La beauté d’un classique culte – Metropolis (Fritz Lang, 1927)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous offrir, ou plutôt de vous ré-offrir sur le blog, un grand, grand classique qui me tient à cœur. En effet, je l’avais chroniqué peu après le lancement du blog, il y a plus de trois ans, mais aujourd’hui que vous êtes plus à suivre ce blog, il m’a paru sympa d’y revenir, parce que c’est un objet d’échange et d’émerveillement constant: j’ai nommé le cultissime Metropolis de Fritz Lang, l’un des premiers grands films de S.F. et l’un des derniers grands films muets.

Un film qui me tient à cœur et m’obsède à tel point que si j’avais une chaîne YouTube cinéma, j’en parlerais obligatoirement, ne serait-ce que pour une analyse sémiologique de certaines scènes . 😉 À mes souhaits! Aussi j’ai le plaisir de vous présenter un VRAI vieux coucou comme je les affectionne… Continuer la lecture de La beauté d’un classique culte – Metropolis (Fritz Lang, 1927)

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#Tag – Liebster Award – Épisode IV: Une nouvelle nomination

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Et non, ce n’est ni une blague, ni un poisson d’Avril! 🙂 Cette semaine sous le signe de l’ « auto-satisfaction » va se clore avec ce petit tag!

J’ai réalisé il y a peu que j’avais reçu une autre nomination, à laquelle j’aurais pu répondre en même temps que la dernière! Car Aesraliae, du blog La Méconophère, m’a fait l’honneur d’un nouveau Liebster Award! Il s’agit officiellement de mon quatrième Award, mais officieusement de ma cinquième nomination (Aller, 5 est mon chiffre porte-bonheur!). Pour faire honneur à cette blogueuse, je vais donc aujourd’hui répondre à ses questions avec un peu de retard.

liebster-award-yogapassion

Bien évidemment, je me dois, pour le jeu, de rappeler les règles du tag. Pour ceux qui ne connaissent pas (encore) le principe, le voici:

  • Écrire 11 choses sur soi
  • Répondre aux 11 questions de la personne qui vous a nominée
  • Taguer 11 blogs et leur poser 11 questions
  • Mettre le lien vers leurs blogs sur l’article
  • Les tenir au courant de leur nomination
  • Informer la personne qui vous a nominée que vous avez rempli votre tâche

En revanche, comme ma dernière réponse à ce tag en particulier remonte à peu de temps, je ne nommerai personne, car je ne souhaite pas le faire par défaut. En revanche, j’ai posé des questions en fin de tag. Vous serez les bienvenus si vous souhaitez y répondre dans les commentaires pour une bonne petite rigolade de 1er Avril! 🙂 Les nominations attendront un autre tag, donc je ne vous abandonne pas totalement! 🙂

Et en bonus: Mes illustrations, cette fois-ci, dont certaines qui racontent une histoire, « La Fille de Mars », à voir sur le ton de la rigolade! 😉

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Illustration à l’encre – Danseuse fantastique

Très chers lecteurs de ce blog,

Me voici de retour, après deux semaines chargées qui n’ont vu sur ce blog que la publication de chroniques lecture et cinéma, avec quelques dessins. En effet, c’est la seule façon que j’ai trouvé de me détendre pendant cette très stressante période de recherche de stage… Voici donc le résultat d’une petite demi-heure de fièvre créatrice!

Dancer001Vous n’êtes certainement pas passés à côté du fait qu’il s’agit encore d’une danseuse inspirée du Metropolis de Fritz Lang, comme celle que j’avais déjà faite, à demi-nue et seulement couverte de paillettes aux endroits stratégiques, et émergeant, tel un démon, de la fumée et de l’obscurité.

Encore une fois, je lui ai dessiné une coiffe emplumée comme celle de la fausse Maria du film, car à mon avis, c’est encore ce qui passe le mieux! On peut aisément imaginer un tel personnage dans une histoire de science fiction ou même de fantasy, dans un récit fantastique très sombre.

J’ai re-travaillé à l’encre de chine, utilisée comme un crayon pour donner de la texture par l’utilisation de hachuré, et parce que ses contrastes très forts permettent de donner de la puissance et une grande expressivité au dessin. Et comme j’ai le trait un peu nerveux, cela convient tout à fait!

J’espère très bientôt trouver un stage et pouvoir enfin me détendre, afin que ma créativité redevienne comme elle l’était il y a encore quelques temps!

Et cette danseuse vous plait-elle?

Blanche Mt.-Cl.

Illustration – La Prostituée de Babylone – Avril 2015

Bonjour à tous!

