Humour noir et jeunesse éternelle – La Mort vous va si bien (Robert Zemeckis, 1992)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Affiche du film, avec un casting 3 étoiles – Source: Écran large

Bien le bonjour à vous! En ce long week-end – du moins pour certains, je souhaitais vous donner une petite idée de film insolite à visionner.

Je reviens aujourd’hui avec une nouvelle chronique cinéma, dédiée à un film dont, à part avec quelques fans, je n’ai pratiquement jamais parlé… Là encore, il s’agit d’un opus des divines années 1990 (décidément, je fais dans le moderne, ces temps-ci!), que j’ai eu la chance de voir avec mes parents quand j’étais très jeune: La Mort vous va si bien, de Robert Zemeckis, sorti en 1992.

Je vous invite à découvrir cette fable à l’humour acerbe sur la jeunesse éternelle, en compagnie des inimitables Bruce Willis, Meryl Streep et Goldie Hawn…

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SEMAINE THÉMATIQUE: BARJAVEL – Le Grand secret (1973)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

img_20161127_205358Cette semaine thématique dédiée à Barjavel se poursuit avec un nouvel ouvrage de l’auteur, dont le titre m’avait interpelé parce qu’il était le même qu’une chanson que j’aimais beaucoup: Le Grand secret par Indochine, en duo avec Melissa Auf der Maur. Je la trouvais atrocement romantique alors j’ai voulu jeter un œil au roman de Barjavel!

Je ne sais d’ailleurs plus exactement quand j’ai lu Le Grand Secret, je devais déjà être étudiante, puisque je l’ai lu après Une Rose au Paradis, que j’ai lu en terminale… 😉 Bref, passons. Et concentrons-nous sur ce fameux secret que, d’après Barjavel, les grands de ce monde ont si bien gardé pendant des années…

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Psychanalyse par la mort – L’Expérience interdite (Joel Schumacher, 1990)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Affiche du film - Source: Imdb.com
Affiche du film – Source: Imdb.com

Comme cela faisait longtemps que je n’avais pas traité d’un film fantastique à proprement parler depuis La Mouche, j’ai cherché dans ma mémoire un opus qui m’avait marquée. Encore une fois, il s’agit d’un film qui n’est pas tout récent, puisque je me suis rappelée avoir revu L’Expérience interdite de Joel Schumacher il y a quelques temps.

Je l’avais visionné pour la première fois quand j’étais enfant, lors de l’une des proverbiales sessions vidéo de mes parents un vendredi ou samedi soir (nous ne pouvions pas partir en vacances, mais mes parents aimant le cinéma, ils remplissaient notre vidéothèque! 😉 ). De temps en temps, ils nous laissaient, mon frère et moi, nous coucher en même qu’eux pour regarder un deuxième film jusque tard dans la nuit. Ce fut le cas avec L’Expérience interdite qui, à l’époque, m’avait beaucoup impressionnée.

Maintenant que je l’ai revu avec des yeux d’adulte, je vous livre ici mes impressions…

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Graphisme – Voyage insolite dans un calendrier « Steampunk »

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

TeasingGraphique2Ça y est.

La prophétie est accomplie. La lumière au bout du tunnel… Ou bien, avec un peu moins d’emphase, mon devoir d’expression plastique est enfin terminé! 🙂 Après quelques jours de croquis et de teasing, je mets fin à vos souffrances en récompensant votre patience pour avoir supporté ces errements « artistiques » et ces doutes.

Pour vous re-situer, il s’agit d’un devoir de graphisme, un sujet très libre d’expression plastique où je devais créer une sorte de calendrier, avec un rendu classique sur feuille A4. Il fallait choisir un thème, un style et une technique: pour ma part, après bien des atermoiements, j’ai choisi une thématique Steampunk, avec une vague inspiration Art Nouveau/BD/dessin animé pour le style… Et j’ai pris un gros risque en faisant le tout sur Illustrator, car si je peux faire des logos, des déclinaisons d’identité graphique, je n’avais jamais utilisé ce logiciel de manière aussi complexe. Bien sûr, on ne nous demandait pas de calendrier complet, mais de choisir trois mois. Dans mon cas: Février, Août, Novembre.

