En attendant la victoire… – Star Wars: Resistance Reborn (Rebecca Roanhorse)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Ça faisait un bail, n’est-ce pas?

J’espère que vous allez tous bien et que vous vous régalez de bonnes lectures et de visionnages agréables. De mon côté, je ne suis toujours pas remise du dernier Star Wars et de ce qu’on nous y a vite fait  expédié… Comme je l’avais promis, le printemps s’annonce galactique, puisque sont déjà précommandés le BluRay dudit film, sa novellisation et surtout, la future intégrale du comic The Rise of Kylo Ren pour passer un peu plus de temps avec mon chouchou.

Mais en attendant, je me suis satisfaite d’une petite novellisation des familles sise dans l’univers de ma saga favorite, à savoir, celle sortie peu de temps avant le film… Star Wars: Resistance Reborn. Car oui, la Résistance semblait en bien piètre état à la fin de l’Épisode VIII, et il fallait expliquer Diable elle renaissait de ses cendres… Continuer la lecture de En attendant la victoire… – Star Wars: Resistance Reborn (Rebecca Roanhorse)

On lève le pied… – Bilan Mai-Juin 2019

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Ça y est, juillet est bel et bien là, ainsi que l’été, et comme tous les deux mois, je reviens pour un bilan! J’imagine que vous avez tous survécu à la chaleur de ces derniers jours qui pour ma part m’ont crevée… probablement comme nous tous!

Oh lala, l’année est déjà passée de moitié, ça fait vraiment bizarre!… J’espère que de votre côté, les lectures ont été bonnes, et je m’excuse au passage pour le non-passage sur vos blogs depuis quelques temps, mais plus qu’une graphiste sans emploi en recherche active, je suis une graphiste sans emploi active en recherche! 😂

Bref, trêve de mots d’esprit, je vais vous faire part des dernières news… mais comme vous le verrez, malgré mon activité, j’ai surtout levé le pied sur certaines choses pour me concentrer sur l’essentiel, sur des choses qui m’importaient un peu plus, en même temps que j’accusais une grosse panne de lecture. D’ailleurs, cette fois-ci, le bilan ne sera qu’en une partie. Et illustré avec les belles photos issues de mon compte Instagram! Allons-y!
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Han et Lando, The Great Return – Baroud d’honneur (Daniel José Older)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

J’espère que vous allez bien cet automne, que ceux qui traversent des moments difficiles en ce moment vont bientôt en sortir et reprendre du poil de la bête. Que la Force soit avec vous! Et puisqu’on parle de Force… Héhé… Comme vendredi c’était mon anniversaire, j’ai décidé de me faire plaisir (novembre n’a pas que des défauts, vous voyez, j’y suis née!). Congé l’après-midi pour enfin mater Kyl… Euh, les derniers Star Wars 😉 parce que malgré leurs défauts, je suis une grande sentimentale et je voulais passer un bon moment geek en solo, et mieux apprécier l’histoire après lecture des novellisations.

Encore une fois, donc, mes chroniques de geek vous nous ramener dans une galaxie lointaine, très lointaine… pour démarrer la semaine avec légèreté et énergie. Et pour retrouver l’un des personnages emblématiques de la saga: Han Solo (je vous renvoie à l’article dédiée il y a quelques temps à la trilogie consacré eaudit larron). En janvier dernier, j’avais commencé en vous parlant de Liens du Sang, une novellisation dédiée au personnage de Leia, se passant quelques années avant Le Réveil de la Force. Après l’épouse, je reviens sur l’époux, qui malgré sa vie rangée, a encore soif d’aventures. Et son ami Lando va lui en apporter, ainsi qu’une bonne dose d’ennuis! C’est parti pour Baroud d’honneur! Continuer la lecture de Han et Lando, The Great Return – Baroud d’honneur (Daniel José Older)

#GoodNews pour les lecteurs et les libraires – Le Sang des Wolf en version papier

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Je passe en coup de vent sur le blog! Tout d’abord, encore une fois, je m’excuse de vous avoir laissé tomber, et je ne sais pas quand je reprendrai le blogging, mais sachez que tout cela me manque et que j’ai hâte que certaines choses se règlent pour moi, que je puisse ENFIN reprendre la lecture et la rédaction de mes chroniques. Je ne sais pas pour combien de temps j’en ai… Je vous promets que je me rattraperai comme il se doit!

