Froufrous et poisons – Bleu Saphir et Vert Emeraude (Kerstin Gier)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Encore une fois, je vous présente mes plus plates excuses pour mon manque d’entrain sur la blogosphère ces temps-ci, mais j’ai vraiment eu beaucoup, beaucoup de mal à me concentrer sur la lecture ces derniers temps – j’ai eu beaucoup, BEAUCOUP de mal à me remettre de mon book hangover post-Don Quichotte (ah mais quel livre! hâte de me mettre au tome II), à tel point que j’ai abandonné un livre dédié aux contes et légendes de la France médiévale parce que je le trouvais franchement mou du genou.

Alors j’ai entrepris une autre quête: le désengorgement de la PAL. Oui, oui, vous avez bien lu. J’ai souhaité faire un peu de ménage dans ma PAL, en optant pour une petite série en cours que je souhaitais finir en deux temps trois mouvements, à savoir, la Trilogie des Gemmes signée Kerstin Gier. Je vous invite donc à retrouver, le temps d’une chronique express, Gwendolyn et Gideon à Londres dans Bleu Saphir et Vert EmeraudeContinuer la lecture de Froufrous et poisons – Bleu Saphir et Vert Emeraude (Kerstin Gier)

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Conte onirique et surréaliste – La Belle et la Bête (Jean Cocteau, 1946)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

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Une très belle affiche du film – Source: AlloCiné

Me voici de retour avec la chronique cinéma de la semaine! 🙂 Il y a quelques temps, j’évoquais Peau d’Âne de Jacques Demy, et cela m’a rappelé une autre adaptation de conte, tout aussi française et tout aussi culte. Ainsi j’ai décidé de vous faire redécouvrir un classique qui, je l’espère, vous ravira: La Belle et la Bête, réalisé par Jean Cocteau et sorti en 1946, avec l’irremplaçable Jean Marais.

La Belle et la Bête était un film-phare de la vidéothèque de mes parents quand j’étais toute petite, et je l’ai même vu avant le dessin animé de Disney (une jolie réussite également). Il est très intéressant de voir comment Jean Cocteau a adapté cette histoire intemporelle.

Je vous emmène donc en un endroit où, quand les bêtes reviennent de la chasse et croisent une jeune fille innocente, la honte du sang versé fait fumer leurs mains…

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Un classique kitsch et culte – Peau d’Âne (Jacques Demy, 1970)

« Tu chantais l’amour. Le cherches-tu?
— Évidemment que je le cherche. »

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Affiche du film - Source: All
Affiche du film pour sa sortie en version restaurée – Source: AlloCiné

Avec, encore une fois, du retard, me voici de retour avec la chronique film. N’ayant guère trop eu l’occasion de regarder des films récemment, ou bien des films qui n’ont rien à voir avec l’univers de ce blog, je me suis vraiment creusé les méninges. Si je pensais à quelques opus fantastiques ou drôles dont nous a gratifié Hollywood dans les années 80 et au début des années 90, j’en avais presque oublié que le cinéma français avait lui aussi eu quelques sursauts dans le genre.

Aussi je vous présente aujourd’hui un film qui m’est apparu comme une évidence il y a quelques temps: le cultissime Peau d’Âne de Jacques Demy. Ressortez, mesdames, les déguisements de princesse, et messieurs, vos collants les plus chatoyants, pour une interprétation foisonnante, colorée, musicale et décalée du conte de Charles Perrault…

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SEMAINE THÉMATIQUE – Adaptation d’un classique S.-F. – Dune (David Lynch, 1984)

Titre: Dune
Année de production: 1984
Réalisation: David Lynch
Origine: Etats-Unis
Durée: 2h10
Distribution: Kyle MacLachlan, Francesca Annis, Sean Young, Max von Sydow, Jürgen Prochnov, Sting, Patrick Stewart…

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

La semaine thématique consacrée à Dune continue et bat son plein! Je rédigeais il y a peu un article consacré au documentaire sur le projet pharaonique d’adaptation par Alejandro Jodorowsky. Projet passé à la trappe, par manque de financement. Mais qu’à cela ne tienne: c’est David Lynch qui, dans la première moitié des années 80, adapte finalement l’oeuvre herbertienne dans un film intitulé, comme le roman éponyme, Dune. C’est donc à cet opus que j’ai vu pour la première fois à six ans, que je consacrerai la présente chronique cinématographique…

