Un O.V.N.I. du cinéma – Vampires en toute intimité (Waititi/Clement, 2014)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Je dois avouer que je ne suis pas très assidue ces jours derniers, aussi bien sur mon blog que sur les vôtres, et je m’en excuse. J’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur, et je vous remercie au passage pour vos nombreux passages sur le blog depuis le début du mois. De mon côté, je me remets doucement de ma dernière lecture de Stephen King – tout en hésitant sur ce que je vais lire prochainement – et continue mon livre sur Les Magiciens fous de Hitler, tandis que je peste au sujet de l’écriture et de mon prochain anniversaire (je ne veux pas avoir 31 ans, pas dans ces conditions!). J’essaie donc de ne pas me laisser abattre, aussi j’ai décidé de vous présenter une petite comédie vampirique…

Aujourd’hui, vous ferez donc connaissance avec Vampires en toute intimité (What we do in the shadows), sorti en 2014. Ce film fantastique néo-zélandais avait attiré mon attention il y a quelques temps, lors d’un passage sur le câble, de par son parti pris narratif quelque peu atypique. Je vous parle tout de suite, dans cette petite chronique, de cet O.V.N.I. à l’humour noir débordant…

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Enquête en pays toon – Qui veut la peau de Roger Rabbit? (Robert Zemeckis, 1988)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Je reviens à nouveau, pour clore ce mois d’août avec une chronique film. En effet je commence tout juste à avancer sur ma lecture en cours qui, paradoxalement (c’est une histoire de loup-garou), ne me passionne pas plus que ça. J’espère que l’histoire va devenir un peu plus intéressante, mais me voici sans chronique livre cette semaine (sauf si je devais achever cet opus plus vite que prévu!)…

J’ai donc choisi, alors que les vacances touchent à leur fin pour certains d’entre vous, de parler comédie avec un film culte. J’ai nommé… Qui veut la peau de Roger Rabbit? une comédie sortie en 1988 et signée Robert Zemeckis, qui avait auparavant conquis le monde avec Retour vers le Futur. Je connais ce film depuis ma plus tendre enfance et le revois volontiers, tant son ambiance me séduit, et tant les situations absurdes m’amusent. Aussi, je vous emmène dans le Hollywood post-Seconde Guerre mondiale, où les toons sont de véritables stars…

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Pour les ténèbres et pour le rire (2) – Les valeurs de la Famille Addams (Barry Sonnenfeld, 1993)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Me revoici, me revoilà! Je l’avais évoqué à la fin de la précédente chronique, mais nous y voili-voilou les p’tits loups, je vous parle aujourd’hui du second volet des aventures de notre famille la plus terriblement, la plus cruellement charmante, avec Les Valeurs de la Famille Addams. Ce qui m’arrange en soi, puisque je souffre d’une affreuse panne de lecture… Mais bref!

Je n’ai appris l’existence et visionné Les Valeurs de la Famille Addams que des années après, au détour de bandes annonces au début d’une vidéo (et oui, les VHS… ça ne me rajeunit pas… je vais finir par me demander s’il y avait l’électricité dans mon enfance, dites donc!). Et c’est, comme d’habitude, sur le câble que j’ai fini par voir ce film, que mes parents avaient décidé d’enregistrer. Je vous emmène donc à nouveau au manoir des Addams,  pour une chronique plus brève que la précédente, alors que la famille s’agrandit… Petits spoilers du premier, mais je vous préviens  en général, que vous ne les lisiez pas au cas où.

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Pour les ténèbres et pour le rire (1) – La Famille Addams (Barry Sonnenfeld, 1991)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Tout d’abord, je tiens à m’excuser encore pour cette semaine sans chronique, et pour le fait de parler plus cinéma que livres dans les jours qui vont venir! À dire vrai c’est moins le travail que les problèmes de transport qui m’ont épuisée… et du coup, arrivée chez moi, je ne touchais même plus mon ordinateur! 😉 Mais qu’à cela ne tienne, j’espère mieux m’organiser à l’avenir et vous offrir quelques articles sympas pendant vos vacances.

