Il était une fois… la cruauté – Tale of Tales (Matteo Garrone, 2015)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Affiche du film – Source: AlloCiné

Cela fait un petit moment que je ne vous ai pas gratifiés d’une chronique cinéma… Aussi c’est avec un certain plaisir je reviens en ce jour vous parler de cinéma. Et par la même occasion, je fais à nouveau une incursion dans le monde des contes avec un opus assez luxueux qu’étrange. J’ai nommé Tale of Tales, sorti en 2015 et dirigé par Matteo Garrone. Pour vous faire une idée du visuel du film, je vous conseille de vous reporter à l’affiche ci-contre, qui vous donnera une idée de ce que vous allez voir à l’écran…

Mais oubliez romantisme, princes charmants, gentilles fées, preux chevaliers et grandeur d’âme car toutes ces histoires ont un point commun: elles sont empreintes de la cruauté la plus noir. Laissez-moins maintenant vous amener en un monde aussi beau que sombre…

Continuer la lecture de Il était une fois… la cruauté – Tale of Tales (Matteo Garrone, 2015)

Publicités

Libérés, délivrés de Disney – La Reine des Neiges et autres contes (Hans Christian Andersen)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

71AOdIfDa+L

Dites donc, les p’tits loups, ça commence à faire un petit moment que les Aventures de Kyla dans Effacée et les contes squattent la chronique livre!… Mais ne vous en faites pas car bientôt…

… Vous serez LIBÉRÉÉÉÉÉÉÉÉS, DÉLIVRÉÉÉÉÉÉÉÉS… Car oui, en ce jour férié, je vais conclure mon exploration du monde des contes d’Andersen avec le recueil contenant La Reine des Neiges, histoire qu’on ne présente plus depuis le succès de Disney, adaptation de l’histoire éponyme parue au XIXe siècle – et certainement inspirée de récits folkloriques bien plus anciens. Mais en vous présentant cette histoire, je ne vous délivrerai pas seulement de l’univers des contes, mais aussi de cette soupe infâme en laquelle Disney a transformé ce récit à renfort de grosses ficelles tout sauf subtiles! 🙂 L’objet ne sera pas de cracher sur un dessin animé que vous avez peut-être aimé, mais de vous montrer un peu à quel point l’original est différent.

Je reviendrai également sur les autres récits qui émaillent le recueil, à savoir La Petite Poucette, La Cloche, Les Fleurs de la petite Ida et Les Cygnes sauvages, pour votre plus grand plaisir, je l’espère!

Continuer la lecture de Libérés, délivrés de Disney – La Reine des Neiges et autres contes (Hans Christian Andersen)

Histoires pour enfants sages – Les Contes de ma Mère l’Oye (Charles Perrault)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

81b9EYjw7yLJe reviens cette semaine avec une nouvelle chronique livre… Oui, encore une! Où diable sont passées les chroniques film! 😉 Sans doute certains d’entre vous se rappellent encore la semaine thématique que j’avais consacrée aux contes ce printemps… J’évoquais surtout les contes de Grimm, ainsi que la possibilité de parfaire ma connaissance de ceux des autres – Perrault et Andersen, notamment. 🙂

Eh bien c’est chose faite avec les Contes de ma mère l’Oye, signés Charles Perrault (1628-1703) qui m’ont accompagnée jeudi et vendredi dans le train alors que je venais de terminer Le Maître du Haut Château. Publiés sous forme de recueil en 1697, ces contes sont sans doute les écrits les plus connus de Perrault, devenus des classiques de la littérature enfantine, voire de la littérature tout court. On y retrouve huit contes en prose: La Belle au Bois dormant, Le Petit Chaperon rouge, La Barbe bleue, Le Maître Chat ou le Chat Botté, Les Fées, Cendrillon ou la Petite Pantoufle de Verre, Riquet à la Houpe, Le Petit Poucet et trois contes en vers: Griselidis, Peau d’Âne, Les Souhaits ridicules.

Je vais donc vous les présenter, avant d’aborder brièvement leur histoire et leur analyse. C’est parti pour un voyage au pays des fées…

Continuer la lecture de Histoires pour enfants sages – Les Contes de ma Mère l’Oye (Charles Perrault)

Un peu d’histoire littéraire – Les Contes des frères Grimm, entre folklore et petits arrangements

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Frontispice de la première édition des contes
Frontispice de la première édition des contes

J’entame cette semaine comme une forme de conclusion à cette semaine thématique dédiée aux adaptations de contes. En effet, je souhaite vous présenter brièvement les Contes des frères Grimm, qui font partie de notre héritage et de notre culture. En revanche, j’ai joué de malchance, car il n’y a pas moyen de remettre la main sur mes notes de cours de l’époque où j’ai étudié ces contes, pas plus que sur mon édition. Ce qui m’embête beaucoup, car je n’ai pas l’habitude de perdre des livres – outre Le Banquet de Platon que j’ai fait exprès de perdre. 😉

Comme il existe des tas d’éditions, abrégées ou critiques, je ne vous donnerai pas de références en particulier, et je vous laisse le soin de choisir des versions pour enfant à destination de vos progénitures, neveux et nièces, petits frères, sœurs, cousins , cousines ou filleul/es, ou des éditions critiques adressées à un public plus mature. Au pire, je pourrai vous donner un ou deux conseils pour vous guider.

Je vais donc revenir un peu sur  cette grande œuvre des deux Grimm, inscrite au Registre international Mémoire du monde de l’UNESCO. La chronique livresque de ce lundi se fera donc, une fois n’est pas coutume, sous le signe de l’histoire littéraire, en espérant ne pas vous rendre le tout trop rébarbatif.

Continuer la lecture de Un peu d’histoire littéraire – Les Contes des frères Grimm, entre folklore et petits arrangements

SEMAINE THÉMATIQUE « ADAPTATIONS DE CONTES » – Quand la méchante ne l’est pas…

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

La_Belle_au_Bois_Dormant_-_Sixth_of_six_engravings_by_Gustave_Doré
Illustration de Gustave Doré pour La Belle au Bois dormant – Source: Wikipedia

Aujourd’hui, pour ce troisième article dédié aux adaptations de contes, je reviens avec des productions Disney qui prennent le contrepied l’une de l’autre: La Belle au Bois Dormant (Clyde Geronimi, 1959) et Maléfique (Robert Stromberg, 2014).

En effet, depuis quelques temps, comme on le voit avec des séries comme Once Upon A Time, il semble qu’on fasse beaucoup plus attention aux figures de méchants. De figures unidimensionnelles justes malveillantes parce que c’est leur nature et que cela leur fait plaisir, on passe à des individus plus complexes, avec leur personnalité et même avec leurs dilemmes et leurs souffrances.

Je reviendrai donc sur les origines du conte de La Belle au Bois dormant avant d’étudier la figure de la méchante de Disney: Maléfique.

Continuer la lecture de SEMAINE THÉMATIQUE « ADAPTATIONS DE CONTES » – Quand la méchante ne l’est pas…