Bilan Janvier-Février 2019 (II) – Films et Inspirations

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Madre de Dios, ça faisait des lustres depuis hier, n’est-ce pas? 😉 J’espère que ceux d’entre vous qui ont lu la première partie de ce bilan y ont trouvé des idées de lecture sympas…

Me voici donc de retour avec la suite de ce gros, très gros bilan. Après les nouvelles d’internet et les lectures hier, je vais aujourd’hui partager mes derniers films visionnés, ainsi que mes petites inspirations et envies créatives du moment… Et c’est parti! Continuer la lecture de Bilan Janvier-Février 2019 (II) – Films et Inspirations

Les States sauvent le monde – Independence Day (Roland Emmerich, 1996)

Très chers lecteur des Mondes de Blanche,

J’espère que vous allez tous bien, que vous vivez une reprise sans heurt et que vous profitez de la rentrer des enfants pour vous retourner un peu à la maison. Bref, si vous n’avez pas encore lu mon bilan de l’été et ma première chronique de septembre, je vous souhaite une excellente rentrée. Pour ma part, profitant en ce moment d’un repos bien mérité en décalé, j’ai décidé, outre mes occupations du moment, de bloguer un peu, car j’ai quelques idées de chroniques un peu sympathiques, et de lectures.😉

Aussi j’ai décidé aujourd’hui, de nous transporter à nouveau dans les divines nineties, avec un film spectaculaire comme on tente désespérément d’en faire mais comme on ne sait plus du tout en faire depuis bien longtemps: Independence Day, sorti sur nos écrans en 1996 et annoncé à grands renforts de bandes-annonces absolument impressionnantes. Aussi, je vous amène, encore une fois, auprès des héros américains qui se battent contre les méchants aliens… Continuer la lecture de Les States sauvent le monde – Independence Day (Roland Emmerich, 1996)

L’été dans l’Espace – 10 films spatiaux (spéciaux) à (re)découvrir

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

J’espère que vous vous portez merveilleusement – et c’est sincère. Et encore une fois je m’excuse de ne pas être plus présente sur la blogo (Mais je suis toujours là pour déconner sur Twitter et sur Instagram si vous voulez vous marrer un coup! Partante à 100%!). J’ai d’ailleurs vu avec regret que plusieurs personnes cessaient le blogging. J’espère du fond du cœur que ce n’est qu’un coup de mou et que nous sommes juste tous très occupés Mais voilà, j’ai un programme chargé… ce qui ne m’empêche pas de vous gratifier, comme pratiquement chaque été, d’une liste de films à redécouvrir pendant vos vacances. 🙂

Et aujourd’hui, je reviens sur un sujet qui me tient beaucoup à cœur… à savoir l’Espace. Après plusieurs articles dédiés, et après le visionnage du film russe The Spacewalker, je me suis dit qu’il serait peut-être sympa de vous faire découvrir, ou redécouvrir quelques films ayant l’espace comme enjeu principal. De l’historique à la S.F. en passant par la bonne grosse poilade, en ordre chronologique de sortie, embarquez avec moi pour un voyage fantastique dans le Cosmos… et pas de space opera, vous aurez assez tôt votre compte en la matière dans les mois qui viennent. Hihi! 😁

N.B.: Avant que l’on me fasse la remarque, sachez que je n’ai vu ni Interstellar, ni Les Figures de l’ombre, et que je me suis endormie à chaque fois que j’ai tenté de regarder 2001: L’Odyssée de l’espace. 😉 Continuer la lecture de L’été dans l’Espace – 10 films spatiaux (spéciaux) à (re)découvrir

Dans les entrailles du volcan – Voyage au centre de la Terre (Henry Levin, 1959)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Affiche du film – Source: Imdb.com

N’ayant pas lu assez vite pour vous gratifier d’une chronique livre ces temps-ci, j’ai décidé de rédiger une nouvelle chronique cinéma dédiée à – cela faisait bien longtemps – un « vieux coucou » des années 1950.