J’avais très envie de le mettre au service de mon penchant pour le dessin et l’illustration. C’est que parmi mes rêves de graphiste, l’illustration caracole en tête! Préparez-vous à un voyage dans l’insolite pour un résultat qui, je l’espère, sera à la hauteur!

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Croquis et annonces – Du Steampunk et des retards

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

AmoureuxPilotes
J’aime bien, parfois, donner un petit aspect vieilli aux choses, surtout quand le thème s’y prête comme ici…

Je profite d’un moment de tranquillité pour revenir vers vous, afin de partager quelques dessins ayant trait à ce projet de calendrier Steampunk, et de vous faire part de deux-trois choses. 🙂 Ne vous en faites pas, rien de grave, mais rien de très auguste non-plus!

En effet, je suis très occupée avec ce devoir de graphisme très créatif et pour le moins « artistique » qui me permet de mettre en avant mon amour de l’illustration tout en manipulant allègrement l’outil informatique – à savoir Illustrator. Je me prépare certes au métier de graphiste, mais quelques fois, j’aimerais tant être juste auteure et illustratrice! 😉 Bref, je travaille d’arrache-pied, et je n’ai que commencé à écrire la chronique cinéma de cette semaine, consacrée à un film assez notable, qui devrait peut-être être en ligne ce week-end. En revanche…

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Inspiration Steampunk – Faucheuse, poulpe et scaphandrier

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

12647383_10208613644361486_1503973698700411448_n-2Je reviens en vitesse avec… du dessin! Et oui, ça fait du bien!

C’est dans le cadre de mes recherches et croquis pour un devoir de graphisme au sujet très libre que j’ai pondu ces quelques ébauches et dessins au stylo noir (j’ai un cahier avec un papier de mauvaise qualité, qui ne prend pas bien le crayon, donc je suis revenue à mon péché mignon du croquis stylo). J’ai opté pour quelque chose de vaguement inspiré du Steampunk, avec un petit peu d’insolite.

En effet, pour pouvoir dessiner ce que je veux, sachant que je suis autodidacte, il me faut m’entraîner un brin avec des modèles. Je vous embarque donc pour un petit voyage étrange…

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Pari risqué avec le Diable – « Faust » de Goethe

« Dans un tel esprit tu peux te hasarder : engage-toi ; tu verras ces jours-ci tout ce que mon art peut procurer de plaisir ; je te donnerai ce qu’aucun homme n’a pu même encore entrevoir. »
Mephistopheles, in: Goethe, Faust

 Très chers lecteurs,

J’ai l’honneur de vous présenter un très grand classique de la littérature et du théâtre… Faust de Goethe. De par son sujet qui touche aux forces occultes et au surnaturel, j’ai songé que le grand classique de Johann Wolfgang von Goethe était un choix pertinent pour la chronique lecture de ce blog. Le grand auteur allemand n’est pas l’inventeur du mythe de Faust, puisqu’il était présent dans la culture populaire germanique… En effet, la « légende » s’inspire d’un personnage réel, le docteur Johan Georg Faust, un alchimiste, magicien et astrologue allemand ayant vécu au XVIe siècle. Il serait mort dans une explosion, alors qu’il menait une expérience alchimique dans une auberge. D’après les rumeurs, ce monsieur aurait pactisé avec des forces démoniaques…

Sa légende a été popularisée en Europe par le dramaturge anglais Christopher Marlowe à la fin du XVIe siècle,dans La Tragique Histoire du docteur Faust. Cette oeuvre sera bientôt détrônée, dans la première moitié du XIXe siècle, par celle de Goethe, un Faust écrit en deux temps, dont le livre que je vais vous présenter ne constitue que la première partie, nettement distincte de la seconde et qui à elle seule est un chef d’oeuvre. J’ai eu la chance de la découvrir en fac d’allemand et de la lire dans le texte, mais je vous indiquerai en fin d’article une très bonne édition en français.

