Un conte sucré comme un bonbon – Le Mirliton merveilleux (Rostaing, Telory)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

J’espère que votre année a bien commencé et que ce mois de janvier s’écoule agréablement pour vous. De mon côté, toujours en recherche d’emploi, mais bon, je ne m’affole pas encore. Et je profite du temps que j’ai pour moi pour m’adonner à un rythme un peu plus… slow life.

Et du coup, je dessine, je me débloque au niveau de l’écriture, et je lis. Oh oui, je lis, même si je traîne un peu sur Don Quichotte car je suis quand même préoccupée (on va pas se mentir), et j’ai enfin lu ce très bel album qui m’a été offert pour Noël: Le Mirliton merveilleuxContinuer la lecture de Un conte sucré comme un bonbon – Le Mirliton merveilleux (Rostaing, Telory)

Secrets de famille et voyages dans le temps – Rouge Rubis (Kerstin Gier)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

J’espère que vous allez bien, et non, vous ne rêvez pas… il s’agit bien de la quatrième chronique livre de février – c’est qu’on deviendrait presque un vrai blog livresque, ici! – et cinquième lecture du mois – dont deux splendides non-chroniquées que vous verrez dans le futur bilan du mois. Et oui, c’est de la boulimie depuis quelques temps! 🙂 Je profite donc de ce week-end pour la partager avec vous!

Aussi, après Fight Club et Le Malleus, j’avais envie de quelque chose d’un peu léger. J’avais entendu parler de la Trilogie des Gemmes de Kerstin Gier par l’une de mes jeunes cousines (qui a seize ans maintenant) qui était fan. Aussi, par curiosité et malgré  mon grand âge, comme j’avais envie de légèreté et que la trilogie était sortie en livre de poche, j’ai décidé de m’offrir une petite escapade fantastique à Londres avec Rouge RubisContinuer la lecture de Secrets de famille et voyages dans le temps – Rouge Rubis (Kerstin Gier)

Presse – Jules Verne à l’honneur dans le magazine « Mythologie(s) »

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Bien le bonsoir! Tout d’abord, je m’excuse encore une fois des cafouillages survenus sur le blog au niveau du rythme des publications.

Entre mes retards de lecture et mes retards de trains, je suis souvent rentrée lessivée ces derniers temps, et j’ai pris beaucoup de retard dans mes lectures. Ce rythme un peu haché devrait durer encore la semaine qui vient, mais j’espère, à partir de la dernière semaine de juillet, reprendre de bonnes habitudes sur le blog.

Je vous offre, en attendant mon prochain article, une courte chronique un peu particulière puisque, pour la première fois depuis le lancement de ce blog il y a deux ans et demi, il s’agit d’un magazine. En effet, alors que je projetais un article dédié à cinq romans de Jules Verne, une coïncidence amusante a voulu que sois par hasard tombée, chez un marchand de journaux à Saint-Lazare, sur le numéro hors-série de Mythologie(s) de juillet 2017 dédié à… Jules Verne! Petit tour d’horizon!

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À la découverte de la mythologie – Les Livres des Merveilles (Nathaniel Hawthorne)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Aujourd’hui je dois adresser un grand merci à La Bibliothèque de Sev, qui m’a donné l’inspiration pour cet article, notamment à cause de sa chronique dédiée à un livre de contes qui a bercé son enfance. Comme elle y a fait allusion à la mythologie grecque, cela m’a rappelé l’un des premiers livres de mythologie qu’il m’ait été donné de lire, à savoir Le Premier Livre des Merveilles, ainsi que Le Second Livre des Merveilles, qui m’avaient été offert dans un petit coffret Pocket Jeunesse par une grand-tante. Ces deux ouvrages jeunesse sont signés Nathaniel Hawthorne à qui l’on doit notamment la célébrissime Lettre Écarlate, un des premiers grands classiques de la littérature américaine.

L’auteur change ici complètement de registre, puisqu’il s’agit de rendre accessible aux jeunes lecteurs de grands épisodes de la mythologie classique. Je vous invite à découvrir ces histoires magiques… et à vous changer les idées.

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Lecture, stress, inspiration et bien-être – Bilan d’Avril 2017

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Entre histoire du Japon et S.F. flower power, il faudrait peut-être que je pense à avancer!…

Avril touche à sa fin…. Nous allons arriver en mai, comme le temps passe vite! Je reviens pour un petit bilan de ce mois d’avril un peu agité, à la fois rassurant et stressant, mais aussi pas mal inspirant quand j’y pense. Quand on vit une période de transition comme la mienne, je pense qu’il n’est pas mal de dresser des petits bilans comme ça, pas à pas, pour essayer de dégager une progression et « relativiser » (le mot que je déteste! 😉 ).