Après les films d’horreur des studios Universal sortis entre les années 1930 et 1950, j’avais envie de partager avec vous un récit d’aventures comme on n’en fait plus, à savoir une adaptation de l’œuvre de Jules Verne: Voyage au centre de la Terre, sorti en 1959 et dirigé par Henry Levin. J’ai choisi de traiter l’adaptation filmée du roman plutôt que celui-ci, car il intègre plus de ressorts dramatiques et de moments cocasses… Je traiterai plus loin dans l’article des différences entre le film et le livre. Mais pour le moment, je vous emmène pour un voyage extraordinaire qui a bercé mon enfance…

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Semaine « Parade des Monstres » – La fiancée de Frankenstein (James Whales, 1935)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,
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Affiche du film – Source: Imdb.com

Je poursuis sur la lancée de cette semaine « Parade des Monstres », avec un autre classique des studios Universal: La Fiancée de Frankenstein, sorti en 1935 et dirigé par James Whales.

C’est à ce même réalisateur que l’on doit le succès du premier opus de la série, Frankenstein, en 1931, adapté du roman culte de Mary Shelley. Forts de ce bon accueil, dû à la fois à la réalisation expressive de Whales, au maquillage de Jack Pierce et à la prestation de Boris Karloff en créature, les studios Universal décident de produire une suite…

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Semaine thématique – Cinéma: « Parade des Monstres »

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

J’espère que vous avez passé un excellent week-end et que la semaine qui s’annonce sera bonne elle aussi! 🙂

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Pouvez-vous deviner quel est cet être étrange qui fait crier la jolie dame? – Source: Imdb.com

Je vous l’avais annoncé, sur mes réseaux sociaux et ai décidé, pour cette semaine, de parler exclusivement de cinéma. Plus particulièrement de cinéma fantastique… à l’ancienne, comme je l’adore. Il est donc temps de voir ce que cela vous réserve!

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Ouvrez grand votre esprit… – Hypnose (David Koepp, 1999)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

hypnose-film-16855Je reviens enfin avec une vraie chronique cinéma après tout ce temps de tops et de chroniques série… quand ce n’est pas sans chronique tout court! Le fait est que je n’ai pas vraiment consacré d’article avec un film en particulier depuis le mois de mai, figurez-vous! Mine de rien, ça faisait vraiment un bail! Et je ne reviens pas avec n’importe quel opus! En effet, si Hypnose n’est pas considéré comme un film majeur, il est pour moi au cinéma fantastique ce que les histoires de robot sont à la science fiction: le pur coup de flippe!

En effet, je l’ai visionné pour la première fois il y a bien longtemps, peu après sa sortie en vidéo, à l’époque où nous avions encore le VHS à la maison! 😉 Je l’avais regardé dans le salon plongé dans le noir total avec mes parents et mon frère, et j’ai eu quelques soucis pour m’endormir par la suite… 🙂 Ceci dit, je l’avais beaucoup apprécié malgré ce froid dans le dos qu’il me laissait, cette impression de glauque et de danger rampant.

Aussi, j’ai décidé que je devais vous parler brièvement d’Hypnose, un film à mon sens trop souvent négligé…

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Un vieux coucou de la S.F., kitsch et sombre – Planète interdite (Fred M. Wilcox, 1956)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

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Affiche du film – Source: Wikipedia

Comme promis, je vous accorde cette semaine, et même un peu en avance (qui sait si je ne prendrai pas le temps de vous gratifier d’un petit bonus en fin de semaine?), une chronique cinéma, contrairement à la semaine dernière. C’est que je prévois d’avoir pas mal à faire aujourd’hui, surtout qu’encore une fois, je bloque un peu en graphisme 😥 entre autres choses. Enfin, bref…

Pour ceux d’entre vous qui suivent le blog depuis ses débuts, 🙂 vous devez vous souvenir que j’ai chroniqué quelques vieux machins comme L’Âge de Cristal, Le Jour où la Terre prit feu, ou deux oeuvres soviétiques kitschissimes comme je les affectionne, je reviens avec un film de science-fiction assez ancien, un classique du genre: Planète interdite, sorti en 1956.

Je l’ai vu pour la première fois quand j’avais neuf ans, alors que le mardi soir, mes parents me laissaient me coucher plus tard parce que je n’avais pas école le lendemain. Le film m’avait, je m’en souviens, fait assez froid dans le dos à ce moment-là, et m’avait valu quelques cauchemars, alors qu’en général, je n’étais pas très impressionnable. Pour cause: il avait fait travailler à cent à l’heure ma petite imagination! Quand je l’ai revu, une fois adulte, je l’ai perçu autrement.

