, Özkan Uğur, Ozan Güven…

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche, attention, attention…

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Affiche de G.O.R.A. – Source: Imdb.com

Le film que je vais vous présenter ici n’est pas pour les petits joueurs. En effet, il nécessite des conditions spéciales de visionnage, avec quelques neurones au repos, une bonne bande de potes ou de frangins, le saladier de M&M’s et le pack de bière. Si vous cherchez de quoi passer une soirée philosophique et vous égarer dans les hautes sphères de la pensée… alors G.O.R.A. n’est pas fait pour vous. À la base, mes parents l’avaient vu sur le câble un soir, et nous avaient conseillé, morts de rire, à mon frère et à moi-même, d’en regarder une rediff’.

Comme vous l’avez sans doute déjà vu avec Iron Sky, j’aime parfois à regarder des films à l’humour pas très fin et au mauvais goût assumé pour me détendre (au passage, vous avez regardé les Sharknado sur SyFy?… Leur bêtise confine presque au génie!). Et sauf cas exceptionnel, je n’écrirais pas sur quelque chose que je n’aime pas.

Bref, laissez-moi vous présenter, si cette introduction ne vous a pas refroidis, une curiosité cinématographique qui ne m’a pas, et vous embarquer sur un vaisseau spatial vers les confins de la galaxie…

  • Un marchand de tapis dans le cosmos

Arif (Cem Yılmaz) est une grande gueule à la petite moustache, qui porte des chemises fantaisistes, un escroc à la petite semaine tour à tour marchand de tapis, guide touristique et bricoleur de fausses photos d’OVNIs. Un beau jour, il se fait enlever par des extraterrestres et se retrouve, en compagnie d’hommes des quatre coins de la planète, à bord d’un immense vaisseau spatial à l’équipage turcophone (!) en route vers la planète GORA, commandé par le « méchant » commandant Logar (interprété lui aussi par Cem Yılmaz).

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Parce qu’Arif, c’est aussi une classe et un style inimitables… – Source: Kino.de

Une fois arrivé à destination, Arif ne se départ pas de sa décontraction habituelle et sympathiqe avec d’autres esclaves, ainsi qu’avec un adorable androïde gay, 216 (Ozan Güven). Mais ses aventures ne font que commencer, quand un météore approche la planète et menace de tout détruire. Logar, décidément diabolique et machiavélique, profite de la panique pour faire chanter le maître de GORA, Tocha: il lui demande sa fille, la belle princesse Ceku (Özge Özberk), en mariage s’il réussit à sauver leur planète de la destruction. Tout cela dans le but d’accéder au pouvoir suprême. Mais après son échec à arrêter le météore, c’est par l’intervention d’Arif qui embrasse Ceku au milieu d’un cercle de pierres sacrées (ça ne vous rappelle pas un film de Luc Besson avec Bruce Willis?), que le danger est écarté. Notre sympathique escroc est, malgré sa prouesse, condamné à mort à cause du chantage exercé par Logar sur Tocha, qui lui promet la main de sa fille.

Mais la jeune femme ne l’entend pas de cette oreille et décide de fuir avec Arif et 216. Durant leur cavale, ils découvriront en eux une force et un courage qui devrait leur permettre de renverser Logar…

  • Un gros succès
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Ceku, Arif et un autre personnage, Bob Marley Faruk, en cavale – Source: Kino.de

Il est assez difficile de trouver des informations sur ce film si vous ne lisez pas le turc ou l’allemand – et encore… Je vais donc rester assez concise. G.O.R.A. – A Space Movie a été réalisé par  Ömer Faruk Sorak, qui est aussi l’auteur de plusieurs comédies. Superproduction sortie en 2004, il a été un très grand succès au box-office et est même sorti en Allemagne où vit une importante communauté turque. C’est bien sûr un cas exceptionnel en Europe de l’Ouest, où, outre nos propres productions, nous diffusons comédies et blockbusters américains, et où la connaissance du cinéma turc ou moyen-oriental se cantonne aux films d’auteurs – donc beaucoup plus intellectuels comme des documentaires, des critiques de la société et certainement pas des comédies ou de la science-fiction.

J’ajouterais qu’au vu des quelques extraits de cinéma fantastique turcs des années 70 et 80 que j’ai vus dans Escale à Nanarland (je ne suis pas du tout une grande connaisseuse de cinéma turc, je le reconnais), il n’est pas étonnant que la mayonnaise n’ait pas pris avec le public occidental, habitués aux gros budgets et à des effets spéciaux plus élaborés. En même temps, il est très possible que cela soit dû aux différences culturels et que nous ne comprenions pas certaines références ou traits d’esprit que seuls nos amis turcs peuvent saisir et apprécier.

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216, le confident de la princesse Ceku – Source: Kino.de

Mais selon plusieurs critiques, G.O.R.A.  permis de réintroduire les films de genre turcs sur le marché international. L’une des raisons de ce succès à l’étranger peut s’expliquer par des références à la culture populaire et à de gros succès de la science-fiction comme Star Wars, La Folle Histoire de l’Espace, Matrix (d’ailleurs, j’adore la façon dont Arif allume sa cigarette « à la Néo ») ou encore Le Cinquième Elément. Il permet donc au public occidental de s’y retrouver. Sans compter que les effets spéciaux sont plutôt beaux, le design et l’ambiance visuelle du monde de GORA plutôt recherchés et la direction artistique de qualité. Même si le reste du film nous paraît pour le moins… « exotique ».

