Blogosphère – Qu’est-ce qu’un CHALLENGE?

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Je reviens avec une petite parenthèse, comme je l’ai fait hier et j’en appelle de nouveau à votre sagacité. Cela va donner lieu à une nouvelle sous-rubrique, qui m’amènera à poser des questions régulièrement, pour apprendre un peu des blogueurs et blogueuses plus expérimentés que moi sur différents sujets – présence en ligne, Instagram, chaînes YouTube, référencement, partenariat, concours, etc. … Je ne compte pas le faire toutes les semaines, comme c’est le cas de mes autres chroniques, mais j’aimerais en faire un moment sympa. Et sait-on jamais si nos échanges ici ne pourraient pas également servir à des blogueurs encore moins expérimentés que moi? 🙂

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Ma PAL, ma fatalité, ma tragédie…

Comme vous le savez, j’ai un emploi du temps de ministre, et je ne lis pas autant que je le voudrais, tout comme je ne vais pas au cinéma et ne regarde pas autant de films que je le voudrais. C’est donc avec une PAL d’une hauteur affolante, remplie de fantastique et de S.F., et des envies de film dantesques, que je reviens vers vous…

Et une question – peut-être un peu bête – me taraude: en vrai, pourriez-vous m’expliquer ce qu’est-ce qu’un challenge sur la blogosphère?

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Petite Action « littéraire » de la Rentrée: Devenez un #WolfAddict !

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Comme j’aime à le rappeler régulièrement sur ce blog, je ne suis pas seulement fan d’histoires à lire, mais aussi férue d’écriture et j’ai, dans le cadre d’un concours de lecture, écrit mon premier roman. Il n’a pas été retenu, mais cela m’a permis de retravailler ce texte – dont, prise par le temps, j’avais un peu bâclé la fin… Cela a donc donné lieu à une histoire mixant les genres entre le polar et le young adult (je pense que de très jeunes adultes pourraient en effet s’y reconnaître), entre le thriller et le surnaturel,  entre l’humour et la romance – et même la « bromance »… Le Sang des Wolf. Il s’agit du premier volume d’une trilogie se déroulant à Vienne, de nos jours, alors que sont commis des meurtres atroces et qu’une famille puissante craint pour ses secrets…

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Lukas, l’un des jeunes héros du « Sang des Wolf »…

En attendant de trouver un éditeur, je le publie chapitre par chapitre sur un site dédié, Le Sang des Wolf, à raison d’un post tous les deux jours – le texte a été préalablement protégé. Les deux premiers actes du roman sont déjà publiés sur le site, et l’Acte III a débuté cette semaine. Comme je sais qu’il n’est pas évident de lire sur écran, j’ai ponctué ce texte de quelques illustrations de ma main, ce qui étoffe quelque peu l’univers de l’histoire et vous familiarise avec le minois des principaux personnages.

Je suis à la recherche de nouveaux lecteurs et je pense qu’avec l’automne approchant, nous sommes dans les meilleures conditions pour apprécier l’ambiance si particulière de cette histoire. En effet, les températures rafraîchissent, et dans les publications de la semaine prochaines, vous pourrez voir les premières neiges saupoudrer la capitale autrichienne… Vous êtes donc invités, si vous le souhaitez, à vous abonner au Sang des Wolf et à reprendre sa lecture dès le début, si le coeur vous en dit.

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Vengeance et secrets dans l’Angleterre du XIXe – « La Nuit de l’Infamie » (Michael Cox)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Je reviens aujourd’hui avec, une fois n’est pas coutume, un livre qui n’appartient pas à la littérature de l’imaginaire, mais qui par son histoire et son ambiance fascinantes qui peuvent ravir les amateurs de fantastique et de thriller. Il s’agit de La Nuit de l’Infamie, où l’on suit Edward Glyver dans ses pérégrinations entre le brouillard de Londres et la magnificence des manoirs campagnards. Comme je l’ai dit dans mon précédent post, j’essaie, pour la régularité, d’être un peu plus concise.