Je me devais donc de partager ce classique avec vous…

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Un grand classique entre horreur et science-fiction – La Mouche Noire (1958)

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Affiche – Source: Imdb.com

Titre: La Mouche Noire (The Fly)
Année de production: 1958
Réalisation: Kurt Neumann
Origine: Etats-Unis
Durée: 1h33
Distribution: Vincent Price, Al Hedison, Patricia Owens, Herbert Marshall…

Et oui, il y a eu des contretemps cette semaine, mais je m’étais juré que vous auriez tout de même cette chronique, même en retard!

Vous connaissez sans doute La Mouche, film de David Cronenberg sorti en 1986 où l’on voyait Jeff Goldblum se décomposer littéralement pour fusionner avec une mouche (quel gâchis!… Oui bon, quand j’étais gamine et ado, Jeff était l’un de mes grands amours), mais saviez-vous qu’il s’agissait du remake d’un film plus ancien?… Je l’ai appris il y a quelques années quand mon frère, fan de La Mouche, a reçu pour Noël un coffret DVD contenant ce film culte, et la version ancienne de celui-ci, avec ses suites. C’est ainsi que pendant des vacances de Noël, j’ai découvert La Mouche Noire

Nous allons voir maintenant de quoi il retourne…

NB: Les images de meilleure qualité que j’aie trouvées sont en noir et blanc. Or, le film est en couleur.

  • Une expérience qui tourne mal

L’histoire se passe à Montréal. Elle commence quand le corps du professeur André Delambre (Al Hedison) est retrouvé, la tête et un bras écrasé sous une presse hydraulique. Son épouse Helen (Patricia Owens) avoue le crime, mais refuse de donner son mobile, déclarant que son époux était devenu étrange, obsédé par une mouche à tête blanche qu’il l’avait chargée de trouver. Pour la faire parler, son beau-frère, François Delambre (Vincent Price) lui ment et affirme avoir trouvé ladite mouche. Soulagée et persuadée qu’il connaît la vérité, Helen, lui raconte alors les derniers jours de son époux…

Flashback. André Delambre vit une vie heureuse avec sa femme et leur petit garçon Philippe. André est un scientifique prometteur qui, dans son laboratoire, effectue diverses expériences relatives à la téléportation dans des modules de désintégration et de ré-intégration. Il téléporte d’abord des objets et de petits animaux, dont le chat de son fils qui ne ré-apparaît pas mais dont on entend encore le miaulement, comme flottant dans l’air. Après plusieurs essais réussis, il décide de créer des capsules à taille humaine pour tester l’installation sur lui-même.

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Le jeune Philippe et son oncle François, découvrant la fameuse mouche à tête blanche – Source: Imdb.com

Mais sa femme Helen ne le voyant pas ré-apparaître, elle s’inquiète et descend dans le sous-sol où se trouve le laboratoire de son époux. Elle le trouve, un bras déformé, et le visage dissimulé par un sac noir. Il ne parle pas, et communique avec Helen par des notes écrite. Il lui avoue s’être téléporté par mégarde avec une mouche, et commencer à fusionner avec une partie d’elle. Il lui demande alors de trouver une mouche à tête blanche, qui lui permettrait d’inverser le processus. Helen se lance dans cette recherche avec ardeur, au fur et à mesure que les instincts de la mouche prennent le pas sur l’intellect de son mari qui, bientôt, ne parvient plus même à écrire…

  • Un thème classique entre science-fiction et horreur

Que dire?… Entre science-fiction et horreur, La Mouche Noire est, comme Frankenstein ou autres légendes impliquant une métamorphose, une classique histoire d’expérience qui tourne mal, adaptée d’une nouvelle. Donc en soi, ce petit film n’a rien de vraiment révolutionnaire et suit des schémas, explore des thèmes maintes fois abordés dans la science-fiction et l’épouvante. Le mythe de Faust faisait déjà référence à des savant jouant avec des forces qui les dépassaient, et le labo souterrain de Delambre n’est pas sans rappeler le cabinet de Faust ou le sombre moulin où officiait le docteur Frankenstein. Donc, on reste là encore dans un registre fantastique assez classique.

