Avancée du roman « Le Sang des Wolf » – Ode à la persévérance et appel à l’action!

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche et nouveaux abonnés,

Comme toutes les semaines depuis quelques, je reviens sur la progression de mon roman Le Sang des Wolf sur le blog dédié. J’invite donc les nouveaux lecteurs amateurs de thriller, polar, romance, humour, secrets de famille et même « bromance » (oui, j’aime bien mélanger les genres car une romance ou du surnaturel seul, j’aurais trouvé ça trop plat, j’adore les histoires riches et fouillées!) à faire un tour sur ce petit blog qui m’occupe aussi beaucoup…

Maintenant, que dire?

SW35001L’histoire tire à sa fin, avec des héros sous tension. Mais ce coup-ci, je ne peux, avec ce final approchant, être trop bavarde en ce qui concerne les nouveaux chapitres de la semaine! Nous retrouvons donc Zoé, Lukas, Jan, Markus et le très sombre Wolfsrat pendant une soirée sous tension dans les chapitres suivants, et nous vivons l’ultime flashback du journal d’après-Guerre de Terwull l’Ancien:

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Le classique parmi les classiques – « Dracula » (Bram Stocker)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Nouveaux venus sur le blog,

Me voici de retour pour une chronique littérature dédiée à un véritable monument de la littérature fantastique, un classique. Après Le Portrait de Dorian Gray du brillant Oscar Wilde et les Histoires Extraordinaires du tourmenté Edgar Poe, laissez-moi vous présenter l’oeuvre qui popularisa le mythe du vampire: Dracula, de Bram Stocker (1897), maintes fois adapté sur grand écran depuis l’invention du cinéma. On en a vu des versions de plus ou moins bonne facture (personnellement, je ne trouve pas que le Nosferatu de Werner Herzog mérite les louanges qu’on en a faites, car l’histoire n’a ni queue ni tête et tout y sonne creux… d’autant plus que les libertés prises avec l’histoire originale font vraiment mal! Ce n’est que mon avis!), axées sur la poursuite du monstre, sur l’érotisme ou la romance.

Mais comme depuis quelques années, entre Anne Rice et Stephenie Meyer – et autres joyeusetés, les vampires semblent avoir le vent en poupe, il me paraissait intéressant de revenir sur cet ouvrage qui a marqué des générations.

  • L’histoire

Vers la fin du XIXe siècle, le jeune Jonathan Harker, clerc de notaire, quitte son bureau en Angleterre pour s’enfoncer au fin fond de l’Europe de l’Est, dans des contrées sombres et sauvages où l’on entend les loups hurler et dont les habitants semblent effrayés par quelque force obscure. Son but: se rendre au chateau du compte Dracula, pour signer la vente d’une vieille demeure sur le domaine de Carfax. D’abord fasciné, Jonathan est peu à peu inquiété par le propriétaire des lieux qui, il en a l’impression, le retient prisonnier. Livré à lui-même dans cette immense demeure, il y fait de sombres découvertes qui dépassent son entendement, alors que le comte se prépare pour un voyage vers l’Angleterre…

Pendant ce temps, en Angleterre, sa fiancée Wilhelmina dite Mina Murray, institutrice, tente de mener une vie sereine et insouciante, auprès de sa riche amie Lucy Westenra, la coqueluche de tous les hommes qui l’entourent – en particulier son fiancé lord Goldaming, le Texan Quincey P. Morris et un amoureux malheureux, le docteur John Seward qui dirige un asile d’aliénés. L’intelligente Mina se fait du souci pour son fiancé dont elle n’a plus de nouvelles, d’étranges événements suivent l’arrivée du navire Demeter en Angleterre. La belle Lucy tombe gravement malade, tandis que l’un des patients de Seward, Monsieur Renfield, montre de plus en plus de signes d’agitation – il annonce la venue d’un maître, d’un comte qu’il adore et qu’il faut craindre. Désespéré par l’état et déconcerté par les symptômes de celle qu’il aime, John Seward fait appel à un confrère renommé, le Docteur Abraham Van Helsing. Celui-ci, hargneux et déterminé à se battre contre les forces du mal, découvre qu’en Lucy s’opère une étrange transformation qui fait d’elle une créature abominable, du fait du légendaire comte Dracula: un vampire. Pour mettre fin aux agissements dangereux de la jeune femme, Van Helsing, Seward, Goldaming et Quincey se voient obligés de l’éliminer.

Commence alors une lutte sans merci contre Dracula, à travers l’Angleterre et l’Europe, dont Van Helsing, Seward, Quincey, Goldaming, Jonathan Harker revenu de son « exil » en Translyvanie, et Mina qu’il épouse à son retour et qui est pistée par le vampire, sont les principaux acteurs. Continuer la lecture de Le classique parmi les classiques – « Dracula » (Bram Stocker)

Petite Action « littéraire » de la Rentrée: Devenez un #WolfAddict !

