Fangirling geek: Épisode X – Le « Shopping de la Force »

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Attention, attention, c’est le week-end et l’heure du thé, le moment idéal pour parler… SHOPPING! Et pas n’importe quel shopping, car on touche à la culture geek. Maintenant que le soufflet est quelque peu retombé, cet article contient un niveau dangereux de fangirl stuff. Je reviens avec un autre article… sur Star Wars! 😀

Ah nan! vous écrierez-vous. Qu’est-ce qu’elle vient encore nous emmerder avec ça! Après m’être déchainée contre le dernier opus (je vous jure que je me suis quelque peu radoucie sur le sujet), et encensé Liens du Sang, de par mon amour pour la vieille Trilogie et cette affection irraisonnée pour la Nouvelle Trilogie malgré ses défauts, il semble que ma « flamme starwarsienne », au même titre que la Force, ait été quelque peu réveillée (euh même, c’est un incendie de forêt qui est reparti…). Pour la peine, tiens, je vous offre même un GIF fait par bibi!

Star Wars, comme ne l’ignorez pas, fait partie de ma vie et de mon enfance, quand bien même je n’ai pas accroché à la Prélogie. Et contre toute attente, je me suis vraiment prise d’affection pour les derniers films, quand bien même l‘Épisode VIII ne me convainc pas. En revanche, il a suscité tant de réactions passionnées que j’ai stoppé de les suivre sur la toile (surtout quand Rian Johnson essaie d’expliquer telle ou telle scène – arrête mec, tu t’enfonces! 😂), et moi-même, j’ai, à la lecture de commentaires hargneux parfois de mauvaise foi, préféré focaliser sur les quelques points que j’ai apprécié (mais alors intensément pour le coup). Avant tout, pour moi, être fan de Star Wars, c’est être passionnée par un univers qui m’inspire. Et l’avantage du shopping geek quand on a mon âge, par rapport à quand on est plus jeune, c’est que d’une part, bien souvent on a un salaire, les « achats » sont plus raisonnés et on cerne mieux pourquoi un univers nous passionne. Donc certes, on renoue avec son âme d’enfant, mais on le fait en connaissance de cause. Aussi je vous emmène dans une galaxie lointaine, très lointaine, pour une session « shopping » de la Force, avec quelques articles Star Wars glanés çà et là ces dernières semaines…

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Cinéma – Cinq comédies SFFF à visionner pendant les vacances

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Tout d’abord, je tiens à m’excuser pour le peu de chroniques film dignes de ce nom ces derniers temps: m’ont manqué le temps, ainsi que les occasions de visionner des œuvres dans les genres représentés sur ce blog (sauf Sharknado, mais là j’avais VRAIMENT besoin de me détendre!). Croyez bien que ces présentations et analyses un peu plus poussées me manquent beaucoup, et que j’ai hâte de m’y relancer. Aussi j’ai décidé de vous gratifier à nouveau d’un petit top, ne serait-ce que pour soulager ceux qui ne sont pas intéressés par la mise en ligne du roman et qui vont péter un câble! 😉

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Nul doute que vous reconnaissez ce loustic…

Et puis zut, c’est l’été. Certains d’entre nous sont en vacances et ont juste envie de passer des moments fun et détente avec les potes ou la famille. Quant à moi, j’accuse une baisse de moral comme rarement ça m’arrive en été (énièmes vacances sans partir à rester enfermée, envie de dépaysement et de voyage, nostalgie autrichienne, météo de merde, fatigue, impression d’une baisse de qualité sur le blog, graphisme qui piétine, doutes d’auteurs…), et j’aurais bien besoin de m’amuser. 🙂 Aussi j’ai décidé qu’une bonne dose de rire serait la bienvenue et j’ai choisi de dédier ce petit top à des comédies S.F. Entre vieux coucous et films plus récents, entre œuvres cultes et opus moins connus, laissez-moi vous emmener dans le monde des situations loufoques, des blagues douteuses et des clins d’œil en tout genre… qui vous feront certainement vous coucher plus bête! 😉

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Anthologie pour sérivores curieux – « Nos Années Science Fiction » (Alexandre Raveleau)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

514hehxcw6LJe reviens en ce lundi avec une chronique assez brève consacrée à l’un de mes cadeaux de Noël. En effet, ces jours-ci, j’ai pas mal de choses à régler, et je devrai faire preuve d’un peu de concision pendant quelques temps. Me voici donc avec un présent offert par mon frère: Nos Années Science-Fiction d’Alexandre Raveleau.