  • L’histoire
Couverture d’une édition de poche spéciale (un joli petit livre relié en cuir rouge), en langue allemande

Dans une ville universitaire allemande du XVIe siècle, Heinrich Faust est un érudit admiré de tous, loué pour son savoir (théologie, droit, médecine, philosophie) et sa sagesse. Mais le grand savant s’ennuie. Il a tant étudié, mais a l’impression de ne rien savoir, et d’être passé à côté de la « vraie vie » pour rien… Dans son sombre cabinet, il s’adonne, mélancolique, à l’alchimie et invoque des esprits bienfaisants, sans que cela lui apporte des réponses satisfaisantes…

Survient alors Mephistopheles, envoyé du Diable ou diable lui-même, qui lui fait une offre alléchante: à savoir d’obtenir tout ce qu’il désire, accomplir des prouesses, et ce grâce au pouvoir de son esprit maléfique. Là où les résumés se trompent, c’est qu’il décrivent cet épisode comme un pacte avec le Diable, alors qu’il s’agit en fait d’un pari entre Mephistopheles et Faust, où le démon doit convaincre le savant de conclure ce fameux pacte avec lui. Tout au long de l’histoire, « Mephisto » de son petit surnom entraîne son improbable compagnon dans des aventures rocambolesques tour à tour drôles – l’envol sur un tonneau depuis une auberge, rencontre avec la sorcière – ou sombre – le sabbat des sorcières pour la nuit de Sainte Walburge, au cours duquel Faust a une vision terrifiante – pour le convaincre de son pouvoir et des possibilités qui s’offrent à lui. C’est ainsi que l’esprit démoniaque rend à Faust sa jeunesse. Le savant croise alors la route de la très belle et innocente Margarete… entrainant la jeune fille dans une profonde déchéance.

Voici l’une des très, très rares lectures imposées que j’aie vraiment aimée durant mes années d’études, et l’une des rares pièces de théâtre que j’aie aimé lire. D’autant plus qu’en allemand, les mots d’esprit et la poésie de Goethe sont un réel délice. J’ai beaucoup aimé cette ambiance sombre et surnaturelle, vaguement gothique. Je m’imaginais dans une de ces villes germaniques aux rues sombres et tortueuses bordées de maisons à colombages, dans cette atmosphère propice aux légendes et aux contes qui ont bercé notre enfance. Avec en prime un Faust barbu dans une longue tunique d’érudit, et un diable, ma foi…

  • Un diable tentateur et séducteur
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Mephistopheles, séducteur, tel que j’aime à le représenter

Que dire si ce n’est que j’ai eu l’un de mes coups de foudre littéraire avec Mephistopheles? Car s’il est un personnage qui met de l’ambiance dans la morne existence d’Heinrich Faust, c’est bien LUI.

Ce qui est amusant, c’est de voir que Faust lui-même est l’objet d’un pari entre Dieu et le diable. En effet, le prologue, sorte de pendant au Livre de Job dans la Bible met en scène Dieu et les anges au Paradis. Dieu loue la sagesse et la bonté d’Heinrich Faust, l’un de ses plus honorables serviteurs. Survient alors notre ami Mephistopheles qui tel « le Satan » de l’Ancien Testament, déclare que si Faust honore tant le Seigneur, c’est parce qu’il n’a jamais été tenté, et fait le pari de le séduire. Le Seigneur le laisse repartir, lui disant qu’un homme égaré, lorsqu’il est vraiment bon, reste conscient de s’être engagé sur le mauvais chemin. Mais Mephisto va tout mettre en oeuvre pour égarer Faust.

Ce personnage est une création littéraire PASSIONNANTE, beaucoup moins simpliste et plus complexe que les nombreuses représentations du Diable et des démons en cours dans la culture populaire. On les dépeint laids et grotesques, plus ridicules que terrifiants face à la grandeur de Dieu et de ses anges. Là, c’est tout le contraire. Mephistopheles est tout sauf ridicule. Il peut changer d’apparence comme il le désire, jusqu’à celle d’un homme bien de sa personne pour occuper Martha, la nourrice de Margarete quand celle-ci a une entrevue avec Faust. Il est fin, a le sens de l’humour et de la formule, joue des tours à tout le monde, pour le plus grand amusement des lecteurs… qui se laisseraient bien tenter par un tel démon.