Vous êtes prêts? Tout commence avec un coup de poignard…

  • Vengeance

Par une sombre nuit de 1854, quand dans une ruelle de Londres, un homme est froidement assassiné par un inconnu. Le défunt a eu la malchance de servir de test à Edward Glyver qui, par ce geste, souhaitait s’assurer de sa capacité à tuer… Car depuis des années, il prépare sa vengeance. Contre le poète Phoebus Daunt. Glyver revient sur sa propre histoire, sur les raisons de cette haine qui le consume, sur le chemin parcouru pour devenir un meurtrier…

Bien des années auparavant, Edward Glyver, un jeune boursier amoureux de livres et de littérature (comme la plupart d’entre nous ici…), est accepté dans une prestigieuse université et passe son temps à la bibliothèque à classer et répertorier des livres. C’est sans compter sur un jeune homme arrogant et sans talent, Phoebus Daunt, à cause de qui la vie d’Edward bascule. Suite à un mensonge de Daunt qui l’accuse d’avoir dérobé un précieux ouvrage, il est renvoyé. Cela met fin à ses espoirs de mener la vie d’universitaire à laquelle il aspirait… Obligé de travailler à Londres, loin du confort du monde académique, il prend un faux nom et parvient à s’approcher de la famille de Lord Tansor, aristocrate mécène, sans héritier et surtout… protecteur de l’odieux Phoebus Daunt qui a su se frayer un chemin dans le monde alors que Glyver évolue encore au bas de l’échelon.

Car à la mort de sa mère, Edward a découvert un secret. Un terrible secret. Car non-content de lui avoir volé son destin, Daunt pourrait bien aussi lui avoir volé sa vie…

  • Pourquoi je le recommande
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Couverture de l’édition de poche de La Nuit de l’Infamie – Source: Amazon.fr

À la base, je l’avais plus ou moins pris par dépit en même temps qu’un Grangé, parce que pour bénéficier de je ne sais plus trop quelle remise, il me fallait un second livre et ma mère avait attiré mon attention sur cet ouvrage. Je me suis alors dit: « Pourquoi pas? » en m’attendant au plus à un agréable passe-temps. C’est finalement le Grangé qui m’a déçue, alors que La Nuit de l’Infamie m’a véritablement captivée.

L’auteur, Michael Cox, décédé en 2009, étant à la base un universitaire qui a produit des essais et des études, a signé avec cette oeuvre son tout premier roman. On aurait pu craindre que le style d’écriture soit un peu sec, comme c’est parfois le cas quand des historiens ou autres intellectuels se lancent dans la fiction – pour avoir un peu testé, certains sont si habitués à s’adresser à des spécialistes que même leurs romans sont obscurs, ou atrocement mal écrits!… Je n’ai pas eu l’honneur de lire La Nuit de l’Infamie en VO, mais au vu de la traduction, je pense que Michael Cox devait avoir une très belle plume.

En effet, il arrive, à travers ce récit à la première personne, à capter l’attention du lecteur en le plongeant dès le début au coeur de l’action avec ce meurtre gratuit, mais aussi directement dans l’esprit de l’assassin. Ainsi, j’ai suivi avec une fascination mêlée d’effroi, et même de tristesse, le pourrissement de cette âme. Car c’est cela, un véritable chemin vers la damnation, pour ce héros tragique qu’est Edward Glyver. C’est un homme qui n’a plus rien à perdre, qui hait sa vie et qui a perdu sa mère, la seule personne qui ait véritablement compté pour lui. On sent la mélancolie, la tristesse et la frustration de cet homme à qui la route du succès a été fermée, et cela à la suite d’une terrible injustice, dans une société où il était déjà difficile de s’élever quand on n’était pas « bien né ». Et c’est finalement là qu’est le tour de force de Cox: si dans les premières pages nous voyons un monstre qui tue un autre home, nous nous prenons finalement à ressentir de l’empathie pour cet être en souffrance, à se demander ce qui aurait pu l’empêcher de se laisser envahir par ce désir de revanche.

Cette empathie que nous ressentons à la lecture des mésaventures d’Edward Glyver, privé de la vie qu’il espérait avoir, et d’une autre vie que celle qu’il avait toujours eue, nous mène à nous poser cette question dérangeante: et nous-même, comment aurions-nous réagi en perdant tout cela?

Cette histoire parait bien éloignée des livres que je présente d’habitude. Et pourtant… L’ambiance feutrée et sombre, des somptueuses bibliothèques des universités anglaises dont les rayons croulent sous les livres anciens, des demeures aristocratiques avec leurs parcs et leurs folies, de la maison d’enfance non-loin de la mer, et du brouillard londonien, a une dimension quasi-surnaturelle qui ne déparerait pas dans un roman fantastique, ou un film d’horreur. Je parlais de Wolfman, cette semaine… eh bien ces décors auraient tout à fait convenu à une telle histoire. Cette atmosphère est d’autant plus captivante que le personnage principal, tout occupé à ses sombres desseins et à sa souffrance, semble y flotter comme dans une réalité parallèle… C’est peut-être mon imagination qui me joue des tours, mais ce livre me donnait parfois l’impression d’un délire onirique, vaguement « romantique » (au sens littéraire et non pas amoureux du terme!) et propice aux apparitions inquiétantes de nos cauchemars.