C’est que le frangin connaît bien ma curiosité, mon penchant et ma nostalgie pour certaines séries cultes qui ont bercé notre enfances soit parce qu’elles ont été produites à « notre époque », dans les années 1990, soit parce que nous avons eu la chance de voir des rediffusions de choses un peu plus anciennes sur le câble. Aussi m’a-t-il offert cette anthologie qui revient sur les productions télévisuelles SF.

Préparez-vous à décoller pour des mondes extraordinaires…

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Illustration « Humour » – Un super-héros qui a la « Bat-Classe »

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Je reviens avec un dernier post cette semaine, et c’est promis, j’arrête. 🙂 Comme vous le savez, j’ai un peu de mal à dessiner ces temps-ci, par manque de temps, et je le reconnais avec un brin de gêne, par manque d’inspiration. Aussi, quand j’ai commencé à « pondre » ce petit détournement alors qu’on entend souvent parler de la sortie de Batman vs. Superman, je me suis dit qu’il serait amusant de le partager avec vous. Comme vous le savez, je ne suis pas friande de Superman, car dans mon coeur, Batman reste le premier de tous les super-héros.

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Parce que les super-héros ont aussi des problèmes existentiels…

Mais aimer, c’est aussi « taquiner ». 🙂 J’aurais voulu créer quelque chose de plus chiadé, mais je me suis tout de même bien amusée à imaginer Batman au quotidien, comme de juste en compagnie d’Alfred, réfléchissant cependant à une grave question: comment avoir « plus la classe » que Superman quand on traque le crime? Par le look, pardi! Et rien ne vaut une cape impeccablement repassée par les soins d’Alfred, pour en jeter quand on traque le crime. J’ai même voulu donner une dimension plus humoristique au majordome guindé – sans doute réveillé au beau milieu de la nuit par son bien-aimé employeur, que l’on voit ici en caleçon et porte-chaussette. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai dans l’idée qu’Alfred en porte! 🙂

Le tout a été réalisé assez vite, avec un simple stylo-feutre et des jeux de hachure pour les ombres. C’est stupide à souhait, mais je me suis bien amusée. 🙂

Et pour vous alors, qui a « plus la classe » entre Batman et Superman?

Je vous souhaite un bon week-end, et je vous retrouve très vite pour de nouvelles chroniques.

Blanche Mt.-Cl.

Gaming et Géopolitique – Tuons les clichés « gaming »!

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

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L’ambiance futuriste de la « campagne russe » sur Empire Earth – Source: ForoCoches.com

À une semaine de la Paris Games Week, je reviens avec un article un peu exceptionnel… Comme vous le savez, si vous suivez déjà ce blog depuis un moment, je suis une… gameuse repentie. Je n’ai pratiquement jamais touché de console de ma vie (toujours chez des potes pour jouer au jeu que je déteste le plus sur cette terre, Mario Kart), mais les vieux PCs de mes parents ont tourné à plein régime pendant mon adolescence, et même pendant mes premières années d’adulte. Je suis de cette génération qui regardait Des Souris et des Roms sur Canal J, et qui a vu débarquer quelques grands chef d’oeuvre comme Atlantis: The Lost Tales avec sa B.O. envoûtante, Versailles, Egypte… entre autres joyeusetés. Je voulais même étudier l’animation et l’infographie 3D pour travailler dans le jeu vidéo – ce qui malheureusement, ne s’est jamais fait.

