La beauté d’un classique culte – Metropolis (Fritz Lang, 1927)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous offrir, ou plutôt de vous ré-offrir sur le blog, un grand, grand classique qui me tient à cœur. En effet, je l’avais chroniqué peu après le lancement du blog, il y a plus de trois ans, mais aujourd’hui que vous êtes plus à suivre ce blog, il m’a paru sympa d’y revenir, parce que c’est un objet d’échange et d’émerveillement constant: j’ai nommé le cultissime Metropolis de Fritz Lang, l’un des premiers grands films de S.F. et l’un des derniers grands films muets.

Un film qui me tient à cœur et m’obsède à tel point que si j’avais une chaîne YouTube cinéma, j’en parlerais obligatoirement, ne serait-ce que pour une analyse sémiologique de certaines scènes . 😉 À mes souhaits! Aussi j’ai le plaisir de vous présenter un VRAI vieux coucou comme je les affectionne… Continuer la lecture de La beauté d’un classique culte – Metropolis (Fritz Lang, 1927)

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Une IA traquée – Le Projet K (Douglas Preston)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

J’espère que vous allez tous bien cette semaine, et que tout roule pour vous! Contre toute attente, alors que je me croyais mal barrée pour pondre une chronique décente cette semaine, par manque de temps et parce que je pensais dormir dans le train au lieu de lire… Eh bien non, j’ai enchaîné les pages et j’ai achevé, en allant au boulot, ce petit ouvrage qui dormait doucement dans ma PAL depuis plus d’un an!

Avec Le Projet K, signé Douglas Preston,   j’ai lu mon premier Preston (qui a écrit d’autres thrillers avec Lincoln Child que mes parents dévorent!), je me suis légèrement écartée de ma ligne éditoriale, avec thriller aux vagues relents de SF qui traite d’espace et d’intelligence artificielle. Laissez-moi vous présenter Dorothée, un étrange programme initialement dédié à l’exploration spaciale, qui développe une conscience…

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Ma rentrée – Lecture, écriture et quelques (bonnes) news…

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Mes p’tits loups adorés,

Capture d’écran 2016-08-25 à 23.02.48Je reviens exceptionnellement en cette très chaude nuit pour vous faire part de deux-trois choses… C’est que je vais bosser ce week-end, je suis sur un devoir très prenant – la phase 1 d’une identité visuelle de médiathèque, où je dois présenter trois projets – et je ne sais pas quand je posterai des chroniques la semaine prochaine. Je suppose que ce projet intéresserait plus d’un « blogueur-liseur » ici! 🙂 En tout cas, mes recherches graphiques et visuelles m’ont amenée à voir de très belles choses dans ce domaine, et j’espère venir à bout de ce devoir le plus vite possible, dès que j’aurai entamé la phase croquis. 🙂

Bref, ma reprise s’est plutôt bien passée, finalement, et j’ai de gros chantiers qui m’attendent pour cet automne au boulot. J’espère y survivre, et surtout être assez vaillante pour avancer sur mes devoirs. Mais ces derniers jours ont vu se passer quelques petites choses intéressantes, ma foi…

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Humour – Un petit exercice d’écriture créative de fin de vacances

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Je sais que pour certains d’entre nous, les vacances tirent à leur fin et qu’il va falloir abandonner plages et cocotiers, ou nos confortables demeures pour nous rediriger vers la vie active… Si les autres années ça ne me dérangeait pas, là, je n’ai pas envie… Aussi, pour vous permettre de sortir de cette morosité et de ce petit vague à l’âme ai-je profiter de l’heure du thé pour partager avec vous un court texte écrit par mes soins – en quelques minutes il y a deux nuits.

Je l’ai fait dans le cadre d’un petit concours d’écriture organisé pour le lancement d’une appli en français (une sorte d’assistant d’écriture), dont les créateurs semblent basés au Japon. Sollicitée par un des organisateurs, j’ai donc pris un petit moment pour répondre au sujet suivant: « Vous êtes à la plage quand tout à coup, vous remarquez une personne faisant quelque chose de vraiment bizarre. Vous décidez de vous lever pour aller lui demander ce qu’elle fait… »

Suivez-moi pour une rencontre insolite…

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L’horreur magnifique de la Guerre – Les Sentinelles: t. 1 à 4 (Xavier Dorison, Enrique Breccia)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

13902744_1136076836452937_6351732343989937274_nExceptionnellement, une petite chronique tardive…

