Terreur dans le Maine – L’Année du Loup-Garou (Stephen King)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

71hz5ui8bxlJe reviens très brièvement avec une petite chronique livre. Celle prévue à l’origine devant être un peu étoffée, je vous propose en attendant de découvrir celle dédiée à un court ouvrage que je viens de finir. J’ai nommé L’Année du Loup-Garou de Stephen King, illustré par Berni Wrightson.

J’ai pris connaissance de l’ouvrage, si j’ai bonne mémoire, en me baladant sur Instagram pour « épier » les nouvelles sorties littéraires. Désireuse de parfaire ma connaissance de l’œuvre de Stephen King (je n’en ai lu qu’un en trente ans d’existence… 😉) et amatrice d’illustrations typées, je me suis donc jetée sur ce petit livre…

Continuer la lecture de Terreur dans le Maine – L’Année du Loup-Garou (Stephen King)

Publicités

Orgies macabres dans les tourbières – Les Furies de Borås (Anders Fager)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

51SJPStWJWLJe suis très fière de vous présenter enfin une chronique lecture après ces quelques jours de flottement (où vous êtes restés fidèles, encore merci!), et de vous dire que c’est le troisième livre que j’aie lu ce mois-ci, ce qui ne m’est pas arrivé depuis longtemps… Et je l’ai dévoré, pratiquement dans son intégralité, pendant mes heures de transport. Comme quoi, tout a ses avantages! Et c’est à croire que cette année, je sois abonnée aux livres sympas depuis quelques temps, ce que me confirme la lecture des Furies de Borås, un recueil de nouvelles fantastiques glauques à souhait de l’auteur suédois Anders Fager.

Laissez-mois vous emmener en balade sur les tourbières, dans une Suède peuplée d’êtres étranges et de monstres…

Continuer la lecture de Orgies macabres dans les tourbières – Les Furies de Borås (Anders Fager)

Une sombre et classique affaire de Loup-Garou – « Wolfman » (Joe Johnston, 2010)

Wolfman-final-small
Affiche – Source: Wikipedia

« Même celui dont le cœur est pur
Qui chaque soir dit sa prière
Peut se changer en Bête
Lorsque fleurit la mort-aux-loups
Et resplendit la lune d’Automne. »

Titre: Wolfman (The Wolfman)
Année de production: 2010
Réalisation: Joe Johnston
Origine: Etats-Unis
Durée: 1h43
Distribution: Edward Norton, Benicio del Toro, Hugo Weaving, Anthony Hopkins, Emily Blunt…

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche et amateurs de métamorphoses,

Je reviens avec une nouvelle chronique cinéma un peu plus courte que d’habitude. En effet, je suis un peu chargée en ce moment, accaparée par mon stage et par ma formation, par mes essais de création, par la re-correction de mon roman et d’autres projets, je vais devoir essayer d’être un peu plus concise si je veux garder une certaine régularité. J’espère que la qualité de mes posts ne va pas en souffrir! Mais trêve de parlotte – ou plutôt d’écrivotte 😉 – et venons-en au fait: le film de la semaine, Wolfman de Joe Johnston. A l’origine, je l’avais vu sur le câble peu après sa sortie, avant de faire l’acquisition du DVD. Et c’est, comme son nom l’indique, une histoire de loup-garou… Prêts? C’est parti…

  • Le « pitch »
19012147
Lawrence, Gwen et le redoutable Sir John aux funérailles de Ben – Source: Allôciné.fr

1891. Lawrence Talbot (Benicio del Toro) est un acteur mondialement connu pour son jeu si particulier dans le répertoire de Shakespeare, qui voyage à travers le monde et n’a plus aucun contact avec sa famille en Angleterre. Or, il reçoit un jour une lettre désespérée de Gwen Conliffe (Emily Blunt), la fiancée de son frère Ben, lui annonçant que celui-ci est mort dans d’atroces circonstances. L’acteur se voit donc obligé de retourner au domaine familial de Blackmoor. Il y retrouve la troublante Gwen, ainsi que son père, Sir John Talbot (Anthony Hopkins) avec lequel les rapports sont très tendus, et voit enfin le corps atrocement mutilé de son frère. Tandis que son retour éveille en lui des souvenirs douloureux – la mort de sa mère, suicidée quand il était enfant, son père debout près du corps de sa mère, puis l’expédiant dans un asile d’aliénés – Lawrence a vent de rumeurs accusant des gitans présents dans les environs de Blackmoor, ainsi que d’autres, plus étranges, au sujet de meurtres et de la présence d’un loup-garou quelques décennies auparavant.

