Comité d’accueil pour l’Antéchrist – Le Jour de la Bête (Alex de la Iglesia, 1995)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Je reviens en ce jour avec une nouvelle chronique cinéma. Avec la dernière, qui revenait sur un bijou d’humour noir, j’ai réfléchis à quelque chose de sombre et drôle. Je pensais attendre l’été et la période des vacances pour parler de la Famille Adams, aussi j’ai choisi un film… un peu particulier, avec un humour des plus sombres, qui me fait toujours beaucoup, beaucoup rire.

Il s’agit de l’inimitable Le Jour de la Bête d’Alex de la Iglesia, sorti en 1995. Évidemment, comme j’étais un peu jeune lors de sa sortie, je ne m’en suis pas vraiment préoccupée à l’époque, pas plus que mes parents, plus portés S.F. et action à ce moment-là. Je vous invite donc à suivre les péripéties d’un prêtre qui décide de faire barrage à l’arrivée de l’Antéchrist…

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Amours cannibales – Parade nuptiale (Donald Kingsbury)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

41m741rjf3lTout d’abord, je souhaite une bonne reprise à ceux d’entre vous qui sont retournés au boulot aujourd’hui. De mon côté, chômage et formation oblige, c’est maison (pas pour très longtemps, je l’espère)! J’ai décidé, pour vous sortir de la torpeur des Fêtes, de revenir avec une chronique dédiée à un ouvrage fort, fort intéressant.

Et pour cela, je commence en fanfare avec un ouvrage se science-fiction que m’avait prêté mon petit frère, que j’ai mis très longtemps à lire malgré mon intérêt pour l’histoire (et que je lui ai racheté pour lui rendre en bon état car à mon grand regret le livre avait pris un sacré pète dans mon sac à main). Un ouvrage dérangeant, pour nous réveiller et nous brusquer quelque peu en ce début d’année: Parade nuptiale, de Donald Kingsbury, initialement publié au début des années 1980.

Je vous emmène sur une planète hostile, avec plusieurs lunes, où l’humanité a évolué d’une façon bien singulière…

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Le roman qui devint un grand film – Metropolis (Thea von Harbou)

« Ce livre n’est pas un tableau du présent.
Ce livre n’est pas un tableau de l’avenir.
Ce livre ne se passe nulle part.
Ce livre ne sert aucune tendance, aucune classe, aucun parti.
Ce livre est un drame qui tourne autour d’une seule et même expérience :
Le médiateur entre le cerveau et les mains, ce doit être le cœur. »
Thea von Harbou, préambule à Metropolis

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Sehr geehrte Leser der Welten Blanches,

J’ai le plaisir de vous retrouver, malheureusement en retard, avec cette toute dernière chronique qui m’a demandé pas mal de travail à une heure où je traîne un peu la patte. À la fois par curiosité pour cette oeuvre, et dans le cadre d’un petit défi personnel que je me suis lancé pour lire en V.O., j’ai l’honneur de vous présenter Metropolis, de Thea von Harbou, publié en 1925, qui fut adapté par Fritz Lang au cinéma et qui devint ce film culte que nous connaissons sorti en 1927.

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Couverture de la première édition – Source: Wikipedia

Je n’ai appris que l’an dernier, peu après le lancement des Mondes de Blanche, qu’il s’agissait d’une adaptation, et je me suis fait un devoir de mettre la main sur le livre. Comme il était introuvable en français, j’ai pris le parti de le commander en allemand, et j’ai fait l’acquisition d’une édition autrichienne récente de l’ouvrage qui dormait dans ma PAL jusqu’à récemment. Ironie du sort – mais bonne nouvelle pour certains curieux qui désespèrent d’avoir accès à ce récit: l’ouvrage a été ré-édité en français cet automne. Je donnerai les références en fin d’article!

Je souhaitais écrire en version bilingue, pour donner l’occasion à une ou deux amies germanophones de lire ce que j’écris. Leider je ne me suis pas livrée à cet exercice depuis longtemps. Il me demanderait des heures de mise au point malgré ma récente lecture en allemand, et par peur de passer à côté de certaines subtilités, j’ai préféré écrire quelque chose de complet en français. Par ailleurs, l’ayant lu en V.O. je traduirai certains termes, et j’espère j’espère que la traduction collera à la dernière traduction française…

Alors, êtes-vous prêts à savoir ce qui se cache dans les sous-sols de « la grande Metropolis »?

