Peinture – M’aiderez-vous pour le thème de ma prochaine création?

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

J’arrive presque au bout de ma formation graphique… Oui, oui, ça y est, on en voit le bout!

Je sais qu’il est important de trouver du boulot rapidement, mais je pense m’octroyer trois-quatre jours de glandouille créative une fois que cela sera clos – il me manque une info pour terminer un devoir, et si je ne l’ai toujours pas demain matin, tant pis, je l’enverrai quand même, car entre les vacances et le « lundi de Pâques », je ne compte pas attendre éternellement maintenant que je peux être libéré de ça. Bref… j’ai décidé qu’outre l’écriture, j’allais me remettre à la peinture très bientôt, car si j’aime le graphisme, j’aime aussi revenir aux fondamentaux, tâter du pinceau et du tube d’acrylique. Et je vais avoir besoin de votre aide pour choisir entre trois thèmes…

Continuer la lecture de Peinture – M’aiderez-vous pour le thème de ma prochaine création?

Publicités

Gallerie d’Illustrations – « La Nuit de Wolf »

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

NW4Comme je vous l’ai dit ce samedi et en attendant une chronique livre ce mercredi, et comme ce blog est aussi bien consacré à mes créations qu’à mes lectures, je vous offre cette petite galerie d’illustrations pour ma nouvelle La Nuit de Wolf. Vous allez finir par me trouver casse-bonbon à force de vous bassiner avec mes écrits! 🙂

Bref, comme j’avais déjà présenté les illustrations du roman, je partage avec vous les illustrations de la nouvelle. Elles sont très simples et décoratives, mais c’est un parti pris inspiré de l’expressionnisme, qui mettent l’accent sur la sensation, le ressenti du personnage central qui souffre.

Voici donc la galerie…

Continuer la lecture de Gallerie d’Illustrations – « La Nuit de Wolf »

Croquis – Féérie sous-marine

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

SirèneBISComme je suis un peu à la ramasse et que je n’arrive pas vraiment à me concentrer sur ma lecture du moment (le livre est sympa et super beau en plus, mais il me fait éternuer quand je l’ouvre!) je reviens ce week-end avec un petit « bonus illustration »!

Cela faisait un petit moment que je n’avais pas posté de dessins sur le blog! Je vais donc me rattraper aujourd’hui avec deux dessins sur lesquels je viens de retomber en faisant du rangement, inspirée par cette période ou je créais un calendrier steampunk pour l’école d’Arts appliqués.

Sans doute vous souvenez-vous du scaphandrier qui prenait le thé sous l’eau avec un poulpe pour la page Août, période où j’ai mis en ligne de nombreux croquis! Je vous propose donc de vous replonger « sous l’océan », comme disait le crabe…

Continuer la lecture de Croquis – Féérie sous-marine

Galerie de Croquis Sombres – Un Démon Triste et des Guerriers Steampunk

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Bien le bonsoir – ou bon matin, vu l’heure.

Par cette énième nuit d’insomnie, je reviens avec de toutes petites créations tirées de mes carnets de croquis. A dire vrai ces derniers jours ont été assez créatifs en termes professionnels – j’ai repris le boulot cette semaine, et je suis sur de l’identité visuelle – mais j’ai quand même trouvé quelques minutes pour ces croquis. J’aime assez faire ce genre de choses à l’encre, car cela me permet un trait énergique à l’image de ma passion et de mes « tourments » du moment, et d’exprimer mon intérêt à la fois pour l’Expressionnisme et pour des choses un peu « dark ». Je ne suis pas morbide pour autant, mais j’ai parfois besoin de laisser sortir une sorte de « noirceur salutaire » après un projet graphique tout en douceur, comme j’aime à appeler ça.

Le premier croquis, des guerriers caparaçonnés évoluant dans les flammes et portant des masques à gaz, on une vague allure Steampunk, influencée par l’esthétique (si j’ose appeler ça comme ça) de la Première Guerre Mondiale et des dessins d’Otto Dix. À dire vrai, ces oeuvres me plaisent autant qu’elles me dérangent tant elles débordent d’une sorte d’irréalité. On peine à croire qu’il s’agit de quelque chose qui s’est passé. Ce sont des troupes d’assaut (Sturmtruppen), mais elles semblent émerger d’une sorte de brouillard onirique, d’un chaos silencieux… alors qu’on sait que ces champs de bataille ont été bruyants. J’ai ajouté de la couleur pour ajouter de la force, et conférer à ces ombres une certaine animalité et sauvagerie dans le regard de leurs masques de protection.

