Les States sauvent le monde – Independence Day (Roland Emmerich, 1996)

Très chers lecteur des Mondes de Blanche,

J’espère que vous allez tous bien, que vous vivez une reprise sans heurt et que vous profitez de la rentrer des enfants pour vous retourner un peu à la maison. Bref, si vous n’avez pas encore lu mon bilan de l’été et ma première chronique de septembre, je vous souhaite une excellente rentrée. Pour ma part, profitant en ce moment d’un repos bien mérité en décalé, j’ai décidé, outre mes occupations du moment, de bloguer un peu, car j’ai quelques idées de chroniques un peu sympathiques, et de lectures.😉

Aussi j’ai décidé aujourd’hui, de nous transporter à nouveau dans les divines nineties, avec un film spectaculaire comme on tente désespérément d’en faire mais comme on ne sait plus du tout en faire depuis bien longtemps: Independence Day, sorti sur nos écrans en 1996 et annoncé à grands renforts de bandes-annonces absolument impressionnantes. Aussi, je vous amène, encore une fois, auprès des héros américains qui se battent contre les méchants aliens… Continuer la lecture de Les States sauvent le monde – Independence Day (Roland Emmerich, 1996)

Semaine « Parade des Monstres » – Trois films monstrueux à redécouvrir!

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

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Lon Chaney Jr en loup-garou dans le film de George Waggner en 1941 – Source: Imdb.com

Cette thématique dédiée au cinéma fantastique « à l’ancienne » s’ouvre sur un triptyque de classiques qui, bien que considérés comme cultes, nous viennent moins vite à l’esprit que des Dracula ou Frankenstein. Comme je l’expliquais récemment lorsque j’ai commencé à parler des films que j’ai reçus dans le coffret des Universal Monsters à Noël, les studios Universal ont déjà dans les années 1920 une solide réputation de « fabrique de l’horreur ».

Mais c’est véritablement dans les années 1930, avec le changement de direction d’Universal que s’inaugure la parade des monstres. En effet, les grands succès de Dracula, Frankenstein et La Momie donnent lieu à pléthore de films fantastiques, avec son cortège de créatures effrayantes et de jolies femmes qui hurlent à pleins poumons à la vue du monstre. Ceux que je vais vous présenter ici sont un peu moins connus, bien que considérés comme très influents, et sont clairement à retenir pour vos soirées film! Je vous les présenterai dans l’ordre chronologique de leur sortie.

Et maintenant, c’est l’heure du goûter, et je vous invite à me suivre pour un petit voyage au pays des monstres…

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Un classique kitsch et culte – Peau d’Âne (Jacques Demy, 1970)

« Tu chantais l’amour. Le cherches-tu?
— Évidemment que je le cherche. »

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Affiche du film - Source: All
Affiche du film pour sa sortie en version restaurée – Source: AlloCiné

Avec, encore une fois, du retard, me voici de retour avec la chronique film. N’ayant guère trop eu l’occasion de regarder des films récemment, ou bien des films qui n’ont rien à voir avec l’univers de ce blog, je me suis vraiment creusé les méninges. Si je pensais à quelques opus fantastiques ou drôles dont nous a gratifié Hollywood dans les années 80 et au début des années 90, j’en avais presque oublié que le cinéma français avait lui aussi eu quelques sursauts dans le genre.

Aussi je vous présente aujourd’hui un film qui m’est apparu comme une évidence il y a quelques temps: le cultissime Peau d’Âne de Jacques Demy. Ressortez, mesdames, les déguisements de princesse, et messieurs, vos collants les plus chatoyants, pour une interprétation foisonnante, colorée, musicale et décalée du conte de Charles Perrault…

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SEMAINE THÉMATIQUE: FRANKENSTEIN – Deux adaptations cinématographiques aussi notables que différentes

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

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Portrait de Boris Karloff pour La Fiancée de Frankenstein – Source: Wikipedia

On y arrive! Je ne sais pas comment car je n’ai plus les yeux en face des trous, mais on y arrive tout de même. Me voici donc de retour avec une nouvelle chronique cinéma pour cette semaine thématique dédiée à Frankenstein. Pour le coup, j’ai très mal géré tout ça, car j’aurais dû prévoir que j’aurais beaucoup à faire durant ma dernière semaine de stage.

