Pour les ténèbres et pour le rire (1) – La Famille Addams (Barry Sonnenfeld, 1991)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Tout d’abord, je tiens à m’excuser encore pour cette semaine sans chronique, et pour le fait de parler plus cinéma que livres dans les jours qui vont venir! À dire vrai c’est moins le travail que les problèmes de transport qui m’ont épuisée… et du coup, arrivée chez moi, je ne touchais même plus mon ordinateur! 😉 Mais qu’à cela ne tienne, j’espère mieux m’organiser à l’avenir et vous offrir quelques articles sympas pendant vos vacances.

Je reviens donc aujourd’hui avec une petite chronique film à laquelle je pensais depuis un moment. En effet, j’avais très envie de vous présenter cet opus vu lorsque j’étais très jeune, après que mes grand-parents nous aient offert la VHS. Et je l’apprécie toujours autant à l’âge adulte: La Famille Addams, réalisé par Barry Sonnenfeld et sorti en 1991. Avec les vacances, certains d’entre vous cherchent peut-être des idées de choses à (re)visionner, et il est peut-être Rejoignons donc les Addams dans leur manoir…

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Artbook pour amateur de fantastique sombre et sexy – Olivier Ledroit

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

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Couverture de l’album

Tout d’abord, je vous remercie encore pour votre fidélité, car les mille vues ont encore été atteintes ce mois-ci… et bien plus vite qu’en décembre, sans doute grâce aux nouveaux abonnés de ces derniers jours.

Je reviens avec cette chronique un peu exceptionnelle, et très brève, consacrée à un très bel album que mon frère m’a offert à Noël. Connaissant mon intérêt pour l’illustration et le dessin, ainsi que pour les univers sombres, voire très sombres de Requiem: Chevalier Vampire, il m’a ainsi gratifiée d’Olivier Ledroit, une très belle anthologie de ses illustrations, préfacée par… Alejandro Jodorowsky en personne – vous savez, le cinéaste perché qui a failli tourner une adaptation de Dune avec la collaboration de nombreux dessinateurs et bédéastes.

Je vous emmène donc dans l’univers de l’un de mes dessinateurs favoris…

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Le roman qui devint un grand film – Metropolis (Thea von Harbou)

« Ce livre n’est pas un tableau du présent.
Ce livre n’est pas un tableau de l’avenir.
Ce livre ne se passe nulle part.
Ce livre ne sert aucune tendance, aucune classe, aucun parti.
Ce livre est un drame qui tourne autour d’une seule et même expérience :
Le médiateur entre le cerveau et les mains, ce doit être le cœur. »
Thea von Harbou, préambule à Metropolis

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Sehr geehrte Leser der Welten Blanches,

J’ai le plaisir de vous retrouver, malheureusement en retard, avec cette toute dernière chronique qui m’a demandé pas mal de travail à une heure où je traîne un peu la patte. À la fois par curiosité pour cette oeuvre, et dans le cadre d’un petit défi personnel que je me suis lancé pour lire en V.O., j’ai l’honneur de vous présenter Metropolis, de Thea von Harbou, publié en 1925, qui fut adapté par Fritz Lang au cinéma et qui devint ce film culte que nous connaissons sorti en 1927.

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Couverture de la première édition – Source: Wikipedia

Je n’ai appris que l’an dernier, peu après le lancement des Mondes de Blanche, qu’il s’agissait d’une adaptation, et je me suis fait un devoir de mettre la main sur le livre. Comme il était introuvable en français, j’ai pris le parti de le commander en allemand, et j’ai fait l’acquisition d’une édition autrichienne récente de l’ouvrage qui dormait dans ma PAL jusqu’à récemment. Ironie du sort – mais bonne nouvelle pour certains curieux qui désespèrent d’avoir accès à ce récit: l’ouvrage a été ré-édité en français cet automne. Je donnerai les références en fin d’article!

Je souhaitais écrire en version bilingue, pour donner l’occasion à une ou deux amies germanophones de lire ce que j’écris. Leider je ne me suis pas livrée à cet exercice depuis longtemps. Il me demanderait des heures de mise au point malgré ma récente lecture en allemand, et par peur de passer à côté de certaines subtilités, j’ai préféré écrire quelque chose de complet en français. Par ailleurs, l’ayant lu en V.O. je traduirai certains termes, et j’espère j’espère que la traduction collera à la dernière traduction française…

Alors, êtes-vous prêts à savoir ce qui se cache dans les sous-sols de « la grande Metropolis »?

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SEMAINE THÉMATIQUE: FRANKENSTEIN – Deux adaptations cinématographiques aussi notables que différentes

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

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Portrait de Boris Karloff pour La Fiancée de Frankenstein – Source: Wikipedia

On y arrive! Je ne sais pas comment car je n’ai plus les yeux en face des trous, mais on y arrive tout de même. Me voici donc de retour avec une nouvelle chronique cinéma pour cette semaine thématique dédiée à Frankenstein. Pour le coup, j’ai très mal géré tout ça, car j’aurais dû prévoir que j’aurais beaucoup à faire durant ma dernière semaine de stage.

