Conte des neiges – L’Ours et le Rossignol (Katherine Arden)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

J’espère que vous allez bien! Moi ça roule! Et comme il a fait froid mais beau (pas assez longtemps à mon goût!), j’ai une superbe lumière chez moi… bref, ce qu’il faut pour lire et je ne m’en prive pas. J’ai réalisé, moi qui ne fais pas trop le décompte, que j’ai lu 11 bouquins depuis mon retour de vacances de Noël, un RECORD que je n’avais pas battu depuis un bail! En même temps, avec le chômage, je triche un peu. 😉

Je suis donc un peu sur tous les fronts niveau lectures. Entre un recueil de nouvelles de Jean Ray et une anthologie dédiée à Wonder Woman qui ne m’emballent pas plus que ça (après les chocs Don Quichotte et Max, c’est dur!), je me suis laissée tenter par une sortie récente, avec L’Ours et le Rossignol de Katherine Arden. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas posté un article lecture un dimanche! Tout ça pour vous présenter un roman inspiré du folklore russe… Continuer la lecture de Conte des neiges – L’Ours et le Rossignol (Katherine Arden)

SEMAINE THÉMATIQUE « ADAPTATIONS DE CONTES » – Le Petit Chaperon rouge au Cinéma

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

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Illustration de Gustave Doré pour le conte – Source: Wikipedia

Je reviens cette semaine avec une thématique dédiée aux adaptations de contes, en particulier les contes de Grimm qui font partie de notre héritage culturel en Europe, et qui constituent un grand fond de littérature de l’imaginaire. Ainsi, comme je n’ai pas pu lire comme je l’aurais souhaité ces jours dernier, je vais mettre en ligne cette semaine quelques présentations comparées de films, avec un petit bonus série pour vous donner des idées de choses sympathiques à regarder… Elles ne seront peut-être pas aussi étoffées que certaines autres chroniques de film, et ne paraîtront peut-être que de façon aléatoire, mais j’espère néanmoins vous captiver! 😉

J’entame donc ce volet avec deux adaptations du Petit Chaperon Rouge, réalisés à des époques différentes: La Compagnie des Loups (Neil Jordan, 1984) et Le Chaperon rouge (Catherine Hardwick, 2011). Si l’histoire y est traitée différemment, certains thèmes se retrouvent en effet dans ces deux opus. Et puis connaissant un peu mes goûts depuis que vous explorez ce blog, je ne pouvais passer à côté d’une histoire avec ce grand méchant loup que j’aime tant. 🙂

Prenez donc avec moi le sentier qui nous mènera sur les traces du Petit Chaperon rouge et du Grand Méchant Loup…

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Expérimentations graphiques personnelles – Forêts fantastiques

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

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Un petit tour dans une mystérieuse forêt pleine d’étranges créatures…

Aujourd’hui, j’attends la réponse de l’un de mes professeurs de l’école quant à l’un de mes derniers devoirs… La note est plutôt bonne (je viens d’écoper d’un 15/20!), mais l’appréciation de ma correctrice ne me paraît pas en adéquation, tout comme ses suggestions d’amélioration ne sont pas claires… Sachant que le devoir comporte une seconde étape, basée sur ces premières créations, je souhaiterais savoir ce que je peux changer avant de m’engager sur un mauvais chemin. Un peu comme une vraie mission graphique, quoi! 🙂

Donc, je fais du graphisme, mais pour moi. Je reviens donc en coup de vent avec de petites créations que vous reverrez sans doute ces jours prochains, car je compte les intégrer dans d’autres compositions, en particulier celles ayant trait à la nouvelle que je viens de terminer d’écrire…

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Les loups mènent l’enquête au royaume de la fantasy… – Druide (Oliver Peru)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

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Couverture de Druide

J’ai le plaisir de vous dire que l’auto-challenge que je m’étais lancé concernant la lecture de Druide est bel et bien réussi! Aussi, cette semaine, je vous gratifierai d’une chronique de roman fantasy. Ce n’est pas un genre littéraire très facile à appréhender pour moi (hormis dans les aventures de Conan le Cimmérien, mais ça, j’y reviendrai un jour!), j’ignore d’ailleurs pourquoi car j’ai plutôt tendance à aimer et admirer les efforts d’imagination! Bref, j’ai souhaité m’y remettre tout doucement.