C’est là toute l’habileté de Goethe. Il rend crédible cette séduction du Diable, en en faisant un être totalement irrésistible, que TOUS veulent suivre. Il exerce, hormis sur la très innocente Maragarete qui éprouve à sa vue une répulsion qu’elle ne s’explique pas, un attrait puissant. Et lui, ce démon, est très attiré par la beauté et l’innocence de Margarete, n’hésitant pas à provoquer Faust à ce sujet – j’ai souvenir d’une scène où il lui propose de prendre le relai avec la jeune dame si Faust ne va pas la voir en vitesse. En ce sens, j’irai jusqu’à dire, même si je m’avance, qu’il joue un rôle positif, puisqu’il encourage Faust à vivre une vie d’homme et à ne pas rester cloîtré dans sa salle d’étude, et lui fait prendre conscience de la profondeur de ses sentiments envers Margarete.

Goethe nous livre donc, avec ce diable somme toute plaisant qui pousse un homme à se dépasser et à prendre ce qu’il veut dans la vie, une vision intéressante de ce processus de séduction par le Diable. Mais nous aurions tort de ne voir en Faust qu’un pauvre homme frustré, et une victime passive du Malin…

  • Conclusion: le choix du « Mal »
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Couverture – Source: Amazon.fr

Car s’il est une chose sur laquelle l’histoire met l’accent, c’est le libre-arbitre. Dès le début, le Seigneur prévient Mephistopheles que l’homme bon est conscient de s’engager sur la mauvaise voie. Et pourtant, Faust a le choix, dès le début. Ceci est symbolisé dans les premières rencontres entre les deux protagonistes. Quand Mephistopheles frappe à la porte de Faust, et lui explique qu’il doit lui dire trois fois d’entrer avant de s’exécuter – c’est donc l’homme qui invite le démon chez lui. Tout comme il a le pouvoir de le retenir: en effet, Faut a inscrit sur son seuil un pentacle pour se protéger du Mal, que Mephistopheles a pu franchir à cause d’un angle mal refermé vers l’extérieur. Mais le démon ne peut le franchir pour ressortir, puisque les angles sont parfaitement dessinés et fermés à l’intérieur de la maison. Faust aurait pu le retenir prisonnier chez lui pour l’empêcher de nuire, il le dit lui-même. Mais il efface finalement le symbole pour laisser partir l’envoyé du Diable. Il va le suivre dans ses pérégrinations, tout d’abord de mauvaise grâce, jusqu’à sa rencontre avec Margarete: c’est, à mon sens, le moment où tout bascule pour l’érudit qui vient de retrouver sa jeunesse. Faust déclare à Mephisto qu’il VEUT cette jeune fille et ORDONNE au démon de tout faire pour qu’il puisse l’avoir. Il trouve finalement une façon d’utiliser « l’art » de Mephisto pour son propre intérêt, pour ses désirs.

Je parlais plus haut du rôle positif de Mephistopheles dans cette histoire… Je réitère en disant que l’intervention de ce démon met en lumière l’hypocrisie de l’homme lui-même, de Faust qui fait la fine bouche mais qui au fond, ne se préoccupera pas des conséquences de ses choix sur celle qu’il désire – jusqu’à ce qu’il soit trop tard pour elle – quand il ordonnera à Mephistopheles d’user de tous ses artifices afin qu’il possède Maragarete. Il sera lâche envers elle jusqu’à ce que Mephistopheles le provoque. Je n’irai donc pas jusqu’à faire de Faust le héros de la tragédie, l’héroïne tragique étant Margarete elle-même, qui par amour va se compromettre mais qui, malgré sa situation terrible, se refusera jusqu’au bout à l’influence de Mephisto. Je pense d’ailleurs que le démon, qui admet n’avoir aucune prise sur elle, l’admire profondément pour cela… Mais ce n’est que ma lecture à moi, bien sûr! 🙂

J’espère donc, en ce dimanche, vous avoir donné l’envie de découvrir, ou de redécouvrir ce classique magnifique, plein de magie et de noirceur. Passez une bonne fin de weekend! 🙂

Titre: Faust
Auteur: Johann Wolfgang von Goethe
Editions: Folio
Collection: Folio Théâtre
224 p.
Parution: Octobre 1995
Prix: 4,60 €

Blanche Mt.-Cl.