Sauver le monde – Autre-Monde, t. 7: Genèse (Maxime Chattam)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

51cahtponplÇa y est, nous y arrivons! Enfin une nouvelle chronique livre sur ce blog! Et une fois n’est pas coutume, avec une sortie relativement récente puisqu’elle date de novembre, et plus précisément le jour de mes trente ans.

Alors, alors, c’est quoi-t-est-ce, cette fois-ci?… Je reviens avec le tout dernier tome de la saga de Maxime Chattam Autre-Monde, dont j’avais dévoré les six premiers avant même les débuts de ce blogs. C’est que cet ultime tome a mis pas mal de temps à sortir!… Je me suis donc précipitée dessus dès sa sortie et espérais vous en parler avant le voyage, mais les choses ne se sont pas passées comme prévues. Aussi, je vous dévoile aujourd’hui ce que j’en ai pensé…

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Bilan du samedi – Trente ans plus une semaine: lecture, graphisme, écriture…

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

img_20161123_114834Je reviens en ce samedi frisquet pour un nouveau bilan de la semaine… Et oui, et oui, et oui! Encore un post cette semaine, dont une chronique livre dédiée à l’espace et une chronique film pleine de nostalgie, vous rendez-vous compte?… 😉

Ce fut une semaine assez fatigante, j’avoue avoir eu quelques soucis de santé, et il a fallu que je quitte le boulot pour aller chez le toubib. Bref, entre la fatigue et le surmenage, j’ai une tension trop basse, de graves carences… Résultat, je suis en ce moment sous traitement pour tenir les deux dernières semaines qu’il me reste en stage et survivre jusqu’à Noël! Pfiou!

Bref, j’arrive complètement claquée à ce week-end où je tente de me reposer un peu avant de me remettre doucement au graphisme! 🙂 Et j’en profite pour m’installer avec une bonne bière (pas incompatible avec mon traitement!)  et rédiger ce petit bilan des familles… 🙂

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TAG pour l’heure du thé – « De A à Z » imaginaire avec Les Mondes de Blanche

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

IMG_20151220_172016Tout d’abord, je tiens à vous adresser mes excuses pour ces quelques jours sans activité sur le blog. En effet, je vous avais prévenus, mais ces derniers jours ont été encore plus trépidants que prévus, et je rentrais du travail si fatigué que je n’ai rien pu écrire. Ensuite, je tiens à vous remercier car malgré tout, la fréquentation du site n’a pas été aussi basse que je l’aurais pensé. 🙂 Par contre, avec les deux chroniques écrites coup sur coup hier soir, je n’ai pas pu préparer la chronique lecture du lundi!

Je reviens donc aujourd’hui avec un nouveau tag fort sympathique pour mes débuts de « vacances »… Noël approche doucement, et j’avais envie de poster à nouveau quelque chose d’amusant pour un moment chaleureux entre blogueurs et blogueuses à l’heure du « goûter ». J’ai trouvé ce tag sur plusieurs blogs, dont La Couleur des Mots, et j’ai eu envie de m’y prêter…

Je pensais dédier mes réponses uniquement aux genres de l’imaginaire… Mais je ne pourrai le faire que dans  la mesure du possible, car j’ai lu bien d’autres choses dans ma vie, mon renouveau d’intérêt pour son genre ne datant que d’il y a trois ou quatre ans. Mais je vous laisse vous préparer un petit thé, piocher dans vos réserves pour trouver de quoi grignoter, et je me lance…

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Lecture – Portrait chinois livresque « Imaginaire »

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Le destin de GalahadLe temps que ma PAL maigrisse un peu, je m’offre, le temps d’une pause déjeuner, le petit plaisir d’un « portrait chinois livresque ». Ça n’est décidément pas raisonnable, il va falloir que j’arrête de vous inonder d’articles pour raconter ma life, moi qui suis censée être très occupée, mais il semble que je suis devenue hyper-active en plus d’insomniaque ces temps-ci! À moins qu’enivrée par le fait d’écrire à nouveau sur une base régulière, je ne puisse plus m’arrêter? 😉

J’ai trouvé l’idée à partir du blog de Goran qui écrivait sur ses habitudes de lecteurs (à voir dans un prochain article, qui sait…), et faisait référence à un portrait chinois du blog Au Milieu des Livres, tenu par Mokamilla. Au passage, je les remercie tous les deux pour ces idées qu’ils m’ont données et qui permettent un peu d’échanger sur la blogo. Après c’est promis, trêve de parlotte sur moi-même pendant quelques temps!