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La métamorphose d’André Delambre – Source: le-multivers.forumpro.fr

La science reste présente, avec cette idée d’étude sur la téléportation, quand bien même on entre dans l’histoire de « monstre », si l’on prend en compte la transformation d’André Delambre. En effet, on voit un homme qui a eu le courage (ou la folie?) de donner de sa personne dans ses recherches. Si dans le film de Cronenberg, c’est la transformation physique qui frappe (en même temps, quand on choisit un acteur aussi sex’ que l’était Goldblum dans sa jeunesse – désolée, mais comme on dit en anglais, he was totally messing my female hormones – ça fait forcément de la peine de voir cette détérioration physique totalement gore), ici c’est la perte progressive des facultés humaines qui crée l’empathie l’empathie du spectateur. Peu à peu, on mesure la solitude et l’isolement de cet homme qui ne peut plus communiquer avec les personnes qu’il aime… et heureusement qu’il y a a ça, car pour nous, spectateurs du XXIe siècle, l’apparition de cet homme avec une tête et une patte de mouche sur fond de musique dramatique peut prêter à sourire.

En revanche, le storytelling avec enquête policière et flashbacks est impeccable. J’aime beaucoup ce mélange d’éléments de plusieurs genres, avec un inspecteur, Charas (Herbert Marshall) qui enquête avec la collaboration de François Delambre, frère du défunt – brillant Vincent Price, qui sort de son registre habituel de personnage inquiétant – et découvre des faits qui dépassent son entendement. D’ailleurs, quand j’y pense, c’est un peu comme ça que j’ai procédé dans mon roman Le Sang des Wolf, puisque l’enquête policière permet de confronter un personnage rationnel, dont le job consiste à se baser sur des FAITS, à des événements extraordinaires qui permettent de prendre toute la dimension du surnaturel, et du récit de la veuve Delambre.

Le film pose également la question suivante avec le personnage d’Helen Delambre: jusqu’où aller par amour, quand on sait que la personne que l’on aime souffre le martyr? C’est un peu ma fibre romantique qui parle, mais au final, c’est une question qui touche également à l’éthique. Régulièrement, on en parle dans les médias, quand des époux ou des parents sont prêts à accepter la mort d’un proche qui souffre trop… quitte à commettre l’irréparable.

Petit spoiler (à moitié spoiler, en fait)… 🙂 La fin, oh mon Dieu, la fin est tout à fait surprenante, aussi bien en termes de narration que des effets spéciaux… J’avoue avoir eu un fou-rire, tant j’ai été déconcerté, et tant je ne m’attendais pas à ça. Toujours est-il que la scène finale est culte, et comprend une des réplique qui fait partie du top cent des AFI’s 100 Year Movie Quotes: « Help Me! Help Me! »

  • Conclusion
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Helen Delambre à l’oeuvre… – Source: Sci-Fi-Movies.com

Après avoir vu le film de 1986, apprendre qu’il s’agissait d’un remake m’a vraiment déconcertée, et je ne m’attendais pas à ça quand je me suis posée pour regarder La Mouche Noire. On y retrouve les ingrédients qui font les vieux films d’horreur hollywoodiens, ainsi que des éléments plus intéressants, comme une narration impeccable qui vous tient en haleine et vous fascine du début à la fin, et ses effets spéciaux quelque peu surannés font aussi le charme de cette oeuvre très distrayante.

J’ai découvert une histoire simple et efficace, mais assez riche de par les thèmes explorés et le mélange des genres opérées entre l’horreur, la science-fiction, le polar… et également la tragédie de cette femme amoureuse, dévouée et somme toute assez forte, qui cherche à sauver son époux (ah, la force de l’amour dans les films…). Bref, je le conseille aux curieux et aux amateurs de bons films à l’ancienne.

Et voilà! 🙂 Encore une fois, je m’excuse pour le retard, mais cette semaine fut assez mouvementée pour moi. Maintenant, la question est de savoir si je vais écrire un avis comparé sur le film La Mouche de Cronenberg… et comment, si je le fais, ne pas trop m’attarder sur la plastique du jeune Goldblum et me lamenter sur son enlaidissement au fur et à mesure que le film avance. Sur ce, je vous souhaite à tous une bonne soirée, ainsi qu’un bon visionnage de La Mouche Noire!

Blanche Mt.-Cl.