La suite tant attendue d’une BD! – Zeppelin’s War, Tome 2: Opération Raspoutine (Nolane, Villagrasa)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

81f2batkl8lTout d’abord je souhaite m’excuser de ne pas avoir souhaité la bienvenue aux derniers abonnés du blog. C’est que j’ai été un peu préoccupée et que certaines choses me sont un peu passées au-dessus de la tête! 🙂 Merci de suivre ce blog, et j’espère que vous y passerez de bons moments! 🙂 Je n’avais pas prévu que je pourrais lire ce week-end, mais j’ai finalement décidé un « break graphique » car je suis réellement épuisée. Que dis-je, épuisée… Littéralement siphonnée de mon énergie! 🙂 J’en ai donc profité pour rattraper un peu ma PAL BD, d’où cette chronique!

Pour ceux d’entre vous qui n’étiez pas encore abonnés au blog l’an dernier, j’avais déjà chroniqué le premier volume de Zeppelin’s War, Les raiders de la nuit, à l’époque de la « Lecture du Dimanche ». Cette uchronie prend place durant la Première Guerre mondiale, alors que les zeppelins dominent le ciel, que le jeune capitaine Hitler est en passe de faire une brillante carrière militaire, que l’as français Guynemer s’est juré de vaincre son alter ego allemand Hermann Goering et qu’à l’Est, Raspoutine tente de mettre la main sur le « Vril », la source d’un très grand pouvoir qui pourrait faire basculer le cours de la Guerre…

Que peut-il bien se passer ensuite?

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L’horreur magnifique de la Guerre – Les Sentinelles: t. 1 à 4 (Xavier Dorison, Enrique Breccia)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

13902744_1136076836452937_6351732343989937274_nExceptionnellement, une petite chronique tardive…

Après plusieurs chroniques squattées par les contes d’Andersen et par la trilogie effacée, j’ai enfin changé de registre. Je reviens dès maintenant, car je ne sais pas comment je vais me débrouiller à partir de la semaine prochaine, quand je retournerai au boulot… (Et je n’ai aucune envie! 😦 ) Me voici donc de retour avec un genre que je n’avais pas traité depuis longtemps: la bande dessinée, alliage parfait du scénario et de l’ambiance visuelle. C’est que j’ai un gros souci ces temps-ci: la panne de lecture. J’avais commencé Bienvenue à Night Vale, mais l’esprit n’était pas dedans. J’ai réalisé que le livre que je voulais lire à la place avait un tome 1… que je n’avais pas acheté! Enfer et damnation, je ne savais plus quoi lire à la place, alors j’ai décidé qu’il était temps de me pencher sur… Les Sentinelles. Et j’ai envie de vous livrer une réaction à chaud!

J’ai une affection toute particulière pour la BD un peu typée, avec des coups de crayon nerveux. Cela fait déjà quelques années que Les Sentinelles est paru, et à la base, c’est mon frère qui les a reçues à un Noël. Il a eu la gentillesse de me les prêter, je souhaitais les lire puisqu’elles traitent d’une période historique que j’affectionne: la Première guerre mondiale. Enfin… « Affectionner » n’est pas le terme adéquat, on pourrait croire que j’aime la guerre alors que ce n’est pas franchement le cas, et que je trouve ce conflit tout à fait terrifiant. Mais au niveau des technologies et des mentalités, c’est tout bonnement passionnant. Les Sentinelles y incorpore un enjeu S.F. vaguement steampunk, qui devrait faire les délices des amateurs du genre…

Je vous embarque donc pour un voyage aussi passionnant que glaçant sur le Front, au côté de Taillefer…

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La petite histoire d’un chouchou du « Steampunk » – Le Zeppelin

Très chers Lecteurs des Mondes de Blanche,

Bau des Luftschiffes "Graf Zeppelin" in Friedrichshafen a/Bodensee.
Chantier de construction du Graf Zeppelin à Friedrichshafen sur le Lac de Constance – Source: Bundesarchiv, Wikipedia

C’est avec un immense plaisir que je reviens vers vous avec, comme c’est le cas parfois, un article thématique.

Celui que je vous présente aujourd’hui est un peu particulier, car plus que dans la S.F., il fait une incursion dans le monde merveilleux de l’Histoire. Et pas n’importe laquelle, celle d’un objet que j’affectionne particulièrement et que les amateurs de steampunk connaissent bien: le Zeppelin, modèle de dirigeable développé à la fin du XIXe siècle par le comte allemand Ferdinand von Zeppelin (1838-1917), officier de cavalerie passionné d’aéronautique.