Car si l’oeuvre de Mary Shelley nous est si familière de nos jours, c’est surtout en raison de ses nombreuses adaptations! Il faut dire que ce livre a connu un succès immédiat, et s’est vu très tôt adapté en pièce de théâtre, voire en ballet… ainsi qu’au cinéma, et ce dès les films muets!

Mais je n’ai retenu que deux oeuvres. D’une part parce qu’elles sont notables, et d’autre part parce que datant de deux périodes bien différentes, elles sont, par les enjeux retenus par les réalisateurs, autant le reflet de leur temps que d’une interprétation différente de cette histoire très populaire! Il s’agit du classique de 1931 de James Whale avec Boris Karloff dans le rôle de la créature, et du film de Kenneth Branagh sorti en 1994.

Je vais donc commencer par une présentation succincte des deux films évoqué, avant de parler mise en scène, thèmes abordés et différences par rapport aux livres. Une fois n’est pas coutume, la « fiche technique » vous sera présentée en fin de post. Et c’est parti, tremblez…

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Bâtisseurs de rêves – « Inception » (Christopher Nolan, 2010)

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Logo du film – Source: Wikipedia

Titre: Inception
Année de sortie: 2010
Réalisation: Christopher Nolan
Origine: Etats-Unis, Royaume-Uni
Durée: 2h28
Distribution: Leonardo DiCaprio, Joseph Gordon-Levitt, Ken Watanabe, Michael Caine, Ellen Page, Tom Hardy, Cillian Murphy, Tom Berenger, Marion Cotillard…

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Me voici de retour avec la chronique cinéma de la semaine qui va vous plonger en plein rêve… Vous l’avez deviné, il s’agit bien sûr de l’un des plus gros succès cinématographiques de ces dernières années, Inception. J’avais déjà fait la connaissance de Christopher Nolan quelques temps auparavant grâce à Batman: Begins (ben oui, Batman et Christian Bale dans le même film, vous ne croyiez quand même pas que j’allais résister!) et Memento.

Très fan de sa puissante ré-interprétation du mythe de Batman, et subjuguée par les bande-annonces, j’ai décidé d’aller le voir au cinéma à sa sortie. Suivez-moi au royaume des rêves, dans une autre réalité, celle de l’esprit, où absolument TOUT est possible…

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Ghetto alien au pays de l’Apartheid – « District 9 » (Neill Blomkamp, 2009)

Titre: District 9
Année de production: 2009
Réalisation: Neill Blomkamp
Origine: Etats-Unis, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud
Durée: 1h53
Distribution: Charlto Copley, Jason Cope, Nathalie Bollt…

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

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Logo du film – Source: Wikipedia

Tout d’abord, je tiens à vous présenter encore une fois mes plus plates excuses pour les décalages de cette semaine qui a été bizarre pour nombre d’entre nous, et je ferai en sorte de me recaler dans la semaine qui viens.

Mais je reviens tout de même avec un opus vu pour la première fois il y a peu de temps: District 9. Mon frère avait déjà tenté de me le montrer un soir où malheureusement, j’étais si fatiguée que j’ai sombré dans le sommeil au bout d’une vingtaine de minutes. 🙂 J’ai finalement remis le couvert, peu après avoir visionné Chappie du même réalisateur, qui m’avait bien plu.

Encore une fois, Neill Blomkamp nous amène à Johannesburg, dans une réalité alternative plus que troublée…

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SEMAINE THÉMATIQUE – Adaptation d’un classique S.-F. – Dune (David Lynch, 1984)

Titre: Dune
Année de production: 1984
Réalisation: David Lynch
Origine: Etats-Unis
Durée: 2h10
Distribution: Kyle MacLachlan, Francesca Annis, Sean Young, Max von Sydow, Jürgen Prochnov, Sting, Patrick Stewart…