En revanche, je vais m’amuser un peu. Petite contrainte supplémentaire parce que j’aime les défis, et même si je n’ai pas lu que cette sorte de littérature,  je vais me cantonner aux genres de l’imaginaire dans mes références livresques, pour coller à fond à la thématique du blog! Êtes-vous prêts à en découvrir un peu plus sur « mes mondes »?…

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Le Livre qui m’a réconciliée avec la fantasy – La saga « Autre-Monde » de M. Chattam

Depuis la récente création de ce blog, me voici de retour avec une autre saga pour la jeunesse. Mais est-ce de ma faute si tant de choses intéressantes ont commencé alors que j’étais déjà une jeune adulte? En effet, adolescente, je ne jurais que par les romans historiques (et je ne vous parle pas de Christian Jacq, mais de VRAIS livres de dur à cuire comme le Néropolis d’Hubert Montheillet par exemple!), mais avec Autre-Monde, j’ai découvert une série qui aurait pu changer ma vie de lectrice si je l’avais connue avant! Après avoir dévoré en enfilade L’Alliance des Trois, Malronce et Le Coeur de la Terre, j’ai ensuite attendu les sorties d’Entropia, Oz et Neverland… Et j’attend l’ultime volume avec impatience. Je ne détaillerai pas l’intrigue de chaque opus, mais voici en gros de quoi il s’agit…

  • Le « Pitch » – Une saga pour deux cycles

L’Alliance des Trois commence de nos jours, à New York, la veille de Noël. On y fait la connaissance de Matt qui s’apprête à passer son dernier Noël avec ses parents en instance de divorce et de Tobias, son meilleur ami, un adorable petit binoclard un brin peureux qui partage ses goûts pour les jeux de rôle et la fantasy. Or après une violente tempête pendant la nuit, ils se réveillent le matin de Noël pour voir leur environnement complètement chamboulé… et les adultes ont disparus. Ils échappent alors à des monstres et à d’étranges créatures mécaniques, pour s’enfoncer dans une forêt dense aux arbres géants qui a soudainement recouvert la terre. Au cours de leurs aventures, ils vont rencontrer différentes communautés d’enfants qui organisent leurs survis dans les décombres des grandes villes ou dans les profondeurs de la forêts, affrontent des animaux géants et toute sorte d’aberrations de la Nature. Ils font également la connaissance d’Ambre, une belle jeune fille débrouillarde et curieuse à laquelle Matt s’attache beaucoup… et forment ensemble l’Alliance des Trois. Mais ce n’est pas tout. 🙂 Car cet « Autre Monde » est extraordinaire. Outre le gigantisme des plantes et des animaux, on assiste à des phénomènes étranges parmi les enfants et adolescents: ils développent ce qu’ils appellent des « altérations », pour des raisons de survie – Matt une force surhumaine suite à une grave blessure, Tobias une grande rapidité à cause de son hyperactivité, Ambre la télékynésie pour lutter contre sa maladresse. D’autres manipulent l’électricité ou le feu, communiquent avec les animaux…

Au fil des volumes suivants comme Malronce et Le Coeur de la Terre, on assiste au développement de la société des Pans – c’est ainsi que se nomment les enfants et adolescents – et l’on fait la connaissance des adultes restants qui n’ont pas été changés en ces créatures répugnantes surnommées les Gloutons. Les enfants les appellent les Cyniks: ceux-ci ont eux aussi créé un royaume dans le Sud et mènent une lutte sans merci contre les enfants. La mystérieuse reine Malronce, en particulier, et une créature effrayante qui phagocyte tout sur son passage, le Raupéroden, cherche à mettre la main sur Matt, tandis que lui et ses compagnons Tobias et Ambre avancent dans leur compréhension du nouveau monde et de ses mécanismes, quand peu à peu la vie et la nature ont repris le dessus sur des constructions humaines. Par ailleurs, le danger s’installe à l’intérieur de la communauté pan, quand les adolescents plus âgés ne trouvent plus leur place et sont tentés par la vie avec les Cyniks… Gare aux traitrises!

