Des nouvelles de la Galaxie voisine – Stargate Atlantis (2004-2009)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

J’espère que votre déconfinement se passe bien, et que certains d’entre vous sont en route vers une vie un peu plus agréable. Comme vous ne l’ignorez pas si vous me suivez sur Instagram, j’ai profité du confinement pour compléter ma PAL Star Wars, et également pour visionner plein de films et de séries.

Et en parlant de séries, si vous avez lu mon dernier bilan, vous n’êtes pas sans savoir que je mentionnais Stargate Atlantis dans mes revisionnages du moment pendant le confinement. Or je suis une grande amatrice de l’univers de la franchise Stargate: fan du film depuis l’enfance, fan de la série Stargate SG-1 (il faudra que je la re-regarde dans les mois qui viennent!) depuis sa première diffusion en France quand j’étais au collège, j’ai bien évidemment été curieuse de son spin-off Stargate Atlantis – en revanche, ne me demandez rien sur Stargate Universe, car je me suis faite chier comme un rat mort devant. Nous partons donc dans la cité d’Atlantis, au côté d’une toute nouvelle équipe…

A la recherche des Anciens

En parallèle de l’action de Stargate SG-1, le docteur Daniel Jackson découvre que l’on peut, sur la Porte des Etoiles, composer une adresse à huit chevrons au lieu de sept, pour ouvrir un vortex vers une autre galaxie, celle de Pégase… vortex qui débouche sur la cité d’Atlantis, bâtie par les Anciens sur une planète océanique, et qui est endormie depuis 10 000 ans. Une équipe internationale est donc envoyée pour y établir un poste avancé, sous la houlette du Docteur Elizabeth Weir (Torri Higginson), une brillante diplomate, et de son second, le major John Sheppard (Joe Flanigan), pour la partie militaire. Ils parviennent à réactiver le système de la cité, et à utiliser sa Porte des Etoiles pour explorer différentes planètes de la Galaxie de Pégase. L’équipe principale est composée de John Sheppard, militaire de carrière de retour d’Afghanistan, du Docteur Rodney McKay (David Hewlett), astrophysicien de génie, du jeune lieutenant Aiden Ford (Rainbow Sun Franks), du médecin Carson Beckett (Paul McGillion) et de la guerrière et négociante native de Pégase Teyla Emmagan (Rachel Luttrell), rencontrée en début de la série. Or, en sauvant Teyla et les siens d’une catastrophe, l’équipe d’Atlantis signale sa présence à une terrible espèce extraterrestre qui se nourrit de la force vitale des humains: les Wraiths

Les cinq saisons suivent ainsi la lutte contre les Wraiths, mais aussi l’évolution des personnages et de la vie de la cité, qui passe sous le commandement de différentes personnes, comme la Colonel Samantha Carter (Amanda Tapping), l’une des protagonistes de SG-1, ou encore le politicard Richard Woolsey (Robert Picardo). D’autres personnages sont également remplacés au fur et à mesure, permettant l’intégration de nouveaux comme Ronon Dex (Jason Momoa), originaire de la planète Sateda dans la galaxie de Pégase, ou de la jeune toubib Jennifer Keller (Jewel Staite).

L’équipe d’exploration de la saison 5 tentant d’échapper à une inondation, avec, de gauche à droite: Ronon Dex, Rodney McKay, Teyla Emmagan et le Major John Sheppard – Source: Imdb
Développement

Vous avez sans doute déjà entendu parler du film de Rolland Emmerich, sorti en 1994, avec Kurt Russell et James Spader, où des archéologues découvrent la Porte des Etoiles dans le désert égyptien, avant que l’Armée américaine, réalisant qu’il s’agit d’un artéfact à la technologie fort avancée, ne s’en empare et envoie la première mission avec O’Neill et Jackson. On y apprend qu’une race alien prenant possession des humains a inspiré les dieux égyptiens, et a déplacé des humains à travers la Porte des Etoiles pour les servir, et on en retient le style particulier du méchant, Râ, avec sa grâce androgyne et son air altier. Dans Stargate SG-1, créée par Brad Wright et Robert C. Cooper, on suit les nouvelles aventures du Colonel O’Neill et du docteur Daniel Jackson, incarnés par Richard Dean Anderson et Michael Shanks: ceux-ci font face à un autre alien du même acabit que Râ, Apophis, et apprennent qu’ils sont issus d’une espèce de parasites, les Goa’uld, qui prend pour hôte des humains avec qui il vit en symbiose, et apprennent qu’il existe des milliers de planètes habitées où les humains sont partis à travers la Porte des Etoiles, qui ont inspiré divers mythes et civilisations anciennes. C’est de l’archéologie dans l’Espace, si vous voulez. Au cours de leurs péripéties, ils côtoient différentes espèces et groupes, comme les Tok’ras, les Jaffas, les Ori, ou encore de plus exotiques encore comme les Asgard ou les Anciens, dont le but ultime est de quitter leur enveloppe physique. L’équipe est complétée par la capitaine Samantha Carter, militaire mais aussi scientifique brillante, et par Teal’c un alien humanoïde échappé du joug d’Apophis.