Après plusieurs chroniques squattées par les contes d’Andersen et par la trilogie effacée, j’ai enfin changé de registre. Je reviens dès maintenant, car je ne sais pas comment je vais me débrouiller à partir de la semaine prochaine, quand je retournerai au boulot… (Et je n’ai aucune envie! 😦 ) Me voici donc de retour avec un genre que je n’avais pas traité depuis longtemps: la bande dessinée, alliage parfait du scénario et de l’ambiance visuelle. C’est que j’ai un gros souci ces temps-ci: la panne de lecture. J’avais commencé Bienvenue à Night Vale, mais l’esprit n’était pas dedans. J’ai réalisé que le livre que je voulais lire à la place avait un tome 1… que je n’avais pas acheté! Enfer et damnation, je ne savais plus quoi lire à la place, alors j’ai décidé qu’il était temps de me pencher sur… Les Sentinelles. Et j’ai envie de vous livrer une réaction à chaud!

J’ai une affection toute particulière pour la BD un peu typée, avec des coups de crayon nerveux. Cela fait déjà quelques années que Les Sentinelles est paru, et à la base, c’est mon frère qui les a reçues à un Noël. Il a eu la gentillesse de me les prêter, je souhaitais les lire puisqu’elles traitent d’une période historique que j’affectionne: la Première guerre mondiale. Enfin… « Affectionner » n’est pas le terme adéquat, on pourrait croire que j’aime la guerre alors que ce n’est pas franchement le cas, et que je trouve ce conflit tout à fait terrifiant. Mais au niveau des technologies et des mentalités, c’est tout bonnement passionnant. Les Sentinelles y incorpore un enjeu S.F. vaguement steampunk, qui devrait faire les délices des amateurs du genre…

Je vous embarque donc pour un voyage aussi passionnant que glaçant sur le Front, au côté de Taillefer…

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L’Humanisation par la Machine – « Chappie » (Neil Blomkamp, 2015)

Titre: Chappie
Année de production: 2015
Réalisation: Neil Blomkamp
Origine: Etats-Unis, Mexique
Durée: 2h00
Distribution: Sharlto Copley, Yolandi Visser, Dev Patel, Hugh Jackman…

Logo du film - Source: Wikipedia
Logo du film – Source: Wikipedia

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Ça y est, je décide que je reprends du service avec les chroniques, que les films du jeudi et les lectures du lundi vont reprendre! 🙂 En plus concis avec tout ce que j’ai à gérer en ce moment, mais je compte m’y tenir cette fois-ci! Je reviens donc avec un film de science-fiction que j’ai eu l’occasion de voir en famille il y a quelques temps… et que j’avais beaucoup hésité à regarder. En effet, comme je l’ai dit dans une précédente chronique, les histoires de robot me mettent très mal à l’aise…

Avant d’embrayer sur Chappie avec « chapo », comme dans le fameux générique psyché de ce terrible dessin animé prisé de nos parents (Chapi Chapo), laissez-moi vous emmener à Johannesburg, dans un futur assez proche, où la robotique est utilisée pour lutter contre une criminalité endémique…

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Les robots, l’avenir de l’humanité? – « Autómata » (2014)

« Nul robot ne peut nuire à quelque forme de vie que ce soit
Nul robot ne peut se modifier lui-même ou modifier un autre robot »

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Affiche du film – Source: AllôCiné.fr

Titre: Autómata
Année de production: 2014
Réalisation: Gabe Ibáñez
Origine: Espagne, Bulgarie, Etats-Unis, Canada
Durée: 1h50
Distribution: Antonio Banderas, Dylan McDermott, Melanie Griffith, Robert Forster…

J’ai vu récemment ce petit « OVNI » cinématographique à l’ambiance aussi oppressante que fascinante. Il s’agit d’une histoire non d’automate, mais de… robot. Voici donc sur Le Monde de Blanche, pour la première fois, un film de robot, qui plus est un film espagnol, où l’on retrouve Antonio Banderas, avec une coupe à la Zidane, dans le rôle principal.

  • Le contexte

Au XXIe siècle, une éruption solaire endommage durablement les télécommunications et les installations électriques de la terre, ainsi que les centrales nucléaires, transformant le monde en un vaste désert radioactif, où les survivants, seulement vingt-et-un millions, s’entassent dans une citée fortifiée. La société de robotique ROC a mis au point des droïdes pour aider à la construction et à l’entretien de la forteresse censée protéger la population des radiations. Des robots sont les Pilgrim 7000, qui suivent un protocole strict: celui-ci leur interdit de nuire aux êtres vivants, et de se modifier eux-mêmes. Ils ne peuvent donc s’auto-réparer et dépendent largement des humains pour cela.