Je viens quand même vous faire part d’une nouvelle un peu sympa concernant un roman dont l’existence n’a plus de secret pour vous, à savoir… Le Sang des Wolf. Continuer la lecture de #GoodNews pour les lecteurs et les libraires – Le Sang des Wolf en version papier

#GoodNews – Mon roman « Le Sang des Wolf » disponible sur Librinova!

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

J’espère que tout va bien pour vous, sur la blogosphère et dans la vie – car c’est important quoi qu’on en dise! De mon côté, je reviens pour vous faire une petite annonce, qui expliquera la raison de mon absence du blog pendant tout le mois d’Avril: la préparation d’une sortie du Sang des Wolf en auto-édition… Vous en avez  entendu parler sur le blog, peut-être aussi sur deux-trois blogs en passant, et certains d’entre vous n’attendiez peut-être que ça pour le lire: ça y est, Le Sang des  Wolf est désormais disponible chez Librinova! (Lien en fin d’article!)

Déjà, j’espère que la couverture vous plait, parce que c’est bibi qui ai fourni le visuel (autant entrer à fond dans l’univers de la « chose »!), et que, au moins pour celles et ceux d’entre vous qui ont lu le livre, c’est une bonne nouvelle, car vous pourrez en avoir un exemplaire, numérique ou papier. Je vous explique donc pourquoi j’ai finalement décidé de passer par là, alors que je n’étais à l’origine pas trop pour l’auto-édition me concernant… Continuer la lecture de #GoodNews – Mon roman « Le Sang des Wolf » disponible sur Librinova!

Espiègleries en armure et roi de légende – Merlin (série, 2008-2012)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Tout d’abord, je tiens à m’excuser du retard accusé avec cette chronique. Le fait est que j’ai été plus fatiguée que prévu cette semaine, et je n’ai pas réussi à veiller assez longtemps le soir pour écrire… Mais qu’à cela ne tienne, voici une petite chronique tout en légèreté! Après la noirceur de ma dernière lecture, je vous emmène dans un « pays de légende, au temps de la magie », où tout commence par trois lettres magiques: B… B… C…

Peut-être cela vous donnera-t-elle l’envie de vous lancer dans une session de rattrapage ce week-end, qui sait? 😉 Bref, tout ça pour vous dire que j’ai décidé de m’y coller, suite à la lecture, sur le blog Mon Univers en Séries et en Livres, d’un article dédié au château de Pierrefonds, où fut partiellement tournée ladite série: Merlin.

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Arthur (mon futur mari) et Merlin, duo de choc de la série – Source: Allociné.fr

Série fantasy de cinq saisons diffusée entre 2008 et 2012 sur BBC One, elle a été créée par Julian Jones, Jake Michie, Johnny Capps et Julian Murphy, inspirés par le principe de Smallville (que je n’ai jamais regardé), dédié à la jeunesse de Superman. Ainsi, Merlin explore de manière très libre la légende arthurienne, par le biais de la jeunesse de deux personnages mythiques: le sorcier Merlin et le roi Arthur Pendragon. Pour anecdote, ce n’est pas moi qui ai commencé à suivre la série, mais mes parents, quand j’étais étudiante. Si eux ont tout de suite accroché lors de la première diffusion sur SyFy, j’ai d’abord eu du mal à adhérer avant de devenir la fan numéro un à la maison.