L’équipe de la saison 2: Teyla Emmagan, Ronon Dex, Rodney McKay, Carson Beckett, Elizabeth Weir et John Sheppard – Source: AlloCiné

Alors que le succès de Stargate SG-1, suite du film, ne se dément pas, ses créateurs Brad Wright et Robert C. Cooper caressent l’idée d’un long-métrage pour la franchise. Or celle-ci est sans cesse repoussée, jusqu’à ce qu’ils décident de créer un spin-off: ainsi la découverte d’Atlantis clôt la saison 7 de Stargate SG-1, et l’action de la nouvelle série devra donc se dérouler dans la vieille cité, sise dans la Galaxie de Pégase. Pour éviter les pressions financières dues aux demandes trop élevées des interprètes stars comme sur le tournage de SG-1, le casting s’appuie sur des acteurs en dehors du star system, divers changements se font au dernier moment. Le protagoniste Rodney McKay, par exemple, n’était pas prévu au programme: il devait s’appeler le Docteur Ingram, et le casting s’avérant compliqué, l’équipe réalise qu’ils n’ont pas le bon personnage, et décident d’intégrer McKay, apparu deux ou trois fois dans SG-1, à l’équipe, et appellent David Hewlett qui arrive sur le tournage déjà commencé. Un choix qu’ils n’ont pas regretté par la suite. Par ailleurs, le personnage du lieutenant Aiden Ford, interprété par Rainbow Sun Franks, étant sous-exploité, le scénario prend un autre chemin, en rendant ses apparitions plus rares mais en complexifiant son évolution – il devient un ennemi d’Atlantis. Pour le remplacer en tant que bras armé de Sheppard, apparaît un « petit » nouveau en la personne de Ronon Dex, un ancien soldat devenu un « coureur », sorte de cible mouvante pour l’entraînement des Wraiths, après que sa planète a été détruite: après quelques difficultés pour trouver un interprète avec une présence physique suffisante, l’équipe jette son dévolu sur le style de Jason Momoa.

Atmosphère et personnages

L’idée est d’en faire quelque chose de différent, en coupant, dans les premières saisons, les liens avec le centre de contrôle de la Terre, du fait que la Porte ne dispose plus d’assez d’énergie pour communiquer avec la Voie lactée. Très vite, le côté science-fiction est encore plus présent que dans SG-1, l’équipe se trouvant en un lieu fonctionnant grâce à une technologie très avancée qu’ils doivent apprivoiser: cela est plus facile pour les membres de l’équipe ayant, comme Sheppard ou le docteur Becket, un gène spécifique dit « des Anciens », peuvent contrôler par le contact et la pensée certains dispositifs, tandis que les autres subissent une génothérapie. Entre outils de surveillance spatiale, petits vaisseaux appelés jumpers ou laboratoires contenant des tonnes de données quant aux recherches des Anciens (une vieille civilisation technologiquement avancée, déjà rencontrée dans Stargate SG-1).

Parlons maintenant ambiance. Le style de décor d’Atlantis, à la limite de l’Art Déco, avec sa vue sur la mer, diffère beaucoup du QG terrestre de Cheyenne Mountain. Pour ma part, si on me dit que je déménage là-bas demain, je saute dans le premier vaisseau en partance. On retrouve cependant quelques éléments qui font le bonheur des fans de la franchise: voyage interstellaire, nouvelles civilisations et décors exotiques, personnages hauts en couleurs, des vaisseaux, des technologies incroyables, des ennemis redoutables, des répliques qui font mouche, et même parfois des questions d’éthique scientifique. Et surtout un univers foisonnant et une ambiance assez bon enfant, qui fait selon moi un divertissement de très bonne facture.