Le film s’ouvre donc en 2044, alors que la cité est tenue par le tout-puissant ROC quand certains habitants vivent dans un ghetto hors des murs de la cité, exposés aux radiations du désert… tandis que technologiquement, l’humanité a complètement régressé. Exit internet et le Wi-Fi, ce n’est que câbles partout, grosses consoles couvertes de boutons, et bandes de papiers comme on en voyait sortant des ordinateurs de Cosmos 1999.

  • L’histoire

Dans la première scène, un agent du ROC, Wallace (Dylan McDermott), assiste à un étrange spectacle: il surprend un Pilgrim 7000, qui, caché, effectue des réparations sur lui-même, alors que ceci lui est normalement interdit, et même impossible. Jacq Vaucan (Antonio Banderas), agent d’assurance pour le ROC, vient enquêter sur cet étrange cas. Il découvre alors que la batterie du robot a été modifiée, et part enquêter dans les alentours de la muraille où officient des robots. Quand il surprend un robot en train de voler du matériel pour se « customiser », le droïde, se sachant découvert, s’immole. Vaucan ne peut donc que constater que des robots adoptent des comportements anormaux. Malgré l’avis de son supérieur Robert Bold (Robert Forster), il part donc, accompagné par Wallace, à la recherche d’un « horloger » – une sorte de traficoteur de robots –  dans le ghetto. Ils font la rencontre de Cléo, un robot « féminin » destiné au plaisir, dont ils notent le comportement anormal.

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Vaucan et Dupre dans le laboratoire de la savante – Source: AllôCiné.fr

De plus en plus méfiant envers ses employeurs, Vaucan fait appel aux services d’une chercheuse en robotique, Dupre (Melanie Griffith), qui parvient à faire parler le biokernel (cerveau cybernétique) modifié, et qui constate les grandes capacités d’apprentissage du robot Cléo. Alors qu’elle la montre à Vaucan en train de s’auto-réparer, son laboratoire est attaquée, et l’experte est abattue. Vaucan parvient à s’enfuir, aidé par Cléo. Dans une voiture pilotée par la droïde, poursuivi par les assaillants du labo, il gagne le désert, hors de la muraille protectrice de la cité. Mais la voiture fait un tonneau. Lorsqu’il reprend conscience, Cléo, en compagnie de trois autres robots, commence à prendre soin de lui. Ils l’entraînent alors dans leur repère, au fond du désert. Il les suit pour découvrir le cerveau qui se cache derrière la modification des robots.  Pendant ce temps, les collègues de Vaucan se lancent sur ses traces…

  • La place du robot et de l’humain dans un monde post-apocalyptique

De nombreux livres (des auteurs comme Asimov, notamment, que je n’ai malheureusement jamais lu) ou films explorent cette thématique, celle des robots qui contournent les lois de la robotique et deviennent conscients d’eux-mêmes, développent des capacités de réflexion et d’émotion, ainsi que la volonté de devenir l’égal de l’Homme. Nous avons quelques exemples connus, comme Sonny dans I, Robot, ou Data dans Star Trek: Next Generation, qui aspirent à être considérés comme des individus, à ressentir et à exprimer la même chose.

La réflexion est poussée beaucoup plus loin dans Autómata, où l’humanité est au bord de l’extinction, parquée dans des cités sous peine de mourir irradié dans le désert. Situation qui pèse beaucoup à Vaucan, le personnage interprété par Antonio Banderas, bien que faisant partie du « système » de par son appartenance au ROC dans cette société post-apocalyptique. En effet, celui-ci a parfois des réminiscences du passé avant la catastrophe, et regrette ce monde où il n’avait pas à vivre confiné. Ceci lui est d’autant plus pesant que son épouse, Rachel (Birgitte Hjort Sørensen), attend un enfant et qu’il s’inquiète du monde que va découvrir sa progéniture. Il court d’ailleurs un risque énorme en suivant les robots dans le désert… car ce monde est devenu terriblement inhospitalier, et ce pour des milliers, voire des millions d’année.

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Cléo – Source: AllôCiné.fr

Dans un tel contexte, les robots ont un rôle de protecteurs et de serviteurs de l’espèce humaine, en effectuant des travaux trop dangereux pour elle. Ils ne sont pas sensibles aux radiations, ne tombent pas malades et ont une plus grande longévité. La réflexion du réalisateur et du scénariste va donc plus loin que cette simple prise de conscience des robots qui voudraient vivre en bonne intelligence avec les êtres humains et éprouver les mêmes choses qu’eux – Cléo a des sentiments pour Jacq Vaucan.