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Comme j’aime à le rappeler régulièrement sur ce blog, je ne suis pas seulement fan d’histoires à lire, mais aussi férue d’écriture et j’ai, dans le cadre d’un concours de lecture, écrit mon premier roman. Il n’a pas été retenu, mais cela m’a permis de retravailler ce texte – dont, prise par le temps, j’avais un peu bâclé la fin… Cela a donc donné lieu à une histoire mixant les genres entre le polar et le young adult (je pense que de très jeunes adultes pourraient en effet s’y reconnaître), entre le thriller et le surnaturel,  entre l’humour et la romance – et même la « bromance »… Le Sang des Wolf. Il s’agit du premier volume d’une trilogie se déroulant à Vienne, de nos jours, alors que sont commis des meurtres atroces et qu’une famille puissante craint pour ses secrets…

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Lukas, l’un des jeunes héros du « Sang des Wolf »…

En attendant de trouver un éditeur, je le publie chapitre par chapitre sur un site dédié, Le Sang des Wolf, à raison d’un post tous les deux jours – le texte a été préalablement protégé. Les deux premiers actes du roman sont déjà publiés sur le site, et l’Acte III a débuté cette semaine. Comme je sais qu’il n’est pas évident de lire sur écran, j’ai ponctué ce texte de quelques illustrations de ma main, ce qui étoffe quelque peu l’univers de l’histoire et vous familiarise avec le minois des principaux personnages.

Je suis à la recherche de nouveaux lecteurs et je pense qu’avec l’automne approchant, nous sommes dans les meilleures conditions pour apprécier l’ambiance si particulière de cette histoire. En effet, les températures rafraîchissent, et dans les publications de la semaine prochaines, vous pourrez voir les premières neiges saupoudrer la capitale autrichienne… Vous êtes donc invités, si vous le souhaitez, à vous abonner au Sang des Wolf et à reprendre sa lecture dès le début, si le coeur vous en dit.

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Envie de lecture?… Tentez un suspense surnaturel, « Le Sang des Wolf »!

Très chers lecteur de ce blog, bien le bonjour depuis Paris avec ses températures caniculaires!

Pour certains d’entre vous, les vacances vont ou ont déjà commencé, vous cherchez peut-être des pistes de lecture pour passer le temps! Je profite donc de cet été, et du temps libre qui risque d’aller avec, pour vous présenter un peu… mes propres écrits, et plus particulièrement mon premier roman, Le Sang des Wolf, texte protégé et mis en ligne en accès gratuit sur le blog lesangdeswolf.com. Donc, si vous restez chez vous avec votre ordi ou si vous voyagez avec votre tablette, tous les moyens sont bons pour avoir accès à ce texte, donc un chapitre est publié tous les deux jours (pour ceux qui ne peuvent pas attendre, vous aurez accès à la suite via la table des matières!)

Comme vous vous en doutez, à la lumière des films et livres traités sur ce blog, il s’agit de littérature de l’imaginaire – l’imaginaire regroupant les fameux SFFF (science-fiction, fantastique, fantasy). Vous connaissez sans doute déjà les illustrations que j’ai postées sur ce blog quand je l’ai lancé! À cette occasion, j’avais dit que je présenterais mon « oeuvre »! 🙂 Et après tout, je peux vous montrer une création autre que dessinée, puisque raconter des histoires, c’est aussi créer. Alors, prêts à savoir de quoi il retourne?… Je commence…

  • Le pitch… entre policier, fantastique et « jeune adulte »
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La jolie Zoé, notre héroïne…

Alors qu’on signale la présence de loups dans le Wienerwald, Zoé, une jeune Française insouciante et un brin rêveuse entame une toute nouvelle vie dans la capitale autrichienne. Quant au père de son amie Tristana, l’inspecteur Georg Terwull, il est confronté à une étrange série de meurtres. En effet, les membres des victimes portent des traces de morsures de loups. De plus elles ont littéralement dégorgé de leur sang, suivant un procédé qui échappe complètement aux experts médico-légaux. Lorsqu’un loup saigné de la même manière est retrouvé sur une stèle du cimetière juif de Währing, l’inspecteur comprend qu’une nouvelle phase s’amorce dans cette vague de crimes. Il se rappelle une enquête menée par son grand-père, lui aussi policier dans le Vienne d’après-guerre, sur une affaire étrangement similaire : celui-ci avait découvert dans les ruines du cimetière de Währing, le corps exsangue de Rudolf Wolf, médecin, occultiste et fervent Nazi. C’est ainsi que guidé par le journal de son grand-père, et épaulé par la très nerveuse nerveuse commissaire Huber et Wolfgang Wagner, un consultant très excentrique, Georg Terwull se lance sur la piste des Tueurs aux Loups…

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L’inspecteur Georg Terwull, consultant ses dossiers dans son bureau surchauffé du commissariat…

Terwull n’est cependant pas au bout de ses surprises. Il s’inquiète bientôt pour Tristana, et surtout pour sa comparse Zoé. Celle-ci a un ami proche, Jan, un jeune homme affable au visage d’ange souvent accompagné de son arrogant et lunatique, mais néanmoins très beau cousin, Lukas. Or, le nom de famille des deux jeunes hommes apparaît fréquemment dans le journal du vieux Terwull : leurs aïeuls semblaient très impliqués dans les expériences de Wolf… Les coïncidences s’accumulant contre eux, l’inspecteur tente d’en apprendre plus sur les deux héritiers, au grand dam de sa fille et de Zoé.

Au fur et à mesure de ses découvertes, l’inspecteur Terwull découvre des faits qui dépassent son entendement et les mettent en danger, lui et Wagner, tout comme son grand-père avant eux… Quelles vérités et quels mystères entourant Wolf et ses héritiers cherche-t-on à dissimuler? Car dans l’ombre oeuvre le Wolfsrat, une instance occulte constituée de mystérieux êtres aux yeux phosphorescents. Ses membres n’ont aucun intérêt à des progrès trop rapides de l’enquête … pas plus qu’à un rapprochement de Zoé avec les deux cousins. Car elle pourrait découvrir leurs secrets.