Les très stylés Wraiths – Source: AlloCiné

Quant aux Wraiths, les nouveaux ennemis jurés, ma foi, on entre clairement dans le Space Opera, tant leur style diffère des espèces et peuplades rencontrées jusque là: ce sont de purs aliens. Tout pâlots avec de longs cheveux aussi blancs que leur carnation, tout de cuir sombres vêtus en mode métalleux, ils sont une sorte d’évolution humanoïde d’un insecte bizarre, et ont un mode de nutrition fort peu pratique. En effet, ils n’ont d’autre choix que d’absorber la force vitale des humains par une sorte de dard qui leur sort de la main – ils peuvent également, en certaines circonstances, la rendre. Basé sur le même système que les abeilles, ils obéissent à une reine habitant à bord d’un vaisseau-ruche, où naissent les guerriers mais où sont aussi entreposés les humains enlevés lors des « sélections ». Ce sont des vaisseaux en grande partie organiques, tout dégueu, où tout semble gluant. Les vaisseaux des Goa’uld sont de putains de palaces en comparaison. Il faut savoir que les Wraiths maîtrisent une technologie fort avancée malgré leur apparence primitive et comptent dans leurs rangs des scientifiques fort compétents, comme on peut le voir dans les saisons 4 et 5. Ils sont, dans l’ensemble, assez maniérés et rock’n’roll, et j’ADORE leur look. Sans rire! Et certains d’entre eux connaissent un développement intéressant dans l’histoire, comme les Wraiths dits Michael et Todd, qui effectuent des recherches pouvant influer le cours des événements et peut-être changer leurs rapports avec les humains. Franchement, je les trouve super.

Autres « méchants », si je peux me permettre l’expression:

        • Les Geniis sont une civilisation humaine. Ils apparaissent dès la première saison, et passent pour de paisibles fermiers qui vendent des denrées alimentaires: c’est Teyla Emmagan, l’Athosienne qui a rejoint l’équipe d’Atlantis, qui pratiquait déjà le négoce avec eux, qui les mets en contact avec cette civilisation. Mais face aux technologies d’Atlantis plus avancées que celles des Athosiens, les Geniis révèlent leur vrai visage, à savoir celui d’une civilisation dont les technologies et la mise ne sont pas sans rappeler l’Europe de l’Entre-Deux Guerres, qui prépare une arme atomique et souhaite bénéficier des trouvailles d’Atlantis pour faire avancer ses recherches. Ils deviennent des ennemis redoutables, et surtout très audacieux qui vont souvent donner du fil à retordre à Sheppard et à sa bande, jusqu’à ce que différentes factions les divisent. Leur jeu politique est assez bien décrit.
        • Quant aux Réplicateurs, ils apparaissaient déjà dans SG-1 sous la forme d’araignées métalliques faites de nanites… leurs congénères de la Galaxie de Pégase sont en fait une arme abandonnée des Anciens, et ont créé une civilisation évoluée ressemblante, dans une réplique d’Atlantis tentaculaire, dont les membres ressemblent à s’y méprendre à des humains.

Chez les alliés d’Atlantis nous avons aussi quelques peuples vraiment intéressants, parmi lesquels:

      • Les Athosiens sont le premier peuple humain avec qui l’équipe d’Atlantis entre en contact dans les deux premiers épisodes. Sheppard et son équipe arrivent sur Athos alors qu’ils cherchent un site d’évacuation pour Atlantis au cas d’attaque. C’est là qu’il font la connaissance de Teyla Emmagan, la cheffe des lieux, qui rejoint ensuite l’équipe. C’est peu après cette rencontre que le village de Teyla est attaqué par les Wraith, et que les survivants se replient sur Atlantis, où ils sont installés sur un continent au large de la cité. Les Athosiens forment un peuple de fermiers et de chasseurs, ainsi que de marchands qui circulent entre les mondes à travers « l’Anneau des Ancêtres », nom qu’ils donnent à la Porte des Etoiles, qui tient une place importante dans leurs rites. Certains sont, comme Teyla, d’habiles combattants qui pratiquent un art martial local. D’autres, toujours comme Teyla, bien qu’humains, ont une partie d’ADN wraith, qui leur permet de sentir en avance leur présence avant une sélection. Ce sont de fidèles alliés, qui ont une grande confiance en leur cheffe Teyla.
      • Les Hoffans sont eux aussi des humains. Sur leur planète nommée Hoff, ils constituent une civilisation dont l’avancement technologique rappelle celui du début du XXe siècle sur Terre. Tout comme les Athosiens, ils ont dû subir les sélections des Wraiths et travaillent depuis des décennies à une sorte de vaccin qui les rendraient « inconsommables ». Ce projet de « poison Hoffan » se concrétise avec la visite du Docteur Carson Beckett qui aide la cheffe du projet, Perna, à compléter le processus. Après test sur un malade en phase terminale volontaire, un Wraith qui tente de s’en nourrir meurt empoisonné… et le patient aussi. Le vaccin, inoculé à la population de Hoff, en tue la moitié, dont Perna qui avait entamé une idylle avec Beckett. Les Hoffans vont être, après cet épisode, massacrés par les Wraiths en représailles, mais leur « poison » revient régulièrement dans la série.

Je vous ai parlé de différents peuples, mais pas encore des individus qui comptent dans la série. Voici la liste des principaux protagonistes avec leurs qualités et défauts, et ce pourquoi on les aime… ou non. 🙂 Et je ferai quelques mentions honorables pour certains. Attention, voici la fine équipe:

L’innimitable Richard Woolzey – Source: AlloCiné
      • Les dirigeants de la Cité – Les deux premières saisons voient l’expédition d’Atlantis dirigée par le docteur Elizabeth Weir (Torri Higginson), une brillante diplomate à la carrière impressionnante, dont le personnage est déjà apparu dans SG-1 sous les traits d’une autre actrice, et elle dirige pendant quelques temps. Elle est intelligente, courageuse et pleine de sang-froid, mais je ne suis pas fan de ce personnage auquel je peine à m’attacher, car je la trouve un peu lisse. Ceci dit, elle a accordé sa confiance à des personnages sympas comme Teyla ou Ronon. Mais partageant les responsabilités les rapprochent, Sheppard et elle, malgré leur différence de style, à tel point que je me suis posé la question d’éventuels sentiments entre eux, tant ils paraissent proches par rapport aux autres. Weir manque à beaucoup de monde lorsqu’Atlantis passe sous un contrôle différent. Pendant une saison, c’est Samatha Carter (Amanda Tapping), héroïne de Stargate SG-1, qui la remplace: avenante et brillante, elle acquiert bientôt la confiance de l’équipe de par ses compétences, et elle comprend les enjeux scientifiques mieux que quiconque. Par la suite, c’est Richard Woolzey (Robert Picardo), un bureaucrate lui aussi issu de l’univers de SG-1, qui prend la responsabilité d’Atlantis: il reconnaît lui-même ne pas être un homme de terrain et est un véritable ressort comique au début… avant de faire bravement face aux attaques et de s’attacher aux personnes avec qui il travaille. Il devient un dirigeant déterminé, qui défend Atlantis et ses habitants… et c’est sans doute, avec son balai dans le cul, et lorsqu’il fait face à l’imposant Ronon, mon préféré des responsables d’Atlantis.
        A travers ces personnages on découvre toute la portée politique et politicarde du projet Stargate.
Le docteur Elizabeth Weir et John Sheppard – Source: AlloCiné
  • Le Major John Sheppard (Joe Flanigan) est un militaire de carrière qui a combattu et perdu des amis en Afghanistan, amateur de Johnny Cash et de soirées télé avec une bonne bière. Décontracté dans sa mise (je ne suis pas certaine que sa coupe de douille avec son épi sur la tête soit des plus règlementaires), il discute volontiers les ordres et fait son kéké à cause de sa jolie trogne (j’avoue que je le trouve assez mignon), quitte à se comporter comme un vrai petit con qui se la pète et à rabaisser McKay, notamment auprès des jolies femmes qu’ils croisent en expédition et mènent une lutte d’ego. Ceci dit, même s’il est parfois con, eh ben je l’aime bien. Vraiment. Car c’est un combattant très brave, un adversaire farouche, avec des idées audacieuses, prêt à tout pour défendre ses coéquipiers, et malgré ses apparences, pas macho, quand on voit son attitude avec des femmes fortes comme le docteur Weir ou Teyla Emmagan avec qui il s’entraîne souvent. Il est assez proche d’elle et de Ronon Dex, ainsi que de Weir, mais sait montrer aussi qu’il apprécie les autres membres de l’équipe, même McKay qu’il taquine souvent.
    Fait amusant: John Sheppard a le fameux « gène des Anciens » qui lui permet d’utiliser sans effort la technologie d’Atlantis et de piloter les jumpers. Il peut ainsi diriger par la pensée une riposte ou une attaque depuis le fameux siège des Anciens qui commande à l’armement d’Atlantis.
Rodney McKay et son love interest, le docteur Keller – Source: Imdb
      • Rodney McKay (David Hewlett) est un des grands metteurs d’ambiance de la série: docteur en astrophysique, surdoué, c’est surtout un IMMENSE CHIEUR. Si l’on s’y attache au fur et à mesure, je ne pourrais jamais sortir un tel hypocondriaque, angoissé de tout (j’ai suffisamment d’angoisses moi-même, j’ai pas besoin qu’on m’en rajoute!), qui rouspète sans arrêt après tout. Assez immature dans sa façon de gérer les émotions, il renonce à demander sa petite amie en mariage après s’être affolé pendant qu’il était en quarantaine avec elle, il est capable de se disputer avec des gosses sur une planète gouvernée par des jeunes, tout en faisant preuve d’une réelle naïveté sur certains plans. Il se fait avoir à chaque blague de Ronon Dex, comme lorsqu’il lui raconte qu’il entend Woolzey pleurer dans ses quartiers tant il se sent seul. J’adore son: « Ah bon? C’est vrai? » Insupportable et manquant de modestie, surtout face à d’autres scientifiques comme Radek Zelenka (j’en parle plus tard) ou comme Carson Beckett, son ami médecin dont il se moque lorsqu’il va aider les Hoffans à travailler sur un vaccin parce que cette civilisation ne lui paraît pas assez avancée, il est cependant irremplaçable car c’est lui qui par son génie, découvre des trucs incroyables dans les labos d’Atlantis et a une connaissance avancée de la technologie et de la mode des Anciens.
