Le Tatouage du Déporté – Le Sang des Wolf – Douzième Flashback – Octobre 2014

Ce douzième flashback est un moment très fort… car Terwull l’Ancien fait une découverte vraiment déroutante qui bouscule ses conviction, et est enfin confronté à ses suiveurs qui l’agressent chez lui…

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Le Sang des Wolf – Le regard étrangement lumineux de Siegfried Wolf sur une photographie
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Le Sang des Wolf – L’assaillant de Terwull l’Ancien suspendant ses gestes en remarquant le tatouage de celui-ci…

Blanche Mt.-Cl.

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Souvenir des Camps – Le Sang des Wolf – Cinquième Flashback – Mai 2014

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Le Sang des Wolf – Souvenir des Camps

Ce cinquième flashback m’a causé une certaine douleur, presque physique, lorsque je l’ai écrit. L’illustration m’a fait le même effet. Parce que je sais que rien, absolument rien, ne peut traduire la souffrance de ceux qui ont vécu cette période. Et comme l’a déclaré Simone Veil lors d’une conférence à laquelle j’ai assisté dans le passé, ceux qui ne l’ont pas vécu ne peuvent pas comprendre. J’ai énormément lu dessus, pour savoir, pour comprendre. Peut-être parce que j’ai moi-même des origines allemandes. Mais tout ça m’a surtout valu des cauchemars. Et je ne comprends toujours pas. J’ai du mal à intégrer, à me faire à l’idée que l’imagination tordue de certains aient pu mener à de telles méthodes de torture.

Le fait est que dans Le Sang des Wolf, le grand-père de Terwull a traversé ces heures sombres de l’Histoire. Il a passé une partie de la guerre au camp de concentration de Mauthausen en Autriche. Il évoque ces terribles souvenirs dans son journal – j’ai écrit cela à partir de témoignages que j’ai pu lire et qui m’ont profondément marquée, notamment par le biais du Théâtre Documentaire allemand. J’ai passé un moment à me demander comment représenter ÇA. D’ailleurs, avec les soixante-dix ans de la libération d’Auschwitz qui approche, c’est un peu le moment de se poser ce genre de question. Même dans une fiction, comment faire son devoir de mémoire sans en faire trop? Comment un artiste, quelqu’un qui ne l’a pas vécu, peut le faire?

Je voulais montrer quelque chose, un être vivant marqué dans sa chair. Pour moi, les camps évoquent la fumée, les cendres, les barbelés. Des silhouettes maigres en tenue rayée. Des individus qui souffraient. J’ai donc mélangé cela dans ma représentation de Terwull l’Ancien, amaigri, accroché à ces barbelés, attendant une délivrante. Tenant pour on ne sait trop quelle raison.

J’admire vraiment ceux qui s’en sont sorti, car je ne sais pas comment ils ont pu garder cette force quand on sait ce qui s’est passé.

Blanche Mt.-Cl.