Mais Terwull ignore que la délicate Zoé a elle aussi un secret. Un secret de taille: un soir, alors qu’elle profitait d’une balade dans le parc d’Augarten, elle a rencontré une meute de loups, plus curieuse qu’hostile à son égard. Dès lors, des loups la suivent régulièrement, en plein coeur de Vienne…

  • Mes partis pris
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Le beau et excentrique Wolfgang Wagner, comportementaliste animalier et consultant sur l’affaire des Tueurs aux Loups

Inutile de vous préciser que j’ai pris plaisir à mener à bien ce projet d’écriture. J’avais envie d’écrire un roman fantastique traitant de métamorphose – et je me suis amusée, par une alternance de passages légers entre jeunes, de scènes investigatives et plus mystérieuses, à faire d’abord croire à mes lecteurs à une histoire « à la Twilight » (pas que je sois une inconditionnelle, mais je ne pense pas non-plus que la série mérite d’être décriée comme elle l’a été, tout ça à cause d’une adaptation ciné plus que navrante).

Je voulais aussi planter cette histoire dans un décor plus européen, à savoir le monde germanique, avec ses montagnes et ses vastes forêts pleines de légendes. Ses loups. J’aime le surnaturel et le fantastique, mais je pense qu’il n’a pas besoin d’être spectaculaire, j’aime l’amener doucement, le faire sourdre dans un monde qui nous est familier, que nous connaissons. Mes héros sont jeunes, ont des Smartphones, vont sur Facebook, profitent de la vie et vont en boîte, mais vont se trouver confrontés à des faits étranges. Tout comme l’inspecteur Terwull – et c’est là que je me suis éclatée. Impliquer un inspecteur rationnel dont le job repose sur des faits, à l’irrationnel, suivre ses pensées, ses doutes, m’a fait prendre un pied d’enfer.

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Oh, un loup…

J’ai également créé une galerie de personnages que je ne voulais pas de simples ombres ou faire-valoir, mais avec une vraie présence, parfois avec des sources d’inspiration inattendues (Lukas en partie inspiré par Arthur dans la série Merlin, la commissaire Huber par Debrah Morgan et LaGuerta dans Dexter). Les jeunes adultes présents, en particulier l’héroïne, Zoé, peu sûre d’elle-même et maladroite, dans ses gestes comme dans ses propos, sont parfois un peu immatures et ont même été, pour certains, profondément blessés par le passé. Ils cherchent leur place et l’affaire à laquelle ils se retrouvent mêlés les rend un peu plus adultes. J’espère en tout cas que vous prendrez plaisir à suivre leurs échanges, que vous aimerez en détester certains.

Autres ancrages dans la réalité: le retour des loups en Europe, et le poids de l’histoire. J’ai été amenée à faire de nombreuses recherches à ce sujet – le nazisme en Autriche, le passage des loups lorsqu’ils remontent vers le Tyrol.

Mais j’ai détaillé tout cela sur le site du roman…

  • Anecdotes d’écriture, narration et musique

J’ai tenu à ce que mes lecteurs puissent comprendre ce à quoi je fais parfois allusion dans le roman – le fait est que j’ai étudié la civilisation germanique à l’université et que certaines choses vont de soi pour moi, mais pas forcément pour les autres. L’histoire de l’Allemagne et de l’Autriche est très riche, ces pays fonctionnent différemment du notre et j’ai tenu à faire un point sur l’Autriche d’après-guerre où évolue le grand-père de Terwull lors des scènes de flashback extraites de son journal. 🙂 Elles sont très importantes car les éléments de l’enquête ancienne font en général écho à celle des temps présents, et agissent un peu comme le choeur de la tragédie grecque, en invitant les lecteurs à se poser les bonnes questions.

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Zoé face à Lukas, aussi beau qu’insupportable

J’y ai joint des  anecdotes sur la création de certains personnages, et comme je travaille en musique, j’ai inséré dans les posts des morceaux – classique, pop, new wave, rock, metal – qui m’ont inspirée lors de l’écriture, histoire de vous mettre dans l’ambiance. Après, libre à vous de les écouter ou non!

  • Si le coeur vous en dit…

Bien des gens pensent qu’écrire, c’est « glander », qu’il suffit de s’asseoir devant son ordi et qu’on passe du bon temps à écrire tout ce qui vous passe par la tête. Mais c’est faux, il faut structurer les idées, l’histoire, ses enjeux, l’intrigue principale et les subplots. Faire face à des pannes d’inspiration, comme quand on se penche sur un travail universitaire. C’est d’autant plus vrai quand on essaie d’opérer un mélange des genre et d’éviter que cela devienne plus un joyeux bordel qu’une histoire cohérente.

