Plus égaux que les autres – La Ferme des animaux (George Orwell)

Ceux-ci avaient pour plus fidèles disciples les deux chevaux de trait, Malabar et Douce. Tous deux éprouvaient une grande difficulté à se faire une opinion par eux-mêmes, mais une fois les cochons devenus leurs maîtres à penser, ils assimilèrent tout leur enseignement, et le transmirent aux autres animaux avec des arguments d’une honnête simplicité.
George Orwell, La Ferme des animaux

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Suite à une singulière baisse de plaisir dans mes lectures (pour cause de panne et de déception sur lesquelles je ne voulais pas rédiger d’article), ce blog a pu vous paraître un peu abandonné ces derniers temps. Qu’à cela ne tienne, je reviens avec un ouvrage court lu en moins d’une journée, intéressant, mais aussi effrayant que drôle – enfin, avec le sens de l’humour plus que douteux qui m’est propre.

Car il s’agit de rien de moins que du grand classique de George Orwell, à qui l’on doit aussi le magnifique 1984, La Ferme des animaux. Fable politique grinçante publiée dans les années 1945, elle dépeint l’installation d’un système dictatorial à l’échelle d’une ferme où les animaux se sont rebellés… Continuer la lecture de Plus égaux que les autres – La Ferme des animaux (George Orwell)

La beauté d’un classique culte – Metropolis (Fritz Lang, 1927)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous offrir, ou plutôt de vous ré-offrir sur le blog, un grand, grand classique qui me tient à cœur. En effet, je l’avais chroniqué peu après le lancement du blog, il y a plus de trois ans, mais aujourd’hui que vous êtes plus à suivre ce blog, il m’a paru sympa d’y revenir, parce que c’est un objet d’échange et d’émerveillement constant: j’ai nommé le cultissime Metropolis de Fritz Lang, l’un des premiers grands films de S.F. et l’un des derniers grands films muets.

Un film qui me tient à cœur et m’obsède à tel point que si j’avais une chaîne YouTube cinéma, j’en parlerais obligatoirement, ne serait-ce que pour une analyse sémiologique de certaines scènes . 😉 À mes souhaits! Aussi j’ai le plaisir de vous présenter un VRAI vieux coucou comme je les affectionne… Continuer la lecture de La beauté d’un classique culte – Metropolis (Fritz Lang, 1927)

Bureaucratie dystopique – Brazil (Terry Gilliam, 1985)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

J’espère que vous avez démarré cette semaine tout en beauté et sous d’heureux auspices. Je n’ai pas de chronique livre à vous offrir cette semaine (je vous expliquerai tout dans le prochain bilan mensuel!), mais j’ai décidé de me rattraper avec une chronique cinématographique digne de ce nom.

J’y ai fait allusion il y a un certain temps, et j’ai décidé que ça y était, que je devais vous parler de ce monument de la SF, de cette institution de l’absurde, de ce bijou de dystopie qu’est Brazil, le film culte de Terry Gilliam. Je vous entraine dans un monde où tout est normé à l’extrême, et où la vie d’un homme va basculer… Continuer la lecture de Bureaucratie dystopique – Brazil (Terry Gilliam, 1985)

Dystopie des gonades – La Servante écarlate (Margaret Atwood)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Je reviens aujourd’hui avec une nouvelle chronique livre… et fort étrangement avec un livre « à la mode » que je lis pour une fois en même temps que tout le monde.

En effet, à moins de vivre sur une autre planète ou de ne pas avoir Instagram, vous avez dû voir défiler moult photos et avis concernant La Servante écarlate, un roman dystopique signé Margaret Atwood et paru il y a une trentaine d’année.