Aussi, comme je vais encore louper la Paris Games Week (comme je loupe les Comic Con’, les Japan Expo, les Manga et Sci-Fi Show – en plus y avait des acteurs de Stargate, merde!) malgré mon intérêt, j’ai souhaité revenir sur un sujet qui me tenait à coeur, et que j’ai traité quand j’officiais comme rédactrice en Angleterre. À l’époque, j’écrivais des articles d’initiation à la géopolitique à destination des jeunes, et je voulais trouver un angle d’attaque intéressant… C’est alors que je me suis souvenue comment j’avais découvert mon attrait pour la géopolitique: les jeux de stratégie, bien sûr! 🙂

Et c’est parti pour le trip gaming de la gameuse repentie…

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Le moment « lifestyle » – « Sagesse Geek: Les Enseignements Sacrés » de Stephen H. Segal

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

En ce moment occupée avec mon graphisme et préférant ne pas mettre trop en ligne des choses pas très jolies, j’ai préféré, en attendant ma prochaine création dessinée, vous régaler d’un post pas trop long dédié à une petite lecture légère pour ceux qui vont sur la fin de leurs vacances…

J’ai nommé Sagesse Geek: Les Enseignements Sacrés. Etant un peu geek moi-même, et bien avant que ce terme ne devienne à la mode, j’ai été interpelée par le titre et ai feuilleté l’ouvrage. Pour anecdote, la première page sur laquelle je suis tombée citait l’entraîneur Jimmy Dugan, interprété par Tom Hanks dans Une Equipe Hors du Commun: « On ne pleure pas dans le base-ball! » (Pour ceux qui connaissent, le monologue dans son entier est gratiné!) Bref, j’ai vu cette référence comme un signe du Destin et j’ai craqué.

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Couverture dudit ouvrage…

De quoi est-il donc question? A l’heure où la moindre fashionista avec le dernier iPhone vous déclare: « Chuis trop geek! » comme si être geek était une tendance mode, ce livre traite du geek dans sa manière d’être et de penser le monde. Il traite du « geekisme » comme art de vivre, presque comme philosophie.

Partant du postulat que le/la geek fait partie de ces gens qui se posent des questions et tendent à appréhender certains mystères de l’univers avec facilité et enthousiasme, l’ouvrage s’est construit autour de petits articles d’une page abordant un point crucial de la façon de penser geek à partir d’une citation de livre ou d’une réplique de film. Ces articles se répartissent en six parties sur la connaissance de soi, les relations entre les êtres, l’humanité, les conflits, l’univers et le futur tel qu’on l’imagine à l’heure actuelle. Les références vont des séries télés comme Doctor Who aux ouvrages de Lovecraft, des comédies aux films d’horreur en passant par de grands noms de la philosophie et de la science.

Bref, loin de cette image éculée qui fait du geek un fan de science-fiction ou d’informatique, vaguement asocial, moche et godiche dès qu’il approche une jeune femme (ou vieille pucelle binoclarde quand le geek en question est une nana), on découvre des gens curieux, avides de connaissances et de rêve dans un monde trop terre-à-terre. Et quand on est geek soi-même, on ne peut réprimer un sourire en se reconnaissant dans ces pages… Et vous, vous ne vous êtes jamais retrouvés à rire à une référence que personne d’autre ne comprenait? Vous ne vous êtes jamais entendu dire que vous aviez des goûts peu communs? Pour ma part, on m’a souvent reproché tout cela quand j’étais ado, allant jusqu’à leur imputer mon célibat et à me conseiller d’être un peu moins « moi » pour me faire des potes. Aux personnes dans ce cas, Sagesse Geek offre quelques petits conseils, teintés d’humour, pour mieux s’assumer, être bien dans ses baskets de geek, et ne pas devenir un enfoiré aigri souffrant d’un complexe de supériorité à l’image des super-méchants.

Et pour les non-geek, ma foi, je vous le recommande pour votre culture générale. Avec toutes ces perles issues de la culture populaire et même un peu moins populaire, nul doute que vous allez vous régaler à décrypter ces références… Et pourquoi pas, découvrir le geek en vous?

Bonne lecture et amusez-vous bien!

Titre: Sagesse Geek: Les Enseignements Sacrés
Auteur: Stephen H. Segal
Editions: Bragelonne
Collection: Geekmemore
240 p.
Parution: Octobre 2014
Prix: 12,90 €

Blanche Mt.-Cl.

Un introuvable en librairie pour fans de « Star Trek » – « Star Trek: Le Retour »

Très chers lecteurs,

Nouveaux arrivants sur ce blog,

Je profite d’un jour de congé pour revenir avec un  véritable article de fond un peu long qui, je l’espère, vous ravira, pour peu que vous vous soyez intéressé à la science-fiction ou à la culture populaire.