J’ai souhaité prendre le risque de la partager avec des lecteurs potentiels qui pourraient apprécier ce genre littéraire et ce style d’histoire. De plus, c’est le tout premier de mes écrits que ma famille a daigné lire. Les mots de mon père: « Je m’attendais à une histoire de loup-garou à la con, mais tu m’a bluffée ». Et en plus, il avait brillamment cerné l’un des personnages principaux, et ce avant tout le monde! Mes amis me soutiennent également, mais je souhaite tout de même élargir mes horizons. J’attends donc avec impatience, si vous êtes tentés de visiter lesangdeswolf.com, vos commentaires et vos retours, pour savoir si cela vaut le coup que je continue d’écrire et de chercher un éditeur. N’hésitez surtout pas à en parler autour de vous si vous connaissez des lecteurs amateurs!

Je vous souhaite en tout cas de vous évader à cette lecture, entre les lumière de Vienne et les ombres du Wienerwald, et de vous rafraichir à l’hiver viennois durant ces jours de chaleurs qui nous attendent!

Bonne nuit à tous!

Blanche Mt.-Cl.

Une petite lecture avant de dormir – « Le Sang des Wolf » – Chapitre I (Extrait)

Très chers lecteurs de ce blog,

Je vous offre cette nuit cet extrait de mes écrits, à savoir mon roman d’inspiration fantastique et thriller (j’aime bien les mélanges de genres) Le Sang des Wolf, qui commence sur une note de légèreté avec l’apparition de notre jeune héroïne… Zoé. Il s’agit de la suite du prélude déjà publiée sur ce blog… Je suis toujours à la recherche de nouveaux lecteurs, sachant que le roman est déjà complet sur le site dédié, afin que ceux-ci puissent le faire vivre en me faisant part de leurs impressions… Car un lecteur enthousiaste, c’est une chance en plus de plaire à un éditeur potentiel! 🙂

Voici une mise en bouche pour les petits curieux que vous êtes…

CHAPITRE I

Les stores de la chambre filtraient la lumière automnale, dessinant des raies mordorées sur le bras de la jeune fille qui s’étirait. Une main diaphane, aux doigts fuselés et aux ongles vernis de noir se posa gracieusement sur le radioréveil aluminium, pour le tourner vers une épaisse crinière sombre cachant le visage à moitié enfoncé dans l’oreiller. Entre deux mèches de cheveux, un œil charbonneux et aussi lumineux qu’un trou noir s’ouvrit pour regarder l’heure.

« Putain ! jura la jeune fille avant de se redresser sur ses coudes. Jan… Jan ! »

Elle se retourna sur le lit, rejetant la couette sur le côté et secouant sans grâce aucune son compagnon qui dormait à côté d’elle. Encore en jean et chemise, le jeune homme grommela en repoussant doucement les serres de sa petite poupée toute de sombre vêtue, enfoncées dans son épaule.

« Qu’est-ce qu’il y a, Zoé ?

− Jan, il est neuf heures et demie ! On est en retard ! J’ai mon service qui commence dans une demi-heure, alors que le tien a déjà commencé depuis un bail ! On s’est loupés ! »

SWCH1003Le portable de Jan vibra soudain sur la table de nuit. Bondissant, il s’en empara et décrocha prestement, tout en passant la main dans ses épis châtain.

« Allô Markus ? Oui, oui… Oui… Je sais… Je suis en retard… Tu as raison, oui… »

En contournant le lit, Zoé trébucha sur le boîtier de DVD abandonné parterre la veille au soir et s’étala sur le tapis. Jan se mordit la lèvre inférieure pour ne pas rire au téléphone.

« Je suis sur le trajet ! J’arrive ! » enjoliva-t-il avec un sourire.

Zoé se releva aussi silencieusement qu’elle était tombée, et d’un coup de pied, écarta l’objet importun de son chemin. La jeune fille courut vers le cabinet de toilette, à l’autre bout de la chambre. Allumant l’applique – pourtant flatteuse – elle eut le déplaisir de constater que son reflet était bien pire que ce à quoi elle s’attendait. Ses boucles noires coiffées à la dynamite, son teint extrêmement pâle, et ses yeux cernés de noir qu’elle avait oubliés de démaquiller, lui donnaient l’air de sortir d’un épisode des Contes de la Crypte.

« Mon Dieu ! Je peux pas y aller comme ça !

− Peut-être mais là, on a pas le temps ! la pressa Jan en faisant irruption derrière elle. Markus va encore m’en chier une ! Il est d’une humeur de chien ! »

Zoé se jeta à l’assaut de sa trousse de toilette ornée de têtes de mort, à la recherche de sa pince à cheveux et de sa brosse à dents. Elle remonta ses mèches désordonnées en haut de son crâne et attaqua furieusement son lavage de dents, alors que Jan se rinçait déjà la bouche. Elle détestait cela. Elle détestait se lever en retard et faire le travail à moitié avant de partir – à savoir son délassement sous la douche et son ravalement de façade matinal. Heureusement, Jan ne se souciait pas trop de ce genre de détail : il l’eût trouvée charmante avec un rat crevé sur la tête. Il disparut dans sa chambre – Zoé reconnut le bruit de la penderie qu’il ouvrait tandis que, recrachant son dentifrice, elle jetait un coup d’œil anxieux dans le miroir. Quelle horreur. Elle n’avait pas le temps de se démaquiller, elle se contenta d’effacer les surplus de mascara sous ses yeux avec un kleenex humide. Tant pis. Elle avait déjà travaillé avec une mine plus horrible, et les visiteurs du musée ne faisaient jamais guère attention aux guichetières ou au personnel de salle… Elle sortit enfin du cabinet de toilette et fourra ses affaires dans son sac jeté dans un coin de la pièce. Elle se précipita sur ses bijoux posés sur la commode, en dessous le velux. Elle dut démêler un tas cliquetant de quincaillerie, sous le regard amusé de Jan qui boutonnait sa chemise. Ce salopard avait une apparence des plus avantageuses – grand et svelte sans être un gringalet, le teint clair, des cheveux châtain légèrement ondulés auréolant un visage plutôt fin au nez court et droit, de grands yeux verts et surtout, l’esquisse d’un sourire rêveur qui ne le quittait que rarement. Quand bien même Zoé n’était elle-même pas des plus souriantes et tendait à se méfier des gens trop béats, elle avait découvert quelqu’un d’avenant et heureux de vivre avec qui elle se sentait toujours à l’aise. Leurs deux caractères bien trempés s’accordaient parfaitement. Ils étaient rapidement devenus inséparables.