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

La semaine thématique consacrée à Dune continue et bat son plein! Je rédigeais il y a peu un article consacré au documentaire sur le projet pharaonique d’adaptation par Alejandro Jodorowsky. Projet passé à la trappe, par manque de financement. Mais qu’à cela ne tienne: c’est David Lynch qui, dans la première moitié des années 80, adapte finalement l’oeuvre herbertienne dans un film intitulé, comme le roman éponyme, Dune. C’est donc à cet opus que j’ai vu pour la première fois à six ans, que je consacrerai la présente chronique cinématographique…

  • Le Pitch

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Affiche du film – Source: Wikipedia

Le film reprend le premier volume de la saga. Nous sommes en 10191, sous le règne de l’empereur Padishah Shaddam IV (José Ferrer). L’économie de l’univers repose sur une substance très précieuse, l’Epice, une drogue qui rallonge la vie et décuple les capacités de l’esprit humain. Celle-ci n’est produite que sur une seule planète, un astre désertique: Arrakis, que l’on appelle également Dune. Lorsqu’il la reçoit en fief, le duc Leto Atréides (Jürgen Prochnov) s’y installe avec sa concubine Jessica (Francesca Annis) et leur fils Paul (Kyle MacLachlan). Une fois sur place, ils tentent de gagner la sympathie des Fremen, un mystérieux et farouche peuple du désert. Mais bientôt, l’ennemi juré des Atréides, le baron Harkonnen (Kenneth McMillan), allié à l’empereur, les attaque. Le duc est tué, mais Paul et sa mère parviennent à fuir dans le désert.

Leur errance les amène vers la tribu du chef Fremen Stilgar (Everett McGill), où Paul fait la connaissance de son grand amour qu’il voyait en rêve, Chani (Sean Young). Son arrivée correspondant à une prophétie messianique Fremen, Paul va tout faire pour s’intégrer auprès de ses protecteurs et devenir leur meneur, afin de venger son père et d’écarter la menace Harkonnen d’Arrakis…

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Une sombre et classique affaire de Loup-Garou – « Wolfman » (Joe Johnston, 2010)

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Affiche – Source: Wikipedia

« Même celui dont le cœur est pur
Qui chaque soir dit sa prière
Peut se changer en Bête
Lorsque fleurit la mort-aux-loups
Et resplendit la lune d’Automne. »

Titre: Wolfman (The Wolfman)
Année de production: 2010
Réalisation: Joe Johnston
Origine: Etats-Unis
Durée: 1h43
Distribution: Edward Norton, Benicio del Toro, Hugo Weaving, Anthony Hopkins, Emily Blunt…

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche et amateurs de métamorphoses,

Je reviens avec une nouvelle chronique cinéma un peu plus courte que d’habitude. En effet, je suis un peu chargée en ce moment, accaparée par mon stage et par ma formation, par mes essais de création, par la re-correction de mon roman et d’autres projets, je vais devoir essayer d’être un peu plus concise si je veux garder une certaine régularité. J’espère que la qualité de mes posts ne va pas en souffrir! Mais trêve de parlotte – ou plutôt d’écrivotte 😉 – et venons-en au fait: le film de la semaine, Wolfman de Joe Johnston. A l’origine, je l’avais vu sur le câble peu après sa sortie, avant de faire l’acquisition du DVD. Et c’est, comme son nom l’indique, une histoire de loup-garou… Prêts? C’est parti…

  • Le « pitch »
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Lawrence, Gwen et le redoutable Sir John aux funérailles de Ben – Source: Allôciné.fr

1891. Lawrence Talbot (Benicio del Toro) est un acteur mondialement connu pour son jeu si particulier dans le répertoire de Shakespeare, qui voyage à travers le monde et n’a plus aucun contact avec sa famille en Angleterre. Or, il reçoit un jour une lettre désespérée de Gwen Conliffe (Emily Blunt), la fiancée de son frère Ben, lui annonçant que celui-ci est mort dans d’atroces circonstances. L’acteur se voit donc obligé de retourner au domaine familial de Blackmoor. Il y retrouve la troublante Gwen, ainsi que son père, Sir John Talbot (Anthony Hopkins) avec lequel les rapports sont très tendus, et voit enfin le corps atrocement mutilé de son frère. Tandis que son retour éveille en lui des souvenirs douloureux – la mort de sa mère, suicidée quand il était enfant, son père debout près du corps de sa mère, puis l’expédiant dans un asile d’aliénés – Lawrence a vent de rumeurs accusant des gitans présents dans les environs de Blackmoor, ainsi que d’autres, plus étranges, au sujet de meurtres et de la présence d’un loup-garou quelques décennies auparavant.