Une fois n’est pas coutume, cette chronique mêlera à la fois culture dite « geek », télévision, cinéma et si j’ose dire « littérature ». Si vous aimez la science-fiction et si vos parents regardaient des rediffusions à la télé (à l’époque où il n’y avait que les six chaînes hertziennes et où le câble ne vous donnait accès qu’à vingt chaînes), vous avez au moins entendu parler de la franchise Star Trek. Série culte avec William Shatner portant des cache-coeur dans le rôle du capitaine Kirk, elle a également été déclinée en films et plusieurs spin-offs. Dont le Star Trek original, Star Trek: The Next Generation, ainsi que Deep Space Nine et Voyager. Et si j’ai bonne mémoire, Entreprise, que je n’ai jamais regardé. Les deux premières moutures ont fait l’objet de plusieurs films dont certains, à mon humble avis, très bons – question d’âge, j’ai adoré Star Trek: Generations, Premier Contact et Nemesis (issus de la « next generation« ) ou encore Retour sur Terre (avec les baleines!) avec Kirk et Spock qui voyagent dans le San Francisco des années 1980 (surtout quand Kirk raconte, pour expliquer le look de Spock, que celui-ci est en fait un soixante-huitard qui aurait abusé de certaines substances…).

La série a également fait l’objet de déclinaisons écrites, de nombreux romans qui étoffent l’univers de la série, mettent en valeur tel ou tel personnage, qui « prolongent » les aventures des héros de Star Trek. C’est de l’un de ces livres, Star Trek: Le Retour, écrit par le capitaine Kirk lui-même – son interprète, William Shatner – dont je souhaite parler aujourd’hui.

Mais sachant qu’il fait le lien entre plusieurs films, je vais tout d’abord présenter la chose… pour ceux qui n’auraient jamais regardé, ou ceux qui l’ont fait par le passé, mais et aurait besoin d’avoir la mémoire rafraichie. En effet, je tiens à vous donner toutes les clés pour comprendre le livre!

  • Star Trek, de la télévision au grand écran
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Logo de la série originale – Source: Wikipedia

Star Trek est d’abord une série créée par Gene Roddenberry, diffusée de 1966 à 1969 aux Etats-Unis. Dans un futur relativement lointain, la Terre a été débarrassée de tous ses maux – épidémies, famine, argent – et plusieurs planètes se sont regroupées en une Fédération, qui dispose d’une immense flotte spatiale – Starfleet – véritable vivier d’officiers de talents originaires de mondes divers, d’explorateurs et d’aventuriers. Ainsi, la série des années 1960 relate les aventures du Capitaine Kirk (William Shatner), et de son équipage, à bord d’un vaisseau au design mythique, l’USS Entreprise. Parmi ses plus fidèles compagnons, on trouve le légendaire Vulcain Spock (Leonard Nimoy, qui nous a malheureusement quittés cette année), le très sanguin docteur McCoy (DeForest Kelley) toujours prêt à prendre le contrepied de ce que dit Spock, l’officier Scott… Et n’oublions pas la belle Uura, Chekov et Sulu qui complètent cet équipage aussi international qu’interplanétaire.

On y voit souvent les fortes personnalités de Kirk, McCoy et la logique imparable de Spock se télescoper, mais ils finissent toujours par faire front uni contre l’adversité. De plus, on découvre plusieurs civilisations extraterrestres aux coutumes exotiques et aux divers degrés de raffinement. Par exemple, les Vulcains, dont Spock fait partie (Spock est définitivement mon préféré de tous!) vivent pour la logique et refoulent leurs émotions. Les Romuliens, cousins des Vulcains, vivent en revanche pour suivre leurs instincts et leurs émotions. Ce sont les ennemis jurés de la Fédération. On fait aussi la connaissance des Klingons, des guerriers et guerrières chevelus avec une crête osseuse sur le visage qui ont une forme d’honneur bien à eux. L’univers de Star Trek est bien plus complexe et étendu que ce que j’ai exposé ici, mais il me faudrait écrire un article complet pour chaque civilisation, voire pour chaque personnage, ce qui n’est pas le but.