« Dépêche-toi mignonne, tu peux encore éviter de dépasser le ‘quart d’heure diplomatique’ ! » la taquina-t-il en enfilant sa veste de costume.

C’était une expression qu’elle et ses amis français employaient pour désigner les retards d’un quart d’heure typiques de leurs profs de fac. Elle ne put retenir un sourire, occupée à remettre son collant sous la jupe qu’elle avait gardée pendant la nuit. Le Viennois au joli minois avait bien retenu sa leçon. Zoé enfila son chemisier par-dessus son débardeur, et sauta dans ses ballerines, fin prête à partir.

« On peut y aller je crois… déclara-t-elle en se saisissant de son sac, toute fière de voir Jan agenouillé batailler avec les lacets de ses chaussures.

− Descends avant, je te rejoins en bas dès que j’ai fini. »

Elle bondit jusqu’à la porte, tapotant au passage l’épaule du jeune homme, et ouvrit. A peine sortie dans le couloir, elle eut tout juste le temps d’apercevoir à hauteur de son visage un torse masculin auquel elle se heurta de plein fouet. Le choc la fit vaciller mais une poigne solide la rattrapa par le poignet avant qu’elle ne s’écroulât. Elle ne put réprimer un mouvement de recul lorsqu’elle leva la tête et reconnut le propriétaire de la formidable musculature qu’elle avait le loisir d’observer en détail. Lukas, l’insupportable cousin de Jan. Aussi gênée par ce contact physique un peu trop rapproché qu’irritée par la présence de cet incorrigible abruti, elle tenta néanmoins d’être aimable.

« Euh salut Lukas… »

La belle gueule aux cheveux blonds et soyeux haussa les sourcils et lâcha Zoé. Le bougre devait regretter de ne pas l’avoir laissée tomber de tout son long sur le parquet du couloir. Il se tenait là, toujours en pantalon de pyjama et ses muscles d’athlète fièrement exhibés dans la lumière matinale, le script de sa dernière pièce sous le bras et une moue arrogante aux lèvres.

« Salut Zoé… Bien dormi à ce que je vois…

− Très drôle… Et pardon ça t’arracherait la… »

Faisant irruption derrière elle, Jan attrapa Zoé par le bras et l’entraîna vers les escaliers, l’empêchant de formuler sa diatribe en entier. Lukas les gratifia d’un léger sourire en coin avant de leur tourner le dos pour continuer tranquillement son chemin.

« C’est pas bien de regarder La Quatrième Dimension en semaine, les geeks… » sermonna sa voix grave derrière leur dos.

Zoé voulut se retourner et répliquer à l’ironie, mais Jan ne lui en laissa pas l’opportunité.

« A ce soir Lukas !… – Puis il souffla à l’oreille de sa compagne : On est déjà en retard, tu ne vas pas perdre plus de temps à chipoter avec lui…

− Comment diable fais-tu pour le supporter ? demanda-t-elle un fois qu’ils eurent atteint le rez-de-chaussée.

− Zoé, je suis complètement blasé par tes remarques à son encontre…

− Il se moque de moi, et même de toi, dès qu’il le peut ! Il nous a traité de geeks…

− Zoé, autant nous rendre à l’évidence… Nous en sommes !

− Oui, mais dans sa bouche, ça sonne comme une insulte ! »

Zoé regarda une dernière fois le hall imposant au carrelage en damier noir et blanc, et les escaliers de pierre menant aux étages supérieurs. Jan vivait dans cette magnifique demeure, propriété de son oncle Markus, partageant le dernier étage avec le fils de celui-ci – ce connard arrogant imbu de sa petite personne de plus d’un mètre quatre-vingts et pleine de muscles à faire fondre toutes les pétasses décolorées de Vienne… Jan s’éclaircit la gorge, tirant la jeune fille de ses pensées. Elle se tourna vers lui. Il lui tendait son manteau qu’elle jeta sur ses épaules, sourcils froncés.

« Eh bien, tu es encore sous le charme de ses tablettes de chocolat ? demanda Jan, espiègle.

− Fais pas le con, Jan… soupira-t-elle avant d’ajouter : Je me demandais juste… N’y vois aucun intérêt de ma part… Je ne me souvenais pas, sur ses photos de mode, qu’il ait eu ces cicatrices…

− Le miracle de Photoshop, ma grande !

− Je me disais aussi qu’il devait bien y avoir un vice caché quelque part !