Pour trouver un ouvrage de fantasy propre à mes aspirations, autre que Tolkien auquel je ne parviens pas à accrocher, sans nain et sans elfe, et autre qu’une saga de je ne sais combien de volumes, j’ai fait un tour sur le Forum de la Littérature Fantastique (ça fait un bail que je ne leur ai pas donné de nouvelles, quand j’y pense…). Accro aux légendes arthuriennes, mon regard a été attiré par la catégorie « Fantasy arthurienne », où des lecteurs donnaient de Druide des avis dithyrambiques.

J’ai donc pensé que cela pouvait me plaire. Aussi, dès que je l’ai pu, ai-je acquis cet ouvrage pour me faire mon propre avis. Préparez-vous à entrer dans un monde où la rationalité des druides va se heurter à une sauvagerie et à un mal terrible issus du fond des âges…

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Une dystopie d’amour et de homard – The Lobster (Yórgos Lánthimos, 2015)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

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Affiche du film – Source: Wikipedia

La chronique film de cette semaine revient avec un opus un peu particulier. Une réalisation récente. Une dystopie cruelle et sans concession que j’ai vue il y a quelques temps déjà et qu’il m’a fallu le temps de digérer avant d’en parler (j’avoue l’avoir vu dans une très, très mauvaise passe).

Il s’agit du film The Lobster, dont les affiches où les personnages semblent étreindre un fantôme, m’intriguaient beaucoup. Bon, en plus, un film intitulé « le homard » (en même temps, je suis persuadée d’avoir déjà vu un court-métrage répondant au doux nom du Homard… mais je m’égare), avec une affiche qui semble suinter la solitude, il faut s’attendre à quelque chose d’étrange..

Je vous en dis plus par ici…

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Fantasy historique, gore et bit-lit – « La Louve et la Croix » (S.A. Swann)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Amoureux des loups,

Tout d’abord, je tiens à m’excuser pour le retard avec lequel je publie cette chronique: j’ai eu du travail ce week-end, et mon excursion sur Paris avec mon frère m’a tellement lessivée que je n’avais pas la force d’écrire sur un livre en rentrant…

Mais après une semaine sous le signe de « l’artillerie lourde » avec Dune de Frank Herbert, me voici de retour avec une chronique express pour un livre relativement RÉCENT et aussi pour ma première incursion (est-ce que Twilight, ça compte vraiment?) dans le monde du bit-lit. Eh oui, le bit-lit – une sorte de romance impliquant au moins une créature paranormale. À dire vrai, si j’avais su qu’il s’agissait de cela, j’aurais sans doute négligé l’ouvrage que je vais vous présenter ici, car j’ai, je dois l’admettre, pas mal de préjugés sur le bit-lit (et en plus je n’aime pas le chick-lit, bref, ce qui se termine en lit, quoi…) et je me serais certainement attendu à une histoire un peu gnangnan. Mais il se trouve que j’avais besoin de quelque chose de léger à « me mettre sous la dent », alors que j’essayais me remettre de ma déception de Vortex. Et puis il était question de loups, alors forcément j’ai craqué 🙂 …

J’ai donc manqué à tous mes devoir en lisant un livre hors-PAL emprunté à ma mère… La Louve et la Croix, signé S.A. Swann, décrit comme « la rencontre entre le bit-lit et le médiéval ». Mais trêve de verbiage et de babillage, et venons-en au fait…

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Le Livre qui m’a réconciliée avec la fantasy – La saga « Autre-Monde » de M. Chattam

Depuis la récente création de ce blog, me voici de retour avec une autre saga pour la jeunesse. Mais est-ce de ma faute si tant de choses intéressantes ont commencé alors que j’étais déjà une jeune adulte? En effet, adolescente, je ne jurais que par les romans historiques (et je ne vous parle pas de Christian Jacq, mais de VRAIS livres de dur à cuire comme le Néropolis d’Hubert Montheillet par exemple!), mais avec Autre-Monde, j’ai découvert une série qui aurait pu changer ma vie de lectrice si je l’avais connue avant! Après avoir dévoré en enfilade L’Alliance des Trois, Malronce et Le Coeur de la Terre, j’ai ensuite attendu les sorties d’Entropia, Oz et Neverland… Et j’attend l’ultime volume avec impatience. Je ne détaillerai pas l’intrigue de chaque opus, mais voici en gros de quoi il s’agit…