  • Schémas narratifs et clichés

Outre ses effets spéciaux et ses références, G.O.R.A. reprend également des schémas narratifs présents dans des films qui « marchent », allant à l’essentiel. On y retrouve donc des thèmes comme l’escroc sympathique – ou plutôt le combinard – qui devient un héros à l’image de Han Solo dans Star Wars, le méchant directement reconnaissable à sa tenue sombre et à ses rires machiavéliques quand il médite un plan diabolique avec son assistant, la belle princesse courageuse et déterminée… Et naturellement, tout se termine bien.

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Le méchant Logar avec son assistant personnel (et amant), entouré de leurs gardes du corps – Source: Kino.de

Outre cette construction efficace émaillée de scènes parodiant des films cultes, les personnages sont aussi de vrais clichés, voire des caricatures, qui facilitent encore la lecture de l’histoire, mais qui prêtent plus à sourire qu’autre chose. Arif, le héros, est quand même marchand de tapis – un peu le cliché du Turc en Europe de l’Ouest, soyons honnêtes – et tente d’escroquer son entourage, mais il nous est quand même sympathique, avec cette décontraction et cette légère provocation qui ne le quitte jamais. Je disais que l’évolution de son personnage rappelle un peu celle de Han Solo, mais Arif incarne aussi ce que certains aiment à appeler le « bon sens populaire »: son côté escroc le rend débrouillard, et il est le seul à qui le spectateur puisse vraiment s’identifier, c’est l’homme ordinaire qui ne fait que réagir à des circonstances extraordinaire, prenant les choses avec calme. De même, on a Logar, l’archétype du méchant, tout de noir vêtu (vous avez noté que les méchants, depuis quelques années, on toujours des looks de « métalleux » un peu comme les Wraiths de Stargate: Atlantis? Je proteste!), qui fait le mal pour le plaisir et soigne ses entrées, les acolytes faire-valoir comme l’assistant de Logar ou encore 216 – une sorte de C3PO maquillé comme l’homme de Fer-Blanc du Magicien d’Oz, qui sont là pour servir de ressorts comiques, ou encore le « vieux sage », Garavel (Özkan Uğur – présent dans la seconde partie du film, quand Arif et Ceku partent en cavale), une sorte de mentor à la maître Yoda ou Morpheus qui enseigne aux héros à se battre. Ce sont finalement ces clichés qui nous amusent, d’autant plus que le scénario les a un peu « épicés » de quelques excentricités (auriez-vous imaginé un personnage nommé « Bob Marley Faruk »?).

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216, Bob Marley Faruk et Arif suivant les enseignements de Garavel – Source: Kino.de

J’imagine que certains n’apprécieraient pas franchement cette dimension du film, mais pour ma part, cela contribue à son impact: en effet, je ne pense pas que cela soit une carence, mais qu’au contraire, cela a été prévu dès le début. N’oublions pas qu’on est dans le registre de la comédie, et que le plus simple est encore d’utiliser des archétypes que tous vont reconnaître.

  • Conclusion

Plus qu’une simple parodie, G.O.R.A. – A Space Movie est un divertissement peu ordinaire, avec des acteurs qui visiblement s’en donnent à coeur joie, et qui  s’il les utilise et les détourne de façon plutôt jouissive, change des standards hollywoodiens. Certes, il ne révolutionne en rien le genre (comme la plupart des films que je présente ici, d’ailleurs), mais il a le mérite d’être différent de ce que nous avons l’habitude de voir. Je pense qu’il est à visionner au moins une fois, par curiosité, et pour passer un bon moment. Ainsi  G.O.R.A., malgré la simplicité de son scénario et quelques poncifs de bon aloi, se révèle être une bonne surprise, avec ses décors colorés. Il y a fort probablement des subtilités – si j’ose dire – que je n’ai pas saisies, et je ne prétends pas en faire un film intello, mais je pense que la comédie et la science-fiction ne sont pas les seuls enjeux de ce film: plusieurs fois, les personnages font allusion aux difficultés de l’industrie du cinéma turque face aux productions hollywoodiennes. Cela sonne donc, quand on connaît le succès de ce film, une petite revanche sur la toute-puissance d’Hollywood. Et pour une fois dans l’univers de la science-fiction, la galaxie parle turc et non anglais!

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Que de chemin parcouru pour Arif depuis ses chemises chatoyantes… – Source: Imdb.com

Toujours dans cet esprit, G.O.R.A. est particulièrement rafraichissant quand on le compare à certaines productions américaines au caractère assez manichéen, avec des personnages physiquement et moralement parfaits, aux scénars prévisibles et débordants de bons sentiments qui se prennent un peu trop au sérieux.(Ceci dit, j’aime le cinéma américain – mes parents m’ont élevée avec les films d’action avec Schwarzie en vedette… c’est juste que je préfère quand ce genre de film, grosse production d’action ou de SF ne se prennent pas trop au sérieux!).

Enfin, si vous avez envie deux heures à tuer avec de bons potes (avec qui on peut rire de tout, j’entends!), j’espère vous avoir donné envie d’y regarder de plus près. Pas sûre que vous adhériez, c’est comme toujours avec ce genre de films, ou on aime, ou on déteste, mais pour vous faire une idée… Moi je dis que ce réalisateur quand même été gonflé, il a OSÉ et … moi, j’ose dire que je me suis bidonnée!

Je vous souhaite donc de passer un aussi agréable moment que moi!

Bonne journée!

Blanche Mt.-Cl.