Au risque de spoiler ou de trop en dévoiler, j’évoquerai une scène entre Vaucan, assistant aux manipulations des robots dans leur repaire, et le leader des droïdes, au cours duquel celui-ci lui explique ses motivations quant à la modification des robots. Il s’agit en fait de perpétuer l’héritage des humains dans un monde où ceux-ci sont en voie d’extinction, par une migration des robots et la colonisation par eux de territoires hautement irradiés. Ainsi la pensée, les émotions et les capacités humaines pourraient se perpétuer à travers une création artificielle, et non par des êtres de chair et de sang. Les robots sont-ils censés être plus sages que leurs créateurs originels?… L’histoire ne le dit pas.

  • Un film d’ambiance
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Vaucan à la recherche de « l’Horloger » – Source: AllôCiné.fr

Outre sur cette histoire de robot et de poursuite dans le désert, on ne peut pas dire que le film ait un vrai suspense et la fin n’est pas vraiment surprenante. Il doit donc une grande partie de son efficacité à son atmosphère si particulière. De bout en bout, le spectateur se sent oppressé, voire écrasé, par les espaces confinés où évoluent les personnages dans la cité, qu’il s’agisse d’appartements ou de bureaux, soit sombres soit éclairés au néon, bas de plafonds, avec de larges consoles pleines de câbles et de boutons en tout genre. Et s’il n’y avait que cela, l’immensité du désert environnant, sans couleur, vaguement blanc-gris, écrasé de soleil et déprimant au possible, ajoute à cette terrible sensation d’écrasement.

L’ensemble est emprunt d’une certaine mélancolie, avec son personnage principal qui cherche à se raccrocher à ses souvenirs d’enfance, dans des temps plus heureux où il n’était pas dangereux de sortir, pour peu à peu acquérir la certitude qu’il ne les retrouvera jamais et que son enfant à naître ne verra jamais l’océan et courir pieds nus sur la plage.

Quant à la régression technologique, elle a pour résultat une esthétique rétro tout à fait déroutante, quand des films de science fiction récent nous ont habitué à des décor minimalistes donnant l’impression que chaque humain du futur vit ou travaille dans un espace conçu par un designer.

  • Conclusion – A voir, par curiosité…

A dire vrai, les histoires de robot ont plutôt tendance à m’angoisser – sans doute parce que le premier film de robots que j’aie vu était Terminator (encore aujourd’hui la scène finale du buste du Terminator coupé en deux rampant derrière Sarah Connor dans l’usine m’angoisse au plus haut point – rien qu’en écrivant ça, je suis obligée de regarder derrière moi, dites donc!). Autómata émet l’hypothèse quelque peu inquiétante que si l’humanité venait à disparaître dans un futur assez proche, les robots pourraient prendre le relai. J’avoue que tout cela me fait assez froid dans le dos. La scène de Vaucan qui embrasse Cléo m’a carrément dégoûtée.

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Vaucan face à Cléo – Source: AllôCiné.fr

Sûrement un instinct de préservation, comme l’animal que je suis – puisqu’après tout nous ne sommes que de grands singes! – qui ne veut pas voir ses semblables disparaitre, qui aimerait que des humains, naissent, vivent, respirent, rient, pleurent, aiment, fassent l’amour, se reproduisent et meurent indéfiniment. Que cette part organique et charnelle reste. C’est très con et primaire dit comme ça, mais je considère l’être humain, dans toute sa bêtise et sa faiblesse, comme une espèce à protéger au même titre que les baleines ou les loups. Et j’avoue que chaque démonstration d’androïde made in Japan me fait froid dans le dos. Un être cybernétique programmé que l’on tente de faire ressembler à l’humain me paraît assez flippant comme ça, alors si en plus ils dépassaient le créateur! Mais c’est un avis personnel. Quand bien même cette idée fait un peu peur, les robots comme héritiers des humains me semblaient une idée assez intéressante pour un scénario de science fiction, et je suis quelque peu restée sur ma faim quant au traitement quelque peu superficiel et naïf de la question.

Cependant, le film, loin de certains poncifs hollywoodiens, se laisse regarder, car son ambiance le rend pour ainsi dire hypnotique, dangereusement fascinant. Sans compter que j’ai été assez bluffée par le jeu d’Antonio Banderas dans un registre très inhabituel, loin des Zorro, des films d’Almodovar ou d’autres archétypes du beau gosse hispanique. Il est crado, miteux, amer et parfaitement crédible dans son rôle. Je le conseille donc aux curieux et à des gens qui, plus que moi, se passionnent pour les histoires de robot. Vous passerez un très bon moment… En revanche, je vous conseille d’être en forme pour ne pas sombrer dans la neurasthénie après le visionnage!

Blanche Mt.-Cl.