La suite tant attendue d’une BD! – Zeppelin’s War, Tome 2: Opération Raspoutine (Nolane, Villagrasa)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

81f2batkl8lTout d’abord je souhaite m’excuser de ne pas avoir souhaité la bienvenue aux derniers abonnés du blog. C’est que j’ai été un peu préoccupée et que certaines choses me sont un peu passées au-dessus de la tête! 🙂 Merci de suivre ce blog, et j’espère que vous y passerez de bons moments! 🙂 Je n’avais pas prévu que je pourrais lire ce week-end, mais j’ai finalement décidé un « break graphique » car je suis réellement épuisée. Que dis-je, épuisée… Littéralement siphonnée de mon énergie! 🙂 J’en ai donc profité pour rattraper un peu ma PAL BD, d’où cette chronique!

Pour ceux d’entre vous qui n’étiez pas encore abonnés au blog l’an dernier, j’avais déjà chroniqué le premier volume de Zeppelin’s War, Les raiders de la nuit, à l’époque de la « Lecture du Dimanche ». Cette uchronie prend place durant la Première Guerre mondiale, alors que les zeppelins dominent le ciel, que le jeune capitaine Hitler est en passe de faire une brillante carrière militaire, que l’as français Guynemer s’est juré de vaincre son alter ego allemand Hermann Goering et qu’à l’Est, Raspoutine tente de mettre la main sur le « Vril », la source d’un très grand pouvoir qui pourrait faire basculer le cours de la Guerre…

Que peut-il bien se passer ensuite?

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B.D Science-Fiction et Uchronie – « Space Reich – Tome 1: Duel d’Aigles »

Très chers lecteurs,

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Couverture de Space Reich

Me voici de retour… Le moins que l’on puisse dire que cette semaine fut très « spatiale« , puisque pour cette lecture du dimanche, je reviens avec un opus consacré à la conquête spatial. Comme vous le savez, je m’intéresse aux uchronies, et j’en ai découverte une autre récemment, dans la veine de Zeppelin’s War – déjà présenté sur ce blog. Il s’agit du premier tome de Space Reich, Duel d’Aigles. Sur fond de Seconde Guerre mondiale, on y assiste à la naissance des programmes spatiaux et de la course à l’espace.

En 1941, l’histoire a pris un autre tournant que celui que nous connaissons. Le Royaume-Uni est gouverné par le roi Edward VII, pro-nazi avec son épouse Wallis, tandis que Churchill, face à la montée du fascisme en Angleterre, a émigré au Canada. Au cours des ans, le Reich avance à l’Est et parvient à écraser l’URSS grâce aux missiles conçus par Wernher von Braun qui lui, ne rêve que d’atteindre le cosmos. Le Reich s’étend donc de Vladivostok à Brest. C’est à cette même période que les Etats-Unis, dirigés par Charles Lindbergh devenu président, déclarent pouvoir gagner l’espace avant l’Allemagne. Et pour cela, ils ont une carte en main: lors d’une mission commando dans le Pacifique Nord, ils interceptent un navire allemand transportant des prisonniers plus que précieux… l’auteur et ingénieurJacques Bergier (qui a existé!), et un certain ingénieur soviétique: Sergueï Korolev.

Voici une uchronie au thème pour le moins original et très bien documenté – je sais de quoi je parle, dans ma « vie précédente », lorsque je faisais des études de géopolitique, mon domaine de spécialité était la coopération spatiale internationale entre l’Europe et la Russie. En effet, la plupart des programmes spatiaux qui ont vu le jour en Europe et aux Etats-Unis après la Seconde Guerre mondiale découlent des travaux balistiques de Wernher von Braun, et que les fusées sont nées des missiles. Selon certaines théories plus ou moins fumeuses (vous avez peut-être déjà entendu parler des fameuses armes secrètes ou des « O.V.N.Is nazi…), et même plus sérieuses, les Allemands, de par leur avance dans la balistique, auraient pu être les premiers dans l’espace, et également sur la Lune. Quant à Sergueï Korolev, on lui doit les premiers succès du programme spatial soviétique. L’histoire contée dans Space Reich est donc intéressante car elle remonte d’une façon quelque peu inattendue aux origines du spatial, et en fait un des enjeux de la lutte contre les Nazis. C’est devenu une arme psychologique, quelque chose dont on doit parler dans les actualités filmées, car il faut toujours surenchérir pour montrer qu’on peut faire mieux que l’adversaire. D’ailleurs, le spatial – et les auteurs de la bande dessinée ne sont pas passés à côté de cet aspect – est certes une technologie stratégique, mais aussi un instrument de prestige. En effet, les efforts sont si importants, d’un point de vue technologique, financier et politique (seule des institutions nationales ont les ressources nécessaires pour mobiliser argent et scientifiques), la mise en place est chronophage et peut prendre des retards de plusieurs années, les risques sont si énormes, que chaque succès n’en est que plus grand. C’est le symbole du génie de ceux qui ont chapeauté le programme.