Je reviens donc aujourd’hui avec une petite chronique film à laquelle je pensais depuis un moment. En effet, j’avais très envie de vous présenter cet opus vu lorsque j’étais très jeune, après que mes grand-parents nous aient offert la VHS. Et je l’apprécie toujours autant à l’âge adulte: La Famille Addams, réalisé par Barry Sonnenfeld et sorti en 1991. Avec les vacances, certains d’entre vous cherchent peut-être des idées de choses à (re)visionner, et il est peut-être Rejoignons donc les Addams dans leur manoir…

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« Le cupcake ne sera à personne! » – Prime Time (Jay Martel)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

51snlxx-ymlMe revoici avec – enfin! – une vraie chronique livre sur le blog, et pas un petit appât pour vous faire patienter en attendant autre chose! Cela  me manquait un brin, les p’tits loups. Mais miracle, j’ai réussi pour la première fois depuis un moment à finir un roman en moins de deux semaine! Youhouh!

Je l’avais mentionné dans quelques bilans et divers posts, mais le voilà: j’ai achevé ce week-end la lecture de Prime Time de Jay Martel, un opus parodique de science-fiction dont la couverture au design vintage m’avait au moins autant attirée que son résumé. Je l’avais dégoté par hasard lors d’un petit tour à l’espace culturel non-loin de chez mes parents, alors que je recherchais quelque divertissement…

Et je peux vous dire que j’ai été grandement servie avec cet ouvrage! Je vous embarque tout de suite pour un voyage rocambolesque avec un scénariste raté et une belle extraterrestre…

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Cinéma – Cinq comédies SFFF à visionner pendant les vacances

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Tout d’abord, je tiens à m’excuser pour le peu de chroniques film dignes de ce nom ces derniers temps: m’ont manqué le temps, ainsi que les occasions de visionner des œuvres dans les genres représentés sur ce blog (sauf Sharknado, mais là j’avais VRAIMENT besoin de me détendre!). Croyez bien que ces présentations et analyses un peu plus poussées me manquent beaucoup, et que j’ai hâte de m’y relancer. Aussi j’ai décidé de vous gratifier à nouveau d’un petit top, ne serait-ce que pour soulager ceux qui ne sont pas intéressés par la mise en ligne du roman et qui vont péter un câble! 😉

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Nul doute que vous reconnaissez ce loustic…

Et puis zut, c’est l’été. Certains d’entre nous sont en vacances et ont juste envie de passer des moments fun et détente avec les potes ou la famille. Quant à moi, j’accuse une baisse de moral comme rarement ça m’arrive en été (énièmes vacances sans partir à rester enfermée, envie de dépaysement et de voyage, nostalgie autrichienne, météo de merde, fatigue, impression d’une baisse de qualité sur le blog, graphisme qui piétine, doutes d’auteurs…), et j’aurais bien besoin de m’amuser. 🙂 Aussi j’ai décidé qu’une bonne dose de rire serait la bienvenue et j’ai choisi de dédier ce petit top à des comédies S.F. Entre vieux coucous et films plus récents, entre œuvres cultes et opus moins connus, laissez-moi vous emmener dans le monde des situations loufoques, des blagues douteuses et des clins d’œil en tout genre… qui vous feront certainement vous coucher plus bête! 😉

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Alunissage psychédélique – Moonwalkers (Antoine Bardou-Jacquet, 2015)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

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Affiche du film, pour vous mettre dans l’ambiance… Source: Wikipedia

Je reviens aujourd’hui avec une chronique un peu exceptionnelle, parce que d’une part, je vous présente l’article ciné avant celui dédié au livre, et d’autre parce parce que le film que je vais vous présenter aujourd’hui n’est ni un film fantastique, ni un film d’horreur, ni un film de S.F. à proprement parler. Mais je le traite ici car il traite indirectement le thème de la science-fiction, sous l’angle de la comédie.

Il s’agit de Moonwalkers, « basé sur une théorie du complot réelle » (based on a true conspiracy theory) réalisé par Antoine Bardou-Jacquet, avec Ron Pearlman et Rupert Grint dans les rôles principaux, sorti récemment en salles.

J’ai pu le voir grâce à mon frère qui connaît mon intérêt pour l’histoire de la conquête spatiale et du programme Apollo, et qui pensait que le sujet du film, ainsi que son casting, pourrait me plaire. C’est donc en famille que j’ai visionné cette comédie spatiale déjantée, sur fond de complot, d’espionnage et de rock psychédélique.