Pour le moment, toujours chez Papa-Maman en Normandie, alors que je froid est revenu – un temps à se mettre sous un plaid devant un film pour ne rien glander! 😉 Je vous propose donc de revenir brièvement sur mes lectures, mes écrits et même sur quelques projets créatifs. 🙂 Comment donc se profile le mois de mai?…

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La solitude de l’être – Niourk (Stefan Wul)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

51mtbydx42lAvec la chronique de cette semaine, je reviens à la littérature SF jeunesse avec un livre que je n’ai pas seulement lu, mais aussi relu puisque je l’avais étudié en cinquième, sous la houlette d’un professeur de français exceptionnel qui aimait la littérature SFFF… J’ai nommé Niourk de Stefan Wul.

Et l’édition que j’ai pu me procurer a ceci de particulier qu’elle est accessible aux jeunes lecteurs dyslexiques. J’ai mis un petit moment à m’adapter à la typographie et à la mise en page, mais je dois avouer que je suis ravie de cette initiative. Car il est dommage que la dyslexie coupe des bonnes histoires!

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En attendant Noël… – Deux jolis livres pour enfants

Très chers lecteurs des Mondes de  Blanche,

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Je pensais revenir directement avec un chapitre du roman, mais j’en ai décidé autrement! En effet, nous arrivons au moment de l’année où les enfants, petits et moins petits, attendant avec impatience cette magique nuit de Noël et l’arrivée d’un gros bonhomme en rouge (du moins, pour les petits chanceux qui y croient encore! 😉 )…

Et ils se trouve que les vaillants mouflets sont à présent en vacances et qu’il va falloir les occuper en attendant! 😉 Outre les traditionnels films et dessins animés de Noël diffusés à la télé ou disponibles dans vos DVDthèques personnelles, il existe également quelques sympathiques lectures pour accompagner les p’tits bouts dans leur attente. L’an dernier, j’avais évoqué le rigolo et pétillant Monstre de la Grotte, mais aujourd’hui, je présenterai brièvement deux lectures, l’une pour les un « peu plus grands », et l’autre pour les petits.

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La tête dans les livres – L’Histoire sans fin (Michael Ende)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

61kob56hh4lJ’ai la joie immense de vous annoncer que je suis enfin venue à bout de L’Histoire sans fin de Michael Ende – paradoxe pour un récit censé ne pas avoir de fin, justement! 🙂

Je sais qu’il est de nombreuses personnes de ma génération qui connaissent les aventures de Bastien et d’Atréju à travers de la très belle adaptation cinématographique par Wolfgang Petersen. C’est en grandissant que j’ai appris qu’il s’agissait d’un livre. En effet, Die unendliche Geschichte – son titre original, publié en 1979, est d’abord devenu un grand classique de la littérature enfantine allemande, puis a été traduit dans le monde entier. J’ai donc décidé de le lire dès que je le pourrais, et l’avais gardé dans ma PAL pour cet automne, cette saison se prêtant tout à fait bien aux lectures un peu magiques.

Et je vous embarque dans une chronique plus que de saison, puisque pour notre ami Bastien, tout commence un matin pluvieux de novembre…

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L’esprit du Samouraï – Le Fantôme de la Tasse de Thé (Lafcadio Hearn)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

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La très jolie couverture du livre…

Me voici de retour pour le livre du lundi, avec quelque chose d’un peu plus follichon que mon histoire de homard de jeudi! 🙂 Car croyez-moi, ce n’est pas un livre comme ceux que j’ai présentés jusqu’ici. Et c’est une sortie relativement récente! J’ai bon espoir qu’un peu de sang neuf et d’exotisme sur ce blog ne seront pas pour vous déplaire.

Comme vous le savez, je m’intéresse, sans être une experte, au Japon. Cet intérêt m’a amenée à lire le magazine Japan Lifestyle, et c’est entre ces pages fort édifiantes que j’ai appris l’existence du Fantôme de la Tasse de Thé.