Par une nuit de pleine lune, Lawrence décide alors de se rendre auprès des gitans pour en avoir le coeur net. Mais alors qu’il est sur place, des locaux arrivent pour confisquer l’ours danseur de la troupe, suspecté d’avoir déchiqueté Ben Talbot. Et soudain, une créature effrayante fait irruption sur le bivouac: un loup-garou! Durant le combat, Lawrence est grièvement blessé et une matrone gitane soigne ses plaies. De retour dans la demeure familiale, il récupère très vite, contre toute attente. Il est pourtant torturé par des cauchemars particulièrement intense… et des meurtres sont bientôt commis dans le voisinage. C’est sans compter sur l’arrivée de l’inspecteur Aberline (Hugo Weaving), mandaté pour enquêter sur ces crimes, qui suspecte immédiatement Lawrence du fait de ses anciens séjours en asile. Celui-ci, inquiet et désemparé, renvoie la belle Gwen, dont il s’est épris, à Londres pour sa sécurité.

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L’Inspecteur Albertine cherchant des noises à Lawrence – Source: Allôciné.fr

Et l’acteur n’est pas loin de découvrir de terribles secrets de famille, avant qu’Aberline le retrouve un matin nu et couvert de sang. Arrêté, enfermé dans un asile de Londres, Lawrence est soumis à des traitements horribles qui éveillent définitivement la bête en lui…

  • Une histoire classique… avec un casting de haut vol tout de même!

Le film a souffert de nombreux retards et de désaccords artistiques entre studios et réalisateurs, le design des effets spéciaux et même la composition de la B.O. sont passé de main en main avant de voir finalement le jour et de sortir au cinéma. Loin de révolutionner le genre, on y retrouve les ingrédients classiques d’une histoire de loup-garou. Une bourgade avec des meurtres, la peur, des bois et de la brume, un « seigneur des lieux », Sir Talbot, isolé comme un sauvageon, des nuits de pleine lune éblouissante… Au niveau de l’ambiance, tous les « clichés », si j’ose dire, sont là. Ainsi, à ce niveau, Wolfman ne révolutionne pas vraiment le genre. Mis à part qu’au niveau effets spéciaux, les images de synthèse ont remplacé les animatroniques.

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Traitement de choc dans un asile victorien – Source: Allôciné.fr

Le film a reçu un accueil assez mitigé, et certains critiques ont déploré le manque de suspense du scénario. En même temps, les histoires de loup-garou sont très difficiles à ré-explorer, et tournent souvent à l’eau de rose comme on a pu le voir ces dernières années. Or l’avantage de ce loup-garou-là, c’est qu’il est vraiment AFFREUX, et n’a rien de très sexy. Plus qu’attirante, son animalité est effrayante, et une fois transformé, Lawrence n’a pas la grâce et la majesté du loup, mais comme dans les films fantastiques des années 80, rappelle un mix de Hulk, du Fauve des X-Men et d’un orang-outang. Dit comme ça, je reconnais que ça ne donne pas très envie de voir le film… mais honnêtement, pensez-vous vraiment que je perdrais mon temps à écrire un texte long comme le bras pour un film que je n’aurais pas aimé? 🙂 Que nenni.

Car histoire « classique » ne signifie pas nécessairement « mauvaise ». Tout d’abord, j’évoquais l’atmosphère du film – la bourgade anglaise de campagne, la forêt, la brume, le manoir délabré des Talbot qui évoque plus une tanière qu’une demeure aristocratique. Sur ce dernier point, visuellement, l’effet est saisissant. C’est ce simple détaille qui éveille les questions du spectateur, qui réalise que quelque chose, dans cette famille, ne va pas. On comprend très vite, entre cette maison oppressante dirigée par l’homme dur et malsain qu’est Sir John – interprété par un Anthony Hopkins toujours très à l’aise dans un rôle de fêlé – que quelque chose cloche. Sir John est un père peu affectueux que Lawrence a voulu fuir. C’est ce mystère familial qui fait tout l’attrait du scénario, car on se demande ce qui s’est passé dans l’enfance de Lawrence, quel secret cache Sir John sur la mort de son épouse, la raison de sa brusquerie et de son comportement étrange.

