Écriture – Les cinq types de roman que j’aimerais écrire

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Alors, c’est la reprise pour certains d’entre vous?… Si vous n’avez pas encore lu mes messages de vœux ou mes premières chroniques, sachez que je vous souhaite une Bonne et Heureuse Année 2018, pleine de bonheur, de rêves accomplis et de projets qui portent leurs fruits!

Je reviens en ce début de semaine, avec un article un peu particulier, ni chronique, ni tag, car je n’ai pas tellement lu depuis Coraline, pour parler un peu d’écriture… et plus précisément, des choses que je souhaiterais écrire dans un avenir plus ou moins proche. C’est parti pour un petit voyage dans mon cerveau d’auteure un peu barrée et torturée…

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Explorer Vénus avec les Soviets – La SF du bloc de l’Est au cinéma

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Deux cosmonautes transportés par leur robot pour échapper à une coulée de lave dans La Planète des Tempêtes – Source: Cinémotions.com

Aujourd’hui la chronique que je vais vous présenter est un peu particulière. En effet, il s’agit d’une remise à jour d’un article que j’ai rédigé aux tous débuts du blog, à l’époque où celui-ci n’était pas trop suivi, mais que j’ai tenu à re-partager avec vous pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, parce que je pense que les deux films dont il est question gagnent à être connus, et je souhaite profiter du nombre d’abonnés et du bon référencement du blog pour les faire connaître.

Et ensuite parce que quoi de mieux que les cent ans de la Révolution russe pour parler de la SF du bloc de l’Est? Car si l’on connaît les innovations que doit le cinéma à la propagande soviétique (malgré tout l’irrespect que je dois à ce régime) en termes de plans de caméra et de montage, et les chefs d’œuvre d’Eisenstein, on en sait en général beaucoup moins sur des genre cinématographiques tels que la science-fiction! Aussi j’ai souhaiter réparer cette méconnaissance maintenant que le blog a « quelques » abonnés de plus! Je vais donc vous parler de deux petits films que j’ai eu l’occasion de voir il y a quelques années sur Ciné FX (dieux que cette chaîne me manque!) dans un cycle dédié: L’Étoile du Silence et La Planète des tempêtes… Je vais vous présenter succintement chacun d’entre eux, avant de vous offrir une petite critique comparée de ceux-ci! Attention, nous entrons dans l’histoire des idées!

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Animation S.F. méconnue – Titan A.E. (Don Bluth, 2000)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

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Affiche du film – Source: Wikipedia

Depuis maintenant un an que ce blog est lancé, vous devez savoir que j’aime beaucoup le cinéma en général, plus particulièrement les genres de l’imaginaire… qui nous ont valu quelques petites perles dans l’animation. Hormis dans l’animation japonaise, on parle malheureusement trop peu de la science-fiction. J’avais essayé de le faire avec Atlantide: L’Empire Perdu, et j’y reviens aujourd’hui avec une production signée Don Bluth et produite par la 20th Century Fox: Titan A.E., sorti en 2000.

Bien avant la sortie du film quand j’étais ado, j’avais été très intriguée par la bande-annonce au rythme enlevé sur fond de course-poursuite spatiale et de musique pop-rock. On semblait bien loin des histoires de princesse à l’eau de rose, sauf que, du fait de la réalisation et du studio, on y retrouvait les qualités graphiques d’Anastasia, avec un héros mignon tout plein, ce qui ne gâchait rien.

J’ai fini par le voir, non pas au cinéma, mais en VHS, quand une amie fan du film, de la musique et du derrière du héros me l’a prêté. Je m’en souviens, parce que c’était la fin de mon année de 3ème, et qu’elle me l’avait mise dans les mains alors que j’étais invité à une grosse fête chez elle… Et je lui avais rendu son film le lendemain, lors d’une autre soirée, après avoir visionné Titan A.E. deux fois, juste histoire d’être sûre.

Attachez donc vos ceintures pour un voyage des plus dépaysants à travers le cosmos…

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Quand la Turquie parodie les classiques S.F. – « G.O.R.A. – A Space Movie » (Ömer Faruk Sorak)

Titre: G.O.R.A. – A Space Movie (G.O.R.A. – Bir Uzay Filmi)
Année de production: 2004
Réalisation: Ömer Faruk Sorak
Origine: Turquie
Durée: 2h05
Distribution: Cem Yılmaz, Özge Özberk, Rasim Öztekin, Özkan Uğur, Ozan Güven…

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche, attention, attention…

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Affiche de G.O.R.A. – Source: Imdb.com

Le film que je vais vous présenter ici n’est pas pour les petits joueurs. En effet, il nécessite des conditions spéciales de visionnage, avec quelques neurones au repos, une bonne bande de potes ou de frangins, le saladier de M&M’s et le pack de bière. Si vous cherchez de quoi passer une soirée philosophique et vous égarer dans les hautes sphères de la pensée… alors G.O.R.A. n’est pas fait pour vous. À la base, mes parents l’avaient vu sur le câble un soir, et nous avaient conseillé, morts de rire, à mon frère et à moi-même, d’en regarder une rediff’.