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Affiche de Star Trek: Le Film, dans lequel nous redécouvrons un pan de notre propre histoire spatiale, mais je ne dirai rien de plus! – Source: Wikipedia

Le succès a été au rendez-vous, et comme nous pouvons en témoigner aujourd’hui, la série est devenue culte. Née dans les années 1980, j’ai des parents fans de science-fiction qui regardaient les rediffs de Star Trek d’abord sur les chaînes hertziennes le week-end, puis sur le câble. Je me suis régalée à voir l’Entreprise flotter dans le cosmos et voyager de planète en planète, à suivre les aventures de Kirk et surtout de Spock dont le « look » me fascinait. Je chantonnais même le mythique générique de la série signé Alexander Courage!

Dès les années 1970, la série a été déclinée en films qui poursuivent la narration des aventures de Kirk et qui étoffent l’univers de Star Trek, ainsi que le caractère des personnages. Si la série reste, dans mes souvenirs, un bijou d’utopie kitsch maintes fois parodié, j’ai récemment revu les films lors de rediffusion sur CinéFX et j’ai noté qu’il y avait eu un gros travail sur les décors et les costumes. Ceux-ci ont une dimension un peu plus sombre qui n’est pas pour me déplaire. De plus, on y retrouve les mêmes personnages et interprètes que l’on voit peu à peu changer et vieillir, et même prendre du galon (si je me souviens bien, Kirk a même été pendant un temps amiral…) tout en conservant leur capital sympathie, bien sûr!

  • Star Trek: Next Generation

Mais la saga du vaisseau Entreprise ne s’est pas arrêtée avec Kirk, Spock et consort. En effet, l’histoire se poursuit au XXIVe siècle, alors que la paix a été signée avec les Klingons. Le tout nouvel équipage est commandé par un officier raffiné, cultivé, bref plus « cérébral » que Kirk, d’origine française (cocorico!) interprété par le GRAND et so british Patrick Stewart, le capitaine Jean-Luc Picard. Il est lui aussi entouré d’une galerie de personnages typés, comme son second William Riker (Jonathan Frakes), le lieutenant klingon Worf (Micheal Dorn), l’ingénieur aveugle Geordi LaForge (LeVar Burton), le docteur Beverly Crusher qui sera également le love interest du capitaine (Gates McFadden), la mystérieuse conseillère télépathe Deana Troï de Betazède (Marina Sirtis) et l’attachant Data (Brent Spinner), un androïde à la quête de sa propre humanité.

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Logo de Star Trek: The Next Generation – Source: Wikipedia

Diffusées entre 1987 et 1994, les sept saisons ont été depuis régulièrement rediffusées sur le câble, ce qui m’a permis de faire connaissance avec cet équipage très attachant. Certes, on pourrait reprocher les bons sentiments de Picard et Riker, mais l’aventure est toujours au rendez-vous. Bien que l’action à base de coups de points dans la figure, de bagarres et de jolies filles sauvées par le capitaine soit beaucoup moins présente, on découvre un univers beaucoup plus complexe,  où les tensions entre civilisations sont rampantes. Donc, la Nouvelle Génération, si elle compte encore des explorateurs, est surtout une génération de diplomates et d’intellos faits pour les tables de négociation. Même si cela est arrivé à Kirk, on voit plus souvent notre ami Picard derrière son bureau ou en salle de réception, qu’en train de faire sa fête à un méchant extraterrestre et de sauver une minette en tenue légère! Il n’en reste pas moins que si le côté utopique de la série prête aujourd’hui à sourire, tout comme les couleurs flashy et les cache-coeurs de la génération précédente, la qualité du scénario est bel et bien là, sachant que différents thèmes sont abordés au fil des épisodes (trahison, émotion, humanité, solitude, traumatisme, pression familiale, etc. …) à travers les parcours personnels des différents protagonistes.

On y retrouve des civilisations comme les alliés klingons et vulcains, des ennemis acharnés comme les Romuliens. Les nouvelles civilisations sont nombreuses – comme les Bétazoïdes, un peuple de télépathes dont fait partie la très zen Deana Troï, l’atout charme de la série, ou des marchands aux grandes oreilles connus sous le nom de Ferengis. Mais la Fédération compte – et c’est important de le mentionner pour la suite, car ils apparaissent dans le livre que je vais vous présenter – aussi un nouvel ennemi juré, très puissant: les Borgs, abréviation de cyborg. Ceux-ci, alliage des corps organiques des ethnies vaincues et de composants électroniques, forment un « collectif » où l’individu ne compte pas, où tous sont reliés psychiquement les uns aux autres et obéissent à une reine, à l’image des abeilles. C’est cette grande cohésion, couplée à leur rapide adaptabilité aux environnements où ils évoluent, qui  les rend si dangereux. Au cours de la série, les Borgs vont enlever le capitaine Picard pour « l’assimiler » – c’est-à-dire en faire l’un des leurs sous le nom de Locutus, souvenir traumatisant au possible pour le capitaine.

