Cinéma – Mon top 10 des scènes SFFF les plus fascinantes

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Tout d’abord, je tiens à vous remercier pour vos si gentils commentaires concernant mon dernier post, dédié à mon voyage à Vienne sur les traces du roman. C’était quelque chose qui me tenait à cœur et votre accueil m’a fait très plaisir.

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Scène extraite d’Excalibur

Comme vous l’avez constaté, je n’ai pas été très régulière au niveau de mes chroniques ces derniers temps – la raison: la fatigue de mes neurones due à une activité graphique et à une angoisse terrible quant à l’avenir – et j’espère bientôt rattraper ça, d’autant plus que ma lecture du moment est SUPER. Mais en attendant de prochaines présentations de films, j’ai choisi de reparler cinoche, avec un petit top des scènes SFFF que je trouve les plus fascinantes. Et oui, il existe des tas de scènes, que l’on trouve magnifique, ou qui, à défaut, nous hypnotisent, qui nous marquent. Ce sont peut-être pas les mêmes scènes pour vous que pour moi, mais voilà, cela faisait un certain temps que j’y pensais… alors je vous embarque dans un voyage cinématographique à travers quelques opus étranges!

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Pour la chronique cinéma du jeudi… TAG Disney! (N.B. Pas que des princesses!)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

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Château de la Belle au Bois dormant sous la pluie, la tête dans les nuages – Archives personnelles

Une fois n’est pas coutume, je remplace la chronique cinéma du jeudi par un petit tag un peu spécial dédié à… Walt Disney. Il m’a été inspiré par Léa du blog Dégustations littéraires et par Eléonore du Repaire des livres.

Malgré ma désaffection pour les derniers films de Disney et le monde des princesses depuis quelques années, j’ai trouvé ce tag très sympathique dans son principe. Et puis, si nous aimons vraiment le cinéma, nous nous n’avons pas pu passer à côté des films et des dessins animés Disney, dont certains sont considérés comme des chefs d’œuvre, avec une direction artistique impeccable. Ils font aujourd’hui partie de la culture pop, et comme je suis très occupée et que je peinais à trouver un film à chroniquer, j’ai préféré ne pas en prendre un au hasard et le bâcler… J’ai donc opté pour ce petit tag. 🙂

Comme je suis un peu plus âgée que certaines jeunes et pétillantes blogueuses de WordPress et consort, j’ai pensé qu’il serait intéressant de comparer nos réponses, puisque je n’ai peut-être ni les mêmes références, ni les mêmes goûts qu’elles! 🙂 Surtout que dans mon « univers » Disney figurent aussi bien des dessins animés que des films qui ont bercé mon enfance et que je revois toujours avec plaisir. J’ajoute donc ma patte perso à ce tag avec des œuvres véritablement filmées, en plus des dessins animés. 🙂

Vous êtes prêts? Je commence, et c’est aussi l’occasion de nous rappeler que Disney, ce ne sont pas que des histoires de princesses…

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Film Fantastique Jeunesse – « L’Apprentie Sorcière » (1971)

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Affiche (Source: Disney.fr)

Titre: L’Apprentie Sorcière (Bedknocks and Broomsticks)
Année de production: 1971
Réalisation: Robert Stevenson
Origine: Etats-Unis
Durée: 1h53 (2h14 pour la version rallongée
Distribution: Angela Lansbury, David Tomlinson, Cindy O’Callaghan, Ian Weighill, Roy Snart…

Comme c’est mercredi, certains enfants n’ont peut-être pas école cet après-midi. En réalité, j’ai du mal à retenir le nouveau rythme scolaire. Mais peu importe. Si vous souhaitez distraire vos têtes blondes, voici l’un des films que je préférais étant enfant: L’Apprentie Sorcière, adaptations de livres pour enfants britannique, sorti bien avant les adaptations cinéma de Narnia ou Harry Potter, mais un peu après Mary Poppins… mais qui ravira les amateurs de ces différents genres. Et pourtant, il fut un échec commercial relatif, qui fit que les studios Disney ne produisirent plus de comédies musicales. Le film eut plus de succès lorsqu’il ressortit à la fin des années 1970 et au début des années 1980.