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SEMAINE THÉMATIQUE: FRANKENSTEIN – Pastiche d’un classique avec « Frankenstein Junior » (Mel Brooks, 1974)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

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Affiche du film – Source: Wikipedia

Je reviens terminer cette semaine thématique dédiée à Frankenstein avec une chronique express. Si j’ai évoqué le roman ainsi que deux adaptations notables, j’aimerais revenir avec vous sur une comédie largement inspirée de l’oeuvre de Mary Shelley ainsi que des vieux classiques de l’horreur.

Vous connaissez très probablement Mel Brooks, en particulier pour des comédies loufoques comme La Folle histoire de l’espace, Sacré Robin des Bois ou encore Dracula, mort et heureux de l’être. Eh bien sachez que j’ai fait la découverte il y a quelques années, par l’un de mes oncles qui avait ramené le DVD en vacances pour nous le montrer, Frankenstein Junior. Succès critique d’après une idée originale de l’acteur Gene Wilder qui participe à l’écriture du scénario et interprète le rôle titre, cette comédie est en son temps un véritable succès couronné de plusieurs récompense.

Vous êtes curieux de ce que peut donner une comédie sur un tel sujet?… Suivez-moi et bouclez vos ceinture, car ce n’est pas triste!

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Quand la Turquie parodie les classiques S.F. – « G.O.R.A. – A Space Movie » (Ömer Faruk Sorak)

Titre: G.O.R.A. – A Space Movie (G.O.R.A. – Bir Uzay Filmi)
Année de production: 2004
Réalisation: Ömer Faruk Sorak
Origine: Turquie
Durée: 2h05
Distribution: Cem Yılmaz, Özge Özberk, Rasim Öztekin, Özkan Uğur, Ozan Güven…

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche, attention, attention…

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Affiche de G.O.R.A. – Source: Imdb.com

Le film que je vais vous présenter ici n’est pas pour les petits joueurs. En effet, il nécessite des conditions spéciales de visionnage, avec quelques neurones au repos, une bonne bande de potes ou de frangins, le saladier de M&M’s et le pack de bière. Si vous cherchez de quoi passer une soirée philosophique et vous égarer dans les hautes sphères de la pensée… alors G.O.R.A. n’est pas fait pour vous. À la base, mes parents l’avaient vu sur le câble un soir, et nous avaient conseillé, morts de rire, à mon frère et à moi-même, d’en regarder une rediff’.

Comme vous l’avez sans doute déjà vu avec Iron Sky, j’aime parfois à regarder des films à l’humour pas très fin et au mauvais goût assumé pour me détendre (au passage, vous avez regardé les Sharknado sur SyFy?… Leur bêtise confine presque au génie!). Et sauf cas exceptionnel, je n’écrirais pas sur quelque chose que je n’aime pas.

Bref, laissez-moi vous présenter, si cette introduction ne vous a pas refroidis, une curiosité cinématographique qui ne m’a pas, et vous embarquer sur un vaisseau spatial vers les confins de la galaxie…

  • Un marchand de tapis dans le cosmos

Arif (Cem Yılmaz) est une grande gueule à la petite moustache, qui porte des chemises fantaisistes, un escroc à la petite semaine tour à tour marchand de tapis, guide touristique et bricoleur de fausses photos d’OVNIs. Un beau jour, il se fait enlever par des extraterrestres et se retrouve, en compagnie d’hommes des quatre coins de la planète, à bord d’un immense vaisseau spatial à l’équipage turcophone (!) en route vers la planète GORA, commandé par le « méchant » commandant Logar (interprété lui aussi par Cem Yılmaz).

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Parce qu’Arif, c’est aussi une classe et un style inimitables… – Source: Kino.de

Une fois arrivé à destination, Arif ne se départ pas de sa décontraction habituelle et sympathiqe avec d’autres esclaves, ainsi qu’avec un adorable androïde gay, 216 (Ozan Güven). Mais ses aventures ne font que commencer, quand un météore approche la planète et menace de tout détruire. Logar, décidément diabolique et machiavélique, profite de la panique pour faire chanter le maître de GORA, Tocha: il lui demande sa fille, la belle princesse Ceku (Özge Özberk), en mariage s’il réussit à sauver leur planète de la destruction. Tout cela dans le but d’accéder au pouvoir suprême. Mais après son échec à arrêter le météore, c’est par l’intervention d’Arif qui embrasse Ceku au milieu d’un cercle de pierres sacrées (ça ne vous rappelle pas un film de Luc Besson avec Bruce Willis?), que le danger est écarté. Notre sympathique escroc est, malgré sa prouesse, condamné à mort à cause du chantage exercé par Logar sur Tocha, qui lui promet la main de sa fille.