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Affiche de Star Trek: Premier Contact – Source: Wikipedia

Cette série à elle aussi fait l’objet de plusieurs films dès les années 1990. Certains sont réellement intéressants et rendent les personnages encore plus attachants. Les décors y sont travaillés de manière remarquable – je pense notamment à Star Trek: Premier Contact, sorti en 1996, quand j’étais petite et à fond dans le délire (et mes parents aussi à fond que moi…), qui voit les Borgs voyager dans le temps pour empêcher le premier contact des humains avec des Vulcains, où l’Entreprise, occupée par les Borgs, est complètement dévastées, envahie de divers câbles et déchets. De même, dans le tout dernier opus, Star Trek: Nemesis, le « méchant » est un clone de Picard plein de rancoeur, créé pour remplacer le capitaine et de détruire Starfleet de l’intérieur, est élevé dans une prison rémienne – civilisation asservie par les Romuliens – après abandon du programme. Outre ses costumes impressionnants, une grave maladie génétique l’oblige à vivre dans la pénombre… d’où des scènes visuellement fortes. A ceux qui pourraient reprocher à la série son manque d’action pure, le cinéma comble très bien cette lacune, puisqu’on y voit enfin Picard en mode warrior, et même se bastonnant en marcel pour aller arracher Data des griffes de la reine borg… Jouissif!

De même, il pourrait sembler qu’hormis le nom du vaisseau, il n’existe aucun lien entre les équipages de la série originale et du spin-off. Pourtant, un film a bel et bien permis d’assister à la « passation de pouvoir »… Je me lance et attention aux spoilers, malheureusement obligatoires pour le livre!

  • Quand les équipages se « rencontrent » – Star Trek: Generations

Car les équipages qui existent pourtant à soixante-dix ans d’écart, se croisent bel et bien!

Cet opus, sorti en 1994, commence alors que Kirk, Scotty et Chekov, grisonnants – voire bedonnants – et à la retraite, sont les invités d’honneur à l’inauguration d’un nouveau vaisseau Entreprise. La réception tourne mal quand le navire reçoit un appel de détresse: des navettes de réfugiés d’El-Aurian qui fuient les Borgs, sont happés par une étrange tempête énergétique au milieu de l’espace. L’équipage parvient à sauver plusieurs personnes, dont un scientifique, Tolian Soran (interprété par le GRAND Malcom McDowell)… mais Kirk est porté disparu quand la tempête emporte une partie de l’Entreprise.

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Affiche de Star Trek: Generations – Source: Wikipedia

Soixante-dix ans plus tard, le nouvel équipage commandé par Picard sauve à nouveau d’une catastrophe le même Tolian Soran. Celui-ci, allié à des Klingons dissidents, décide de tout faire pour retourner dans le Nexus: c’est le nom donné à la tempête du début,  qui s’avère être non seulement un long ruban énergétique, mais aussi une porte vers une nouvelle dimension où la réalisation de tous ses désirs est possible. Soran décide donc de faire exploser l’étoile du système de Véridian. L’énergie colossale dégagée par l’explosion devrait attirer le Nexus droit sur le scientifique fou pour l’empoter. Mais cet acte doit tuer des millions de personnes, dont l’équipage de l’Entreprise, englouti par la supernova. Jean-Luc Picard se lance alors dans une course folle pour empêcher ce massacre… et comprendre ce qui captive tant Soran dans le Nexus. En chemin #SpoilerDeFolie il va également trouver une aide inattendue de Kirk, ressurgi du Nexus où il était piégé depuis soixante-dix ans!