En effet, qu’il s’agisse d’illustrations ou de romans d’inspiration steampunk avec cette mise en avant de la mode et des technologies de la Belle Époque, ledit dirigeable est souvent là: Napoléon III a une flotte de zeppelins dans La Trilogie de la Lune, roman uchronique de Johann Heliot), les gamines de Sucker Punch (qui m’a plus ennuyée qu’autre chose), ils participent également à l’esthétique particulière d’Avril et le monde truqué… Mais au fond, si l’on connaît bien sa silhouette si particulière et son revêtement métallique étincelant au soleil, sait-on vraiment de quoi il s’agit?…

En effet, le terme de « zeppelin » tend à être employé pour les dirigeables en général, alors qu’en fait, à l’époque de Ferdinand von Zeppelin, il existait différents types de ballons ou d' »aéronats », comme on aimait le dire à l’époque. Il n’a donc pas inventé le dirigeable. la France, pionnière de l’aéronautique n’était pas en reste avec des records de vitesse en vole et des ballons à batterie électrique, tandis qu’en Allemagne, les inventeurs du Parsefal font de la concurrence à Zeppelin pour attirer l’intérêt de l’empereur allemand et de son armée… Dans cet article, quand je dirai « zeppelin », ce sera exclusivement le dirigeable inventé par Ferdinand von Zeppelin, avec ses caractéristiques, et son design si particulier, car c’est bien cette silhouette oblongue caractéristique que l’on reconnaît dans la plupart des décors steampunk, entre autre ballons plus fantaisistes. 🙂

Mais pour l’instant, je vais vous raconter, le plus brièvement possible, comment est née cette machine…

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Délaissons la fiction un instant – On a tous une PAL, mais avez-vous une « PAL sérieuse »?

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

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Mes trois nouveaux livres… À croire que je me suis prise de passion pour les poulpes…

Avant de me remettre sérieusement au boulot avec ce devoir graphique que j’ai voulu « Steampunk » et qui m’a causé pas mal de souci (mais je pense avoir trouvé une solution!), je reviens avec un petit état de ma PAL, qui s’est enrichie de trois nouveaux pensionnaires, et avec une question pour vous: avez-vous, vous aussi, une « PAL sérieuse »?

Qu’entends-je par ce terme?… Eh bien, tout ce qui n’est pas de la fiction. Je ne dis pas, bien sûr, que lire de la fiction ne soit pas sérieux. C’est même devenu un passe-temps très sérieux, ainsi qu’une question de vie et de mort pour moi. En effet, après des années d’études universitaires que j’ai finies à l’âge canonique de 26 ans, après avoir englouti des tonnes de livres « sérieux » – beaucoup d’essais, d’articles et de Wissenschaftliche Jahrbücher de la maison Zeppelin pour l’histoire germanique, et de même en géopolitique en enlevant Zeppelin mais en ajoutant les revues d’intelligence économique et les sites d’actualité spatiale (je suis fatiguée rien qu’à l’écrire!) – j’ai eu longtemps une panne de lecture. En gros, je n’arrivais plus à me concentrer sur le moindre livre, ce que le job et l’emploi du temps de ministre que j’ai eus entretemps n’a pas arrangé (j’en étais à un stade où je dessinais dans le train…). Finalement, je suis peu à peu revenue à la fiction, même si je ne lis pas encore autant que je le voudrais… avant de recouvrer mon intérêt pour certaines choses.

Avant le week-end, je trouvais amusant de revenir sur ce qui m’amène, et sur ce qui vous amène vous aussi, à délaisser parfois la fiction. Qu’à cela ne tienne, je vous présente les nouveaux venus de ma PAL, et ma « PAL sérieuse »…

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B.D. Science-Fiction et Uchronie – « Zeppelin’s War – Tome 1: Les Raiders de la Nuit »

Me voici de retour avec ce qui est en passe de devenir la « Chronique Lecture du Dimanche », pour vous présenter… une BD. Et oui, car il s’agit de lecture également! 🙂 Et les histoires captivantes sont à prendre partout! J’ai donc l’honneur de revenir sur le premier tome d’une BD  relativement récente, puisque parue l’an dernier: Zeppelin’s War – Tome 1: Les Raiders de la Nuit.

On y retrouve un genre qui m’intéresse beaucoup: l’uchronie, c’est-à-dire la réécriture de l’histoire telle qu’elle ne s’est jamais déroulée. Celle-ci se déroule sur fond de Première Guerre mondiale, alors que l’on assiste à l’essor de l’aviation et de la guerre aérienne. Dans ce 1916 « parallèle » si j’ose dire, la guerre s’est enlisée et Paris subit les raids incessants d’escadrons de zeppelins, devenus de véritables forteresses volantes et des porte-avions des airs. Parmi les officiers gradés de ces escadres, on retrouve des personnages historiques tels qu’Adolf Hitler et Hermann Goering, dont l’un rêve de domination du monde, et l’autre de la victoire sur l’as français Guynemer – qui lui aussi a existé. Mais pendant que ceux-ci se préoccupent de leurs rivalités, le destin du monde se joue dans un empire russe en pleine déliquescence, Raspoutine fait une découverte qui pourrait faire basculer le cours de la guerre….