Le roman est notamment revenu à la mode récemment, à la faveur de rééditions suite à la sortie de son adaptation télévisuelle, A Handmaid’s tale, série créée par Bruce Miller, avec Elizabeth Moss et Joseph Fiennes. Mon frère m’en avait parlé il y a quelques mois, et j’avais visionné trois ou quatre épisodes de la série… sans aller plus loin car j’ai décidé de profiter de sa réédition pour le lire. Je vous emmène donc dans la terrifiante République de Gilead…

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Bilan de Juillet 2017 – Lecture, écriture…

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Je reviens vers vous ce samedi pour un rapide bilan du dernier mois écoulé, où l’on va dire que je n’ai pas été très présente sur la blogo… à tel point que même la fréquentation du blog a bien, bien chuté. Rien de catastrophique, franchement, juste la conséquence de ma quasi-absence de juillet.

En effet, avec mon nouveau boulot et des conditions de transport… « hem, hem » entre Paris et Vernon, ce n’est pas hyper évident de s’asseoir devant l’ordinateur quand on rentre rétamée le soir! Et cette année, je n’ai pas de vacances d’été, pour le coup. Je continue de bosser et de m’avancer sur les différents projets que l’on m’a confiés (dont un ou deux sur lesquels je suis vraiment très fiers d’avoir la main)… 🙂 J’ai quand même choisi de faire ce petit bilan du mois, comme ça, vite fait, en attendant les prochaines chroniques!

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S.F. kitsch et colorée pour mon Carrousel – « L’Âge de Cristal » (série, 1977-78)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

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Les deux héros, Jessica et Logan – Source: www.philippe-bouchard.net

Aujourd’hui, je reviens pour un petit post un peu particulier, en un jour particulier qui, selon la société dystopique de la Cité des Dômes dans L’Âge de Cristal, serait mon « Carrousel ». Je vous en dirai plus un peu plus loin…

En effet, j’ai déjà chroniqué, au tout début du blog, le film L’Âge de Cristal, sorti en 1976, avec Michael York et Jenny Agutter. Si pas mal des gens de ma génération ne le connaissent pas, cet opus SF kitsch et dystopique fut un succès en son temps, ce qui conduisit à la création d’une série en découlant. J’en ai déjà fait mention dans de précédents articles, ne serait-ce que pour son générique! 😉 Ainsi, en septembre 1977, CBS diffuse le premier épisode de L’Âge de Cristal qui suit les mêmes personnages et approfondit l’univers de l’œuvre cinématographique.

Et c’est parti pour un voyage au pays des petites robes légères, des sous-pulls moulants et des brushings seventies

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Retour aux sources – Brisée (Effacée t. 3, Teri Terry)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

71yCV0nBFFLAvant d’entamer cette chronique livre, je voudrais d’abord vous remercier pour le très bon démarrage du mois d’août sur le blog. 🙂 Ça faisait longtemps qu’il n’avait pas eu une telle fréquentation! 🙂 J’imagine que le lancement du roman et la fréquence des articles publiés n’y sont pas pour rien, mais tout de même, vous êtes vraiment fidèles et ça me touche quand on voit le boulot que représente ce blog! 🙂

Et maintenant, entrons dans le vif du sujet. J’ai enfin (c’est un bien grand mot, ce n’est pas comme si cette lecture avait été un supplice, non-plus!) terminé la trilogie young adult signée Teri Terry, Effacée. Après Effacée et Fracturée, je vous présente aujourd’hui Brisée, le troisième et ultime tome… C’est parti pour un voyage dans les tréfonds de sa mémoire et de ses origines… Chronique garantie SANS SPOILER quant aux tomes précédents! 🙂 Même si je développe un peu plus que le quatrième de couverture sur le pitch, histoire de vous mettre un peu plus l’eau à la bouche!… Car oui, après ça, cette sympathique trilogie ne squattera plus mes chroniques livre!

Je vous présenterai le résumé de cet opus, ce qui m’a plu, et en conclusion, un avis sur l’ensemble de la série.