Mais la jeune femme ne l’entend pas de cette oreille et décide de fuir avec Arif et 216. Durant leur cavale, ils découvriront en eux une force et un courage qui devrait leur permettre de renverser Logar…

  • Un gros succès
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Ceku, Arif et un autre personnage, Bob Marley Faruk, en cavale – Source: Kino.de

Il est assez difficile de trouver des informations sur ce film si vous ne lisez pas le turc ou l’allemand – et encore… Je vais donc rester assez concise. G.O.R.A. – A Space Movie a été réalisé par  Ömer Faruk Sorak, qui est aussi l’auteur de plusieurs comédies. Superproduction sortie en 2004, il a été un très grand succès au box-office et est même sorti en Allemagne où vit une importante communauté turque. C’est bien sûr un cas exceptionnel en Europe de l’Ouest, où, outre nos propres productions, nous diffusons comédies et blockbusters américains, et où la connaissance du cinéma turc ou moyen-oriental se cantonne aux films d’auteurs – donc beaucoup plus intellectuels comme des documentaires, des critiques de la société et certainement pas des comédies ou de la science-fiction.

J’ajouterais qu’au vu des quelques extraits de cinéma fantastique turcs des années 70 et 80 que j’ai vus dans Escale à Nanarland (je ne suis pas du tout une grande connaisseuse de cinéma turc, je le reconnais), il n’est pas étonnant que la mayonnaise n’ait pas pris avec le public occidental, habitués aux gros budgets et à des effets spéciaux plus élaborés. En même temps, il est très possible que cela soit dû aux différences culturels et que nous ne comprenions pas certaines références ou traits d’esprit que seuls nos amis turcs peuvent saisir et apprécier.

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216, le confident de la princesse Ceku – Source: Kino.de

Mais selon plusieurs critiques, G.O.R.A.  permis de réintroduire les films de genre turcs sur le marché international. L’une des raisons de ce succès à l’étranger peut s’expliquer par des références à la culture populaire et à de gros succès de la science-fiction comme Star Wars, La Folle Histoire de l’Espace, Matrix (d’ailleurs, j’adore la façon dont Arif allume sa cigarette « à la Néo ») ou encore Le Cinquième Elément. Il permet donc au public occidental de s’y retrouver. Sans compter que les effets spéciaux sont plutôt beaux, le design et l’ambiance visuelle du monde de GORA plutôt recherchés et la direction artistique de qualité. Même si le reste du film nous paraît pour le moins… « exotique ».

  • Schémas narratifs et clichés

Outre ses effets spéciaux et ses références, G.O.R.A. reprend également des schémas narratifs présents dans des films qui « marchent », allant à l’essentiel. On y retrouve donc des thèmes comme l’escroc sympathique – ou plutôt le combinard – qui devient un héros à l’image de Han Solo dans Star Wars, le méchant directement reconnaissable à sa tenue sombre et à ses rires machiavéliques quand il médite un plan diabolique avec son assistant, la belle princesse courageuse et déterminée… Et naturellement, tout se termine bien.

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Le méchant Logar avec son assistant personnel (et amant), entouré de leurs gardes du corps – Source: Kino.de