Il s’agit en effet d’un ouvrage jeunesse basé sur Dans une tasse de thé, un récit inachevé de l’auteur Lafcadio Hearn, l’un des premiers étrangers à avoir pris la nationalité japonaise à la fin du XIXe siècle, et amoureux inconditionnel de son pays d’adoption. Trois auteurs en imaginent la suite, nous emmenant du Japon féodal au Japon contemporain. Ce projet n’a pas manqué d’éveiller ma curiosité, du moins pour l’exercice d’écriture, et c’est ce qui m’a poussée à faire l’acquisition de ce petit ouvrage. S’agissant donc d’un genre d’anthologie, ma chronique aura un plan un peu plus traditionnel que d’habitude. Je présenterai le récit originel, les suites… et je vous donnerai enfin mon avis.

Le moins que l’on puisse dire est que le titre en lui-même est déjà assez surprenant… Mais de quoi s’agit-il au juste?

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Le Livre qui m’a réconciliée avec la fantasy – La saga « Autre-Monde » de M. Chattam

Depuis la récente création de ce blog, me voici de retour avec une autre saga pour la jeunesse. Mais est-ce de ma faute si tant de choses intéressantes ont commencé alors que j’étais déjà une jeune adulte? En effet, adolescente, je ne jurais que par les romans historiques (et je ne vous parle pas de Christian Jacq, mais de VRAIS livres de dur à cuire comme le Néropolis d’Hubert Montheillet par exemple!), mais avec Autre-Monde, j’ai découvert une série qui aurait pu changer ma vie de lectrice si je l’avais connue avant! Après avoir dévoré en enfilade L’Alliance des Trois, Malronce et Le Coeur de la Terre, j’ai ensuite attendu les sorties d’Entropia, Oz et Neverland… Et j’attend l’ultime volume avec impatience. Je ne détaillerai pas l’intrigue de chaque opus, mais voici en gros de quoi il s’agit…

  • Le « Pitch » – Une saga pour deux cycles

L’Alliance des Trois commence de nos jours, à New York, la veille de Noël. On y fait la connaissance de Matt qui s’apprête à passer son dernier Noël avec ses parents en instance de divorce et de Tobias, son meilleur ami, un adorable petit binoclard un brin peureux qui partage ses goûts pour les jeux de rôle et la fantasy. Or après une violente tempête pendant la nuit, ils se réveillent le matin de Noël pour voir leur environnement complètement chamboulé… et les adultes ont disparus. Ils échappent alors à des monstres et à d’étranges créatures mécaniques, pour s’enfoncer dans une forêt dense aux arbres géants qui a soudainement recouvert la terre. Au cours de leurs aventures, ils vont rencontrer différentes communautés d’enfants qui organisent leurs survis dans les décombres des grandes villes ou dans les profondeurs de la forêts, affrontent des animaux géants et toute sorte d’aberrations de la Nature. Ils font également la connaissance d’Ambre, une belle jeune fille débrouillarde et curieuse à laquelle Matt s’attache beaucoup… et forment ensemble l’Alliance des Trois. Mais ce n’est pas tout. 🙂 Car cet « Autre Monde » est extraordinaire. Outre le gigantisme des plantes et des animaux, on assiste à des phénomènes étranges parmi les enfants et adolescents: ils développent ce qu’ils appellent des « altérations », pour des raisons de survie – Matt une force surhumaine suite à une grave blessure, Tobias une grande rapidité à cause de son hyperactivité, Ambre la télékynésie pour lutter contre sa maladresse. D’autres manipulent l’électricité ou le feu, communiquent avec les animaux…

Au fil des volumes suivants comme Malronce et Le Coeur de la Terre, on assiste au développement de la société des Pans – c’est ainsi que se nomment les enfants et adolescents – et l’on fait la connaissance des adultes restants qui n’ont pas été changés en ces créatures répugnantes surnommées les Gloutons. Les enfants les appellent les Cyniks: ceux-ci ont eux aussi créé un royaume dans le Sud et mènent une lutte sans merci contre les enfants. La mystérieuse reine Malronce, en particulier, et une créature effrayante qui phagocyte tout sur son passage, le Raupéroden, cherche à mettre la main sur Matt, tandis que lui et ses compagnons Tobias et Ambre avancent dans leur compréhension du nouveau monde et de ses mécanismes, quand peu à peu la vie et la nature ont repris le dessus sur des constructions humaines. Par ailleurs, le danger s’installe à l’intérieur de la communauté pan, quand les adolescents plus âgés ne trouvent plus leur place et sont tentés par la vie avec les Cyniks… Gare aux traitrises!