Bonne lecture à vous! 🙂

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La docilité par l’amnésie – Effacée (Teri Terry)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

51J-Z-f0RELLe livre que je vais vous présenter ici est un peu différent de ce que j’ai mis en ligne récemment, c’est très loin de ressembler à Damnés ou à Merlin, car je reviens un peu au young adult avec Effacée de Teri Terry. À dire vrai, si je m’étais baladée en libraire, je n’aurais pas fait attention à ce livre dont le titre et la couverture m’évoquent surtout ces terribles livres de témoignages de victimes de maltraitances en tout genre. Bref, pas du tout ce que j’affectionne de lire.

Mais un beau jour, mes parents ayant un livre à commander à leur « club livresque » (si j’ose dire), et ne trouvant pas leur bonheur dans le catalogue, m’ont demandé de jeter un œil pour voir si je pouvais dégoter quelque chose leur évitant de recevoir le livre de la saison qui ne les intéressait pas outre mesure. Et finalement, le résumé d’Effacée m’a un peu intriguée, au point que j’ai fait la commande.

Et ce roman de S.F. young adult nous emmène dans un futur pas si lointain que ça, dans une Angleterre dictatoriale…

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Novélisation réussie d’un jeu culte – BioShock: Rapture (John Shirley)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

1507-1-2Je reviens cette semaine avec une chronique livre un peu particulière. Quand j’y pense, chaque chronique me paraît particulière! Mais celle-ci l’est car elle s’attaque à l’objet de mon dernier « craquage livresque » à l’Espace Culturel du coin, parce qu’il s’agit d’une sortie assez récente et parce qu’elle a pour objet un livre tiré de l’univers d’un jeu vidéo, BioShock. C’est un peu une chronique comme j’aurais voulu en écrire depuis longtemps! 🙂 Je vous préviens de suite: il n’y a pas besoin d’avoir joué pour comprendre ce qui s’y passe.

Car même si je fus une grande gameuse par le passé, je n’ai jamais eu l’occasion d’emprunter BioShock à mon frère, la date de sa sortie coïncidant avec une période où je n’avais plus le temps de me consacrer à mon loisir favori avec la lecture et l’écriture. 🙂 Mais n’ayant entendu que du bien de ce jeu, sur lequel je m’étais renseignée, j’ai été méchamment titillée par la très belle couverture et le pitch de cette novellisation: BioShock: Rapture, paru récemment chez Bragelonne.

Je présenterai d’abord brièvement le jeu et son univers, puis le livre à proprement parler, avant de revenir sur ce qui m’a plu dans l’histoire. Suivez-moi à présent au fond de l’Atlantique nord pour une expérience aussi fascinante que dangereuse…

N.B.: Cet article sera illustré avec des images extraites du jeu.

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Big Brother Loves You – 1984 (George Orwell)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

1984Me revoici en ce lundi de Pâques, un peu en retard par rapport à l’heure habituelle, car si je me suis un petit peu reposé sur mes lauriers, j’ai surtout eu une nouvelle assez contrariante hier, qui m’a vraiment fait beaucoup de peine (ne vous en faites pas, je n’ai perdu personne, mais avec mon émotivité actuelle, ç’a été un vrai coup de grâce). Mais qu’à cela ne tienne, vous aurez votre chronique aujourd’hui!

Vous connaissez sans doute Eric Arthur Blair, sous son nom de plume, qu’il emprunta à un fleuve anglais sur les berges duquel j’ai pu me promener quand je vivais à Ipswich: l’Orwell. Car oui, aujourd’hui, je vous présenterai un classique publié en 1949 qui figure parmi le top 100 des meilleurs ouvrages anglais de tous les temps: 1984 de George Orwell. Je l’ai lu il y a très longtemps, quand j’étais lycéenne, dans le cadre d’une fiche de lecture. Pour rédiger celle-ci, nous devions sélectionner un livre dans une liste proposée par notre professeur de lettres, et cet ouvrage en particulier me faisait de l’œil…

Je vous embarque donc avec moi dans un monde dystopique à souhait, où « Big Brother vous regarde… »

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