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Ma collection, occupant l’une des places d’honneur de ma bibliothèque…

Un cycle nouveau s’ouvre avec le quatrième opus, Entropia, soufflant un vent nouveau sur la saga. Alors que les Pans ont instauré une paix fragile avec les Cyniks, que Matt, Ambre et Tobias vivent une vie tranquille à Eden, la capitale Pan, surgit un nouveau danger. Les trois compagnons partent en exploration dans ce qui était le Canada où oeuvre une affreuse créature synthétique, toute de câble et de carbone. Elle avance depuis le Nord en générant une tempête appelée Entropia, fruit de ce que l’humanité a créé de plus affreux… Ils l’appellent Ggl. Devant l’ampleur de la catastrophe qui s’annoncent, les Pans décident de partir à la recherche du second Coeur de la Terre (le premier ayant aidé à faire la guerre aux Cyniks)… Les deux volumes suivants, Oz et Neverland, racontent leur voyage incroyable vers et à travers l’Europe. Alors que le Buveur d’Innocence, un Cynik qui les suit de loin et qui souhaite saper la paix avec les Pans, le navire qui vogue vers l’Europe est incendié. Après une arrivée chaotique, nos jeunes héros sont séparés et découvrent une société où les adultes, appelés Ozdults, ont réduit les enfants en esclavages et se servent d’eux pour produire un Elixir leur permettant de profiter de leurs altérations… Ils tentent de se retrouver et de joindre un noyau de résistance en Europe centrale, quand Entropia gagne les îles britanniques…

  • Ce que j’en pense

Bien sûr, je ne peux vous en dire plus sans spoiler, mais parler un peu de l’histoire est primordial pour vous mettre l’eau à la bouche… Car cette série vaut vraiment le coup. Elle a changé ma perception de la fantasy, qui à la base n’est pas un genre que j’affectionne. J’ai donc beaucoup aimé l’idée de faire d’adolescents d’aujourd’hui, habitués à leur petit confort et à leurs écrans, les héros d’une véritable épopée dans un monde de forêts denses et de papillons géants. Par ailleurs, les clins d’oeil à la culture populaire, et même à la culture geek (Matt et Tobias ont un petit côté geek, d’ailleurs…) m’ont faite sourire. Par exemple: Matt possède une réplique de l’épée d’Aragorn offerte par ses parents, dont il se sert comme arme et qui devient, en quelque sorte, son talisman! 🙂

Les jeunes héros sont assez attendrissants et attachants. Pour une fois, j’aime beaucoup le personnage principal, Matt, qui me rappelle un peu mon frère au même âge dans sa façon d’être, et même physiquement. Quant à Tobias, le gamin timoré du premier tome, j’aime son évolution, les ressources qu’il trouve en lui-même pour au final être capable de se débrouiller sans Matt et Ambre. Ceci dit, j’ai un petit bémol avec Ambre que je trouve un peu trop parfaite – non-seulement elle est très belle et intelligente, douce et pondérée, mais en plus c’est une sorte d’élue… Alors que je l’aurais trouvée plus intéressante avec des défauts, ou des traits de caractère un peu irritants (je ne sais pas, la rendre un peu plus pète-sec, étourdie, colérique…) qui l’auraient rendue plus humaine. C’est une charmante enfant, mais je la trouve trop lisse. J’aime bien quand les Elus ont des défauts, justement! Ça les oblige à se transcender, à aller au-delà de leurs propres failles! Finalement, elle a fini par me sembler humaine et normale, avec des réactions de frustration légitime à partir du cinquième tome, quand une tragédie la frappe.

Si les « méchants » comme le Buveur d’Innocence semblent un brin caricaturaux, certains rôles secondaires sont plutôt intéressants – comme les Pans de l’île Carmichael, Gaspar, le fascinant chef de la résistance enfantine dans le dernier tome, ou encore le capitaine Jahrim, l’adulte le plus stylé de l’histoire… Et l’on voit émerger une sympathique petite bande d’explorateurs et de combattant autour de Matt et Tobias, en même temps qu’un véritable courant de dévotion autour d’Ambre.

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Couvertures

Mais ce qui fait la force de cette histoire passionnante, c’est la force de l’imagination de Maxime Chattam. Le seul truc pour lequel je lui en veux en la matière, c’est qu’il a écrit le livre que j’aurais aimé écrire – au début de mes études, avant de lâcher l’affaire avec l’écriture pour quelques années, je commençais à penser à une sorte d’épopée adolescente et urbaine, ou des gamins vivaient des aventures à l’ancienne! Méchant Maxime! 😉 Après, n’est pas auteur de talent qui veut. Bref. Ce nouveau monde créé par Chattam est tout bonnement fascinant, avec ces immenses forêts qui couvrent le globe, ces dangers présents à tous les coins, cette énergie qui libère des forces complètement irrationnelles qui rendent l’environnement magique. J’ai aimé à voir Matt et Tobias s’enfoncer dans des forêts aux dimensions impressionnantes, Ambre chevaucher un papillon géant, la végétation envahir les ruines des grandes métropoles, des scarabées lumineux parcourir les anciennes autoroutes américaines, les enfants développer leurs altérations pour en faire des armes redoutables… On nage dans l’extraordinaire…