Par une nuit de pleine lune, Lawrence décide alors de se rendre auprès des gitans pour en avoir le coeur net. Mais alors qu’il est sur place, des locaux arrivent pour confisquer l’ours danseur de la troupe, suspecté d’avoir déchiqueté Ben Talbot. Et soudain, une créature effrayante fait irruption sur le bivouac: un loup-garou! Durant le combat, Lawrence est grièvement blessé et une matrone gitane soigne ses plaies. De retour dans la demeure familiale, il récupère très vite, contre toute attente. Il est pourtant torturé par des cauchemars particulièrement intense… et des meurtres sont bientôt commis dans le voisinage. C’est sans compter sur l’arrivée de l’inspecteur Aberline (Hugo Weaving), mandaté pour enquêter sur ces crimes, qui suspecte immédiatement Lawrence du fait de ses anciens séjours en asile. Celui-ci, inquiet et désemparé, renvoie la belle Gwen, dont il s’est épris, à Londres pour sa sécurité.

19162374
L’Inspecteur Albertine cherchant des noises à Lawrence – Source: Allôciné.fr

Et l’acteur n’est pas loin de découvrir de terribles secrets de famille, avant qu’Aberline le retrouve un matin nu et couvert de sang. Arrêté, enfermé dans un asile de Londres, Lawrence est soumis à des traitements horribles qui éveillent définitivement la bête en lui…

  • Une histoire classique… avec un casting de haut vol tout de même!

Le film a souffert de nombreux retards et de désaccords artistiques entre studios et réalisateurs, le design des effets spéciaux et même la composition de la B.O. sont passé de main en main avant de voir finalement le jour et de sortir au cinéma. Loin de révolutionner le genre, on y retrouve les ingrédients classiques d’une histoire de loup-garou. Une bourgade avec des meurtres, la peur, des bois et de la brume, un « seigneur des lieux », Sir Talbot, isolé comme un sauvageon, des nuits de pleine lune éblouissante… Au niveau de l’ambiance, tous les « clichés », si j’ose dire, sont là. Ainsi, à ce niveau, Wolfman ne révolutionne pas vraiment le genre. Mis à part qu’au niveau effets spéciaux, les images de synthèse ont remplacé les animatroniques.

19162369
Traitement de choc dans un asile victorien – Source: Allôciné.fr

Le film a reçu un accueil assez mitigé, et certains critiques ont déploré le manque de suspense du scénario. En même temps, les histoires de loup-garou sont très difficiles à ré-explorer, et tournent souvent à l’eau de rose comme on a pu le voir ces dernières années. Or l’avantage de ce loup-garou-là, c’est qu’il est vraiment AFFREUX, et n’a rien de très sexy. Plus qu’attirante, son animalité est effrayante, et une fois transformé, Lawrence n’a pas la grâce et la majesté du loup, mais comme dans les films fantastiques des années 80, rappelle un mix de Hulk, du Fauve des X-Men et d’un orang-outang. Dit comme ça, je reconnais que ça ne donne pas très envie de voir le film… mais honnêtement, pensez-vous vraiment que je perdrais mon temps à écrire un texte long comme le bras pour un film que je n’aurais pas aimé? 🙂 Que nenni.

Car histoire « classique » ne signifie pas nécessairement « mauvaise ». Tout d’abord, j’évoquais l’atmosphère du film – la bourgade anglaise de campagne, la forêt, la brume, le manoir délabré des Talbot qui évoque plus une tanière qu’une demeure aristocratique. Sur ce dernier point, visuellement, l’effet est saisissant. C’est ce simple détaille qui éveille les questions du spectateur, qui réalise que quelque chose, dans cette famille, ne va pas. On comprend très vite, entre cette maison oppressante dirigée par l’homme dur et malsain qu’est Sir John – interprété par un Anthony Hopkins toujours très à l’aise dans un rôle de fêlé – que quelque chose cloche. Sir John est un père peu affectueux que Lawrence a voulu fuir. C’est ce mystère familial qui fait tout l’attrait du scénario, car on se demande ce qui s’est passé dans l’enfance de Lawrence, quel secret cache Sir John sur la mort de son épouse, la raison de sa brusquerie et de son comportement étrange.