Car si l’oeuvre de Mary Shelley nous est si familière de nos jours, c’est surtout en raison de ses nombreuses adaptations! Il faut dire que ce livre a connu un succès immédiat, et s’est vu très tôt adapté en pièce de théâtre, voire en ballet… ainsi qu’au cinéma, et ce dès les films muets!

Mais je n’ai retenu que deux oeuvres. D’une part parce qu’elles sont notables, et d’autre part parce que datant de deux périodes bien différentes, elles sont, par les enjeux retenus par les réalisateurs, autant le reflet de leur temps que d’une interprétation différente de cette histoire très populaire! Il s’agit du classique de 1931 de James Whale avec Boris Karloff dans le rôle de la créature, et du film de Kenneth Branagh sorti en 1994.

Je vais donc commencer par une présentation succincte des deux films évoqué, avant de parler mise en scène, thèmes abordés et différences par rapport aux livres. Une fois n’est pas coutume, la « fiche technique » vous sera présentée en fin de post. Et c’est parti, tremblez…

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Hommage à Tim Burton – Le beau Wolfgang Wagner – Mars 2015

Très chers lecteurs de ce blog,

TimBurton007Je reviens ce week-end avec une autre illustration relative à mon roman Le Sang des Wolf, et à cet hommage à Tim Burton. Comme vous le voyez, j’ai réutilisé les proportions des personnages de Tim Burton – silhouette mince, grands yeux – qui se prêtent tout à fait à ce personnage grand et mince, prompt à gesticuler en tout sens, et ces nuances bleues qui suggèrent la saison froide.

J’ai beaucoup aimé créer ce personnage – dont voici la description complète: c’est un beau gosse blond aux longs cheveux de guerrier germanique, tout de noir vêtu, maquillé et bardé de bijoux. D’ailleurs, j’ai beaucoup aimé travailler sur ses yeux dans ce dessin, puisque son fard sombre donne de la profondeur à son regard.

Il pourrait faire figure de gothique taciturne caricatural, de métalleux renfermé et primaire comme les médias aiment souvent à nous montrer (sauf pour Abby dans N.C.I.S.), mais ce n’est pas ce que j’ai voulu faire. Au contraire, j’ai voulu créer un homme plein d’humour, très sociable et prompt à la blague, un vrai réservoir d’anecdotes suite à ses nombreux voyages et missions et qui font de lui un collaborateur précieux pour l’inspecteur Terwull. Bref, ce Wolfgang Wagner respire la joie de vivre, et ce malgré la noirceur du cas qui l’occupe.

C’est d’ailleurs le personnage préféré de ma mère… mais je vous laisse juges!

Passez une bonne nuit!

Blanche Mt.-Cl.

Armures Animales – Fantasy Art – Avril 2014

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Armure Animale – Chevalier Corbeau

Enfin de retour avec des chevaliers assez typés ou stylés, selon votre perception de la chose! 🙂 Encore inspirée par le fantasy art, j’ai pondu deux nouvelles armures zoomorphes – inspirées des caractéristiques de certains animaux…

Peut-être vous souvenez-vous de celle du chevalier-hibou, et peut-être celle-ci va-t-elle vous la rappeler. Quand bien même elle reprend les caractéristiques de l’armure médiévale – à mon sens, autant défensive qu’artistique – et celles des chevaliers ailés polonais du XVIe siècle, les motifs sont différents: les ailes résolument sombres, les articulations au niveau de la jambière et du canon d’avant-bras en forme d’ailes noires, les plumes sombres et l’oiseau aux ailes déployées gravés sur le gorgerin et le plastron nous rappellent immanquablement le corbeau perché sur l’épaule de notre chevalier… Sombre à souhait, quand on y pense, et je vois certaines des personnes que je connais faire allusion à mon côté soi-disant « gothique » et à mon amour du film The Crow (le vrai de 1994, avec Brandon Lee, pas les autres daubes, voyons!). Mais ce chevalier corbeau aurait bien sa place sur un champ de bataille imaginaire, comme guerrier mystérieux et particulièrement retors… N’oubliez pas que les corbeaux sont des oiseaux diablement intelligents! 🙂

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Armure Fantasy – Chevalier Loup

Pour cette seconde armure, j’ai opté pour un autre de mes animaux fétiches. J’ai nommé: le loup. Je les trouve magnifiques, fascinants, et chaque documentaire animalier consacré aux loups m’ensorcèle. C’est un tout: j’aime leur allure et leur façon de se mouvoir, j’aime leurs yeux et leur regard énigmatique – il parait que contrairement aux chiens ils évitent de regarder l’Homme dans les yeux, pour lui signifier son désintérêt – et la lumière qui y danse dès que la nuit tombe, leur fourrure somptueuse, et je frissonne à la fois de peur et de plaisir quand ils retroussent leurs babine sur des crocs redoutables ou… hurlent. J’ai donc voulu leur rendre hommage avec ce chevalier-loup dont le heaume a une forme très évocatrice, tel un masque intégral, et dont le gorgerin et la cape son bordés de fourrure. Vous noterez qu’il porte même une queue de loup… Comment je vous ce personnage s’il devait exister dans une histoire?… Féroce, tenace, brave et surtout loyal. Et même pour un dessin, je ne peux m’empêcher de raconter une belle histoire…

Blanche Mt.-Cl.