Me voici de retour avec ce que j’appelle ma « dose salutaire de ténèbres ». En effet, je suis actuellement en train de travailler sur un devoir de graphisme très prenant, un projet d’identité visuelle que je compte terminer dans les deux jours – un projet très coloré et plein de joie de vivre puisqu’il s’agit de présenter trois projets de logos, cartes de visite et papiers à en-tête pour un magasin de jouet, avant finalisation du projet retenu par les correcteurs. Ceci est loin, très loin de mon univers habituel, auquel j’ai voulu revenir le temps d’un dessin.

La nuit dernière, excitée comme une puce après être restée très tard sur des cartes de visite aux couleurs très soutenues, j’ai été comme saisie d’une fièvre créatrice et vers une heure du matin, j’ai commis cette petite oeuvre en un quart d’heure, armée seulement de trois stylos à l’encre de Chine d’épaisseurs différentes. D’ailleurs, je vois bien que mon dessin est nerveux… à l’image de sa source d’inspiration.

En effet, il y a quelques temps, je présentais Metropolis de Fritz Lang sur ce blog, ce qui m’a donné envie de le revoir. J’ai donc ressorti mon DVD et ai suivi mon instinct. Depuis, l’inspiration me vient pour n’importe quoi, en particulier pour le graphisme et le dessin. Concernant la peinture, l’envie et les idées sont là, mais pas vraiment le temps! Toujours est-il qu’une scène de Metropolis m’a marquée en particulier, et ce depuis l’adolescence… Déjà à dix-sept ans j’avais des goûts cinématographiques un peu spéciaux, et j’avais été comme frappée par la foudre lors de la scène de danse…

Le savant fou Rotwand avait, sous les ordres de son ami/ennemi Joh Fredersen, le dirigeant de Metropolis, créé une sorte d’androïde à qui il avait donné les traits de Maria. Cette fille, interprétée par la toute jeune (à l’époque) Brigitte Helm, était issue des classes ouvrières et dans une sorte d’appel messianique, annonçait aux ouvriers, lors de réunion dans les Catacombes de la ville, l’arrivée d’un médiateur qui devait les faire sortir de la misère ou les laissait leurs patrons, par la voie de la réconciliation. Il s’agissait, en créant le robot, de le renvoyer parmi les ouvriers pour semer le trouble et ruiner la réputation de Maria, pour mieux réprimer les mouvements de revendication. Or, Rotwand, avec cette femme-robot qu’il voulait à la ressemblance d’un amour perdu, décide de se venger de la ville entière et de son commanditaire Fredersen. Il crée donc une femme fatale à l’image de Maria, qui lors d’une soirée dans un club huppé de la ville, va ensorceler tous les hommes de la classe dirigeante en dansant…

Cette scène est absolument ÉTOURDISSANTE et fascinante, et de nos jours complètement surréaliste quand on voit le jeu théâtral des acteurs dans ce film muet – les regards concupiscents de ces hommes qui se lèchent presque les babines en voyant la danseuse, et cette femme fatale peu vêtue qui affiche un sourire et un sourcil exagérément haussé très, très aguicheur. Elle y apparaît comme la Prostituée de Babylone, une de ces images bibliques annonçant la Fin des Temps – en revanche, je ne sais plus si on trouve cela dans les Prophéties de l’Ancien Testament, dans l’Apocalypse de saint Jean ou dans les deux à la fois. Comme cette femme terrible, on y voit la fausse Maria brandissant un calice rempli de sang, chevauchant une Bête à sept têtes (tandis que les couillons au pied de la scènes rêveraient plutôt de jouer à la « bête à deux dos »… d’accord, c’était le sous-entendu grivois du jour!).

Le dessin présenté ici en est clairement inspiré, dans la tenue, la posture et le regard insistant de la femme, vaguement menaçant, qui nous met en garde: « Je te vois. Je sais que tu ne peux pas t’empêcher de me regarder. Tu me veux. Tu cèderas. » De même la photographie du film m’a inspirée pour les contrastes prononcés et l’expressivité de ce personnage aux yeux luisants qui semble émerger des ténèbres…

Je ne pense pas être plus méchante que la moyenne. Mais le fait est que je ne peux nier une sorte de fascination pour la noirceur, et j’ai régulièrement besoin de l’exprimer par le dessin. Enfin, noirceur, ça reste gentillet quand même, parce que j’aime que les choses soient sous-jacentes. C’est ainsi. J’avais besoin de faire ce dessin. Pour ne pas oublier, en ces temps où je me consacre aux « travaux de commande » de mes études en graphisme, que la création est aussi un acte individuel qui me permet d’exprimer tout ce que je souhaite…

J’espère en tout cas que cette vilaine danseuse aura exercé sur vous un peu de son pouvoir de séduction! Je vous souhaite donc à tous une belle journée ténébreuse! Et je vous dis à demain pour la chronique cinéma!

Blanche Mt.-Cl.