− Tu es vraiment mauvaise ! rit Jan. Aller, viens ! »

Galant, le jeune homme lui ouvrit la porte d’entrée. Zoé lui sourit. Ils descendirent les marches du perron. Un vent frais les cueillit dans la rue. Frissonnante, Zoé serra les pans de son manteau autour d’elle. Jan la prit par l’épaule et déposa un baiser sur sa joue.

« Cours, vole jusqu’à ton poste, ma belle ! On se voit demain soir, mais je t’enverrai un message pour te raconter l’engueulade avec tonton Markus !

− J’espère bien ! »

Ils partirent chacun de leur côté. En courant, comme de juste. Zoé prit tout de même le temps de consulter sa montre et accéléra un peu plus le pas. C’était peut-être bien foutu pour le quart d’heure diplomatique, mais autant limiter les dégâts.

*

Couchée sur le ventre au pied d’un arbre, les bras écartés et les mains délicatement posées sur le sol, sa joue gauche reposait mollement sur un tapis de feuilles mortes. La lumière automnale et les arbres parés de leurs feuilles couleur rouille de Märzpark auraient presque donné une dimension idyllique à la scène, si une fine couche de sang gélifiée et légèrement brillante ne recouvrait pas le corps maigre et complètement nu de la jeune femme, collant ses cheveux sombres les uns aux autres en une masse compacte. La photographie suivante se concentrait sur ses avant-bras, marqués par de profondes blessures. Les reins, les fesses, les cuisses, et même les mollets, portaient les mêmes stigmates : couronnes sanglantes de morsures et lacérations parfaitement parallèles de griffures. A première vue, elle semblait avoir été attaquée par un animal.

SWCH1001Encore une fois, l’inspecteur Georg Terwull parcourait son dossier, à la recherche d’un indice à côté duquel il aurait pu passer. Il étala sur son bureau les photos des autres victimes, toutes dans le même état, masse rouge et molle tenant plus du rebus de boucherie que du modèle de tableau classique. Disposée de la même façon que la petite nymphe de Märzpark, la première victime, retrouvée près du tourniquet de Lorenz Bayer Park était beaucoup plus… charnue. Ses seins certainement très développés débordaient sur les côtés de son corps croulant déjà sous les bourrelets. Une proie sans doute plus appétissante pour la sale bestiole qui l’avait assaillie. Cette Kaja était une prostituée de Thaliastrasse, venue d’Ukraine, formellement identifiée par une collègue. Le second macchabé, un homme barbu, chevelu et maigrichon, semblait s’être un peu plus défendu malgré sa frêle constitution, car les dents et les griffes avaient également attaqué ses épaules. Un jeune drogué du nom de Toni, dont les parents avaient signalé la disparition un mois auparavant, et qui avait traîné du côté de Westbanhof avant d’atterrir dans les fourrées de Reithoffer Park. Quant à la troisième victime, une jeune femme blonde non-encore identifiée, un automobiliste l’avait repérée, couchée comme les deux précédentes, abandonnée dans Linzer Strasse, non-loin de la voie ferrée. Ça ne se bousculerait pas aux portillons pour les identifications, ni pour les résultats du service médico-légal. La patronne de Georg, la commissaire Ulrike Huber, bénéficiant de bonnes relations au sein de la Landespolizeidirektion, voire à l’Intérieur selon certaines rumeurs, avait pu éviter que l’affaire ne devînt par trop médiatique. Et autant être honnête : personne n’en avait rien à foutre des putes et des junkies.

Trois semaines plus tôt, Terwull s’était demandé pourquoi on l’avait envoyé à Lorenz Bayer Park pour une attaque de chien errant… ou bien de loup, puisque quelques rares spécimens avaient été signalés dans le Wienerwald et même dans certains quartiers glauques de Vienne. Bien sûr, les bestioles en question n’avaient jamais été retrouvées, mais étant donné que le loup faisait son retour sur le territoire autrichien, pourquoi pas. Cependant, Georg s’était ravisé en voyant Kaja : aucun chien ou loup, aussi intelligent fût-il, n’avait pu déshabiller une victime en entier et rester sur les lieux de son forfait pour la mettre en position, avant de partir sans laisser de trace. L’humain, le prédateur le plus dangereux entre tous, était impliqué là-dedans. De même, pour avoir discuté avec son pote Paul Klenz, médecin légiste, au sujet des deux premiers corps, les blessures causées par des mâchoires puissantes et des griffes acérées, ne pouvaient avoir causé des saignements aussi important et laissé cette pellicule répugnante de sang gélatineux sur les corps. Klenz était perplexe à ce sujet : il avait expliqué à Georg que non-seulement les victimes avaient été mordues et griffées par de très gros chiens ou des loups – ce qui paraissait le plus probable à l’expert qu’il était, quand bien même cette hypothèse semblât extraordinaire, mais aussi que les corps avaient été soigneusement nettoyés au chlore avant qu’ils ne… Quel mot Klenz avait-il employé ?… Ah oui. Avant qu’ils ne « dégorgent » de leur sang. Il n’avait pu expliquer ces hémorragies, le bilan toxicologique n’avait rien donné – excepté pour Toni qui était accro à l’héroïne. Bref, ces meurtres restaient une énigme.

Georg recula sur son siège de bureau et manqua heurter le mur derrière lui.

« Sperling ! aboya-t-il en direction de la jeune femme assise au bureau en face du sien. Vous pouvez me porter un café, s’il vous plait ? »

Elle cessa de remplir sa paperasse et lui sourit.