Comme vous l’avez sans doute déjà vu avec Iron Sky, j’aime parfois à regarder des films à l’humour pas très fin et au mauvais goût assumé pour me détendre (au passage, vous avez regardé les Sharknado sur SyFy?… Leur bêtise confine presque au génie!). Et sauf cas exceptionnel, je n’écrirais pas sur quelque chose que je n’aime pas.

Bref, laissez-moi vous présenter, si cette introduction ne vous a pas refroidis, une curiosité cinématographique qui ne m’a pas, et vous embarquer sur un vaisseau spatial vers les confins de la galaxie…

  • Un marchand de tapis dans le cosmos

Arif (Cem Yılmaz) est une grande gueule à la petite moustache, qui porte des chemises fantaisistes, un escroc à la petite semaine tour à tour marchand de tapis, guide touristique et bricoleur de fausses photos d’OVNIs. Un beau jour, il se fait enlever par des extraterrestres et se retrouve, en compagnie d’hommes des quatre coins de la planète, à bord d’un immense vaisseau spatial à l’équipage turcophone (!) en route vers la planète GORA, commandé par le « méchant » commandant Logar (interprété lui aussi par Cem Yılmaz).

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Parce qu’Arif, c’est aussi une classe et un style inimitables… – Source: Kino.de

Une fois arrivé à destination, Arif ne se départ pas de sa décontraction habituelle et sympathiqe avec d’autres esclaves, ainsi qu’avec un adorable androïde gay, 216 (Ozan Güven). Mais ses aventures ne font que commencer, quand un météore approche la planète et menace de tout détruire. Logar, décidément diabolique et machiavélique, profite de la panique pour faire chanter le maître de GORA, Tocha: il lui demande sa fille, la belle princesse Ceku (Özge Özberk), en mariage s’il réussit à sauver leur planète de la destruction. Tout cela dans le but d’accéder au pouvoir suprême. Mais après son échec à arrêter le météore, c’est par l’intervention d’Arif qui embrasse Ceku au milieu d’un cercle de pierres sacrées (ça ne vous rappelle pas un film de Luc Besson avec Bruce Willis?), que le danger est écarté. Notre sympathique escroc est, malgré sa prouesse, condamné à mort à cause du chantage exercé par Logar sur Tocha, qui lui promet la main de sa fille.

Mais la jeune femme ne l’entend pas de cette oreille et décide de fuir avec Arif et 216. Durant leur cavale, ils découvriront en eux une force et un courage qui devrait leur permettre de renverser Logar…

  • Un gros succès
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Ceku, Arif et un autre personnage, Bob Marley Faruk, en cavale – Source: Kino.de

Il est assez difficile de trouver des informations sur ce film si vous ne lisez pas le turc ou l’allemand – et encore… Je vais donc rester assez concise. G.O.R.A. – A Space Movie a été réalisé par  Ömer Faruk Sorak, qui est aussi l’auteur de plusieurs comédies. Superproduction sortie en 2004, il a été un très grand succès au box-office et est même sorti en Allemagne où vit une importante communauté turque. C’est bien sûr un cas exceptionnel en Europe de l’Ouest, où, outre nos propres productions, nous diffusons comédies et blockbusters américains, et où la connaissance du cinéma turc ou moyen-oriental se cantonne aux films d’auteurs – donc beaucoup plus intellectuels comme des documentaires, des critiques de la société et certainement pas des comédies ou de la science-fiction.

J’ajouterais qu’au vu des quelques extraits de cinéma fantastique turcs des années 70 et 80 que j’ai vus dans Escale à Nanarland (je ne suis pas du tout une grande connaisseuse de cinéma turc, je le reconnais), il n’est pas étonnant que la mayonnaise n’ait pas pris avec le public occidental, habitués aux gros budgets et à des effets spéciaux plus élaborés. En même temps, il est très possible que cela soit dû aux différences culturels et que nous ne comprenions pas certaines références ou traits d’esprit que seuls nos amis turcs peuvent saisir et apprécier.

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216, le confident de la princesse Ceku – Source: Kino.de

Mais selon plusieurs critiques, G.O.R.A.  permis de réintroduire les films de genre turcs sur le marché international. L’une des raisons de ce succès à l’étranger peut s’expliquer par des références à la culture populaire et à de gros succès de la science-fiction comme Star Wars, La Folle Histoire de l’Espace, Matrix (d’ailleurs, j’adore la façon dont Arif allume sa cigarette « à la Néo ») ou encore Le Cinquième Elément. Il permet donc au public occidental de s’y retrouver. Sans compter que les effets spéciaux sont plutôt beaux, le design et l’ambiance visuelle du monde de GORA plutôt recherchés et la direction artistique de qualité. Même si le reste du film nous paraît pour le moins… « exotique ».

  • Schémas narratifs et clichés

Outre ses effets spéciaux et ses références, G.O.R.A. reprend également des schémas narratifs présents dans des films qui « marchent », allant à l’essentiel. On y retrouve donc des thèmes comme l’escroc sympathique – ou plutôt le combinard – qui devient un héros à l’image de Han Solo dans Star Wars, le méchant directement reconnaissable à sa tenue sombre et à ses rires machiavéliques quand il médite un plan diabolique avec son assistant, la belle princesse courageuse et déterminée… Et naturellement, tout se termine bien.