Quant à la personnalité d’Edward Glyver, elle n’est pas sans rappeler celle de créatures fantastiques que nous avons croisés dans la littérature, vampires, loups-garou ou autre « monstres » qui se sont soit battu contre leur propre nature, soit abandonnés à elle par amertume et mépris de leur propre condition.

En conclusion, donc, un opus brillant, tout en passion, mais aussi en nuances et en descriptions si nettes qu’on croirait voir l’histoire se dérouler sous nos yeux, et également très surprenant, qui peut aussi convenir à des inconditionnels du fantastique. J’espère en tout cas vous avoir envie de regarder d’un peu plus près dans ces pages envoûtantes, quasi-hypnotiques…

Blanche Mt.-Cl.

Titre: La Nuit de l’Infamie – Une Confession (The Meaning of Night)
Auteur: Michael Cox
Editions: Points
Collection: Points Thriller
567 p.
Parution: Mai 2008
Prix: 8,60 €

Blanche Mt.-Cl.

Petites prévisions pour les chroniques lectures…

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Tout d’abord, je tiens à m’excuser de l’irrégularité de mes publications ces deux derniers mois, car j’ai eu un brusque changement de vie, et entre mon stage sur Paris, mes week-ends très cours en province, mon cerveau sur-sollicité, et mes doutes quant à la poursuite sur la voie du graphisme et de l’écriture, j’ai quelque peu souffert du syndrome de la page blanche.

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En arrière-plan, livres déjà lus… et au premier plan, la PAL. J’avais dit que j’allais me tenir au niveau de l’achat des livres!

Qu’à cela ne tienne! Me revoici sur ce blog avec, à défaut d’une réelle chronique ou d’une création de mon cru, quelques nouvelles et quelques mises en bouche qui vont m’obliger à me bouger quelque peu les fesses pour faire vivre au moins la rubrique Littérature de ce site. En effet, si je vous mets l’eau à la bouche, je me sentirai obligée, au moins par orgueil, de vous gratifier de quelques critiques lectures! Comme je le disais, ma vie a été mouvementée, et j’ai beaucoup lu en pointillés ces derniers temps. J’ai même lâché la lecture de Druide (je comptais là-dessus pour me remettre doucement à la fantasy, et même si l’histoire n’est pas mal, ma foi, je suis un peu rebutée par le style d’écriture) pour me concentrer sur des revues ou des ouvrages consacrés aux logiciels de graphisme.

Comme vous pouvez le constater, certains de mes ouvrages n’ont rien à voir avec la littérature de l’imaginaire ou avec le graphisme (car dans une autre vie, je fus historienne et publiai même deux-trois papiers sous mon vrai nom, et je m’intéresse encore beaucoup à l’histoire) et ne figureront pas sur ce blog consacré avant tout à la SFFF. Donc, exit les civilisations disparues, les livres sur Moscou et la Russie, ou ma marotte du moment, le Japon. Je pourrais exceptionnellement, poster des critiques sur des livres comme celui dédié aux plantes magiques ou à l’occultisme chez les Nazis, puisqu’ils peuvent se prêter aux univers de l’imaginaire. De même, à mon grand regret, l’excellente série manga Monster, thriller sans fantastique, n’y figurera pas non-plus. A moins de créer une rubrique hors-sujet, mais j’ai peur que cela plombe un peu la cohérence de ce blog qui est déjà en lui-même un joyeux fouillis.

Ceci dit, certains ouvrages pourraient vous intéresser…

Cette PAL compte donc: le troisième volume de Spin, Vortex (Charles Robert Wilson), Druide (Olivier Pelu), les cinq volumes du Cycle de Pendragon (Stephen Lowhead), Metropolis (Thea von Harbou, en allemand), Metro 2033 (Dmitri Glukhovsky) ou les deux volumes des Dames du Lac (Marion Zimmer Bradley). Je me suis par ailleurs décidée à attaquer la série des Death Note, puisque je découvre depuis quelques temps et avec enthousiasme l’univers du manga (je n’ai fait hier, qu’une bouchée du premier volume…).