Avec le centenaire de la Première Guerre Mondiale l’an dernier, le moins que l’on puisse dire est que je m’en sui donné à coeur joie entre les livres et revues consacrées au sujet, et qui m’ont fait redécouvrir ma passion de l’histoire, et de cette période en particulier. Plus précisément en ce qui concerne l’aviation – comme vous l’avez vu dans la présentation de ce blog, je suis littéralement FOLLE des zeppelins dont je connais assez bien l’histoire (dans une « vie précédente », j’ai rédigé un mémoire de fin d’étude sur la technologie dans la perception de la « menace allemande » avant la Première Guerre mondiale, avec pour exemple… le Zeppelin). Il faut savoir que ces dernières années, plusieurs BD ont été consacrées à l’aviation, souvent sur fond de Première ou Deuxième Guerre mondiale (je pense au Pilote à l’Edelweiss qui m’a passionnée, notamment). Pour le coup, je me concentrerai plus sur le sujet que sur l’illustration. Le dessin est, en effet, de facture assez « classique », quoiqu’assez expressif.

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Couverture de Zeppelin’s War

L’univers et ce contexte technologique revisité, m’ont passionnée. J’ai ADORÉ les Zeppelins de cette histoire, de véritables forteresses volantes qui servent de porte-avion (le système d’arrimage d’avions a bel et bien existé, les pilotes devant viser pour s’accrocher au vol en-dessous du dirigeable, mais plus tard. Et des plans existaient pour faire des dirigeables de véritables cuirassés du ciel… avant que les dirigeables, jugés trop fragiles, ne soient tous affecté à la Marine pour le bombardement des côtes anglaises!).
L’avantage est que, contrairement à d’autres uchronies – c’est un défaut qui est propre à ce genre, Zeppelin’s War n’est pas élitiste. Nul besoin d’en connaître un rayon sur la Première Guerre mondiale, puisque la plupart d’entre nous savons qu’il y avait un tsar en Russie, qui étaient Raspoutine, qui étaient Hitler et Goering et la façon dont ils ont par la suite pesé dans l’histoire du monde. Je concède que pour Guynemer, on ne sait pas forcément qu’il ait pu exister et qu’il fut un « as ». Mais on n’est pas trop perdu dans l’histoire et il est possible à un profane de faire la différence entre ce qui a été ou non.
Il y est également question des prémisses de l’idéologie nazie, avec les « trips ésotériques » du jeune Hitler… Sans compter qu’en parallèle, avec le personnage de Raspoutine, on entre dans le surnaturel. Magnétiseur et guérisseur auprès du jeune prince Alexis, hémophile, Raspoutine est à la recherche d’un mystérieux objet…
Ce premier volume se termine donc sur une image forte, mais en dire plus serait un spoiler… et je ne tiens pas à en dire trop à ce sujet, je vous laisse le plaisir de la découverte! Et j’espère que cet article, un peu plus court que ceux auxquels je vous ai habitués, vous donnera l’envie d’y voir d’un peu plus près!

Titre: Zeppelin’s War – Tome 1: Les Raiders de la Nuit
Auteurs: Richard D. Nolane et Vicenç Villagrasa Jovensà
Editions: Soleil
Collection: SOL.AVENTURES
56 p.
Parution: Juin 2014
Prix: 14,50 €

Blanche Mt.-Cl.

Pilotes de la Belle-Epoque – Projet rétro-futuriste – 2011

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Femme et homme pilotes – Projet 1913 – 2012

Voici un autre dessin lié à un projet d’écriture… uchronique. Qu’est-ce que l’uchronie? Il s’agit d’un genre littéraire, un courant de science-fiction consistant à ré-écrire l’histoire. J’y reviendrai dans une présentation de livre un peu plus tard.

Toujours est-il que j’aime beaucoup la période historique connue en France sous le nom de Belle Epoque – le début du XXe siècle jusqu’au déclenchement de la Première Guerre mondiale. Elle se caractérise par la dominance d’une pensée positive, marquée par de nombreux progrès techniques dans les  technologies de la communication (téléphone, télégraphe, débuts de la TSF…), par l’impact de l’électricité et de la baisse des prix du textiles dans la vie quotidienne… et par l’essor de l’aviation. Ce dernier aspect est pour moi l’un des plus captivants de cette période: on y voit les premiers meetings aériens, les salons de l’aéronautique, de petits avions de bois et de soie ressemblant à des caisses à savon, ainsi que les inoubliables dirigeables dont je raffole particulièrement.

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