Diablerie japonaise – Néo Faust (Osamu Tezuki)

Très chers lecteur des Mondes de Blanche,

J’espère que vous allez bien et coulez des jours heureux pleins de pages tournées et de merveilleuses histoires. De mon côté, je suis bien contente d’avoir la lecture pour combler le vide de cette période délicate, et j’ai eu la chance de lire de très belles, et de très bonnes choses.

C’est le cas d’une très jolie bande dessinée qui dormait dans ma PAL depuis un moment, puisque mon frère me l’avait offert pour mes 30 ans: Néo Faust d’Osamu Tezuka, qui transpose le mythe de Faust dans le Japon des années 60-70… et où l’on fait la rencontre d’une espiègle diablesse. Continuer la lecture de Diablerie japonaise – Néo Faust (Osamu Tezuki)

Top Ten Thursday – Dix dessins animés aux génériques « magiques » qui ont bercé notre enfance

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

d1275_vpaj4m
Ne me dites pas que vous n’avez jamais regardé Capitaine Planète… – Source: Coup de vieux

En règle général, je n’aime pas trop publier des contenus dont je ne serais pas l’auteur. Mais là, j’avais envie de partager avec vous quelque chose de vraiment « rigolo », si j’ose dire! Nous sommes en décembre, Noël approche, les catalogues de jouets arrivent dans les boîtes aux lettres et les coupures pub deviennent une vraie ode à l’univers du jouet. Certains d’entre nous retombent en enfance…

Il m’a donc paru sympathique de revenir sur ces dessins animés, toujours dans les genres de l’imaginaire, qui ont bercé notre enfance, et de vous remettre des étoiles dans les yeux à l’écoute de leurs génériques… magiques. Car s’il est une chose qui envoyait du pâté dans les dessins animés des années 90, et dans les rediffs de ceux des années 80, c’était, si j’ose dire, la « puissance » de leurs génériques! Eh oui, il y a bien un moment où nous nous sommes retrouvés à fredonner ces mélodies mythiques et à délirer sur des paroles qui, à défaut d’être intello ou poétiques, étaient bigrement efficaces! L’idée me tarabustait depuis cette été. En même temps, j’y ai pensé pendant un épisode insomniaque, pas forcément le moment où l’on a un éclair de génie! 🙂

En tant que fichue geekette qui assume ce côté « adulescent » comme on aimait à dire il y a une période, je me devais de revenir sur ces « monuments » qui m’ont marquée, avant et même après que je prenne l’habitude de lire! Il s’agit bien sûr de genres de l’imaginaire – science-fiction, fantasy, super héros, aventure… et ce sera une bonne occasion de présenter brièvement ces dessins animés.

Et comme j’ai loupé ce mardi, ce ne sera pas un Top Ten Tuesday, mais un Top Ten Thursday! Après tout, les trois T fonctionnent, et c’est tout aussi fun! Prêts pour un voyage qui n’a pas vocation à vous donner un coup de vieux, mais à éveiller en vous le gosse ou le geek qui sommeille?… Je vous souhaite en tout cas de rire autant que moi!

Continuer la lecture de Top Ten Thursday – Dix dessins animés aux génériques « magiques » qui ont bercé notre enfance

Réconcilier Histoire et Fantastique – Manga « Thermae Romae »

Bien chers lecteurs,

IMG_4030
Ma collection complète de Thermae Romae

Encore une fois, toutes mes excuses pour le peu de créations postées sur ce blog ces temps-ci. Heureusement qu’il reste ce que j’aime à considérer comme mes proto-chroniques… 🙂 Cette semaine, je reste dans le fantastique et l’exotisme. Comme je m’en vais d’ici quelques minutes rejoindre le Parc Expo de Rouen où le Japon est à l’honneur, j’ai choisi de vous présenter la bande dessinée, avec le manga historico-fantastique Thermae Romae, signé Mari Yamazaki. C’est le tout premier manga de ma vie, le tout premier que j’aie lu. J’ai dévoré ses six volumes il y a quelques semaines. Il se classe parmi les mangas seinen – donc en théorie, les mangas pour jeunes adultes de sexe masculin (c’est ce que j’ai pu pêcher comme renseignement, je ne suis pas du tout une spécialiste du manga, et je n’étais pas très attirée par ce type de lecture jusqu’à récemment…).

De quoi s’agit-il? Cette bande dessinée nous amène dans la Rome du IIe siècle après J.C. sous le règne d’Hadrien. On y fait la connaissance du jeune architecte Lucius Modestus, spécialiste des bains, qui se trouve dans une mauvaise passe. Boudé par la profession, il ne s’entend plus non-plus avec son épouse, et cherche de nouvelles idées. Or un jour, alors qu’il se délasse aux thermes avec son ami Marcus, sculpteur, il se plonge sous l’eau chaude avant d’émerger en un lieu inconnu, qu’il va appeler le pays des « visages-plats »… le Japon contemporain. Il y découvre la culture des bains, les habitudes – alimentaires, ludiques… – associées, ainsi que les technologies du monde moderne. A chacun de ses retours à Rome, il en rapporte des idées originales – visière de bain, échoppes de nourriture où l’on sert des plats inspirés de la gastronomie nipponne (d’un coup j’ai une envie de sushi). Ces innovations vont lui apporter la faveur de l’empereur Hadrien lui-même. Mais au cours de ses voyages et de ses rencontres avec les Japonais, il va faire la connaissance de la belle et délicate Satsuki, une jeune universitaire spécialiste de la Rome antique…