Sinon, j’ai encore dans ma bibliothèque quelques petits chefs d’oeuvres signés Frank Herbert, Bram Stocker, Jules Verne, René Barjavel et autres… et même le premier volume des aventures de Conan le Cimmérien! Au pire, je vous ferai découvrir quelques films sympathiques, entre le grand classique ou le nanar! 🙂

J’en profite également pour vous faire part d’une fonctionnalité récemment découverte sur ce thème de blog… la création de la galerie d’image qui vous permettra non-seulement de mieux apprécier mes créations – ce qui est important quand on aborde les arts visuels – mais aussi de commenter et de partager les images.

 En attendant, je vous souhaite un bon dimanche, et de bons moments lecture!

Blanche Mt.-Cl.

Roman « Le Sang des Wolf » – Reprise des posts sur le site

Très chers lecteurs et nouveaux arrivants sur le site,

Cette semaine, les affaires ont repris sur le site de mon roman, lesangdeswolf.com

En effet, si j’ai fini de publier Le Sang des Wolf dans son intégralité une première fois sur ce blog en décembre dernier, je recommence à publier les chapitres pour lui assurer une certaine visibilité et pour trouver de nouveaux lecteurs. Ainsi, la table des matières sera régulièrement mise à jour. Les publications de chapitre auront lieu le lundi, le mercredi et le vendredi. Pour des chapitres un peu plus longs, je publierai en plusieurs parties, exceptionnellement je publierai les différentes parties en enfilade, d’un jour à l’autre, et chaque week-end, je reviendrai sur les publications de la semaine, pour ceux qui auraient manqué les derniers articles. Pour les plus impatients qui voudraient savoir la suite à tout prix, je vous invite à vous reporter à la table des matières et à vous reporter au lien du chapitre qui vous intéresse…

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Voici donc les publications de la semaine:

  • PRÉLUDE : WOLFSBLUT – A lire nécessairement si vous voulez comprendre les quelques passages en flashback du roman, car il plante le décor et vous met dans l’ambiance! 🙂 Il vous entraîne à Vienne, par une froide nuit d’hiver, dans un vieux cimetière en ruines…
  • ACTE I – Chapitre I – Il s’agit d’une exposition de la situation, au cours de laquelle vous rencontrerez les principaux personnages de l »histoire dont Zoé, notre héroïne un peu « cute » et naïve, son ami Jan, le beau geek au joli minois, Lukas, l’insupportable cousin de Jan au physique de mannequin, Tristana, la jolie Autrichienne blagueuse et collègue de Zoé, l’inspecteur Georg Terwull, en charge d’une enquête, sa patronne la commissaire Ulrike Huber, et la joyeuse bande qui gravite autour de Zoé.
  • ACTE I – Chapitre II – Une première scène sombre qui vous ramène dans le cimetière de Währing… et vous confronte aux loups.

Je vous souhaite donc une bonne et agréable lecture et vous invite à me faire part de vos commentaires et encouragement!

Bon week-end à tous et à bientôt pour de nouvelles créations et des avis lecture!

Blanche Mt.-Cl.

Des Morts-Vivants chez Jane Austen – « Orgueil et Préjugés et Zombies », Seth Grahame-Smith

Très chers lecteurs de ce blog,

Pour commencer cette semaine en beauté, je continue de surfer sur la vague « loufoque » initiée avec ma critique d’Iron Sky

Je vous propose une lecture pour le moins rigolote… puisau’il s’agit d’une ré-écriture, entre le parodique et le fantastique, du chef d’oeuvre de Jane Austen Orgueil et Préjugés, ré-écrit par Seth Grahame-Smith, à qui l’on doit aussi Abraham Lincoln – Chasseur de Vampires (je ne l’ai pas lu, et j’avoue avoir eu du mal à regarder le film, perturbée par une ressemblance troublante entre l’interprète principal et Gaspard Proust). Je vous emmène donc dans une Angleterre fin XVIIIe, dévastée par des hordes de zombies…

  •  Les Benett et Darcy, pourfendeurs de macchabées mangeurs de cervelle

De quoi s’agit-il? Certains d’entre vous, ont peut-être goûté les classiques de la littérature anglaise à un moment ou à un autre. Outre Oscar Wilde, Charles Dickens ou encore William Makepeace (vous parlez d’un nom!) Thackeray, vous n’avez pu éviter l’oeuvre de Jane Austen, abondamment adaptée pour la télévision (on retiendra la scène de la chemise mouillée plaquée au corps de Darcy, interprété par le jeune Colin Firth pour la BBC en 1995) ou le cinéma, avec divers degrés de réussite.