  • Le « Pitch » – Une saga pour deux cycles

L’Alliance des Trois commence de nos jours, à New York, la veille de Noël. On y fait la connaissance de Matt qui s’apprête à passer son dernier Noël avec ses parents en instance de divorce et de Tobias, son meilleur ami, un adorable petit binoclard un brin peureux qui partage ses goûts pour les jeux de rôle et la fantasy. Or après une violente tempête pendant la nuit, ils se réveillent le matin de Noël pour voir leur environnement complètement chamboulé… et les adultes ont disparus. Ils échappent alors à des monstres et à d’étranges créatures mécaniques, pour s’enfoncer dans une forêt dense aux arbres géants qui a soudainement recouvert la terre. Au cours de leurs aventures, ils vont rencontrer différentes communautés d’enfants qui organisent leurs survis dans les décombres des grandes villes ou dans les profondeurs de la forêts, affrontent des animaux géants et toute sorte d’aberrations de la Nature. Ils font également la connaissance d’Ambre, une belle jeune fille débrouillarde et curieuse à laquelle Matt s’attache beaucoup… et forment ensemble l’Alliance des Trois. Mais ce n’est pas tout. 🙂 Car cet « Autre Monde » est extraordinaire. Outre le gigantisme des plantes et des animaux, on assiste à des phénomènes étranges parmi les enfants et adolescents: ils développent ce qu’ils appellent des « altérations », pour des raisons de survie – Matt une force surhumaine suite à une grave blessure, Tobias une grande rapidité à cause de son hyperactivité, Ambre la télékynésie pour lutter contre sa maladresse. D’autres manipulent l’électricité ou le feu, communiquent avec les animaux…

Au fil des volumes suivants comme Malronce et Le Coeur de la Terre, on assiste au développement de la société des Pans – c’est ainsi que se nomment les enfants et adolescents – et l’on fait la connaissance des adultes restants qui n’ont pas été changés en ces créatures répugnantes surnommées les Gloutons. Les enfants les appellent les Cyniks: ceux-ci ont eux aussi créé un royaume dans le Sud et mènent une lutte sans merci contre les enfants. La mystérieuse reine Malronce, en particulier, et une créature effrayante qui phagocyte tout sur son passage, le Raupéroden, cherche à mettre la main sur Matt, tandis que lui et ses compagnons Tobias et Ambre avancent dans leur compréhension du nouveau monde et de ses mécanismes, quand peu à peu la vie et la nature ont repris le dessus sur des constructions humaines. Par ailleurs, le danger s’installe à l’intérieur de la communauté pan, quand les adolescents plus âgés ne trouvent plus leur place et sont tentés par la vie avec les Cyniks… Gare aux traitrises!

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Ma collection, occupant l’une des places d’honneur de ma bibliothèque…

Un cycle nouveau s’ouvre avec le quatrième opus, Entropia, soufflant un vent nouveau sur la saga. Alors que les Pans ont instauré une paix fragile avec les Cyniks, que Matt, Ambre et Tobias vivent une vie tranquille à Eden, la capitale Pan, surgit un nouveau danger. Les trois compagnons partent en exploration dans ce qui était le Canada où oeuvre une affreuse créature synthétique, toute de câble et de carbone. Elle avance depuis le Nord en générant une tempête appelée Entropia, fruit de ce que l’humanité a créé de plus affreux… Ils l’appellent Ggl. Devant l’ampleur de la catastrophe qui s’annoncent, les Pans décident de partir à la recherche du second Coeur de la Terre (le premier ayant aidé à faire la guerre aux Cyniks)… Les deux volumes suivants, Oz et Neverland, racontent leur voyage incroyable vers et à travers l’Europe. Alors que le Buveur d’Innocence, un Cynik qui les suit de loin et qui souhaite saper la paix avec les Pans, le navire qui vogue vers l’Europe est incendié. Après une arrivée chaotique, nos jeunes héros sont séparés et découvrent une société où les adultes, appelés Ozdults, ont réduit les enfants en esclavages et se servent d’eux pour produire un Elixir leur permettant de profiter de leurs altérations… Ils tentent de se retrouver et de joindre un noyau de résistance en Europe centrale, quand Entropia gagne les îles britanniques…