Petits bémols cependant, au niveau de la narration: de trop nombreux sauts dans le temps qui donnent parfois l’impression d’une succession de scènes sans grand lien les uns avec les autres. Je préfère mettre ça sur le compte du fait qu’il s’agit d’un premier tome, donc d’une exposition de la situation. Car le final en lui-même est assez saisissant, et donne très envie de lire la suite… Donc, affaire à suivre…

Titre: Space Reich – Tome 1: Duel d’Aigles
Auteurs: Richard D. Nolane, Maza, Marko Nikolic
Editions: Soleil Productions
Collection: Wunderwaffen
62 p.
Parution: Janvier 2015
Prix: 14,95 €

Blanche Mt.-Cl.

B.D. Science-Fiction et Uchronie – « Zeppelin’s War – Tome 1: Les Raiders de la Nuit »

Me voici de retour avec ce qui est en passe de devenir la « Chronique Lecture du Dimanche », pour vous présenter… une BD. Et oui, car il s’agit de lecture également! 🙂 Et les histoires captivantes sont à prendre partout! J’ai donc l’honneur de revenir sur le premier tome d’une BD  relativement récente, puisque parue l’an dernier: Zeppelin’s War – Tome 1: Les Raiders de la Nuit.

On y retrouve un genre qui m’intéresse beaucoup: l’uchronie, c’est-à-dire la réécriture de l’histoire telle qu’elle ne s’est jamais déroulée. Celle-ci se déroule sur fond de Première Guerre mondiale, alors que l’on assiste à l’essor de l’aviation et de la guerre aérienne. Dans ce 1916 « parallèle » si j’ose dire, la guerre s’est enlisée et Paris subit les raids incessants d’escadrons de zeppelins, devenus de véritables forteresses volantes et des porte-avions des airs. Parmi les officiers gradés de ces escadres, on retrouve des personnages historiques tels qu’Adolf Hitler et Hermann Goering, dont l’un rêve de domination du monde, et l’autre de la victoire sur l’as français Guynemer – qui lui aussi a existé. Mais pendant que ceux-ci se préoccupent de leurs rivalités, le destin du monde se joue dans un empire russe en pleine déliquescence, Raspoutine fait une découverte qui pourrait faire basculer le cours de la guerre….

Avec le centenaire de la Première Guerre Mondiale l’an dernier, le moins que l’on puisse dire est que je m’en sui donné à coeur joie entre les livres et revues consacrées au sujet, et qui m’ont fait redécouvrir ma passion de l’histoire, et de cette période en particulier. Plus précisément en ce qui concerne l’aviation – comme vous l’avez vu dans la présentation de ce blog, je suis littéralement FOLLE des zeppelins dont je connais assez bien l’histoire (dans une « vie précédente », j’ai rédigé un mémoire de fin d’étude sur la technologie dans la perception de la « menace allemande » avant la Première Guerre mondiale, avec pour exemple… le Zeppelin). Il faut savoir que ces dernières années, plusieurs BD ont été consacrées à l’aviation, souvent sur fond de Première ou Deuxième Guerre mondiale (je pense au Pilote à l’Edelweiss qui m’a passionnée, notamment). Pour le coup, je me concentrerai plus sur le sujet que sur l’illustration. Le dessin est, en effet, de facture assez « classique », quoiqu’assez expressif.

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Couverture de Zeppelin’s War

L’univers et ce contexte technologique revisité, m’ont passionnée. J’ai ADORÉ les Zeppelins de cette histoire, de véritables forteresses volantes qui servent de porte-avion (le système d’arrimage d’avions a bel et bien existé, les pilotes devant viser pour s’accrocher au vol en-dessous du dirigeable, mais plus tard. Et des plans existaient pour faire des dirigeables de véritables cuirassés du ciel… avant que les dirigeables, jugés trop fragiles, ne soient tous affecté à la Marine pour le bombardement des côtes anglaises!).
L’avantage est que, contrairement à d’autres uchronies – c’est un défaut qui est propre à ce genre, Zeppelin’s War n’est pas élitiste. Nul besoin d’en connaître un rayon sur la Première Guerre mondiale, puisque la plupart d’entre nous savons qu’il y avait un tsar en Russie, qui étaient Raspoutine, qui étaient Hitler et Goering et la façon dont ils ont par la suite pesé dans l’histoire du monde. Je concède que pour Guynemer, on ne sait pas forcément qu’il ait pu exister et qu’il fut un « as ». Mais on n’est pas trop perdu dans l’histoire et il est possible à un profane de faire la différence entre ce qui a été ou non.
Il y est également question des prémisses de l’idéologie nazie, avec les « trips ésotériques » du jeune Hitler… Sans compter qu’en parallèle, avec le personnage de Raspoutine, on entre dans le surnaturel. Magnétiseur et guérisseur auprès du jeune prince Alexis, hémophile, Raspoutine est à la recherche d’un mystérieux objet…
Ce premier volume se termine donc sur une image forte, mais en dire plus serait un spoiler… et je ne tiens pas à en dire trop à ce sujet, je vous laisse le plaisir de la découverte! Et j’espère que cet article, un peu plus court que ceux auxquels je vous ai habitués, vous donnera l’envie d’y voir d’un peu plus près!

Titre: Zeppelin’s War – Tome 1: Les Raiders de la Nuit
Auteurs: Richard D. Nolane et Vicenç Villagrasa Jovensà
Editions: Soleil
Collection: SOL.AVENTURES
56 p.
Parution: Juin 2014
Prix: 14,50 €

Blanche Mt.-Cl.