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SEMAINE THÉMATIQUE – Les 50 ans d’un monument de la S.F. – « Dune » (Frank Herbert)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

61xK0JM7LZLIl y a cinquante ans, en 1965, paraissait le premier volume d’un véritable monstre sacré de la science-fiction… Je reviens cette semaine lui rendre hommage. Il s’agit du cycle de Dune rédigé par Frank Herbert, constituée de six tomes: Dune, Le Messie de Dune, Les Enfants de Dune, L’Empereur-dieu de Dune, Les Hérétiques de Dune et La Maison des Mères. Une saga complexe qui court sur plusieurs siècles, et qui retrace le destin de la famille Atréides et de ses descendants, et du combat pour l’épice, une drogue précieuse qui dote ses consommateurs de capacités mentales surhumaines, dont les pilotes spatiaux de la Guilde et les femmes de l’Ordre du Bene Gesserit qui intriguent pour influencer la politique de l’empire galactique…

Comme il est difficile d’écrire sur cette merveilleuse saga sans être trop bavard et complexe, et aussi sans quelques petits spoilers… Ainsi, je diviserai la présente critique en différents cycles de livres, et présenterai les thèmes abordés, ainsi que le style d’écriture et les principaux enjeux explorés par la saga. Entre complots politiques, manipulations génétiques, superstitions, écologie, mégalomanie et histoires d’amour, entrez dans le monde foisonnant et complexe de Dune

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Baisers de l’Ange et du Démon – Etudes – Décembre 2014

Vous avez peut-être déjà vu la première étude à ce sujet… Voici comment elle a évolué. Je suis partie de simple esquisse à des dessins aboutis qui m’ont servi de base au travail de peinture – le travail de peinture est en cours, mais j’ai dû le mettre en stand-by pour quelque temps.

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Le Baiser de l’Ange

Ce qui m’intéresse dans la représentation du baiser angélique, c’est que la femme, comme dans Le Baiser de Klimt, semble émettre encore quelque résistance et ne pas s’abandonner complètement. J’aime beaucoup ce paradoxe, car en effet: quel risque peut-elle bien courir avec un ange?

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Le Baiser du Démon

Ce qui nous amène à l’autre couple, la paire de larrons démoniaques. Je me suis amusée à représenter le Diable non-pas dans une position dominante, mais soumise aux caprices de la femme. Il est toujours beau avec ses longs cheveux censés être roux, ses quatre cornes, ses traits fins, son petit sourire narquois sa silhouette musclée et ses tatouages dont l’un, en forme de serpent, fait référence à la Genèse. Je ne voulais pas que la femme ait l’air d’être victime du tentateur. Elle est consentante, consciente de sa faute et pèche avec un plaisir non-dissimulé, tandis que ce diablotin, à l’image d’un jeune homme moderne, ne la brusque pas et ne la force en rien.

Cela correspond à cette citation de l’écrivain autrichien Karl Kraus: « Le Diable est optimiste s’il pense pouvoir rendre les hommes plus mauvais qu’ils ne sont. »

Blanche Mt.-Cl.

Baisers de l’Ange et du Démon – Projet de Peinture – Novembre 2014

J’ai souhaité, il y a peu, revenir sur le thème exploré par ma peinture Le Baiser de l’Ange, avec une dimension un peu plus osée et sensuelle, sachant que je maîtrise un peu mieux la peinture maintenant. J’ai également souhaité en faire un diptyque pour décorer ma chambre, tout en érotisme sage.

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Etude – Le Baiser de l’Ange
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Etude Peinture – Le Baiser du Diable

Aussi ai-je décidé de faire un pendant diabolique à mon baiser angélique, juste pour éclairer l’ambivalence de nos rapports à l’amour et à l’érotisme. J’ai repris ma façon personnelle de représenter les anges et le Diable, car j’ai bon espoir que la peinture, une fois terminée, aura fière allure… Mais je posterai dans la soirée les prochaines études, plus élaborées, celles-ci ayant été griffonnées entre deux essais de maquette pour mes études de graphisme! 🙂

Blanche Mt.-Cl.

Anges et Démons – 2012

Encore une fois, je devrais remercier mes professeurs pour l’ennui profond qui m’a amenée à noircir cette feuille pendant un cycle de conférences. Si j’ai pris des notes durant la première intervention, j’ai très vite lâché l’affaire pour remplir ma page de manière différente.

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Gribouillage – Anges et démons

Vous y trouverez pèle-mêle des anges guerriers en armure, des squelettes embijoutés et des créatures fantastiques mêlant formes humaines et animales semblables à mes hommes-hiboux. J’avoue que cela m’avait fait un bien fou, tout autant que ça a distrait mes camarades assis à côté de moi occupés à regarder ce que je faisais.

Blanche Mt.-Cl.