Inutile de vous le préciser: c’est un véritable O.V.N.I. une histoire des plus originales qui à mon humble avis, va ravir les fous de fantastique et d’histoire. On y assiste à un véritable choc des cultures, et cette pénétration de la culture japonaise dans les moeurs romaines prête souvent à sourire. On le retrouve dans le parti pris graphique des couvertures qui reproduisent des statues gréco-romaines occupés avec des artéfacts modernes – sèche-cheveux, visière de bain – ou typiquement japonais – comme un yukata. Outre différents sub-plots intéressants (jalousies, rivalités, maladie de l’empereur, divorce de Lucius, affaires de Marcus…), il s’agit d’une jolie romance entre un Romain de l’Ancien temps, pétri de principes moraux strictes qui re-découvre sa capacité à aimer, et une jeune femme qui trouve enfin un homme qu’elle considère comme son égal et qui fera tout pour le retrouver.

IMG_4032
Tranches des différents volumes de Thermae Romae

Les dessins sont fins et détaillés, les décors soignés. J’y ai été particulièrement sensible, car adolescente, j’apprenais le Latin au collège, et j’ai eu l’occasion de visiter Rome, Pompéi et Herculanum – dont les Thermes avec ses mosaïques noires sont remarquablement conservées – avec ma classe de Latin. et le héros Lucius Modestus, ma foi… Grand, gaulé comme un Michel Ange, fin de traits, blond… Il est plutôt canon. Du moins, tout à fait mon type! J’allais émettre une réserve quant à la cible initiale de ce manga – les jeunes hommes – puisqu’étant une femme, j’ai beaucoup apprécié, et pense que bien des jeunes filles et femmes apprécieraient – mais je me demande si culturellement, le personnage de Satsuki n’est pas un fantasme masculin typiquement japonais. En effet, on apprend que cette belle jeune femme, instruite, rompue aux arts traditionnels japonais, très douce, est très courtisée et… toujours vierge. Elle est parfaite car elle n’est pas immature comme une adolescente, mais à encore ce « cadeau » (!) à offrir à celui qu’elle aime. Bien sûr, on ne trouverait pas ce genre de personnages féminins dans des fictions occidentales, car chez nous la virginité tardive est plutôt vue avec suspicion… – vous noterez que le cliché de la vierge tardive rejoint un peu celui de la vieille fille ou de l’intello, souvent soit une niaise de service trop romantique, archaïque et soumise aux hommes, soit une chieuse hyper exigeante aux yeux de laquelle nul homme ne trouve grâce, ou encore une geek moche et binoclarde qui vit chez ses parents. La vieille pucelle, moquée aussi bien par les hommes que par les femmes, c’est tout sauf un fantasme! 🙂

Cela dit, je vous le conseille, car si l’histoire est plaisante et prenante, j’ai re-découvert l’un de mes amours de jeunesse, à savoir la Rome Antique, et ai découvert une infime partie de la fascinante culture nipponne. En bref, c’est peu commun, un véritable petit bijou!

Titre: Thermae Romae (6 vol.)
Auteur: Mari Yamazaki
Editions: Casterman
Parution: Mars 2012
Prix: 7,50 € le volume

N.B.: Les photographies montrées ici proviennent d’une édition différente de celle indiquée dans les références de l’ouvrage, où deux volumes sont assemblés dans un seul et même livre.

Blanche Mt.-Cl.

Petite Annonce – Des livres, des films et de l’inspiration sur Z-86 Blanche Mt.-Cl. …

Très chers lecteurs,

Bien le bonjour! Je viens de me poser devant mon ordinateur, car une idée me trotte dans la tête depuis quelques jours. Je n’ai pas le temps de dessiner autant que je le voudrais en ce moment et je consacre beaucoup de temps à m’améliorer en graphisme, donc je pensais nourrir pendant quelques temps ce blog avec des critiques littéraires et cinématographiques. Je ne vais pas beaucoup au cinéma, mais j’ai vu, pour ainsi dire… des tonnes de films de science-fiction, de films fantastiques, de parodies, de films pour la jeunesse et même quelques uns d’horreurs. En fait, je ne suis pas friande de l’horreur qui m’amuse plus qu’elle me fait peur en général… Par exemple, j’ai récemment vu une adaptation de Simetierre de Stephen King, et j’ai plus ri qu’autre chose!

Cependant, je reviendrai également sur des lectures que j’ai faites – fantastique, science-fiction, dont des classiques à l’ancienne (je suis folle d’Edgar Poe et de Jules Verne), et également des contes. Il pourra s’agir d’un livre à la fois, d’une série ou d’une saga, d’une lecture comparée entre deux livres sur le même thème (par exemple, je compte faire une présentation parallèle des Contes de Crimes de Pierre Dubois et de la Compagnie des Loups d’Angela Carter), ou de comparer le livre à une adaptation ciné ou télé.

Je pensais insuffler une certaine régularité à ces rubriques, comme par exemple les livres le dimanche et les films le mercredi, ou à un autre moment dans la semaine quand livre et cinéma se rejoignent. Que pensez-vous de cela?

Je vous souhaite un excellent samedi à tous,

Blanche Mt.-Cl.