Illustration – Des petits démons en mode « Art Nouveau »

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

IMG_0002Comme vous vous en doutez, ce n’est pas parce que la semaine est calme que je ne fais rien. 🙂 C’est qu’à force de me stresser, je ne fais plus grand-chose, alors autant que je me jette à l’eau pour tout (ma paperasse et ma recherche de stage), ça m’évite de trop penser. Aussi, pendant que je m’éclate avec tout ça, je vous offre de quoi patienter en attendant le retour des chroniques, à savoir quelques dessins.

Comme je médite quelque coup fumeux graphique sans aucun rapport avec mes devoirs, j’ai fait pas mal de « jolis » croquis, en rapport avec mes thèmes de prédilection assez dark, à savoir l’univers des démons. Je vous offre donc, pour l’heure du goûter, une petite galerie renfermant quelques êtres cornus et sexy…

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Artbook pour amateur de fantastique sombre et sexy – Olivier Ledroit

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

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Couverture de l’album

Tout d’abord, je vous remercie encore pour votre fidélité, car les mille vues ont encore été atteintes ce mois-ci… et bien plus vite qu’en décembre, sans doute grâce aux nouveaux abonnés de ces derniers jours.

Je reviens avec cette chronique un peu exceptionnelle, et très brève, consacrée à un très bel album que mon frère m’a offert à Noël. Connaissant mon intérêt pour l’illustration et le dessin, ainsi que pour les univers sombres, voire très sombres de Requiem: Chevalier Vampire, il m’a ainsi gratifiée d’Olivier Ledroit, une très belle anthologie de ses illustrations, préfacée par… Alejandro Jodorowsky en personne – vous savez, le cinéaste perché qui a failli tourner une adaptation de Dune avec la collaboration de nombreux dessinateurs et bédéastes.

Je vous emmène donc dans l’univers de l’un de mes dessinateurs favoris…

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Illustration – La Prostituée de Babylone – Avril 2015

Bonjour à tous!

Me voici de retour avec ce que j’appelle ma « dose salutaire de ténèbres ». En effet, je suis actuellement en train de travailler sur un devoir de graphisme très prenant, un projet d’identité visuelle que je compte terminer dans les deux jours – un projet très coloré et plein de joie de vivre puisqu’il s’agit de présenter trois projets de logos, cartes de visite et papiers à en-tête pour un magasin de jouet, avant finalisation du projet retenu par les correcteurs. Ceci est loin, très loin de mon univers habituel, auquel j’ai voulu revenir le temps d’un dessin.

La nuit dernière, excitée comme une puce après être restée très tard sur des cartes de visite aux couleurs très soutenues, j’ai été comme saisie d’une fièvre créatrice et vers une heure du matin, j’ai commis cette petite oeuvre en un quart d’heure, armée seulement de trois stylos à l’encre de Chine d’épaisseurs différentes. D’ailleurs, je vois bien que mon dessin est nerveux… à l’image de sa source d’inspiration.

En effet, il y a quelques temps, je présentais Metropolis de Fritz Lang sur ce blog, ce qui m’a donné envie de le revoir. J’ai donc ressorti mon DVD et ai suivi mon instinct. Depuis, l’inspiration me vient pour n’importe quoi, en particulier pour le graphisme et le dessin. Concernant la peinture, l’envie et les idées sont là, mais pas vraiment le temps! Toujours est-il qu’une scène de Metropolis m’a marquée en particulier, et ce depuis l’adolescence… Déjà à dix-sept ans j’avais des goûts cinématographiques un peu spéciaux, et j’avais été comme frappée par la foudre lors de la scène de danse…