Quant à Lawrence, on ne peut que développer de l’empathie pour ce personnage tourmenté qui a subi l’asile dès son enfance – et quand on sait comment on traitait les pensionnaires des asiles au XIXe siècle, on n’ose imaginer les dégâts que cela a pu avoir sur un petit garçon. Et qui en plus, lui qui avait tout fait pour ne pas revenir à Blackmoor, paie très cher son retour par une transformation qu’il n’avait pas demandé, par une arrestation et de nouveaux mauvais traitements. En plus, même si Benicio del Toro est très loin d’être mon style, j’apprécie son expressivité. Son apparence peu engageante, sa posture voûtée, son air sombre, tout concourt à rendre le mal-être du personnage palpable.

Son seul espoir de paix: la douceur de Gwen. le fait est que j’aime beaucoup Emily Blunt. Elle a un petit je-ne-sais-quoi entre la chieuse (sans doute à cause de son rôle dans Le Diable s’habille en Prada) et la fille vulnérable. Elle est particulièrement mystérieuse et déterminée, courageuse, mais aussi étrangement fragile au milieu de toute cette bestialité. J’ai apprécié que son ébauche de romance avec Lawrence ne soit pas traitée de manière complètement niaise, d’ailleurs que l’accent n’ait pas été mis dessus – à part en toute fin de film – mais je ne peux rien dire là-dessus sans spoiler.

Quant à Hugo Weaving, ma foi, on le trouve encore dans un rôle de type que l’on aime détester, car Albertine, pousse très loin le « professionnalisme ». C’est un peu le cliché de cette époque qui voulait que quelqu’un de mentalement fragile ne soit jamais vraiment traité avec considération. Mais vous savez ce qu’on dit: rira bien qui rira le dernier…

19158483
Gwen et la Bête – Source: Allôciné.fr
  • Conclusion – Une série B divertissante

Comme on l’a vu, le genre « loup-garou » est quelque chose de très difficile à mettre au goût du jour. Je parlais de l’apparence du loup-garou, mais au final, je pense qu’éviter de le « glamouriser » était un bon choix. Tout comme rester dans un schéma d’histoire classique a permis de ne pas sombrer dans le ridicule comme l’on fait des comédies du genre de Teen Wolf dans les années 1980. Donc, au final, même si les effets spéciaux sont trop spectaculaires – je pense à la scène de Londres notamment – et qu’elle ne surprend pas, le résultat n’est pas si mal, avec un scénario relativement simple mêlant surnaturel et secrets de famille, avec une petite pincée de romance bienvenue au milieu de tout ce bazar. Après tout, il faut bien que quelqu’un montre un peu de gentillesse à ce pauvre Lawrence, que diable! Et puis le final compense largement certains raccourcis et « clichés » pas si dérangeants du film. Je vous laisse la bande-annonce pour vous faire une idée…

Pour ma part, j’ai apprécié cette atmosphère sombre et cette relation compliqué entre le héros et son père complètement mégalo, qui ont capté mon attention. Je ne me suis pas ennuyée une seule minute et ai passé un très agréable moment. Pour peu que comme moi, on s’intéresse à la lycanthropie, c’est un petit film sympa à regarder en deuxième partie de soirée, une fois que l’on est bien posé, tout seul ou accompagné, toute lumière éteinte! 🙂

Sur ce, je serais ravie de vous avoir intéressée à ce petit film, ou de recueillir vos commentaires si vous l’avez déjà vu. Je m’excuse de l’aspect un peu « brouillon » et décousu de cet article, mais voilà, je me force à la concision! 🙂 Je reviendrai la semaine prochaine avec une « oeuvre » – si j’ose dire – radicalement différente… A très vite donc, pour de nouvelles aventures au pays des films mineurs et des séries B!

Blanche Mt.-Cl.