Je vous emmène donc dans un pays de légende, pour l’une de mes meilleurs surprises TV de ces dernières années…

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Surmonter le déterminisme génétique – « Bienvenue à Gattaca » (1997)

Titre: Bienvenue à Gattaca (Gattaca)
Année de production: 1997
Réalisation: Andrew Niccol
Origine: Etats-Unis
Durée: 1h46
Distribution: Ethan Hawke, Jude Law, Uma Thurman, Loren Dean, Ernest Borgnine…

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Affiche du film (Source: Allôciné)

Bien le bonjour à tous! C’est avec du retard que je vous présente le film qui aurait dû être celui de mercredi – en fait, je pensais à un autre film, mais le fait est que j’ai vu Bienvenue à Gattaca dans la nuit de mercredi à jeudi – ENFIN! – et j’ai décidé de remplacer le film prévu par celui-ci. J’en avais entendu parler depuis longtemps et le sujet en lui-même m’intriguait. Un film qui ne m’a absolument pas déçue, de par son propos, son atmosphère, son interprétation et l’émotion qui s’en dégage. Car s’il est une chose qui me fait particulièrement froid dans le dos, surtout à l’heure où l’on parle de plus en plus de se faire faire des enfants « sur mesure », c’est bien l’eugénisme, traité dans de nombreux romans ou films de science-fiction.

Car il est question de cela dans Bienvenue à Gattaca. Le titre du film en lui même est une séquence d’ADN dont les quatre bases azotées sont l’adénine, cytosine, thymine et guanine – abrégés en A, C, T et G. Dans une société « parfaite » aux capacités technologiques supérieures aux nôtres, le destin de chacun est déterminé par son patrimoine génétique, et les parents font appel à la science pour engendrer l’enfant « parfait ». Dans ce système, ces « enfants du hasard », considérés comme porteurs de tares et donc « non-validé », n’ont d’autre choix que d’occuper des fonctions subalternes et de servir les « validés ». Les routes de deux hommes vont se croiser. Deux hommes que tout oppose. Vincent Anton Freeman (Ethan Hawke), enfant du hasard myope pouvant développer un problème cardiaque, et Jérôme Eugène Morrow (Jude Law), un spécimen considéré comme génétiquement parfait. Vincent a toujours cherché à repousser ses limites face à son frère Anton (Loren Dean), enfant créé par la science qui fait la fierté de leurs parents, mais vit en récurant des toilettes et en nettoyant des sols chez Gattaca Aerospace Corporation. Jérôme, athlète de haut niveau et champion de natation, est un candidat idéal au vol spatial mais est paralysé suite à un grave accident et boit comme un trou. Condition qu’il cache au monde. Quant à Vincent, il nourrit le rêve d’intégrer un programme spatial malgré son « handicap » génétique, et étudie en secret, tout en améliorant sa condition physique, afin de réaliser ce même rêve. Par l’intermédiaire d’un trafiquant, il contacte Jérôme qui lui fournit tous les échantillons génétiques dont il a besoin – urine, cheveux, peau, sang… Grâce à lui, il est affecté au pilotage du vaisseau de la prochaine mission en direction de Titan. Or, alors que le lancement se rapproche, le directeur du programme spatial meurt assassiné, et un cil de Vincent – le vrai Vincent! – est retrouvé sur les lieux du crime, jetant la police sur la piste d’un « non-validé ». Mais Vincent qui vit en tant que Jérôme sur le site de Gattaca, se rapproche de sa collègue Irène Cassidi (Uma Thurman), secrètement attirée par lui, mais intimidée face à sa perfection car elle souffre elle-même d’une petite imperfection génétique…

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Jérôme Morrow (Jude Law) et Irène Cassidi (Uma Thurman) – Source: Allôciné