Outre cette construction efficace émaillée de scènes parodiant des films cultes, les personnages sont aussi de vrais clichés, voire des caricatures, qui facilitent encore la lecture de l’histoire, mais qui prêtent plus à sourire qu’autre chose. Arif, le héros, est quand même marchand de tapis – un peu le cliché du Turc en Europe de l’Ouest, soyons honnêtes – et tente d’escroquer son entourage, mais il nous est quand même sympathique, avec cette décontraction et cette légère provocation qui ne le quitte jamais. Je disais que l’évolution de son personnage rappelle un peu celle de Han Solo, mais Arif incarne aussi ce que certains aiment à appeler le « bon sens populaire »: son côté escroc le rend débrouillard, et il est le seul à qui le spectateur puisse vraiment s’identifier, c’est l’homme ordinaire qui ne fait que réagir à des circonstances extraordinaire, prenant les choses avec calme. De même, on a Logar, l’archétype du méchant, tout de noir vêtu (vous avez noté que les méchants, depuis quelques années, on toujours des looks de « métalleux » un peu comme les Wraiths de Stargate: Atlantis? Je proteste!), qui fait le mal pour le plaisir et soigne ses entrées, les acolytes faire-valoir comme l’assistant de Logar ou encore 216 – une sorte de C3PO maquillé comme l’homme de Fer-Blanc du Magicien d’Oz, qui sont là pour servir de ressorts comiques, ou encore le « vieux sage », Garavel (Özkan Uğur – présent dans la seconde partie du film, quand Arif et Ceku partent en cavale), une sorte de mentor à la maître Yoda ou Morpheus qui enseigne aux héros à se battre. Ce sont finalement ces clichés qui nous amusent, d’autant plus que le scénario les a un peu « épicés » de quelques excentricités (auriez-vous imaginé un personnage nommé « Bob Marley Faruk »?).

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216, Bob Marley Faruk et Arif suivant les enseignements de Garavel – Source: Kino.de

J’imagine que certains n’apprécieraient pas franchement cette dimension du film, mais pour ma part, cela contribue à son impact: en effet, je ne pense pas que cela soit une carence, mais qu’au contraire, cela a été prévu dès le début. N’oublions pas qu’on est dans le registre de la comédie, et que le plus simple est encore d’utiliser des archétypes que tous vont reconnaître.

  • Conclusion

Plus qu’une simple parodie, G.O.R.A. – A Space Movie est un divertissement peu ordinaire, avec des acteurs qui visiblement s’en donnent à coeur joie, et qui  s’il les utilise et les détourne de façon plutôt jouissive, change des standards hollywoodiens. Certes, il ne révolutionne en rien le genre (comme la plupart des films que je présente ici, d’ailleurs), mais il a le mérite d’être différent de ce que nous avons l’habitude de voir. Je pense qu’il est à visionner au moins une fois, par curiosité, et pour passer un bon moment. Ainsi  G.O.R.A., malgré la simplicité de son scénario et quelques poncifs de bon aloi, se révèle être une bonne surprise, avec ses décors colorés. Il y a fort probablement des subtilités – si j’ose dire – que je n’ai pas saisies, et je ne prétends pas en faire un film intello, mais je pense que la comédie et la science-fiction ne sont pas les seuls enjeux de ce film: plusieurs fois, les personnages font allusion aux difficultés de l’industrie du cinéma turque face aux productions hollywoodiennes. Cela sonne donc, quand on connaît le succès de ce film, une petite revanche sur la toute-puissance d’Hollywood. Et pour une fois dans l’univers de la science-fiction, la galaxie parle turc et non anglais!

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Que de chemin parcouru pour Arif depuis ses chemises chatoyantes… – Source: Imdb.com

Toujours dans cet esprit, G.O.R.A. est particulièrement rafraichissant quand on le compare à certaines productions américaines au caractère assez manichéen, avec des personnages physiquement et moralement parfaits, aux scénars prévisibles et débordants de bons sentiments qui se prennent un peu trop au sérieux.(Ceci dit, j’aime le cinéma américain – mes parents m’ont élevée avec les films d’action avec Schwarzie en vedette… c’est juste que je préfère quand ce genre de film, grosse production d’action ou de SF ne se prennent pas trop au sérieux!).

Enfin, si vous avez envie deux heures à tuer avec de bons potes (avec qui on peut rire de tout, j’entends!), j’espère vous avoir donné envie d’y regarder de plus près. Pas sûre que vous adhériez, c’est comme toujours avec ce genre de films, ou on aime, ou on déteste, mais pour vous faire une idée… Moi je dis que ce réalisateur quand même été gonflé, il a OSÉ et … moi, j’ose dire que je me suis bidonnée!

Je vous souhaite donc de passer un aussi agréable moment que moi!

Bonne journée!

Blanche Mt.-Cl.