Le savant fou Rotwand avait, sous les ordres de son ami/ennemi Joh Fredersen, le dirigeant de Metropolis, créé une sorte d’androïde à qui il avait donné les traits de Maria. Cette fille, interprétée par la toute jeune (à l’époque) Brigitte Helm, était issue des classes ouvrières et dans une sorte d’appel messianique, annonçait aux ouvriers, lors de réunion dans les Catacombes de la ville, l’arrivée d’un médiateur qui devait les faire sortir de la misère ou les laissait leurs patrons, par la voie de la réconciliation. Il s’agissait, en créant le robot, de le renvoyer parmi les ouvriers pour semer le trouble et ruiner la réputation de Maria, pour mieux réprimer les mouvements de revendication. Or, Rotwand, avec cette femme-robot qu’il voulait à la ressemblance d’un amour perdu, décide de se venger de la ville entière et de son commanditaire Fredersen. Il crée donc une femme fatale à l’image de Maria, qui lors d’une soirée dans un club huppé de la ville, va ensorceler tous les hommes de la classe dirigeante en dansant…

Cette scène est absolument ÉTOURDISSANTE et fascinante, et de nos jours complètement surréaliste quand on voit le jeu théâtral des acteurs dans ce film muet – les regards concupiscents de ces hommes qui se lèchent presque les babines en voyant la danseuse, et cette femme fatale peu vêtue qui affiche un sourire et un sourcil exagérément haussé très, très aguicheur. Elle y apparaît comme la Prostituée de Babylone, une de ces images bibliques annonçant la Fin des Temps – en revanche, je ne sais plus si on trouve cela dans les Prophéties de l’Ancien Testament, dans l’Apocalypse de saint Jean ou dans les deux à la fois. Comme cette femme terrible, on y voit la fausse Maria brandissant un calice rempli de sang, chevauchant une Bête à sept têtes (tandis que les couillons au pied de la scènes rêveraient plutôt de jouer à la « bête à deux dos »… d’accord, c’était le sous-entendu grivois du jour!).

Le dessin présenté ici en est clairement inspiré, dans la tenue, la posture et le regard insistant de la femme, vaguement menaçant, qui nous met en garde: « Je te vois. Je sais que tu ne peux pas t’empêcher de me regarder. Tu me veux. Tu cèderas. » De même la photographie du film m’a inspirée pour les contrastes prononcés et l’expressivité de ce personnage aux yeux luisants qui semble émerger des ténèbres…

Je ne pense pas être plus méchante que la moyenne. Mais le fait est que je ne peux nier une sorte de fascination pour la noirceur, et j’ai régulièrement besoin de l’exprimer par le dessin. Enfin, noirceur, ça reste gentillet quand même, parce que j’aime que les choses soient sous-jacentes. C’est ainsi. J’avais besoin de faire ce dessin. Pour ne pas oublier, en ces temps où je me consacre aux « travaux de commande » de mes études en graphisme, que la création est aussi un acte individuel qui me permet d’exprimer tout ce que je souhaite…

J’espère en tout cas que cette vilaine danseuse aura exercé sur vous un peu de son pouvoir de séduction! Je vous souhaite donc à tous une belle journée ténébreuse! Et je vous dis à demain pour la chronique cinéma!

Blanche Mt.-Cl.

Peinture (Alerte à la Croûte!) – Chevaliers aux Coeurs Saignants – Juillet 2014

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Chevaliers aux Coeurs Saignants

J’avais envie de peindre, tout bêtement. Quelque chose de plus sombre, d’inspiration médiévale, comme mes précédentes toiles. Cependant, les expérimentations n’ont pas toujours des résultats très heureux… comme le montre ce tableau absolument catastrophique.

Si les détails pris un par un ne sont pas laids – je pense notamment aux nénuphars flottant sur l’eau en bas du tableau, l’ensemble est un peu fouillis et on a du mal à distinguer les couleurs les unes des autres, et les silhouettes fantomatiques des chevaliers, embourbées dans cette affreuse brume d’un bleu brillant, ne ressortent pas du tout…

Donc, la prochaine fois que je voudrai peindre quelque chose de sombre, je m’y prendrai autrement. J’ai honte de vous montrer cette horreur, mais après tout, l’art, c’est aussi des expériences… Enfin… Comme disait Oscar Wilde: « L’expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs. » 😉

Blanche Mt.-Cl.