  • Ce que j’en pense

Bien sûr, je ne peux vous en dire plus sans spoiler, mais parler un peu de l’histoire est primordial pour vous mettre l’eau à la bouche… Car cette série vaut vraiment le coup. Elle a changé ma perception de la fantasy, qui à la base n’est pas un genre que j’affectionne. J’ai donc beaucoup aimé l’idée de faire d’adolescents d’aujourd’hui, habitués à leur petit confort et à leurs écrans, les héros d’une véritable épopée dans un monde de forêts denses et de papillons géants. Par ailleurs, les clins d’oeil à la culture populaire, et même à la culture geek (Matt et Tobias ont un petit côté geek, d’ailleurs…) m’ont faite sourire. Par exemple: Matt possède une réplique de l’épée d’Aragorn offerte par ses parents, dont il se sert comme arme et qui devient, en quelque sorte, son talisman! 🙂

Les jeunes héros sont assez attendrissants et attachants. Pour une fois, j’aime beaucoup le personnage principal, Matt, qui me rappelle un peu mon frère au même âge dans sa façon d’être, et même physiquement. Quant à Tobias, le gamin timoré du premier tome, j’aime son évolution, les ressources qu’il trouve en lui-même pour au final être capable de se débrouiller sans Matt et Ambre. Ceci dit, j’ai un petit bémol avec Ambre que je trouve un peu trop parfaite – non-seulement elle est très belle et intelligente, douce et pondérée, mais en plus c’est une sorte d’élue… Alors que je l’aurais trouvée plus intéressante avec des défauts, ou des traits de caractère un peu irritants (je ne sais pas, la rendre un peu plus pète-sec, étourdie, colérique…) qui l’auraient rendue plus humaine. C’est une charmante enfant, mais je la trouve trop lisse. J’aime bien quand les Elus ont des défauts, justement! Ça les oblige à se transcender, à aller au-delà de leurs propres failles! Finalement, elle a fini par me sembler humaine et normale, avec des réactions de frustration légitime à partir du cinquième tome, quand une tragédie la frappe.

Si les « méchants » comme le Buveur d’Innocence semblent un brin caricaturaux, certains rôles secondaires sont plutôt intéressants – comme les Pans de l’île Carmichael, Gaspar, le fascinant chef de la résistance enfantine dans le dernier tome, ou encore le capitaine Jahrim, l’adulte le plus stylé de l’histoire… Et l’on voit émerger une sympathique petite bande d’explorateurs et de combattant autour de Matt et Tobias, en même temps qu’un véritable courant de dévotion autour d’Ambre.

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Couvertures

Mais ce qui fait la force de cette histoire passionnante, c’est la force de l’imagination de Maxime Chattam. Le seul truc pour lequel je lui en veux en la matière, c’est qu’il a écrit le livre que j’aurais aimé écrire – au début de mes études, avant de lâcher l’affaire avec l’écriture pour quelques années, je commençais à penser à une sorte d’épopée adolescente et urbaine, ou des gamins vivaient des aventures à l’ancienne! Méchant Maxime! 😉 Après, n’est pas auteur de talent qui veut. Bref. Ce nouveau monde créé par Chattam est tout bonnement fascinant, avec ces immenses forêts qui couvrent le globe, ces dangers présents à tous les coins, cette énergie qui libère des forces complètement irrationnelles qui rendent l’environnement magique. J’ai aimé à voir Matt et Tobias s’enfoncer dans des forêts aux dimensions impressionnantes, Ambre chevaucher un papillon géant, la végétation envahir les ruines des grandes métropoles, des scarabées lumineux parcourir les anciennes autoroutes américaines, les enfants développer leurs altérations pour en faire des armes redoutables… On nage dans l’extraordinaire…

