Explorer Vénus avec les Soviets – La SF du bloc de l’Est au cinéma

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Deux cosmonautes transportés par leur robot pour échapper à une coulée de lave dans La Planète des Tempêtes – Source: Cinémotions.com

Aujourd’hui la chronique que je vais vous présenter est un peu particulière. En effet, il s’agit d’une remise à jour d’un article que j’ai rédigé aux tous débuts du blog, à l’époque où celui-ci n’était pas trop suivi, mais que j’ai tenu à re-partager avec vous pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, parce que je pense que les deux films dont il est question gagnent à être connus, et je souhaite profiter du nombre d’abonnés et du bon référencement du blog pour les faire connaître.

Et ensuite parce que quoi de mieux que les cent ans de la Révolution russe pour parler de la SF du bloc de l’Est? Car si l’on connaît les innovations que doit le cinéma à la propagande soviétique (malgré tout l’irrespect que je dois à ce régime) en termes de plans de caméra et de montage, et les chefs d’œuvre d’Eisenstein, on en sait en général beaucoup moins sur des genre cinématographiques tels que la science-fiction! Aussi j’ai souhaiter réparer cette méconnaissance maintenant que le blog a « quelques » abonnés de plus! Je vais donc vous parler de deux petits films que j’ai eu l’occasion de voir il y a quelques années sur Ciné FX (dieux que cette chaîne me manque!) dans un cycle dédié: L’Étoile du Silence et La Planète des tempêtes… Je vais vous présenter succintement chacun d’entre eux, avant de vous offrir une petite critique comparée de ceux-ci! Attention, nous entrons dans l’histoire des idées!

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Maîtres de l’espace – Françatome (Johan Heliot)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

J’espère que vous avez passé un excellent long week-end…

Je reviens aujourd’hui avec un auteur que j’ai déjà traité il y a bien longtemps: Johan Heliot, auteur de la Trilogie de la Lune, une référence du Steampunk français, qui m’avait accompagnée dans mon aventure anglaise il y a cinq ans.

Si j’ai d’abord été interpelée par le dessin gentiment rétro de la couverture de Françatome, je me suis surtout laissé tenter par le résumé. Car il est question d’un sujet cher à mon cœur: la Course à l’Espace… qui dans cet ouvrage, a été gagnée haut la main par la France! Mais à quel prix!

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Uchronie spatiale – Space Reich, t.2: Rapaces en orbite

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Je l’ai enfin, mon précccccieux!

Si vous me suivez depuis un certain temps, vous connaissez mon penchant pour l’histoire, et son pendant SFFF qu’est l’uchronie. Quant à celles et ceux d’entre vous qui avez rejoint ce blog il y a peu, vous allez en prendre la mesure avec la bande dessinée que je vous propose aujourd’hui, à savoir Rapaces en orbite, le t.2 de la BD Space Reich dont le premier volume a été chroniqué il y a pratiquement deux ans. Pas que j’aie trainé, mais enfin… le second opus n’est sorti que ce mois-ci. 🙂

Je vous emmène donc aujourd’hui, le temps d’une brève chronique, dans un monde où la Seconde Guerre mondiale a pris un tour totalement différent…

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B.D Science-Fiction et Uchronie – « Space Reich – Tome 1: Duel d’Aigles »

Très chers lecteurs,

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Couverture de Space Reich

Me voici de retour… Le moins que l’on puisse dire que cette semaine fut très « spatiale« , puisque pour cette lecture du dimanche, je reviens avec un opus consacré à la conquête spatial. Comme vous le savez, je m’intéresse aux uchronies, et j’en ai découverte une autre récemment, dans la veine de Zeppelin’s War – déjà présenté sur ce blog. Il s’agit du premier tome de Space Reich, Duel d’Aigles. Sur fond de Seconde Guerre mondiale, on y assiste à la naissance des programmes spatiaux et de la course à l’espace.

En 1941, l’histoire a pris un autre tournant que celui que nous connaissons. Le Royaume-Uni est gouverné par le roi Edward VII, pro-nazi avec son épouse Wallis, tandis que Churchill, face à la montée du fascisme en Angleterre, a émigré au Canada. Au cours des ans, le Reich avance à l’Est et parvient à écraser l’URSS grâce aux missiles conçus par Wernher von Braun qui lui, ne rêve que d’atteindre le cosmos. Le Reich s’étend donc de Vladivostok à Brest. C’est à cette même période que les Etats-Unis, dirigés par Charles Lindbergh devenu président, déclarent pouvoir gagner l’espace avant l’Allemagne. Et pour cela, ils ont une carte en main: lors d’une mission commando dans le Pacifique Nord, ils interceptent un navire allemand transportant des prisonniers plus que précieux… l’auteur et ingénieurJacques Bergier (qui a existé!), et un certain ingénieur soviétique: Sergueï Korolev.

Voici une uchronie au thème pour le moins original et très bien documenté – je sais de quoi je parle, dans ma « vie précédente », lorsque je faisais des études de géopolitique, mon domaine de spécialité était la coopération spatiale internationale entre l’Europe et la Russie. En effet, la plupart des programmes spatiaux qui ont vu le jour en Europe et aux Etats-Unis après la Seconde Guerre mondiale découlent des travaux balistiques de Wernher von Braun, et que les fusées sont nées des missiles. Selon certaines théories plus ou moins fumeuses (vous avez peut-être déjà entendu parler des fameuses armes secrètes ou des « O.V.N.Is nazi…), et même plus sérieuses, les Allemands, de par leur avance dans la balistique, auraient pu être les premiers dans l’espace, et également sur la Lune. Quant à Sergueï Korolev, on lui doit les premiers succès du programme spatial soviétique. L’histoire contée dans Space Reich est donc intéressante car elle remonte d’une façon quelque peu inattendue aux origines du spatial, et en fait un des enjeux de la lutte contre les Nazis. C’est devenu une arme psychologique, quelque chose dont on doit parler dans les actualités filmées, car il faut toujours surenchérir pour montrer qu’on peut faire mieux que l’adversaire. D’ailleurs, le spatial – et les auteurs de la bande dessinée ne sont pas passés à côté de cet aspect – est certes une technologie stratégique, mais aussi un instrument de prestige. En effet, les efforts sont si importants, d’un point de vue technologique, financier et politique (seule des institutions nationales ont les ressources nécessaires pour mobiliser argent et scientifiques), la mise en place est chronophage et peut prendre des retards de plusieurs années, les risques sont si énormes, que chaque succès n’en est que plus grand. C’est le symbole du génie de ceux qui ont chapeauté le programme.

Petits bémols cependant, au niveau de la narration: de trop nombreux sauts dans le temps qui donnent parfois l’impression d’une succession de scènes sans grand lien les uns avec les autres. Je préfère mettre ça sur le compte du fait qu’il s’agit d’un premier tome, donc d’une exposition de la situation. Car le final en lui-même est assez saisissant, et donne très envie de lire la suite… Donc, affaire à suivre…

Titre: Space Reich – Tome 1: Duel d’Aigles
Auteurs: Richard D. Nolane, Maza, Marko Nikolic
Editions: Soleil Productions
Collection: Wunderwaffen
62 p.
Parution: Janvier 2015
Prix: 14,95 €

Blanche Mt.-Cl.