  • Le Pitch

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Affiche du film – Source: Wikipedia

Le film reprend le premier volume de la saga. Nous sommes en 10191, sous le règne de l’empereur Padishah Shaddam IV (José Ferrer). L’économie de l’univers repose sur une substance très précieuse, l’Epice, une drogue qui rallonge la vie et décuple les capacités de l’esprit humain. Celle-ci n’est produite que sur une seule planète, un astre désertique: Arrakis, que l’on appelle également Dune. Lorsqu’il la reçoit en fief, le duc Leto Atréides (Jürgen Prochnov) s’y installe avec sa concubine Jessica (Francesca Annis) et leur fils Paul (Kyle MacLachlan). Une fois sur place, ils tentent de gagner la sympathie des Fremen, un mystérieux et farouche peuple du désert. Mais bientôt, l’ennemi juré des Atréides, le baron Harkonnen (Kenneth McMillan), allié à l’empereur, les attaque. Le duc est tué, mais Paul et sa mère parviennent à fuir dans le désert.

Leur errance les amène vers la tribu du chef Fremen Stilgar (Everett McGill), où Paul fait la connaissance de son grand amour qu’il voyait en rêve, Chani (Sean Young). Son arrivée correspondant à une prophétie messianique Fremen, Paul va tout faire pour s’intégrer auprès de ses protecteurs et devenir leur meneur, afin de venger son père et d’écarter la menace Harkonnen d’Arrakis…

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Illustration à l’encre – Danseuse fantastique

Très chers lecteurs de ce blog,

Me voici de retour, après deux semaines chargées qui n’ont vu sur ce blog que la publication de chroniques lecture et cinéma, avec quelques dessins. En effet, c’est la seule façon que j’ai trouvé de me détendre pendant cette très stressante période de recherche de stage… Voici donc le résultat d’une petite demi-heure de fièvre créatrice!

Dancer001Vous n’êtes certainement pas passés à côté du fait qu’il s’agit encore d’une danseuse inspirée du Metropolis de Fritz Lang, comme celle que j’avais déjà faite, à demi-nue et seulement couverte de paillettes aux endroits stratégiques, et émergeant, tel un démon, de la fumée et de l’obscurité.

Encore une fois, je lui ai dessiné une coiffe emplumée comme celle de la fausse Maria du film, car à mon avis, c’est encore ce qui passe le mieux! On peut aisément imaginer un tel personnage dans une histoire de science fiction ou même de fantasy, dans un récit fantastique très sombre.

J’ai re-travaillé à l’encre de chine, utilisée comme un crayon pour donner de la texture par l’utilisation de hachuré, et parce que ses contrastes très forts permettent de donner de la puissance et une grande expressivité au dessin. Et comme j’ai le trait un peu nerveux, cela convient tout à fait!

J’espère très bientôt trouver un stage et pouvoir enfin me détendre, afin que ma créativité redevienne comme elle l’était il y a encore quelques temps!

Et cette danseuse vous plait-elle?

Blanche Mt.-Cl.

Entre « Moi, Renart » et « BoJack Horseman » – Loup métrosexuel et louve « fashion » – Mai 2015

Bien chers lecteurs de ce blog,

Voici les derniers résultats de mes expérimentations « lupines ». Nul besoin de sortir de Saint-Cyr pour voir à quel point les loups sont présents sur ce blog… et ils m’occupent beaucoup en ce moment – pour preuve, mon post précédent. J’ai donc continué sur ma lancée avec ces nouveaux loups. (Ne serais-je pas, par hasard, en train d’essayer de créer une mascotte pour le site?)

En fait, depuis que je fais du graphisme, de plus en plus d’idées saugrenues me passent par la tête – déjà que je n’avais pas besoin de ça! Mais j’essaie d’explorer à fond chaque possibilité, et je m’amuse avec les logiciels de création graphique – tout comme j’use le papier à vitesse grand V à force de croquis à l’encre. J’adore l’encre et la puissance qu’elle confère au trait de mes dessins.

