Partis pris du « Sang des Wolf »

Très chers lecteurs du Monde de Blanche,

Et maintenant du Sang des Wolf,

Je vous remercie encore pour votre soutien et vos encouragements. Je ne sais pas si cet état d’esprit en est déjà là concernant le roman, mais je connais la sentiment de fangirling, ou de fan de littérature, de cinéma… Quand on aime ou qu’on est simplement curieux, on en reprendrait toujours un morceau. Aussi, je vous invite à considérer cette page comme l’équivalent d’un bonus sur un BluRay. Je vous emmène donc explorer un peu plus en avant Le Sang des Wolf et quelques uns de ses secrets… Vous êtes prêts à crier au loup? C’est par ici!

La narration

À la base, j’ai écrit le premier jet du Sang des Wolf en deux mois, dans le cadre d’un concours d’écriture. Ouvrage que j’ai dû scinder, ce qui doit se ressentir, car l’intrigue et l’univers se révélant plus riche que prévu, plusieurs tomes se sont avérés nécessaires, et le one-shot est devenu une trilogie. Au final, je suis assez ravie de laisser le lecteur sur de petits suspenses qui le titillent. Sadique, je suis. 🙂 Vous pouvez donc attendre les deux tomes suivants, Les Larmes de Siegfried et La Vengeance de Lukas, avec grande impatience, guetter la révélation qui tue, et l’évolution des personnages vers plus de bad assitude – même si je n’aime pas trop ce terme – et de folie.

Comme vous le verrez, la musique est très présente dans le roman, de par mon goût prononcé pour le cinéma, l’art narratif total par excellence selon moi – vous trouverez même une playlist pour accompagner votre lecture si le cœur vous en dit. L’ouvrage se divise d’ailleurs en actes, s’ouvre sur un prélude et se conclut sur un final, juste pour le plaisir, car je n’avais pas envie de parler « prologue » et « épilogue ».

Quant à mon « style », si tant est que j’en aie un, vous verrez des personnages capables de parler dans l’argot le plus vulgaire comme dans le langage le plus châtié… Comme dans la vie, quoi! Et vous percevrez probablement un changement progressif dans mon écriture tout au long des trois actes, chose que j’ai tenté de lisser… mais pas trop quand même. En effet, j’avais peur de quelque chose de trop plat et j’ai laissé l’évolution de l’écriture traduire celle de l’intrigue et de ses protagonistes vers plus de gravité. Bref, ma plume a commencé à mûrir, et va sans doute continuer, au côté de ces personnages. Car Le Sang des Wolf, c’est en quelque sorte un roman « de jeunesse », celui que je n’ai pas eu le temps de sortir quand j’étais plus jeune. Aussi ma plume immature va se canaliser au fur et à mesure que mes héros prendront du plomb dans la tête et avanceront dans un univers de plus en plus sombre…

Un univers à la fois familier et fantastique

Depuis quelques années, on peut dire que le fantastique et son bestiaire ont le vent en poupe, particulièrement dans le New Adult. Cela faisait quelques années que je voulais « implanter » un de mes projets littéraires dans le monde germanique, auquel j’ai consacré la première partie de mes études. Le fantastique me paraissait le genre le plus propice à s’épanouir dans cet environnement qui a vu naître nombre de contes et légendes, dont certains ont bercé notre enfance, comme la somme des frères Grimm. J’avais envie de situer mon récit sur ces bonnes vieilles terres européennes et les forêts d’Europe centrale. L’histoire de cette aire culturelle est tout à fait passionnante, c’est là que sont nés les contes de Grimm, dans ces sombres forêts… Partie intégrante de cet univers, l’Autriche me captive tout autant, et Vienne est est une ville… Ah! Magnifique. Et en hiver, avec ce froid, cette lumière si particulière qui vous fait toujours douter de l’heure qu’il est, c’est tout à fait impressionnant… C’est le décor principal du Sang des Wolf, où je voulais faire évoluer Zoé, une jeune héroïne « étrangère » (enfin, une compatriote à moi), émerveillée par ce lieu mi-réel, mi-fantasmé, territoire de tous les possibles pour une jeune femme peu sûre d’elle-même qui souhaite s’affirmer, qui devient son nouveau chez elle au gré de ses études, de ses amitiés… entre autres choses.