Bienvenue à Gattaca est une véritable ode à la volonté et à l’effort, et une dénonciation de la discrimination, quelle qu’elle soit. Être rejeté pour son patrimoine génétique, c’est l’être pour quelque chose qu’on ne peut pas changer… Alors qu’un destin, cela peut se prendre en main, se façonner. De toute évidence, Vincent (Ethan Hawke) a les capacités. Il ne lui manque plus que les gènes. C’est Jérôme (Jude Law) qui va les lui apporter… Être « imparfait » ferme des portes et mène à la frustration, tandis que la « perfection » et l’idée de l’atteindre est elle aussi source de souffrance, comme on le voit avec le personnage d’Irène (Uma Thurman) ou celui de Jérôme à qui sa perfection ne sert plus à grand-chose maintenant qu’il se retrouve paralysé. On assiste également à une rivalité de longue durée entre Vincent et son frère génétiquement parfait que finalement, il surclasse à force de travail. En ce sens, chaque protagoniste nous touche.

J’ai beaucoup aimé la façon dont la mise en scène à la fois classique (vous noterez l’utilisation des codes du film noir, si vous êtes amateurs du genre, ou bien les costumes des personnages – le chapeau et l’imper du flic, par exemple, font très Humphrey Bogart), soignée, glacée, voire aseptisée, explore une telle problématique. Les lieux de tournage en Californie, des extérieurs modernes à l’architecture minimaliste et épurée, un peu style blockhaus, renforcent cette atmosphère oppressante. Cela se transcrit aussi dans la représentation des personnages. D’un côté les « non-validé » comme Vincent qui porte des lunettes et a des épis sur la tête quand un « validé » comme Jérôme porte une chemise sans faux-pli et n’a pas un seul cheveu qui dépasse. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé la métamorphose de Vincent qui a vraiment fière allure dans son costume à la fin du film. Gattaca est propre, symétrique, harmonieux, bien équipé. Vincent, homme de ménage, dort dans une petite chambre sombre et fait ses exercices suspendu au plafond, avec les moyens du bord… en aspirant à autre chose. Et le casting est excellent, l’interprétation d’une justesse qui m’a parfois tiré des larmes tant les acteurs sont criants de vérité. Mention spéciale à Jude Law. En effet, c’est l’un des rares films où je le trouve réellement beau. Je m’explique, c’est au-delà de l’esthétique. Je sais que beaucoup de femmes en sont folles, mais ce n’est pas mon cas, il y a quelque chose qui dans son visage, me dérange. Mais son interprétation de Jérôme Morrow, l’étoile éteinte du sport qui ne pourra jamais aller dans l’espace, fait ressortir quelque chose, et le transfigure.

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Vincent Freeman (Ethan Hawke) dans les corridors de Gattaca (Source: Allôciné)

Autre point intéressant: le parallèle entre  le « manichéisme » affiché des flics  à la relation improbable de Vincent et Jérôme que tout oppose initialement. J’avoue avoir un faible pour les « bromances« , et je ne pense pas trop m’avancer en qualifiant ainsi leur relation. Ils partagent une intimité et en viennent à prendre soin l’un de l’autre, à se confier. Leur histoire me touche plus que la romance entre Vincent et Irène qui pourtant, ne manque pas de profondeur, au vu des secrets de l’astronaute en herbe. Au risque de spoiler, je dois vous avouer mon faible pour la dernière entrevue de Jérôme et Vincent. Quand ce dernier remercie son « prêteur d’ADN » pour tout ce qu’il a fait pour lui. Avec un sourire sans joie et un regard intense à la Jude Law, Jérôme se contente de lui répondre: « J’ai eu la meilleure part. Je t’ai prêté mon corps. Tu m’as prêté ton rêve. »

Rien que pour cette scène, d’une sincérité profonde, pour cette esthétique glacée, pour son ambiance, pour son final grandiose et pour les questions qu’il pose, Bienvenue à Gattaca mérite le coup d’oeil, même pour ceux que la science-fiction ne branche pas, qui apprécieront sans doute la partie polar et le questionnement éthique.

Blanche Mt.-Cl.