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Une petite louve gentiment ‘hipster » (Encre et feutre)

Donc, donc, donc… Voici la première louve de ma série, une sorte de louve « hipster » avec ses lunettes – et avec sa barbiche, elle est dans le ton (désolée pour le cliché, je n’ai pas résisté!). Elle est un peu cartoonesque, à dire vrai. Je l’imagine volontiers bosser dans une agence de design à Paris! Le fait est que depuis l’an dernier, quand je travaillais et devais « présenter », je suis passé d’un look encore vaguement étudiant – jean, baskets – aux « déguisements de fille ». Je n’aime pas dire ça, étant donné que je n’aime pas non-plus tous ces clichés con-con avec ces attitudes futiles que l’on nous prête, à nous les femmes. Ceci dit, depuis que j’ai réalisé que j’étais super en robe et talons hauts, j’ai du mal à m’en passer. Je suis presque devenue une fashion victim, et j’ai hâte d’avoir un nouvel entretien et de trouver un stage, rien que pour le plaisir d’ouvrir ma penderie et de me préparer le matin…

Mais je m’égare. Je me suis donc inspirée de mon expérience personnelle pour créer ces loups, et également, dans un instant de nostalgie, de deux séries animées tout simplement FANTASTIQUES.

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Un loup métrosexuel (Encre)

Vous souvenez-vous des mercredis après-midis devant M6 Kid, et donc des diffusion de… Moi, Renart? Vous savez, ce dessin animé qui mettait en scène des animaux anthropomorphes, avec un charmant renard détective, qui en pinçait pour une renarde reporter à l’abondante chevelure blonde… Le générique était tout simplement inoubliable! Une série récente, un peu plus « adulte », m’y a fait penser: BoJack Horseman. Horseman est un cheval anthropomorphe, dans un monde où animaux et humains se côtoient, sortent et couchent ensemble. Il est une star quelque peu has-been d’une sitcom des années 1990. Bref, j’ai trouvé ça brillant par son côté absurde (le présentateur des émissions de potins à la télé est une baleine en costard-cravate! Le fou-rire quand je l’ai vu!).

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Louve « fashion victim » (Encre)

Ces deux univers visuels m’ont donc beaucoup inspirée pour créer ces deux petites bébêtes… Le loup est élégant et racé – je ne pouvais pas créer un loup moche non-plus, je les aime trop, ces animaux-là! Ce serait une taupe ou un chimpanzé, encore… Je plaisante! Mais le loup porte un costume cintré très tendance, un peu à la Benedict Cumberbatch dans Sherlock et nous transperce de son regard énigmatique, esquissant une sorte de sourire. J’en suis folle! 🙂

Quant à la louve, elle semble beaucoup plus douce, ses yeux un peu agrandis, avec le tapis clair bien en évidence pour mieux les mettre en avant. Bref, elle est elle aussi assez hypnotique dans son genre. Je l’imagine bien graphiste ou créative, comme j’aimerais le devenir! Croisons les doigts pour que la force du Loup m’accompagne!

J’espère que vous aurez aimé ces petites bêtes, et que je vous gratifierai bientôt de nouvelles créations graphiques et autres!

Bonne fin de journée à tous!

Blanche Mt.-Cl.

Illustration – La Prostituée de Babylone – Avril 2015

Bonjour à tous!

Me voici de retour avec ce que j’appelle ma « dose salutaire de ténèbres ». En effet, je suis actuellement en train de travailler sur un devoir de graphisme très prenant, un projet d’identité visuelle que je compte terminer dans les deux jours – un projet très coloré et plein de joie de vivre puisqu’il s’agit de présenter trois projets de logos, cartes de visite et papiers à en-tête pour un magasin de jouet, avant finalisation du projet retenu par les correcteurs. Ceci est loin, très loin de mon univers habituel, auquel j’ai voulu revenir le temps d’un dessin.