Bien évidemment, cela paraît un brin tiré par les cheveux – un comble pour le brushing ahurissant de Picard, mais l’histoire est très bien ficelée. Elle compte également des subplots intéressants, qui explorent des thèmes comme la transmission par le sang ou la mémoire – on apprend notamment au début que Picard, dernier homme de sa famille et sans enfant, vient de perdre son frère et son jeune neveu dans un incendie sur Terre – ou par la mémoire – l’enjeu de la rencontre entre Picard et Kirk. Par ailleurs, on y voit Data, notre androïde préféré, se faire installer par Geordi LaForge, son « meilleur ami » s’il pouvait avoir ce sentiment, sa puce d’émotivité. La gestion de ces nouvelles émotions, parfois violentes, place Data dans des situations tour à tour difficiles et comiques qui apportent un peu de piquant à l’histoire.

J’ai un peu regretté de ne pas revoir Spock ou McCoy, mais les acteurs n’avaient soit aucun intérêt pour le scénario, soit de graves problèmes de santé – DeForest Kelley alias « Bones » est en effet mort en 1999 des suites d’un cancer. Mais dans l’ensemble, le film se tenait et permettait une transition très sympathique entre les deux générations d’explorateurs spatiaux, qui aurait cependant pu être développée… et ce qui a été fait dans Star Trek: Le Retour.

  • Star Trek: Le Retour – Un livre pour la suite d’un film
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Couverture de mon exemplaire… qui a pas mal voyagé, il faut bien le dire!

Et nous arrivons enfin à ce qui nous intéresse! 🙂

Aujourd’hui quasiment introuvable en librairie, The return, écrit par William Shatner lui-même avec la collaboration de Garfield et Judith Reeves-Stevens, est publié en 1996, avant de paraître en France un an plus tard chez Fleuve Noir, sous le tire du Retour.  Dès les première lignes, j’ai compris qu’il s’agissait de la suite directe de Generations.

De quoi s’agit-il? Quelle suite trouver à cette histoire?

Sur la planète Veridian III où l’Entreprise s’est écrasée lors de la poursuite de Soran, Picard et Spock, toujours relativement jeune pour un Vulcain et venu pour l’occasion, assistent aux funérailles officielles de Kirk, mort au cours de l’affrontement avec Soran à la fin du film (désolée pour le spoiler!). Mais une nuit, alors qu’il médite près de la tombe de son ami, Spock assiste à un phénomène particulier: le corps de Kirk disparait! Ce qui bien sûr, est « illogique »!

Il s’avère que le corps de Kirk a été volé par des Romuliens, qui alliés aux Borgs désireux d’écarter la Fédération, seul obstacle à une assimilation complète des peuples de la galaxie, usent d’une technologie particulière pour ramener l’ancien capitaine à la vie. Une puce lui est alors implantée dans le cerveau, pleine de faux souvenirs censés susciter en lui une haine terrible de la Fédération et de Picard en particulier. Manipulé par une séduisante mais vénéneuse Romulienne, il se lance à la poursuite de Picard, et de ses officiers qu’il tente de tuer un à un. Mais peu à peu, il réalise qu’il est incapable de les éliminer. Comme si quelque chose, une force supérieure indéfinissable, l’en empêchait…

De plus, il a beau chercher, il ne sait pas où est Picard. Pas plus que Worf alors en permission sur sa planète, LaForge et Data en pleine mission archéologique sur une planète glaciale, ou Riker qu’il interroge de manière plutôt musclée. Pour cause, tout le monde ignore où est passé le capitaine! Car dans le plus grand secret, celui-ci a été envoyé avec le docteur Beverly Crusher infiltrer une colonie borg pour déchiffrer les intentions de leur gouvernement, de nouveau très actif dans la galaxie. Ses souvenirs d’ancien assimilés sont un atout précieux pour cette mission… Mais arrivera-t-il à mettre à jour l’alliance avec les Romuliens et à préserver son équipage, tout en sauvant la galaxie au passage?

Concernant le livre en lui-même, je l’ai relu l’été dernier. Je l’avais lu au collège et j’avais complètement oublié de quoi il s’agissait. Par curiosité, et surtout pour lire quelque chose de « léger », j’ai rouvert ces pages. Ce que j’y ai redécouvert m’a fait immensément plaisir, car j’ai eu la surprise de trouver un texte agréable à lire – du fait de la traduction, ou des plumes de Shatner et de ses collaborateurs, malheureusement, je l’ignore – et une intrigue très bien développée, menée grand train par une galerie de personnages hauts en couleurs, issus des différentes séries Star Trek – on y retrouve Kirk et Spock, mais aussi McCoy, devenu un véritable croulant de presque cent-quarante ans, au corps plein d’organes synthétiques, mais toujours aussi fort en gueule.