Tout d’abord, retour obligé sur Orgueil et Préjugé. Ce roman psychologique, social et aussi sentimental, retrace l’histoire des filles Bennett, que la mère cherche à bien marier car elles ne peuvent hériter le domaine de Netherfield, près bourg campagnard de Meryton, et risquent de se retrouver sans rien si leur père, le caustique Monsieur Bennett, venait à mourir. Nous suivons principalement les pérégrinations des deux aînées, la douce et belle Jane, et la très spirituelle et charmante Elizabeth dite Lizzie. Leur routine vole en éclats lorsqu’un jeune gentleman, Monsieur Bingley, affable et enthousiaste de tout, vient s’installer dans un manoir voisin, et apparaît lors d’un bal de campagne, flanqué de ses soeurs et de son très sombre et arrogant ami, Monsieur Darcy. Si Bingley et Jane se plaisent instantanément, Darcy et Elizabeth font forte impression l’un sur l’autre. Mais pas une impression des plus agréables, et ils passeront tout une partie du roman à se provoquer mutuellement et à se lancer de véritables horreurs à la figure, alimentées par leur orgueil et les préjugés quant à la classe sociale de l’autre. Cependant les affaires de Jane et Lizzie seront contrariées par les interventions répétées des soeurs Bingley prêtes à tout pour les éloigner de leur frère, et par l’arrivée inopinée de Monsieur Collins, leur cousin, révérend de son état, qui décide d’épouser l’une des filles Bennett…

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Couverture de l’édition poche

Eh bien le fil conducteur d’Orgueil et Préjugées et Zombies est sensiblement le même – à savoir les romances des deux soeurs, contrariées par les familles de leurs soupirants respectifs et par la leur – il faut dire que leur mère est très mal élevée! A ceci près que l’Angleterre connaît un étrange fléau: une maladie transformant les Britanniques en zombies, transmissible par morsure, sévit et les « Innommables », comme on les appelle, arpentent les routes. Dans toutes les familles un peu aisées, dont les Benett, les demeures comprennent un dojo pour s’entraîner aux arts guerriers, et les enfants, filles comme garçons, sont envoyés en Asie pour étudier les Arts guerriers auprès de maîtres orientaux. Alors que dans les salons on débat de la meilleure façon de se débarrasser des zombies ou des mérites des maitres japonais et chinois, et qu’on ne sort pas sans un bon pistolet ou un sabre, les filles Bennett sont réputées être les meilleures combattantes de morts-vivants du pays. Leur père a veillé à leur éducation, mais malheureusement, celles-ci ne pouvant hériter de sa demeure à sa mort, elles doivent faire de bons mariages pour se mettre à l’abri du besoin – quand bien même Lizzie songe à offrir ses services de guerrière contre rémunération.

Les choses se corsent quand arrivent Charles Bingley, piètre combattant adepte du « vivre-ensemble » avec les zombies, et son ami Fitzwilliam Darcy, qui lui, pourfend avec adresse le moindre mangeur de cervelle avec ses katanas. Charles et Jane se plaisent, mais si Lizzie et Fitzwilliam ne s’aiment pas, ils doivent faire contre mauvaise fortune bon coeur et combattre côte à côte quand les morts-vivants s’introduisent dans les maisons et perturbent les bals de Meryton et Longwood… Et Lizzie se voit bien obligée, si elle n’apprécie que moyennement la mollesse de Bingley, de reconnaître les talents et la valeur de Darcy au combat…

  • Détails amusants

Ce contexte particulier crée quelques détails incongrus dans l’histoire, qui prêtent à sourire.

Pas un trajet entre Netherfield et Meryton sans une bonne petite attaque zombie. Quoi de tel qu’un petit bain de sang avant l’heure du thé après tout? Nous voyons dans ce livre des gentlemen gentiment guindés qui sans état d’âme réduisent en bouillie le moindre zombie importun, tout comme de jeunes femmes que l’on imagine délicates se mettre en formation de combat et découper en rondelles leurs adversaires. Il n’en reste pas moins que Miss Lizzie Bennett est une brute épaisse, qui a un sens de l’honneur bien particulier et qui rêve plus d’une fois de trancher la gorge de Darcy… Tant est si bien que la mythique scène de mariage devient un véritable pugilat au cours de laquelle le très cher Darcy manque de se casser le nez sur le manteau d’une cheminée en marbre! Quant aux personnages, ils ont des hobbies particuliers – comme la tante de Darcy, Lady Catherine de Bourgh qui essaie de mettre au point un sérum anti-zombie et qui, grosse dondon anglaise, excelle dans les arts guerriers et défie régulièrement Lizzie. Quant à la meilleure amie de Lizzie, Charlotte, celle-ci a une raison bien particulière de vouloir épouser Collins et quitter Meryton… Il est également marrant de s’imaginer les grandes demeures de Darcy et de sa famille décorées à la japonaise.