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Le méchant Logar avec son assistant personnel (et amant), entouré de leurs gardes du corps – Source: Kino.de

Outre cette construction efficace émaillée de scènes parodiant des films cultes, les personnages sont aussi de vrais clichés, voire des caricatures, qui facilitent encore la lecture de l’histoire, mais qui prêtent plus à sourire qu’autre chose. Arif, le héros, est quand même marchand de tapis – un peu le cliché du Turc en Europe de l’Ouest, soyons honnêtes – et tente d’escroquer son entourage, mais il nous est quand même sympathique, avec cette décontraction et cette légère provocation qui ne le quitte jamais. Je disais que l’évolution de son personnage rappelle un peu celle de Han Solo, mais Arif incarne aussi ce que certains aiment à appeler le « bon sens populaire »: son côté escroc le rend débrouillard, et il est le seul à qui le spectateur puisse vraiment s’identifier, c’est l’homme ordinaire qui ne fait que réagir à des circonstances extraordinaire, prenant les choses avec calme. De même, on a Logar, l’archétype du méchant, tout de noir vêtu (vous avez noté que les méchants, depuis quelques années, on toujours des looks de « métalleux » un peu comme les Wraiths de Stargate: Atlantis? Je proteste!), qui fait le mal pour le plaisir et soigne ses entrées, les acolytes faire-valoir comme l’assistant de Logar ou encore 216 – une sorte de C3PO maquillé comme l’homme de Fer-Blanc du Magicien d’Oz, qui sont là pour servir de ressorts comiques, ou encore le « vieux sage », Garavel (Özkan Uğur – présent dans la seconde partie du film, quand Arif et Ceku partent en cavale), une sorte de mentor à la maître Yoda ou Morpheus qui enseigne aux héros à se battre. Ce sont finalement ces clichés qui nous amusent, d’autant plus que le scénario les a un peu « épicés » de quelques excentricités (auriez-vous imaginé un personnage nommé « Bob Marley Faruk »?).

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216, Bob Marley Faruk et Arif suivant les enseignements de Garavel – Source: Kino.de

J’imagine que certains n’apprécieraient pas franchement cette dimension du film, mais pour ma part, cela contribue à son impact: en effet, je ne pense pas que cela soit une carence, mais qu’au contraire, cela a été prévu dès le début. N’oublions pas qu’on est dans le registre de la comédie, et que le plus simple est encore d’utiliser des archétypes que tous vont reconnaître.

  • Conclusion

Plus qu’une simple parodie, G.O.R.A. – A Space Movie est un divertissement peu ordinaire, avec des acteurs qui visiblement s’en donnent à coeur joie, et qui  s’il les utilise et les détourne de façon plutôt jouissive, change des standards hollywoodiens. Certes, il ne révolutionne en rien le genre (comme la plupart des films que je présente ici, d’ailleurs), mais il a le mérite d’être différent de ce que nous avons l’habitude de voir. Je pense qu’il est à visionner au moins une fois, par curiosité, et pour passer un bon moment. Ainsi  G.O.R.A., malgré la simplicité de son scénario et quelques poncifs de bon aloi, se révèle être une bonne surprise, avec ses décors colorés. Il y a fort probablement des subtilités – si j’ose dire – que je n’ai pas saisies, et je ne prétends pas en faire un film intello, mais je pense que la comédie et la science-fiction ne sont pas les seuls enjeux de ce film: plusieurs fois, les personnages font allusion aux difficultés de l’industrie du cinéma turque face aux productions hollywoodiennes. Cela sonne donc, quand on connaît le succès de ce film, une petite revanche sur la toute-puissance d’Hollywood. Et pour une fois dans l’univers de la science-fiction, la galaxie parle turc et non anglais!

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Que de chemin parcouru pour Arif depuis ses chemises chatoyantes… – Source: Imdb.com

Toujours dans cet esprit, G.O.R.A. est particulièrement rafraichissant quand on le compare à certaines productions américaines au caractère assez manichéen, avec des personnages physiquement et moralement parfaits, aux scénars prévisibles et débordants de bons sentiments qui se prennent un peu trop au sérieux.(Ceci dit, j’aime le cinéma américain – mes parents m’ont élevée avec les films d’action avec Schwarzie en vedette… c’est juste que je préfère quand ce genre de film, grosse production d’action ou de SF ne se prennent pas trop au sérieux!).

Enfin, si vous avez envie deux heures à tuer avec de bons potes (avec qui on peut rire de tout, j’entends!), j’espère vous avoir donné envie d’y regarder de plus près. Pas sûre que vous adhériez, c’est comme toujours avec ce genre de films, ou on aime, ou on déteste, mais pour vous faire une idée… Moi je dis que ce réalisateur quand même été gonflé, il a OSÉ et … moi, j’ose dire que je me suis bidonnée!

Je vous souhaite donc de passer un aussi agréable moment que moi!

Bonne journée!

Blanche Mt.-Cl.