La nuit dernière, excitée comme une puce après être restée très tard sur des cartes de visite aux couleurs très soutenues, j’ai été comme saisie d’une fièvre créatrice et vers une heure du matin, j’ai commis cette petite oeuvre en un quart d’heure, armée seulement de trois stylos à l’encre de Chine d’épaisseurs différentes. D’ailleurs, je vois bien que mon dessin est nerveux… à l’image de sa source d’inspiration.

En effet, il y a quelques temps, je présentais Metropolis de Fritz Lang sur ce blog, ce qui m’a donné envie de le revoir. J’ai donc ressorti mon DVD et ai suivi mon instinct. Depuis, l’inspiration me vient pour n’importe quoi, en particulier pour le graphisme et le dessin. Concernant la peinture, l’envie et les idées sont là, mais pas vraiment le temps! Toujours est-il qu’une scène de Metropolis m’a marquée en particulier, et ce depuis l’adolescence… Déjà à dix-sept ans j’avais des goûts cinématographiques un peu spéciaux, et j’avais été comme frappée par la foudre lors de la scène de danse…

Le savant fou Rotwand avait, sous les ordres de son ami/ennemi Joh Fredersen, le dirigeant de Metropolis, créé une sorte d’androïde à qui il avait donné les traits de Maria. Cette fille, interprétée par la toute jeune (à l’époque) Brigitte Helm, était issue des classes ouvrières et dans une sorte d’appel messianique, annonçait aux ouvriers, lors de réunion dans les Catacombes de la ville, l’arrivée d’un médiateur qui devait les faire sortir de la misère ou les laissait leurs patrons, par la voie de la réconciliation. Il s’agissait, en créant le robot, de le renvoyer parmi les ouvriers pour semer le trouble et ruiner la réputation de Maria, pour mieux réprimer les mouvements de revendication. Or, Rotwand, avec cette femme-robot qu’il voulait à la ressemblance d’un amour perdu, décide de se venger de la ville entière et de son commanditaire Fredersen. Il crée donc une femme fatale à l’image de Maria, qui lors d’une soirée dans un club huppé de la ville, va ensorceler tous les hommes de la classe dirigeante en dansant…

Cette scène est absolument ÉTOURDISSANTE et fascinante, et de nos jours complètement surréaliste quand on voit le jeu théâtral des acteurs dans ce film muet – les regards concupiscents de ces hommes qui se lèchent presque les babines en voyant la danseuse, et cette femme fatale peu vêtue qui affiche un sourire et un sourcil exagérément haussé très, très aguicheur. Elle y apparaît comme la Prostituée de Babylone, une de ces images bibliques annonçant la Fin des Temps – en revanche, je ne sais plus si on trouve cela dans les Prophéties de l’Ancien Testament, dans l’Apocalypse de saint Jean ou dans les deux à la fois. Comme cette femme terrible, on y voit la fausse Maria brandissant un calice rempli de sang, chevauchant une Bête à sept têtes (tandis que les couillons au pied de la scènes rêveraient plutôt de jouer à la « bête à deux dos »… d’accord, c’était le sous-entendu grivois du jour!).

Le dessin présenté ici en est clairement inspiré, dans la tenue, la posture et le regard insistant de la femme, vaguement menaçant, qui nous met en garde: « Je te vois. Je sais que tu ne peux pas t’empêcher de me regarder. Tu me veux. Tu cèderas. » De même la photographie du film m’a inspirée pour les contrastes prononcés et l’expressivité de ce personnage aux yeux luisants qui semble émerger des ténèbres…

Je ne pense pas être plus méchante que la moyenne. Mais le fait est que je ne peux nier une sorte de fascination pour la noirceur, et j’ai régulièrement besoin de l’exprimer par le dessin. Enfin, noirceur, ça reste gentillet quand même, parce que j’aime que les choses soient sous-jacentes. C’est ainsi. J’avais besoin de faire ce dessin. Pour ne pas oublier, en ces temps où je me consacre aux « travaux de commande » de mes études en graphisme, que la création est aussi un acte individuel qui me permet d’exprimer tout ce que je souhaite…

J’espère en tout cas que cette vilaine danseuse aura exercé sur vous un peu de son pouvoir de séduction! Je vous souhaite donc à tous une belle journée ténébreuse! Et je vous dis à demain pour la chronique cinéma!

Blanche Mt.-Cl.