Fascinée par les histoires de métamorphose et par la lycanthropie en particulier, surtout qu’à l’époque où j’ai écrit le premier jet du roman, il y a environ cinq ans, on parlait déjà du retour du loup dans certaines régions de France, mais aussi de leur passage en Autriche et en Allemagne. Aussi, j’ai « brodé » sur ces faits – c’est un roman, alors je ne suis pas non-plus dans le scientifique et le quantifiable – en les liant à une période sombre de l’Histoire. Mais de cela, je ne peux trop vous dire sans spoiler, vous le découvrirez par vous-même, si cela n’est pas déjà fait. 😄 Pour cette dimension plus fantastique du roman, je voulais me détacher de certaines visions très spectaculaires de la chose avec transformations folles et kitsch, et malgré quelques scènes violentes et un peu gores, j’ai gardé le surnaturel d’abord en filigrane pour le faire entrer progressivement dans l’histoire. Ce qui m’intéressait, c’était la part de l’animal et sa façon d’influer sur les êtres et leur psychologie dans le récit – leurs réflexes, leurs relations avec l’entourage, etc…

Quoi de mieux pour cela que de le mélanger à un récit policier? Je ne sais pas si vous avez déjà vu le vieux film La mouche noire (dont La Mouche est un remake): il mélange investigation policière suite à la mort d’un scientifique, et confronte les enquêteur à l’énormité de sa découverte qui, fait de dingue, l’a progressivement amené à se changer en mouche. J’ai voulu, moi aussi, que l’inspecteur Terwull et son excentrique acolyte Wolfgang Wagner, fassent face à des données surprenantes qui vont les amener à reconsidérer ce en quoi ils croient, et qui les mettent en danger.

Personnages

Cet univers qui nous est familier se ressent également avec les les personnages.

Je voulais faire des protagonistes principaux de jeunes adultes (et pas des ados), entrant dans leur nouvelle vie d’adultes avec un esprit encore frais, adolescent, voire immature – au final, nous connaissons tous quelqu’un comme ça, si nous ne le sommes pas un peu nous-mêmes. ☺ Ils ont des SmartPhones, utilisent internet, les réseaux sociaux, sortent et font la fête autant qu’ils peuvent, et se posent des questions sur leur évolution personnelle. Ils apportent de la légèreté dans une histoire de plus en plus sombre, mais aussi de l’émotion, dès lors qu’ils révèlent leur fragilité. Car certains ont été profondément blessés par le passé. Vous en saurez plus à la lecture! Ce qui me plait également dans mon héroïne qui, de prime abord, n’est pas bad ass (l’héroïne bad ass devenant selon moi un cliché), elle est perfectible et a, avec ses questionnements, ses hésitations et son immaturité, des qualités et un potentiel qui ne peut qu’aller en s’affirmant. Bref, elle ne grille pas toutes ses cartouches de suite.

On y côtoie aussi leurs parents, on appréhende les relations des jeunes héros avec eux… 😄 L’un de ces parents est un policier, notre inspecteur Terwull qui lui aussi travaille avec quelques excentriques dont l’expert animalier et géant gothique qui aime les bonnes histoires, et la très énergique commissaire Huber aux colères bruyantes. Ces bizarreries des uns et des autres apportent ainsi leur lot d’humour, car si noirceur et émotion il y a, eh bien c’est important de sourire un peu. Et avec les horreurs que les flics voient parfois, je pense qu’un peu de rigolade ne peut pas leur nuire. D’autant plus que je regardais récemment l’interview d’un auteur américain de polar qu’il ne fallait absolument jamais négliger l’humour, que c’était important et humanisait les enquêteurs…

Conclusion

Et voilà, vous savez l’essentiel de ce qu’il vous faut savoir sur cette fabuleuse aventure. Pour ma part, écrire reste pour moi une expérience des plus intenses: je ris, je pleure (j’avoue qu’à un ou deux moment j’ai dû m’arrêter d’écrire parce que je ne supportais pas les tourments de mes héros), j’insulte mes personnages (Zoé a pris cher)… Et je peux terminer l’écriture d’un chapitre sur les rotules (je ne vous parle même pas du Chapitre XXIX….). Je suis passionnée par ce que je fais, que voulez-vous, et j’espère que les suites vous plairont, tout comme mes prochains projets littéraires! Sur ce, je vous laisse méditer sur ces propos, en vous souhaitant une excellente lecture!

Blanche Mt.-Cl.

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