L’horreur magnifique de la Guerre – Les Sentinelles: t. 1 à 4 (Xavier Dorison, Enrique Breccia)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

13902744_1136076836452937_6351732343989937274_nExceptionnellement, une petite chronique tardive…

Après plusieurs chroniques squattées par les contes d’Andersen et par la trilogie effacée, j’ai enfin changé de registre. Je reviens dès maintenant, car je ne sais pas comment je vais me débrouiller à partir de la semaine prochaine, quand je retournerai au boulot… (Et je n’ai aucune envie! 😦 ) Me voici donc de retour avec un genre que je n’avais pas traité depuis longtemps: la bande dessinée, alliage parfait du scénario et de l’ambiance visuelle. C’est que j’ai un gros souci ces temps-ci: la panne de lecture. J’avais commencé Bienvenue à Night Vale, mais l’esprit n’était pas dedans. J’ai réalisé que le livre que je voulais lire à la place avait un tome 1… que je n’avais pas acheté! Enfer et damnation, je ne savais plus quoi lire à la place, alors j’ai décidé qu’il était temps de me pencher sur… Les Sentinelles. Et j’ai envie de vous livrer une réaction à chaud!

J’ai une affection toute particulière pour la BD un peu typée, avec des coups de crayon nerveux. Cela fait déjà quelques années que Les Sentinelles est paru, et à la base, c’est mon frère qui les a reçues à un Noël. Il a eu la gentillesse de me les prêter, je souhaitais les lire puisqu’elles traitent d’une période historique que j’affectionne: la Première guerre mondiale. Enfin… « Affectionner » n’est pas le terme adéquat, on pourrait croire que j’aime la guerre alors que ce n’est pas franchement le cas, et que je trouve ce conflit tout à fait terrifiant. Mais au niveau des technologies et des mentalités, c’est tout bonnement passionnant. Les Sentinelles y incorpore un enjeu S.F. vaguement steampunk, qui devrait faire les délices des amateurs du genre…

Je vous embarque donc pour un voyage aussi passionnant que glaçant sur le Front, au côté de Taillefer…

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La petite histoire d’un chouchou du « Steampunk » – Le Zeppelin

Très chers Lecteurs des Mondes de Blanche,

Bau des Luftschiffes "Graf Zeppelin" in Friedrichshafen a/Bodensee.
Chantier de construction du Graf Zeppelin à Friedrichshafen sur le Lac de Constance – Source: Bundesarchiv, Wikipedia

C’est avec un immense plaisir que je reviens vers vous avec, comme c’est le cas parfois, un article thématique.

Celui que je vous présente aujourd’hui est un peu particulier, car plus que dans la S.F., il fait une incursion dans le monde merveilleux de l’Histoire. Et pas n’importe laquelle, celle d’un objet que j’affectionne particulièrement et que les amateurs de steampunk connaissent bien: le Zeppelin, modèle de dirigeable développé à la fin du XIXe siècle par le comte allemand Ferdinand von Zeppelin (1838-1917), officier de cavalerie passionné d’aéronautique.

En effet, qu’il s’agisse d’illustrations ou de romans d’inspiration steampunk avec cette mise en avant de la mode et des technologies de la Belle Époque, ledit dirigeable est souvent là: Napoléon III a une flotte de zeppelins dans La Trilogie de la Lune, roman uchronique de Johann Heliot), les gamines de Sucker Punch (qui m’a plus ennuyée qu’autre chose), ils participent également à l’esthétique particulière d’Avril et le monde truqué… Mais au fond, si l’on connaît bien sa silhouette si particulière et son revêtement métallique étincelant au soleil, sait-on vraiment de quoi il s’agit?…

En effet, le terme de « zeppelin » tend à être employé pour les dirigeables en général, alors qu’en fait, à l’époque de Ferdinand von Zeppelin, il existait différents types de ballons ou d' »aéronats », comme on aimait le dire à l’époque. Il n’a donc pas inventé le dirigeable. la France, pionnière de l’aéronautique n’était pas en reste avec des records de vitesse en vole et des ballons à batterie électrique, tandis qu’en Allemagne, les inventeurs du Parsefal font de la concurrence à Zeppelin pour attirer l’intérêt de l’empereur allemand et de son armée… Dans cet article, quand je dirai « zeppelin », ce sera exclusivement le dirigeable inventé par Ferdinand von Zeppelin, avec ses caractéristiques, et son design si particulier, car c’est bien cette silhouette oblongue caractéristique que l’on reconnaît dans la plupart des décors steampunk, entre autre ballons plus fantaisistes. 🙂

Mais pour l’instant, je vais vous raconter, le plus brièvement possible, comment est née cette machine…

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Le roman qui devint un grand film – Metropolis (Thea von Harbou)

« Ce livre n’est pas un tableau du présent.
Ce livre n’est pas un tableau de l’avenir.
Ce livre ne se passe nulle part.
Ce livre ne sert aucune tendance, aucune classe, aucun parti.
Ce livre est un drame qui tourne autour d’une seule et même expérience :
Le médiateur entre le cerveau et les mains, ce doit être le cœur. »
Thea von Harbou, préambule à Metropolis

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Sehr geehrte Leser der Welten Blanches,

J’ai le plaisir de vous retrouver, malheureusement en retard, avec cette toute dernière chronique qui m’a demandé pas mal de travail à une heure où je traîne un peu la patte. À la fois par curiosité pour cette oeuvre, et dans le cadre d’un petit défi personnel que je me suis lancé pour lire en V.O., j’ai l’honneur de vous présenter Metropolis, de Thea von Harbou, publié en 1925, qui fut adapté par Fritz Lang au cinéma et qui devint ce film culte que nous connaissons sorti en 1927.

Harbou_Metropolis_1926
Couverture de la première édition – Source: Wikipedia

Je n’ai appris que l’an dernier, peu après le lancement des Mondes de Blanche, qu’il s’agissait d’une adaptation, et je me suis fait un devoir de mettre la main sur le livre. Comme il était introuvable en français, j’ai pris le parti de le commander en allemand, et j’ai fait l’acquisition d’une édition autrichienne récente de l’ouvrage qui dormait dans ma PAL jusqu’à récemment. Ironie du sort – mais bonne nouvelle pour certains curieux qui désespèrent d’avoir accès à ce récit: l’ouvrage a été ré-édité en français cet automne. Je donnerai les références en fin d’article!

Je souhaitais écrire en version bilingue, pour donner l’occasion à une ou deux amies germanophones de lire ce que j’écris. Leider je ne me suis pas livrée à cet exercice depuis longtemps. Il me demanderait des heures de mise au point malgré ma récente lecture en allemand, et par peur de passer à côté de certaines subtilités, j’ai préféré écrire quelque chose de complet en français. Par ailleurs, l’ayant lu en V.O. je traduirai certains termes, et j’espère j’espère que la traduction collera à la dernière traduction française…

Alors, êtes-vous prêts à savoir ce qui se cache dans les sous-sols de « la grande Metropolis »?

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