Et s’il n’y avait que cela! Ce monde est foisonnant… En effet, adulte comme enfants ont organisé la survie, chacun à leur manière et créé des sociétés complexes avec des moeurs spécifiques. Chez les Pans, on retrouve des bandes de gamins armés de crosses de hockey qui subsistent en s’alimentant dans les anciennes réserves de centres commerciaux, les dits « Kloropanphyles » qui se sont fondus avec la forêt et vivent dans les arbres en harmonie avec la nature, les résistants d’Europe centrale qui vivent en communauté dans un château somptueux (que je soupçonne d’être celui de Neuschwannstein en Bavière)… Les sociétés adultes sont extrêmement intéressantes aussi, créées par des hommes et des femmes qui se sont réveillées amnésiques et effrayés. Toutes sont basées sur la peur et même la haine de l’enfant, et tendent à faire de l’enfant de véritables esclaves au service de leurs aînés, voire de jouets par le biais de l’anneau ombilicale qui annihile toute volonté en eux, ou d’un collier spécial…

Je parlais des clins d’oeil à la culture populaire et de ces enfants de maintenant faisant face à ce qui parait sorti d’un film de fantasy, ceci est valable également pour les lieux. J’ai fait allusion au château de Neuschwannstein, mais si on retrouve des lieux comme des mégalopoles américaines avec leurs buildings, on visite les ruines de Disney World en Floride, on voit ce que sont devenus Londres et Paris… Et pour quelqu’un qui comme moi connais plutôt bien Paris et sa proche banlieue, la Défense est devenu un véritable enfer (déjà que…). Mais je n’en dirai pas plus sur ce point!

  • Conclusion: quel Pan aurai-je aimé être?

Imagination, histoire captivante dans un monde fascinant, personnages attachants… Bref, carton plein pour Autre-Monde, que je n’ai de cesse de conseiller à mes petits cousins et cousines (oui, il y a un sacré écart d’âge entre mes jeunes cousin/es et moi). Pourtant tout n’était pas gagné. En effet, j’avais – j’ignore pourquoi – pris la saga pour une simple trilogie, et j’avais peu accroché à la fin du troisième volume que je trouvais un peu plate. J’ai donc été à reculons pour lire le quatrième. Qu’à cela ne tienne, en trois jours, j’avais dévoré Entropia. Les trois derniers volumes sont encore meilleurs que les premiers, et même le style d’écriture semble y gagner! Je ne remets pas en cause le talent de conteur du grand Chattam, mais je trouve Oz et Neverland encore mieux écrits que les précédents opus. Donc, juste une chose: ne vous découragez pas si le troisième tome vous déçoit, car le reste est, à mon humble avis, un niveau au-dessus!

Je finirai donc cette conclusion avec un petit délire… A la fin de chaque volume, Maxime Chattam proposait aux lecteurs d’envoyer des suggestions de Pans, des genres d’avatars des lecteurs… Cher Maxime, tu ne liras JAMAIS ces lignes, et le dernier livre est fort probablement en cours de rédaction et pratiquement terminé… Mais voici le Pan que j’aurais aimé être. Une jeune fille d’environ seize ou dix-sept ans, petite et athlétique, avec de longs cheveux bruns, épais, frisés, et de grands yeux couleur ambre, un teint anormalement clair – bref, un visage d’icône byzantine (plus belle que moi, je vous rassure!). Je me serais appelée Zoé car c’est ainsi que j’ai appelé l’héroïne de mon roman, et j’adore ce prénom. Au Noël de mes seize ans, j’étais en famille avec mon frère (vous savez, le mec qui ressemble à Matt), et je prenais soin de ma cousine d’un an qui ne parlait pas encore. A devoir me planquer pour survivre avec un bébé incapable de garder le silence, j’aurais développé la capacité de communiquer par télépathie avec les enfants en bas âge ne maitrisant pas le langage, pour les rassurer, les calmer en cas de problème ou de danger. Et surtout, ce « superpouvoir » m’aurait préservé du destin de Cynik.

Et vous alors, quel genre de Pan auriez-vous aimé être?

Blanche Mt.-Cl.