« Bien sûr, inspecteur ! »

Elle recula son siège et se leva. Avant de sortir, elle s’adressa à toute la cantonade.

« Ferenczi ? Gruber ? Weber ? Horvat ? Un café ou un thé, ça vous tente ? »

Ils levèrent tous les yeux vers elle et répondirent par monosyllabes, avant qu’elle ne sortît pour aller chercher leur commande, pimpante. En tant que nouvelle recrue, la moindre tâche ingrate l’enthousiasmait et elle délestait de bonne grâce ses collègues et supérieurs des formalités emmerdantes. Par conséquent, tous les velus enfermés dans ce bureau surchauffé l’aimaient – Terwull compris, malgré sa rudesse – et se montraient galants envers elle dès que l’occasion s’en présentait. L’inspecteur souffla bruyamment en rangeant une à une les photos dans leur chemise. Le seul avantage de cette histoire : l’assassin, ou les assassins ne semblaient pas s’en prendre aux gens « normaux », et Terwull n’avait aucun souci à se faire pour sa fille Tristana qui, depuis quelques temps, sortait beaucoup et rentrait tard… Après tout elle devait s’ennuyer, seule avec un vieux père jamais là…

Un nouveau coup d’œil sur le rapport de Klenz – peut-être verrait-il quelque chose. Peut-être Paul était-il passé à côté d’un détail infime… Tandis qu’il parcourait les lignes écrites par son très estimé collaborateur, Georg alluma son ordinateur qui commença à ronronner. Il saisit un petit tas de paperasses pour s’en servir d’éventail – on étouffait là-dedans. Comme si le soleil tapant à travers les fenêtres ne suffisait pas, il fallait en plus que le chauffage soit activé. De l’autre côté de la pièce, assis à la meilleure place près de la fenêtre, Horvat lui lança :

« Tu devrais te pencher sur une autre affaire, Georg !… Ca te changerait les idées, ça sert à rien de s’abrutir de la sorte… Oublie pas l’agression sur l’étudiante, on a une bande de merdeux à coincer. Et ceux-ci sont pas des fantômes…

− Je sais, je sais… Putain, ça me gonfle ! laissa échapper Terwull en s’étirant. Le cul sur une chaise et rien de concret à me mettre sous la dent ! Je me perds en élucubrations pendant qu’un tordu se balade dans la nature avec des animaux dangereux !

− T’as beau être mon supérieur hiérarchique, renchérit Weber avec sa gouaille habituelle, désolé de te dire que ça nous gonfle tous. On est tous désolé pour la pute et pour le gamin, et pour les deux autres filles, mais comme l’a dit Ulrike, on a d’autres priorités tant que l’affaire n’affole personne. C’est triste mais c’est comme ça… »

Georg parcourut les fichiers du vieux PC et dénicha son dernier rapport sur le tueur en série qu’il surnommait l’Entleerer – le « dégorgeur », à défaut d’autre chose. Il ne pouvait s’en empêcher. Jusque là, son flair l’avait aidé à élucider pas mal d’affaires un peu scabreuses, mais là, les idées brillantes peinaient à venir. Une Ukrainienne, un drogué… quelque part, l’inspecteur n’eût pas été étonné d’apprendre que les deux autres victimes venaient de l’Est ou des Balkans. De pauvres filles, arrivées clandestinement, sans lien et dont personne à Vienne ne pouvait signaler la disparition. Un vrai cliché… Mais on ne pouvait totalement exclure les crimes de haine. Pourquoi l’attaque par de gros chiens ou des loups ? Mystère. Le chlore ? Nettoyage avant abandon des corps. Et pourquoi ces hémorragies étranges ? Quel était le malade derrière tout ça ? Un type qui élevait des chiens loups ou assez fort pour domestiquer des loups ? Image fort romantique d’un tueur solitaire diablement intelligent et sacrément débrouillard au vu des problèmes logistiques induits par ses petites mises en scène… Et par cet étrange procédé qui faisait dégorger le sang des victimes…

« Il y a presque une fascination morbide chez toi pour ces meurtres… se risqua Gruber qui, d’un air pensif, visait la corbeille, préparant l’un de ses formidables lancers de papier froissé. L’intérêt avec lequel tu reluques ces photos…

− T’aimes décidément voir des malades partout, toi ! ricana Horvat.

− Il a pas tout à fait tort, admit Terwull. Je ne saurais pas vous dire pourquoi, mais il y a quelque chose qui me trouble dans la… la technique du meurtrier. Je me demande comment il fait. Vous avez vu l’état des corps ?

− C’est à gerber, si je peux me permettre, chef… » répondit une voix flûtée à l’entrée du bureau.

Sperling revenait avec six gobelets fumant sur un plateau.

« Va falloir t’y habituer, ma petite ! lui lança Terwull. Parce que je peux te dire qu’on en a vus des trucs dégueulasses.

− Je sais bien… répliqua-t-elle sans se départir de son allant, et distribuant aussi gracieusement que prestement les cafés. Je n’ai pas oublié vos deux sucres… Ce que je veux dire, c’est que ça ressemble à un mauvais film gore, et qu’ils ont tous l’air recouverts de ketchup, et pour moi cette merde est encore plus dégueu qu’un steak saignant. »

Les gars éclatèrent tous de rire. Terwull de même. Gruber fit mouche avec sa boule de papier.