Le second croquis, mon démon femelle versant des larmes de sang, traduit mon intérêt pour la mythologie judéo-chrétienne avec son cortège de monstre mais aussi mes préoccupations. Malgré un stage qui me plait, je traverse une période assez difficile. Ce démon qui hurle et pleure s’accroche à ses propres cornes, nous renvoyant à ces moments de terrible solitude où ce qui nous rend différent des autres nous fait nous sentir comme un monstre. C’est comme si nous avions des cornes sur la tête ou une queue fourchue!… Voilà, c’était le moment « philosophique » de cette nuit sans sommeil.

Je vous laisse et vous souhaite de beaux rêves sombres, en attendant des créations plus belles et plus élaborées? 🙂

Blanche Mt.-Cl.

Une belle guerrière fantasy – Juin 2015

Lecteurs et lectrices de ce blog,

Bien le bonsoir!

Ayant manqué le rendez-vous de mes chroniques cette semaine, je tente de me rattraper avec ce partage, l’un de mes derniers dessins, fait au hasard de mon temps libre. C’est que je ne voudrais pas perdre la main. J’ai donc décidé de travailler sur une guerrière semblant sortie d’un univers fantasy – de plus, j’aimerais un jour écrire de la fantasy, mais pas le style elfes et magiciens, le style burné comme Conan le Cimmérien ou des trucs qui se rapprochent du mythe arthurien.

Bref. Voici le résultat de mon peu de temps libre ces temps-ci, ma jolie guerrière (avec, je m’en excuse, un léger strabisme dû à ma position instable quand je la dessinais…) brune, avec ses grands yeux, son visage quasi-enfantin et ses nattes au vent.

FantasyGuerrière001J’avais envie qu’elle soit stylée, mais pas dans la veine de Sonia la Rousse (créée par l’auteur de Conan, d’ailleurs) avec son bikini en cotte de maille, ou de ces héroïnes dénudées qui font surtout fantasmer. Je l’ai donc dotée d’une vraie armure, et non pas de petits morceaux de métal placés aux endroits « stratégiques » qui en fait ne la protègeraient pas au combat.

J’espère donc que cette jolie brune vous aura plu, et qu’elle vous fera patienter en attendant une chronique traitant à la fois de littérature… et de cinéma! 🙂

Bonne nuit à tous!

Blanche Mt.-Cl.

Illustration à l’encre – Danseuse fantastique

Très chers lecteurs de ce blog,

Me voici de retour, après deux semaines chargées qui n’ont vu sur ce blog que la publication de chroniques lecture et cinéma, avec quelques dessins. En effet, c’est la seule façon que j’ai trouvé de me détendre pendant cette très stressante période de recherche de stage… Voici donc le résultat d’une petite demi-heure de fièvre créatrice!

Dancer001Vous n’êtes certainement pas passés à côté du fait qu’il s’agit encore d’une danseuse inspirée du Metropolis de Fritz Lang, comme celle que j’avais déjà faite, à demi-nue et seulement couverte de paillettes aux endroits stratégiques, et émergeant, tel un démon, de la fumée et de l’obscurité.

Encore une fois, je lui ai dessiné une coiffe emplumée comme celle de la fausse Maria du film, car à mon avis, c’est encore ce qui passe le mieux! On peut aisément imaginer un tel personnage dans une histoire de science fiction ou même de fantasy, dans un récit fantastique très sombre.

J’ai re-travaillé à l’encre de chine, utilisée comme un crayon pour donner de la texture par l’utilisation de hachuré, et parce que ses contrastes très forts permettent de donner de la puissance et une grande expressivité au dessin. Et comme j’ai le trait un peu nerveux, cela convient tout à fait!

J’espère très bientôt trouver un stage et pouvoir enfin me détendre, afin que ma créativité redevienne comme elle l’était il y a encore quelques temps!

Et cette danseuse vous plait-elle?

Blanche Mt.-Cl.

Illustration – La Prostituée de Babylone – Avril 2015

Bonjour à tous!

Me voici de retour avec ce que j’appelle ma « dose salutaire de ténèbres ». En effet, je suis actuellement en train de travailler sur un devoir de graphisme très prenant, un projet d’identité visuelle que je compte terminer dans les deux jours – un projet très coloré et plein de joie de vivre puisqu’il s’agit de présenter trois projets de logos, cartes de visite et papiers à en-tête pour un magasin de jouet, avant finalisation du projet retenu par les correcteurs. Ceci est loin, très loin de mon univers habituel, auquel j’ai voulu revenir le temps d’un dessin.