        Ceci dit, si ses rapports avec les autres membres de l’équipe et ses gueulantes sont à l’origine de bien des scènes drôles, il s’humanise au fur et à mesure des épisodes, montrant des facettes plus vulnérables et sensibles de sa personnalité, et se révèle souvent plus courageux qu’il en a l’air. Car il n’hésite pas à se mettre en danger physique quand les circonstances l’exigent: je le revoie avaler une bouteille complète d’enzyme Wraith, quitte à risquer une overdose, pour acquérir rapidement une force physique lui permettant d’aller au secours de ses amis. Ses amis qui, malgré leurs taquineries, ont une confiance aveugle en ses capacités, et tiennent sincèrement à lui – ce qui se voit lorsqu’il tombe malade à cause d’un parasite alien en saison 5.
La belle Teyla mettant une pâtée à Sheppard durant l’entraînement – Source: Imdb
  • Comme je l’expliquais plus haut, Teyla Emmagan (Rachel Luttrell) est une Athosienne, et un des premiers alliés humains natifs de Pégase. Elle est une cheffe, une guerrière et une négociante accomplie qui connaît diverses peuplades de la Galaxie avec qui elle entretien des relations commerciales. Toutes ces compétences en font un atout majeur de l’équipe de Sheppard, avec qui elle s’entend vite très bien et qu’elle met en contact avec d’autres alliés potentiels. C’est une femme de tête et, petit bonus, elle a une beauté assez atypique qui la rend très agréable à regarder à l’écran. Qui plus est, on apprend à la fin de la saison 2, lorsqu’elle effectue le rituel de l’Anneau pour la mort d’une amie, qu’elle a une très belle voix – en effet, c’est vraiment son interprète, Rachel Luttrell, qui chante Beyond the night d’un joli timbre cristallin. Bref, cette meuf peut TOUT faire. Ce que j’apprécie chez elle, c’est qu’outre son côté guerrière farouche, elle est d’une immense bienveillance, et d’une grande douceur dans son attitude en général. Je trouve que c’est un personnage hyper reposant par rapport aux autres car elle n’a pas un ego à flatter comme un McKay ou un Sheppard. Par contre, faut pas la faire chier ou toucher aux gens qu’elle aime, car elle devient une vraie furie – d’autant plus que plus loin dans la série, elle fonde sa propre famille avec un ami d’enfance athosien.
    Faits amusants: elle est la première à se lier d’amitié avec un nouvel arrivant, Ronon Dex de Sateda, lorsqu’il arrive sur Atlantis, et possède un peu d’ADN Wraith qui lui permet de sentir leur présence et même de contrôler leur esprit, ce qu’elle parvient à faire avec une reine Wraith.
Aiden Ford sous l’emprise d’une enzyme Wraith – Source: Imdb
      • Aiden Ford (Rainbow Sun Franks) est un jeune lieutenant sous les ordres de Sheppard, et qui arrive sur Atlantis avec lui. Il fait partie de la première équipe d’exploration constituée dans la cité. C’est un bon soldat, mignon, sympa sans être transcendant, et c’est pour ça que le scénar’ a pris une tournure différente pour ce personnage sous-exploité. En fin de saison 1, il est devenu un ennemi d’Atlantis, après être devenu dépendant d’une enzyme Wraith qui le fait muter et lui procure une force physique phénoménale. Il n’a de cesse par la suite de vouloir convaincre Sheppard de l’essayer, afin d’en faire bénéficier Atlantis face à leurs adversaires. J’avoue que cela donne un tour bien plus intéressant, et plus de profondeur à ce protagoniste.
Ronon Dex, le gros bras de l’équipe – Source: Imdb
  • Après le départ de Ford, il fallait bien un nouveau bras armé à Sheppard. Un personnage typé fait alors son apparition: Ronon Dex (Jason Momoa). Il apparaît dans le troisième épisode de la saison 2, et je dois avouer qu’il a un peu réveillé mon côté « femme des caverne ». Imaginez un grand bestiau baraqué, avec des dreadlocks et des tatouages, et un minois pas désagréable au joli nez et aux yeux clairs… mais qui n’est par contre, pas un expert en réflexion stratégique. Lorsque Teyla et Sheppard le rencontrent, ils sont à la recherche de Ford qui pourchasse des Wraiths pour leur piquer leur enzyme. Ronon se trouve là car il part de monde en monde de par son activité de… coureur. C’est-à-dire qu’équipé d’une balise, il est suivi par les Wraiths qui lui courent après pour le sport. A force de se déplacer et de leur échapper, c’est devenu un combattant et un pisteur hors-pair. Récupéré par Sheppard et Teyla, puis débarrassé de sa balise par le docteur Beckett, il rejoint Atlantis après avoir eu la confirmation que sa planète a été complètement détruite par les Wraiths. Si c’est un gros bourrin au combat qui a une haine viscérale des Wraiths, quitte à en devenir complètement con, il est néanmoins très efficace et sauve la mise plus d’une fois à ses compères d’Atlantis, en qui il voit bientôt une vraie famille.