Et s’il n’y avait que cela! Ce monde est foisonnant… En effet, adulte comme enfants ont organisé la survie, chacun à leur manière et créé des sociétés complexes avec des moeurs spécifiques. Chez les Pans, on retrouve des bandes de gamins armés de crosses de hockey qui subsistent en s’alimentant dans les anciennes réserves de centres commerciaux, les dits « Kloropanphyles » qui se sont fondus avec la forêt et vivent dans les arbres en harmonie avec la nature, les résistants d’Europe centrale qui vivent en communauté dans un château somptueux (que je soupçonne d’être celui de Neuschwannstein en Bavière)… Les sociétés adultes sont extrêmement intéressantes aussi, créées par des hommes et des femmes qui se sont réveillées amnésiques et effrayés. Toutes sont basées sur la peur et même la haine de l’enfant, et tendent à faire de l’enfant de véritables esclaves au service de leurs aînés, voire de jouets par le biais de l’anneau ombilicale qui annihile toute volonté en eux, ou d’un collier spécial…

Je parlais des clins d’oeil à la culture populaire et de ces enfants de maintenant faisant face à ce qui parait sorti d’un film de fantasy, ceci est valable également pour les lieux. J’ai fait allusion au château de Neuschwannstein, mais si on retrouve des lieux comme des mégalopoles américaines avec leurs buildings, on visite les ruines de Disney World en Floride, on voit ce que sont devenus Londres et Paris… Et pour quelqu’un qui comme moi connais plutôt bien Paris et sa proche banlieue, la Défense est devenu un véritable enfer (déjà que…). Mais je n’en dirai pas plus sur ce point!

  • Conclusion: quel Pan aurai-je aimé être?

Imagination, histoire captivante dans un monde fascinant, personnages attachants… Bref, carton plein pour Autre-Monde, que je n’ai de cesse de conseiller à mes petits cousins et cousines (oui, il y a un sacré écart d’âge entre mes jeunes cousin/es et moi). Pourtant tout n’était pas gagné. En effet, j’avais – j’ignore pourquoi – pris la saga pour une simple trilogie, et j’avais peu accroché à la fin du troisième volume que je trouvais un peu plate. J’ai donc été à reculons pour lire le quatrième. Qu’à cela ne tienne, en trois jours, j’avais dévoré Entropia. Les trois derniers volumes sont encore meilleurs que les premiers, et même le style d’écriture semble y gagner! Je ne remets pas en cause le talent de conteur du grand Chattam, mais je trouve Oz et Neverland encore mieux écrits que les précédents opus. Donc, juste une chose: ne vous découragez pas si le troisième tome vous déçoit, car le reste est, à mon humble avis, un niveau au-dessus!

Je finirai donc cette conclusion avec un petit délire… A la fin de chaque volume, Maxime Chattam proposait aux lecteurs d’envoyer des suggestions de Pans, des genres d’avatars des lecteurs… Cher Maxime, tu ne liras JAMAIS ces lignes, et le dernier livre est fort probablement en cours de rédaction et pratiquement terminé… Mais voici le Pan que j’aurais aimé être. Une jeune fille d’environ seize ou dix-sept ans, petite et athlétique, avec de longs cheveux bruns, épais, frisés, et de grands yeux couleur ambre, un teint anormalement clair – bref, un visage d’icône byzantine (plus belle que moi, je vous rassure!). Je me serais appelée Zoé car c’est ainsi que j’ai appelé l’héroïne de mon roman, et j’adore ce prénom. Au Noël de mes seize ans, j’étais en famille avec mon frère (vous savez, le mec qui ressemble à Matt), et je prenais soin de ma cousine d’un an qui ne parlait pas encore. A devoir me planquer pour survivre avec un bébé incapable de garder le silence, j’aurais développé la capacité de communiquer par télépathie avec les enfants en bas âge ne maitrisant pas le langage, pour les rassurer, les calmer en cas de problème ou de danger. Et surtout, ce « superpouvoir » m’aurait préservé du destin de Cynik.

Et vous alors, quel genre de Pan auriez-vous aimé être?

Blanche Mt.-Cl.