Quant à l’atmosphère, j’ai apprécié ce mélange entre la civilisation romulienne et celle des Borgs, qui donne une vision assez effrayante de ce que pourrait être l’univers sous la férule des deux plus grands ennemis de la Fédération… Si au final, le monde utopique et vaguement kitsch de la saga peut encore nous faire sourire, cet apport un peu plus noir lui donne plus de consistance. Quant aux autres aspects « anthropologiques » et coutumes des autres civilisations extraterrestres, ils ne sont en rien négligés (j’ai d’ailleurs appris qu’avant de se donner corps et âme à la logique, les Vulcains ont droit à deux années de débauche la plus extrême… ce qui m’a donné à réfléchir quant à la sexualité vulcaine… ). Ainsi, des lecteurs qui n’auraient pas suivi toute la saga de A à Z mais qui la connaissent un petit peu peuvent s’y retrouver. En revanche, il sera OBLIGATOIRE d’avoir vu le film Star Trek: Generations pour en saisir les tenants et les aboutissants.

  • Conclusion

Séries, films, livres, produits dérivés et autres figurines, il n’en reste pas moins que Star Trek peut avoir l’image d’une pompe à fric « attrape-geek ». Mais pour bien des fans, c’est plus que ça. Tout d’abord, je pense que ç’a dû être énorme à l’époque de sa première diffusion. D’autres séries comme La Quatrième Dimension avaient déjà popularisé la science-fiction, mais sous un angle beaucoup plus sombre et dramatique, quand bon nombre de film hollywoodiens nous montraient des aliens cruels et avides de destruction ou de belles extra-terrestres exotiques qui faisaient fantasmer les explorateurs spatiaux – naturellement des messieurs! Malgré la présence de belles plantes en tenue légère et aux cheveux savamment brushés,  Star Trek montrait un autre possible. Un possible auquel n’était jamais parvenu aucune civilisation ou idéologie sur Terre: la fin des conflits, des maladies et des famines, qui laisserait à l’humanité le temps et les ressources pour aller voir autre chose et s’accomplir personnellement. Non pas par obligation, mais par goût de la découverte, parce qu’on en aura eu envie. Il y a tout de même de quoi faire rêver, vous ne trouvez pas?

C’est très certainement l’un des ingrédients du succès de Star Trek – cette envie d’aller voir ailleurs qui existe bel et bien chez les humains qui a permis de mettre au point les programmes spatiaux, par exemple (vous savez, ces gars qui lancent des fusées qui ne « servent à rien », mais sans lesquelles nous n’aurions pas les satellites et internet!). L’autre ingrédient, c’est cette imagination des scénaristes, qui ont créé, outre des personnages attachants, un univers où tout reste encore à découvrir, et où la fraternité entre peuples de la Terre et peuples de la Galaxie est possible. Il y existe toujours des tensions, mais une instance interplanétaire veillera toujours! Et ce grâce à Kirk ou à Picard, et à leurs compagnons.

Star Trek: Le Retour m’a fait redécouvrir ce monde – j’ai même vu que des économistes commençaient à s’intéresser à l’univers de cette grande saga qui a marqué la culture populaire, et pas seulement les « trekkies » qui souvent passent pour de pauvres décérébrés sans une once de vie sociale qui n’ont que ça pour rêver. Il aurait par ailleurs fait un film génial, qui aurait permis de dire « au revoir » à des personnages mythiques comme Kirk, Spock et le Docteur McCoy, ainsi qu’à leurs interprètes, et de voir l’équipe suivante reprendre véritablement le flambeau en payant sa dette à celui qui un jour sauva la galaxie… le capitaine James T. Kirk.

« Trekky » ou pas, j’espère que cette longue, longue chronique vous aura permis de faire une vraie découverte, qu’il s’agisse de Star Trek en soi ou du livre cité, si vous connaissez déjà la série, et vous donnera l’envie d’en savoir plus.

En vous souhaitant à tous un bon après-midi!

Blanche Mt.-Cl.