Contes sombres et glauques – Deux recueils à (re)découvrir

« Et, pour la première fois de mon existence innocente et confinée, je perçus en moi-même des possibilités de dépravation qui me coupèrent le souffle. »

Angela Carter, « Le Cabinet Sanglant » in: La Compagnie des Loups

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Attention, attention, voici une petite chronique surprise, avec laquelle on retrouve la vocation première du blog: la littérature SFFF! Enfin une re-chronique, puisque j’avais déjà parlé de ces deux ouvrages, aux tout débuts du blog, lorsque celui-ci n’avait que quelques abonnés. Voici qu’après en avoir parlé en #MardiConseil j’ai décidé de consacrer à nouveau un petit article à ces deux livres qui gagnent à être connus.

En effet, ces dernières années, les réécritures de contes ont eu le vent en poupe, les vieilles histoires ont été revues, ré-explorées, recyclées de manière plus ou moins heureuse, à tel point que, il y a trois ans, j’y ai consacré une semaine thématique sur Les Mondes de Blanche! Ceci dit, les deux recueils de contes que je vais vous présenter ne sont pas pour les enfants! 🙂 Ils sont emprunts de noirceur et même parfois d’une certaine sensualité. Ils abordent parfois des sujets dérangeants, extrêmement dérangeants, et il arrive également qu’ils prêtent à sourire…  Venez découvrir non pas un, mais deux livres dont je vous offre une petite lecture comparée! Continuer la lecture de Contes sombres et glauques – Deux recueils à (re)découvrir

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Blanche sort le Chaperon Rouge pour la Bête – Photoshop – Mars 2015

Très chers lecteurs de ce blog,

Bien le bonsoir! J’ai l’honneur de vous présenter ma toute dernière expérimentation sous Photoshop. Cela faisait un moment que je ne l’avais pas utilisé, et j’ai souhaité mettre à profit ce que j’ai appris dans 46 Ateliers pour Photoshop sur les masques de fusion et l’adoucissement des détourages, pour me distraire et apprendre. Certes, j’ai encore beaucoup de choses à améliorer concernant ces mêmes détourages, mais j’ai beaucoup aimé travailler sur cette composition qui, si elle ne compte pas énormément d’éléments détourés, est un véritable exercice patience, notamment en ce qui concerne l’utilisation du pinceau pour la création de calque. Mais cela m’a fait un bien fou d’être à l’oeuvre sur autre chose que sur des devoirs…

Voici donc le résultat de cette expérimentation, inspiré à la fois de La Belle et la Bête et du Petit Chaperon Rouge – à ma décharge, j’ai étudié les Contes de Grimm en fac d’allemand et il y a peu, j’ai dévoré Les Contes de Crimes et La Compagnie des Loups que je présenterai sur ce blog. Et puis les contes ont le vent en poupe, comme en témoigne la sortie récente d’Into the Woods.

ChaperonBête

J’y ai utilisé différents éléments, principalement des photographies personnelles. J’aime énormément les forêts, si pleine d’arbres aux formes tourmentées, de brume, grouillante de la vie de nombreuses bêtes… et surtout ombragées, noires et berceaux de bien des légendes. Dans cette petite clairière ensoleillée, le petit Chaperon rouge est une jeune femme d’aujourd’hui (je n’avais que moi sous la main comme modèle féminin), faisant une pause, assise sur un magnifique manteau rouge (j’ai acheté ce manteau en décembre dernier, et j’en suis folle), tandis qu’arrive un loup qui semble tout droit sorti d’une publicité pour Dior ou Paco Rabane. Bref, il ne paraît pas bien menaçant… du moins, cela dépend pour qui.

J’ai donc réalisé ce montage avec les moyens du bord, pour une ré-interprétation moderne du conte, inspirée de cette de La Compagnie des Loups, ou le loup se présente sous la forme d’un gentilhomme chassant en forêt. Et c’est un peu comme La Belle et la Belle, une jeune fille face à la bestialité. Je voulais rafraichir un peu cette image car au final, nous les femmes sommes aussi bestiales que nos compagnons masculins! Et ça, l’auteur de La Compagnie des Loups l’avait bien compris.

J’espère poster d’autres créations comme celles-ci très bientôt!

Blanche Mt.-Cl.