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Ma collection, occupant l’une des places d’honneur de ma bibliothèque…

Un cycle nouveau s’ouvre avec le quatrième opus, Entropia, soufflant un vent nouveau sur la saga. Alors que les Pans ont instauré une paix fragile avec les Cyniks, que Matt, Ambre et Tobias vivent une vie tranquille à Eden, la capitale Pan, surgit un nouveau danger. Les trois compagnons partent en exploration dans ce qui était le Canada où oeuvre une affreuse créature synthétique, toute de câble et de carbone. Elle avance depuis le Nord en générant une tempête appelée Entropia, fruit de ce que l’humanité a créé de plus affreux… Ils l’appellent Ggl. Devant l’ampleur de la catastrophe qui s’annoncent, les Pans décident de partir à la recherche du second Coeur de la Terre (le premier ayant aidé à faire la guerre aux Cyniks)… Les deux volumes suivants, Oz et Neverland, racontent leur voyage incroyable vers et à travers l’Europe. Alors que le Buveur d’Innocence, un Cynik qui les suit de loin et qui souhaite saper la paix avec les Pans, le navire qui vogue vers l’Europe est incendié. Après une arrivée chaotique, nos jeunes héros sont séparés et découvrent une société où les adultes, appelés Ozdults, ont réduit les enfants en esclavages et se servent d’eux pour produire un Elixir leur permettant de profiter de leurs altérations… Ils tentent de se retrouver et de joindre un noyau de résistance en Europe centrale, quand Entropia gagne les îles britanniques…

  • Ce que j’en pense

Bien sûr, je ne peux vous en dire plus sans spoiler, mais parler un peu de l’histoire est primordial pour vous mettre l’eau à la bouche… Car cette série vaut vraiment le coup. Elle a changé ma perception de la fantasy, qui à la base n’est pas un genre que j’affectionne. J’ai donc beaucoup aimé l’idée de faire d’adolescents d’aujourd’hui, habitués à leur petit confort et à leurs écrans, les héros d’une véritable épopée dans un monde de forêts denses et de papillons géants. Par ailleurs, les clins d’oeil à la culture populaire, et même à la culture geek (Matt et Tobias ont un petit côté geek, d’ailleurs…) m’ont faite sourire. Par exemple: Matt possède une réplique de l’épée d’Aragorn offerte par ses parents, dont il se sert comme arme et qui devient, en quelque sorte, son talisman! 🙂

Les jeunes héros sont assez attendrissants et attachants. Pour une fois, j’aime beaucoup le personnage principal, Matt, qui me rappelle un peu mon frère au même âge dans sa façon d’être, et même physiquement. Quant à Tobias, le gamin timoré du premier tome, j’aime son évolution, les ressources qu’il trouve en lui-même pour au final être capable de se débrouiller sans Matt et Ambre. Ceci dit, j’ai un petit bémol avec Ambre que je trouve un peu trop parfaite – non-seulement elle est très belle et intelligente, douce et pondérée, mais en plus c’est une sorte d’élue… Alors que je l’aurais trouvée plus intéressante avec des défauts, ou des traits de caractère un peu irritants (je ne sais pas, la rendre un peu plus pète-sec, étourdie, colérique…) qui l’auraient rendue plus humaine. C’est une charmante enfant, mais je la trouve trop lisse. J’aime bien quand les Elus ont des défauts, justement! Ça les oblige à se transcender, à aller au-delà de leurs propres failles! Finalement, elle a fini par me sembler humaine et normale, avec des réactions de frustration légitime à partir du cinquième tome, quand une tragédie la frappe.

Si les « méchants » comme le Buveur d’Innocence semblent un brin caricaturaux, certains rôles secondaires sont plutôt intéressants – comme les Pans de l’île Carmichael, Gaspar, le fascinant chef de la résistance enfantine dans le dernier tome, ou encore le capitaine Jahrim, l’adulte le plus stylé de l’histoire… Et l’on voit émerger une sympathique petite bande d’explorateurs et de combattant autour de Matt et Tobias, en même temps qu’un véritable courant de dévotion autour d’Ambre.

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Couvertures

Mais ce qui fait la force de cette histoire passionnante, c’est la force de l’imagination de Maxime Chattam. Le seul truc pour lequel je lui en veux en la matière, c’est qu’il a écrit le livre que j’aurais aimé écrire – au début de mes études, avant de lâcher l’affaire avec l’écriture pour quelques années, je commençais à penser à une sorte d’épopée adolescente et urbaine, ou des gamins vivaient des aventures à l’ancienne! Méchant Maxime! 😉 Après, n’est pas auteur de talent qui veut. Bref. Ce nouveau monde créé par Chattam est tout bonnement fascinant, avec ces immenses forêts qui couvrent le globe, ces dangers présents à tous les coins, cette énergie qui libère des forces complètement irrationnelles qui rendent l’environnement magique. J’ai aimé à voir Matt et Tobias s’enfoncer dans des forêts aux dimensions impressionnantes, Ambre chevaucher un papillon géant, la végétation envahir les ruines des grandes métropoles, des scarabées lumineux parcourir les anciennes autoroutes américaines, les enfants développer leurs altérations pour en faire des armes redoutables… On nage dans l’extraordinaire…