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Carrie, Charlie et Paul lors de leur première rencontre avec Miss Price (Source: Notonbluray.com)

De quoi est-il question? Durant la Seconde Guerre Mondiale, Carrie, Charlie et leur petit frère Paul, sont, comme des milliers d’enfants britanniques, envoyés à la campagne pour échapper aux bombardements des grandes villes. Après la mort de leur tante dans une explosion, ils arrivent dans un charmant village côtier et confiés contre son gré à Miss Eglantine Price (Angela Lansbury), une jeune femme légèrement excentrique, mais aussi appréciée que convoitée, qui, au grand étonnement de son entourage, ne s’est jamais mariée. Ce qu’ils ne savent pas, et que les enfants vont bientôt découvrir alors qu’ils tentent de s’enfuir de chez elle, c’est que la dame s’amuse, pendant la nuit, à voler sur des balais et à pratiquer la magie dans sa remise. Ils décident de rester et de lui faire acheter leur silence quant à son secret. En effet, Miss Price suit des cours de sorcellerie par correspondance, afin de développer de nouveaux talents de magicienne et de contribuer ainsi à l’effort de guerre. Mais quand elle apprend par courrier qu’en raison de la guerre, ses cours vont cesser, elle ne peut accepter d’interrompre son cursus de sorcière et d’abandonner ses projets pour repousser les Allemands. La lettre est signée professeur Emélius Browne (David Tomlinson – vous savez, Monsieur Banks dans Mary Poppins!)Elle use un sort pour gagner Londres avec Carrie, Charlie et Paul à bord d’un lit volant et de chercher le professeur… qui se révèle être un imposteur et un pleutre, un escroc qui squatte une maison abandonnée à Londres, et qui n’a fait dans ses « cours » que recopier les sorts d’un vieux grimoire. Or il manque une partie du livre – la vraie raison de la fin des cours. Commence alors une folle aventure à travers Londres et autres lieux magiques, à la recherche des pages manquantes et du fameux sort qu’elles abritent…

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Eglantine Price et Emélius Browne, dansant sous l’océan (Source: Fanpop.com)

Voici donc, à mon avis, une histoire prenante qui n’a rien à envier à certains chefs d’oeuvre de la littérature jeunesse! Pour ma part, je pense qu’on peut l’apprécier aussi bien quand on est enfant qu’adulte! Dans la veine de Mary Poppins, ce film mélange habilement quelques séances musicales – dont la mémorable scène de Portobello Road avec ces numéros de danses exotiques dont nous gratifient les régiments du Commonwealth stationnés à Londres, un peu cliché mais sympathique, ou la séquence en animation sous la mer – film traditionnel et animation – les aventures sur l’île magique de Naboombu et cet hilarant match de foot avec des animaux parlants, arbitré par Emelius Browne!

Les personnages sont très sympathiques, et comme d’habitude, Angela Lansbury joue très bien. Elle y campe une « vieille fille » convoitée et excentrique, avec du caractère, qui n’hésite pas à recourir à des sorts pour obtenir ce qu’elle veut. Cela lui vaut d’ailleurs quelques déconvenues, puisque n’usant pas de magie noire, ses sorts ne sont pas bien méchants, et ont, au vu de sa maladresse de débutante, des résultats parfois inattendus. Elle évolue beaucoup, puisqu’elle découvre ce qu’est la « vie de famille » avec les trois garnements qu’on lui a confiés, et à qui, au fil de ses aventures, elle finit par s’attacher. J’ai d’ailleurs pu lire qu’elle était bien plus charmante dans le film que dans le livre… Les trois enfants sont, quant à eux, plutôt futés: Charlie, l’aîné sceptique et pragmatique marqué par la guerre qui redécouvre son âme d’enfant et un papa de substitution avec le professeur, la douce et coquette Carrie (la petite a une bobine trop mignonne!), et le plus jeune, Paul, qui s’émerveille de tout. Quant au professeur Emelius Browne, comme on s’y attend, il s’améliore au fur et à mesure de l’histoire… sous l’influence d’Eglantine et de leur idylle naissante, bien sûr!

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Miss Price expérimentant le sort de « substitutiari-locomotion » sur ses propres affaires (Source: Pinterest.com)

Le film a reçu un Oscar pour ses effets spéciaux en 1972 et je dois avouer que ces fameux effets – hormis le défilé de lumières psychédéliques lors du voyage en lit – n’ont pas pris une ride. Ce qui est étonnant quand on compare à certains films plus récents! D’ailleurs, sur ce sujet, je ne peux pas vous en dire plus sans un léger petit spoiler, mais certaines scènes sont vraiment du grand art, comme celle où Eglantine anime des objets! Après des années j’aime toujours autant Emelius Browne se battre avec une paire de gants de jardinages pour danser avec la chemise de nuit d’Eglantine! Quant à la scène finale… elle est vraiment à couper le souffle, et à elle seule vaut la peine de voir le film!

Bref, c’est un film que je vous recommande vivement, pour vous, vos petits frères, vos petits cousins ou vos enfants… et même pour vous-même, histoire d’animer vos soirées ou après-midi! Pour ma part, même lorsque j’étais enfant, mon frère et moi ne voyions pas les deux heures du film passer! Je vous laisse avec sa bande annonce, et vous souhaite de passer un bon moment avec Miss Price et ses chenapans:

(A noter que l’image est bien plus belle sur l’édition DVD…)

Blanche Mt.-Cl.