« Votre thé vert, Horvat…

− Depuis quand tu t’es mis à ces trucs de fiottes ?… plaisanta Ferenczi.

− Depuis que Madame Horvat ne supporte plus que je me lève la nuit à cause de mes aigreurs d’estomac. Je suis le seul de cette pièce pas encore divorcé, autant que ça dure… »

Georg tâta son annulaire, comme à chaque fois que les collègues évoquaient leur vie de couple ou leurs déboires sentimentaux… Il devait se concentrer. Il allait encore une fois écumer la base de données des personnes disparues pour trouver une correspondance avec les deux dernières victimes – ce qui serait plus facile une fois qu’il saurait à quoi elles ressemblaient sans leur masque sanglant. Paul avait récemment été sollicité par l’université, ce qui avait considérablement retardé son travail pour la criminelle. Il avait également eu quelques soucis avec ses collègues de la scientifique, qui le faisaient lanterner depuis qu’il leur avait demandé en termes trop fleuris de se manier sur une affaire précédente… L’inspecteur Terwull espérait néanmoins un élément aussi infime soit-il, sur cette affaire qui le troublait. Son instinct n’avait jamais failli, il l’avait aussi bien servi que toutes les techniques à la pointe sur lesquelles la s’appuyait la police. Et il sentait jusque dans ses tripes qu’il y aurait du nouveau d’ici peu…

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Blanche Mt.-Cl.

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Graphisme – Flyer pour un roman fantastique… et petite annonce

Très chers lecteurs, bien le bonjour!

Voici l’exemple d’un projet graphique vraiment, vraiment personnel, réalisé hier après quelques jours de réflexions sur le sujet. Il s’agit d’un flyer consacré à… la promotion de mes propres écrits. En effet, comme vous l’avez sûrement déjà vu sur ce blog, j’écris. Et il y a deux ans, j’ai réussi à mener à son terme un projet d’écriture. Entretemps, je l’ai ré-écrit car il ne me satisfaisait pas, et n’étant pas adepte de l’auto-édition (en fait, pas les moyens, et n’ayant pas assez d’amis intéressés par ce type de littérature pour faire ma propre promo sur les réseaux sociaux), j’ai tout remanié et ré-écrit pour le mettre en ligne et « recruter » des lecteurs. Mais ce n’est pas chose aisée… J’ai donc souhaité mettre mes toutes nouvelles compétences de graphiste en formation en oeuvre pour créer ce flyer, à l’occasion du premier anniversaire du lancement du site lesangdeswolf.com. A la base, j’aimerais écrire de la science-fiction, mais j’avais aussi envie de ré-explorer des themes comme la lycanthropie, le poids de l’histoire, etc. …

FlyerSWJ’ai utilisé un photomontage made in Photoshop dépeignant une scène-clé de l’intrigue, et ai ensuite assemblé le tout sur InDesign. Bien sûr, avec ce que je sais faire maintenant, ce petit papier aurait pu être plus beau. Mais je voulais l’assortir au site de l’histoire, en particulier à l’image d’en-tête du site, et les polices utilisées (du moins des polices proches), juste pour garder le tout cohérent. Vous pouvez cliquer sur l’image pour l’avoir en pleine taille et lire le résumé plus aisément.

J’y ai rédigé un chapeau (accrocheur, j’espère… 😉 ), ainsi que le résumé de l’histoire, et le lien pour la lire. Il y a quelqu’un un jour, une SEULE personne, après un chapitre, qui a osé me dire que ça lui faisait penser à Twilight en juste mieux écrit. Or le larron n’a jamais lu Twilight. Quand bien même le roman paraît jeune et frais au début, et même si le héros fait une fois référence à l’oeuvre de Stephenie Meyer, c’est différent. Certes, l’héroïne est jeune, est un peu paumée et manque de confiance en elle dans sa vie personnelle, mais ça, c’est le lot de bien des personnes normales. Je vous invite donc tous ici sur ce blog à venir faire vivre vous aussi la page du Sang des Wolf, par vos commentaires et vos retours. Cela peut ne pas être votre style de littérature, mais vous connaissez peut-être des gens – amis, proches, petits frères, petites soeurs, enfants (mais pas en-dessous de seize ans!) – que cela intéresserait.

Je peux paraître obsédée par ce roman, et je m’en excuse. C’est sûr que je ne dois pas être la première à pomper l’air des autres avec ce que j’écris sur Internet, mais pour le coup, je pense vraiment que mon histoire a du potentiel. Et puis c’est un peu mon bébé, je ne compte pas lâcher l’affaire pour le faire publier. Seulement, il faut convaincre les éditeurs… surtout quand vous êtes bloggueur, ce n’est pas forcément aisé. Cependant, il y a eu d’heureux hasards avec Internet depuis quelques années, des découvertes intéressantes dont je compte faire partie. J’aimerais donc créer une dynamique autour de cette page, où le roman est déjà complet, et profiter de ce blog pour en partager quelques extraits avec vous et, qui sait, vous donner envie d’en lire un peu plus! 🙂

Et pour un résumé un peu plus complet, c’est par … Libre à vous de lire la suite, si le coeur vous en dit! 🙂 En tout cas, je serais honorée que vous vous lanciez vous aussi dans l’aventure.

Blanche Mt.-Cl.