La nuit dernière, excitée comme une puce après être restée très tard sur des cartes de visite aux couleurs très soutenues, j’ai été comme saisie d’une fièvre créatrice et vers une heure du matin, j’ai commis cette petite oeuvre en un quart d’heure, armée seulement de trois stylos à l’encre de Chine d’épaisseurs différentes. D’ailleurs, je vois bien que mon dessin est nerveux… à l’image de sa source d’inspiration.

En effet, il y a quelques temps, je présentais Metropolis de Fritz Lang sur ce blog, ce qui m’a donné envie de le revoir. J’ai donc ressorti mon DVD et ai suivi mon instinct. Depuis, l’inspiration me vient pour n’importe quoi, en particulier pour le graphisme et le dessin. Concernant la peinture, l’envie et les idées sont là, mais pas vraiment le temps! Toujours est-il qu’une scène de Metropolis m’a marquée en particulier, et ce depuis l’adolescence… Déjà à dix-sept ans j’avais des goûts cinématographiques un peu spéciaux, et j’avais été comme frappée par la foudre lors de la scène de danse…

Le savant fou Rotwand avait, sous les ordres de son ami/ennemi Joh Fredersen, le dirigeant de Metropolis, créé une sorte d’androïde à qui il avait donné les traits de Maria. Cette fille, interprétée par la toute jeune (à l’époque) Brigitte Helm, était issue des classes ouvrières et dans une sorte d’appel messianique, annonçait aux ouvriers, lors de réunion dans les Catacombes de la ville, l’arrivée d’un médiateur qui devait les faire sortir de la misère ou les laissait leurs patrons, par la voie de la réconciliation. Il s’agissait, en créant le robot, de le renvoyer parmi les ouvriers pour semer le trouble et ruiner la réputation de Maria, pour mieux réprimer les mouvements de revendication. Or, Rotwand, avec cette femme-robot qu’il voulait à la ressemblance d’un amour perdu, décide de se venger de la ville entière et de son commanditaire Fredersen. Il crée donc une femme fatale à l’image de Maria, qui lors d’une soirée dans un club huppé de la ville, va ensorceler tous les hommes de la classe dirigeante en dansant…

Cette scène est absolument ÉTOURDISSANTE et fascinante, et de nos jours complètement surréaliste quand on voit le jeu théâtral des acteurs dans ce film muet – les regards concupiscents de ces hommes qui se lèchent presque les babines en voyant la danseuse, et cette femme fatale peu vêtue qui affiche un sourire et un sourcil exagérément haussé très, très aguicheur. Elle y apparaît comme la Prostituée de Babylone, une de ces images bibliques annonçant la Fin des Temps – en revanche, je ne sais plus si on trouve cela dans les Prophéties de l’Ancien Testament, dans l’Apocalypse de saint Jean ou dans les deux à la fois. Comme cette femme terrible, on y voit la fausse Maria brandissant un calice rempli de sang, chevauchant une Bête à sept têtes (tandis que les couillons au pied de la scènes rêveraient plutôt de jouer à la « bête à deux dos »… d’accord, c’était le sous-entendu grivois du jour!).

Le dessin présenté ici en est clairement inspiré, dans la tenue, la posture et le regard insistant de la femme, vaguement menaçant, qui nous met en garde: « Je te vois. Je sais que tu ne peux pas t’empêcher de me regarder. Tu me veux. Tu cèderas. » De même la photographie du film m’a inspirée pour les contrastes prononcés et l’expressivité de ce personnage aux yeux luisants qui semble émerger des ténèbres…

Je ne pense pas être plus méchante que la moyenne. Mais le fait est que je ne peux nier une sorte de fascination pour la noirceur, et j’ai régulièrement besoin de l’exprimer par le dessin. Enfin, noirceur, ça reste gentillet quand même, parce que j’aime que les choses soient sous-jacentes. C’est ainsi. J’avais besoin de faire ce dessin. Pour ne pas oublier, en ces temps où je me consacre aux « travaux de commande » de mes études en graphisme, que la création est aussi un acte individuel qui me permet d’exprimer tout ce que je souhaite…

J’espère en tout cas que cette vilaine danseuse aura exercé sur vous un peu de son pouvoir de séduction! Je vous souhaite donc à tous une belle journée ténébreuse! Et je vous dis à demain pour la chronique cinéma!

Blanche Mt.-Cl.