Galerie de Croquis Sombres – Un Démon Triste et des Guerriers Steampunk

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Bien le bonsoir – ou bon matin, vu l’heure.

Par cette énième nuit d’insomnie, je reviens avec de toutes petites créations tirées de mes carnets de croquis. A dire vrai ces derniers jours ont été assez créatifs en termes professionnels – j’ai repris le boulot cette semaine, et je suis sur de l’identité visuelle – mais j’ai quand même trouvé quelques minutes pour ces croquis. J’aime assez faire ce genre de choses à l’encre, car cela me permet un trait énergique à l’image de ma passion et de mes « tourments » du moment, et d’exprimer mon intérêt à la fois pour l’Expressionnisme et pour des choses un peu « dark ». Je ne suis pas morbide pour autant, mais j’ai parfois besoin de laisser sortir une sorte de « noirceur salutaire » après un projet graphique tout en douceur, comme j’aime à appeler ça.

Le premier croquis, des guerriers caparaçonnés évoluant dans les flammes et portant des masques à gaz, on une vague allure Steampunk, influencée par l’esthétique (si j’ose appeler ça comme ça) de la Première Guerre Mondiale et des dessins d’Otto Dix. À dire vrai, ces oeuvres me plaisent autant qu’elles me dérangent tant elles débordent d’une sorte d’irréalité. On peine à croire qu’il s’agit de quelque chose qui s’est passé. Ce sont des troupes d’assaut (Sturmtruppen), mais elles semblent émerger d’une sorte de brouillard onirique, d’un chaos silencieux… alors qu’on sait que ces champs de bataille ont été bruyants. J’ai ajouté de la couleur pour ajouter de la force, et conférer à ces ombres une certaine animalité et sauvagerie dans le regard de leurs masques de protection.

Le second croquis, mon démon femelle versant des larmes de sang, traduit mon intérêt pour la mythologie judéo-chrétienne avec son cortège de monstre mais aussi mes préoccupations. Malgré un stage qui me plait, je traverse une période assez difficile. Ce démon qui hurle et pleure s’accroche à ses propres cornes, nous renvoyant à ces moments de terrible solitude où ce qui nous rend différent des autres nous fait nous sentir comme un monstre. C’est comme si nous avions des cornes sur la tête ou une queue fourchue!… Voilà, c’était le moment « philosophique » de cette nuit sans sommeil.

Je vous laisse et vous souhaite de beaux rêves sombres, en attendant des créations plus belles et plus élaborées? 🙂

Blanche Mt.-Cl.

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