Mais cela, c’est à découvrir dans le livre…

  • Conclusion

Ainsi, Orgueil et Préjugés et Zombie est une petite lecture assez sympathique et divertissante, à défaut d’être surprenante, à la fois pour les amateurs de Jane Austen – peut-être même un peu décevant pour ceux qui connaissent l’oeuvre originale. Pour ma part, je n’ai pas le temps de lire autant que je le voudrais, et j’ai parfois besoin, pour décompresser, de petites bêtises de ce genre qui se lisent vite, pour ne pas perdre la main. En revanche, si vous alignez les lectures, je vous conseille cet ouvrage pour une transition légère entre deux lectures plus consistantes (pour ma part, j’ai entamé Les Contes de Crimes peu après). Vous passerez un bon moment, et certains passages incongrus dignes de films de sabre japonais, vous feront très certainement sourire.

La seule chose qui me chagrine réellement, c’est cette impression que l’effort d’imagination n’a pas été assez poussé, et que les zombies et les arts martiaux ne sont qu’en arrière-plan, un simple prétexte pour ré-écrire un classique au demeurant excellent à la base. Pour preuve: l’histoire a été reprise telle quelle, reproduisant des passages entiers du livre original ou des dialogues entiers de la série BBC de 1995… Or si l’humour est au rendez-vous et sicertains twists sont amusants (je ne vais pas vous spoiler les aventures de Collins avec son épouse « infectée »…), j’aurais préféré que cela affecte un peu plus l’histoire – un peu à la manière de l’arrivée d’Amanda Price, Londonienne du XXIe siècle, dans l’univers de son roman préféré, qui chamboule complètement les destinées de Jane, Lizzie et autres dans la mini-série Orgueil et Quiproquos. Je regrette donc le manque de surprise de cet ouvrage, que j’aurais aimé traité avec plus de noirceur, peut-être. Quand bien même il est plaisant à lire, ce ne sera pas forcément un must dans votre bibliothèque.

Titre: Orgueil et Préjugés et Zombies

Auteur: Seth Grahame-Smith

Editions: Pocket

Collection: Pocket Science-Fiction

348 p.

Parution: Janvier 2014 (Pour l’édition poche)

Prix: 7,70 €

Petite Annonce – Des livres, des films et de l’inspiration sur Z-86 Blanche Mt.-Cl. …

Très chers lecteurs,

Bien le bonjour! Je viens de me poser devant mon ordinateur, car une idée me trotte dans la tête depuis quelques jours. Je n’ai pas le temps de dessiner autant que je le voudrais en ce moment et je consacre beaucoup de temps à m’améliorer en graphisme, donc je pensais nourrir pendant quelques temps ce blog avec des critiques littéraires et cinématographiques. Je ne vais pas beaucoup au cinéma, mais j’ai vu, pour ainsi dire… des tonnes de films de science-fiction, de films fantastiques, de parodies, de films pour la jeunesse et même quelques uns d’horreurs. En fait, je ne suis pas friande de l’horreur qui m’amuse plus qu’elle me fait peur en général… Par exemple, j’ai récemment vu une adaptation de Simetierre de Stephen King, et j’ai plus ri qu’autre chose!

Cependant, je reviendrai également sur des lectures que j’ai faites – fantastique, science-fiction, dont des classiques à l’ancienne (je suis folle d’Edgar Poe et de Jules Verne), et également des contes. Il pourra s’agir d’un livre à la fois, d’une série ou d’une saga, d’une lecture comparée entre deux livres sur le même thème (par exemple, je compte faire une présentation parallèle des Contes de Crimes de Pierre Dubois et de la Compagnie des Loups d’Angela Carter), ou de comparer le livre à une adaptation ciné ou télé.

Je pensais insuffler une certaine régularité à ces rubriques, comme par exemple les livres le dimanche et les films le mercredi, ou à un autre moment dans la semaine quand livre et cinéma se rejoignent. Que pensez-vous de cela?

Je vous souhaite un excellent samedi à tous,

Blanche Mt.-Cl.