Quant à Lawrence, on ne peut que développer de l’empathie pour ce personnage tourmenté qui a subi l’asile dès son enfance – et quand on sait comment on traitait les pensionnaires des asiles au XIXe siècle, on n’ose imaginer les dégâts que cela a pu avoir sur un petit garçon. Et qui en plus, lui qui avait tout fait pour ne pas revenir à Blackmoor, paie très cher son retour par une transformation qu’il n’avait pas demandé, par une arrestation et de nouveaux mauvais traitements. En plus, même si Benicio del Toro est très loin d’être mon style, j’apprécie son expressivité. Son apparence peu engageante, sa posture voûtée, son air sombre, tout concourt à rendre le mal-être du personnage palpable.

Son seul espoir de paix: la douceur de Gwen. le fait est que j’aime beaucoup Emily Blunt. Elle a un petit je-ne-sais-quoi entre la chieuse (sans doute à cause de son rôle dans Le Diable s’habille en Prada) et la fille vulnérable. Elle est particulièrement mystérieuse et déterminée, courageuse, mais aussi étrangement fragile au milieu de toute cette bestialité. J’ai apprécié que son ébauche de romance avec Lawrence ne soit pas traitée de manière complètement niaise, d’ailleurs que l’accent n’ait pas été mis dessus – à part en toute fin de film – mais je ne peux rien dire là-dessus sans spoiler.

Quant à Hugo Weaving, ma foi, on le trouve encore dans un rôle de type que l’on aime détester, car Albertine, pousse très loin le « professionnalisme ». C’est un peu le cliché de cette époque qui voulait que quelqu’un de mentalement fragile ne soit jamais vraiment traité avec considération. Mais vous savez ce qu’on dit: rira bien qui rira le dernier…

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Gwen et la Bête – Source: Allôciné.fr
  • Conclusion – Une série B divertissante

Comme on l’a vu, le genre « loup-garou » est quelque chose de très difficile à mettre au goût du jour. Je parlais de l’apparence du loup-garou, mais au final, je pense qu’éviter de le « glamouriser » était un bon choix. Tout comme rester dans un schéma d’histoire classique a permis de ne pas sombrer dans le ridicule comme l’on fait des comédies du genre de Teen Wolf dans les années 1980. Donc, au final, même si les effets spéciaux sont trop spectaculaires – je pense à la scène de Londres notamment – et qu’elle ne surprend pas, le résultat n’est pas si mal, avec un scénario relativement simple mêlant surnaturel et secrets de famille, avec une petite pincée de romance bienvenue au milieu de tout ce bazar. Après tout, il faut bien que quelqu’un montre un peu de gentillesse à ce pauvre Lawrence, que diable! Et puis le final compense largement certains raccourcis et « clichés » pas si dérangeants du film. Je vous laisse la bande-annonce pour vous faire une idée…

Pour ma part, j’ai apprécié cette atmosphère sombre et cette relation compliqué entre le héros et son père complètement mégalo, qui ont capté mon attention. Je ne me suis pas ennuyée une seule minute et ai passé un très agréable moment. Pour peu que comme moi, on s’intéresse à la lycanthropie, c’est un petit film sympa à regarder en deuxième partie de soirée, une fois que l’on est bien posé, tout seul ou accompagné, toute lumière éteinte! 🙂

Sur ce, je serais ravie de vous avoir intéressée à ce petit film, ou de recueillir vos commentaires si vous l’avez déjà vu. Je m’excuse de l’aspect un peu « brouillon » et décousu de cet article, mais voilà, je me force à la concision! 🙂 Je reviendrai la semaine prochaine avec une « oeuvre » – si j’ose dire – radicalement différente… A très vite donc, pour de nouvelles aventures au pays des films mineurs et des séries B!

Blanche Mt.-Cl.