Et s’il n’y avait que cela! Ce monde est foisonnant… En effet, adulte comme enfants ont organisé la survie, chacun à leur manière et créé des sociétés complexes avec des moeurs spécifiques. Chez les Pans, on retrouve des bandes de gamins armés de crosses de hockey qui subsistent en s’alimentant dans les anciennes réserves de centres commerciaux, les dits « Kloropanphyles » qui se sont fondus avec la forêt et vivent dans les arbres en harmonie avec la nature, les résistants d’Europe centrale qui vivent en communauté dans un château somptueux (que je soupçonne d’être celui de Neuschwannstein en Bavière)… Les sociétés adultes sont extrêmement intéressantes aussi, créées par des hommes et des femmes qui se sont réveillées amnésiques et effrayés. Toutes sont basées sur la peur et même la haine de l’enfant, et tendent à faire de l’enfant de véritables esclaves au service de leurs aînés, voire de jouets par le biais de l’anneau ombilicale qui annihile toute volonté en eux, ou d’un collier spécial…

Je parlais des clins d’oeil à la culture populaire et de ces enfants de maintenant faisant face à ce qui parait sorti d’un film de fantasy, ceci est valable également pour les lieux. J’ai fait allusion au château de Neuschwannstein, mais si on retrouve des lieux comme des mégalopoles américaines avec leurs buildings, on visite les ruines de Disney World en Floride, on voit ce que sont devenus Londres et Paris… Et pour quelqu’un qui comme moi connais plutôt bien Paris et sa proche banlieue, la Défense est devenu un véritable enfer (déjà que…). Mais je n’en dirai pas plus sur ce point!

  • Conclusion: quel Pan aurai-je aimé être?

Imagination, histoire captivante dans un monde fascinant, personnages attachants… Bref, carton plein pour Autre-Monde, que je n’ai de cesse de conseiller à mes petits cousins et cousines (oui, il y a un sacré écart d’âge entre mes jeunes cousin/es et moi). Pourtant tout n’était pas gagné. En effet, j’avais – j’ignore pourquoi – pris la saga pour une simple trilogie, et j’avais peu accroché à la fin du troisième volume que je trouvais un peu plate. J’ai donc été à reculons pour lire le quatrième. Qu’à cela ne tienne, en trois jours, j’avais dévoré Entropia. Les trois derniers volumes sont encore meilleurs que les premiers, et même le style d’écriture semble y gagner! Je ne remets pas en cause le talent de conteur du grand Chattam, mais je trouve Oz et Neverland encore mieux écrits que les précédents opus. Donc, juste une chose: ne vous découragez pas si le troisième tome vous déçoit, car le reste est, à mon humble avis, un niveau au-dessus!

Je finirai donc cette conclusion avec un petit délire… A la fin de chaque volume, Maxime Chattam proposait aux lecteurs d’envoyer des suggestions de Pans, des genres d’avatars des lecteurs… Cher Maxime, tu ne liras JAMAIS ces lignes, et le dernier livre est fort probablement en cours de rédaction et pratiquement terminé… Mais voici le Pan que j’aurais aimé être. Une jeune fille d’environ seize ou dix-sept ans, petite et athlétique, avec de longs cheveux bruns, épais, frisés, et de grands yeux couleur ambre, un teint anormalement clair – bref, un visage d’icône byzantine (plus belle que moi, je vous rassure!). Je me serais appelée Zoé car c’est ainsi que j’ai appelé l’héroïne de mon roman, et j’adore ce prénom. Au Noël de mes seize ans, j’étais en famille avec mon frère (vous savez, le mec qui ressemble à Matt), et je prenais soin de ma cousine d’un an qui ne parlait pas encore. A devoir me planquer pour survivre avec un bébé incapable de garder le silence, j’aurais développé la capacité de communiquer par télépathie avec les enfants en bas âge ne maitrisant pas le langage, pour les rassurer, les calmer en cas de problème ou de danger. Et surtout, ce « superpouvoir » m’aurait préservé du destin de Cynik.

Et vous alors, quel genre de Pan auriez-vous aimé être?

Blanche Mt.-Cl.