    Si je l’aime bien, c’est à cause de son évolution assez sympa: malgré son côté brutasse, il est assez sympa et espiègle dans ses rapports avec les autres. Qu’il s’agisse de cette rapide amitié qui le lie à Teyla, de son attachement à Carson Beckett à qui il est reconnaissant de l’avoir sauvé de son destin de cible mouvante, de ce qu’il est prêt à faire pour McKay malade et pour cette rivalité à la loyale qu’il entretient avec lui au sujet du Docteur Keller pour qui il en pince, ses sessions film d’action et bière avec Sheppard qu’il accompagne même sur Terre pour les obsèques de son père, ses accolades pour Beckett qu’il ADORE, ou encore son « rapport de mission » laconique envoyé à Woolzey. En revanche j’ai beaucoup moins aimé qu’on nous bâcle son évolution en saison 5, en lui donnant encore ses airs de grosse brute, alors qu’il s’était révélé hyper cool. Et lui, comme Teyla, n’a pas un gros ego, c’est juste un sanguin.
    Fait amusant: La rencontre entre Ronon et Teal’c, de SG-1, dans la saison 4, ne se fait pas sans heurt. Etant le premier humain non-Terrien à avoir intégré une équipe du projet Stargate, Teal’c est censé préparer Ronon à son évaluation par la Comission Internationale, mais le contact passe mal entre les deux hommes. Devant finalement collaborer pour sauver le QG terrien, ils vont bientôt éprouver un profond respect l’un pour l’autre.
Carson Beckett, toubib doté du gène des Anciens, est capable d’utiliser les armes atlantes, même s’il n’est pas un guerrier de nature – Source: Imdb
      • Le Docteur Carson Beckett (Paul McGillion) pourrait sans conteste remporter la palme du gars le plus gentil d’Atlantis, tant, contrairement à McKay ou Sheppard, il n’a pas d’ego. Au premier abord, peu habitué du terrain, il peut paraître un brin poltron, mais sa volonté de soigner prend toujours le pas. Sur Terre, c’est un Ecossais vieux garçon, sensible avec la larme facile, qui tient beaucoup à sa vieille maman, à qui il adresse un émouvant message en fin de saison 1, lorsque l’expédition pense que, une attaque des Wraiths approchant, ils vont tous mourir. Mais vous imaginez qu’il n’est pas une burne totale s’il a été recruté sur Atlantis. Et en effet, outre son rôle de chef du service médical de la cité et de membre de l’équipe de Sheppard, ce nounours mène aussi des recherches poussées sur différents remèdes et maladies des Anciens. C’est ainsi qu’il participe à des projets communs avec d’autres peuplades, qu’il va soigner au besoin, et qu’il vit, en début de série, une idylle avec une scientifique hoffan, Perna, avec qui il met au point le vaccin dit « poison Hoffan », censé protéger des sélections Wraiths, avant qu’elle ne meure après se l’être inoculé. J’avoue que ce moment m’avait un peu émue. Son destin prend un tour étrange et le service médical est confié à la jeune Docteur Jennifer Keller. Je ne peux vous en dire plus, mais c’est assez SF comme truc! 🙂
        Fait amusant: Beckett est lui aussi doté du gène des Anciens et va devoir se servir de l’Armement d’Atlantis alors que ce n’est pas son job. Je vous laisse apprécier la chose!
Jennifer Keller, nouvelle toubib de l’expédition – Source: Imdb
  • Le Docteur Jennifer Keller (Jewel Staite) est la petite nouvelle de la saison 4. Personnellement, je ne suis pas trop attachée à ce personnage, malgré certains traits de personnalité qui pourraient me toucher. Je pense qu’on a essayé d’en faire un Beckett au féminin, mais je pense que c’était une mauvaise idée, alors que son arc narratif était plutôt sympa: en effet, très jeune car petit génie ayant sauté des classes, elle débute comme une cheffe du service médical peu sûre d’elle-même qui fait finalement ses preuves en temps de crise, et qui parvient à s’intégrer malgré ses difficultés de départ. Jusqu’à même attirer l’intérêt sentimental d’un Ronon lorsqu’il découvre la force de la jeune femme. Elle se lie avec McKay et avec Carter, tous deux scientifiques et intello comme elle, et se trouve une amie en Teyla la guerrière qui fait son baptême du feu sur le terrain. Soit le personnage n’est pas assez développé, soit il y a quelque chose qui ne fonctionne pas depuis le début dans la création de la protagoniste. Je ne sais pas. C’est dommage.

Enfin, je vais conclure sur les personnages avec quelques mentions spéciales au sujet des rôles secondaires qui ajoutent du piment à l’histoire. Car les héros ne seraient RIEN sans eux. Attention, préparez-vous!

Ah… Daniel, Daniel, Daniel… – Source: Imdb
      • Tout d’abord, j’aime chaque ré-apparition de Daniel Jackson (Michael Shanks), l’un des héros de SG-1. Il est absolument adorable  et craquant avec ses petites lunettes, et j’en pinçais pour lui à l’époque de la première série. ❤ Ce qui m’amuse c’est qu’il a beaucoup gagné en assurance malgré sa grande modestie comparée à ses pairs savants. Autant Rodney McKay est doux avec Samantha Carter, autant il reste en bisbille avec Jackson, on ignore pourquoi. Peut-être est-ce juste parce qu’il a en face de lui quelqu’un bossant certes sur des domaines différents, mais aussi intelligent que lui. Leur collaboration dans la saison 5, lorsqu’ils découvrent un laboratoire secret au cœur d’Atlantis, est absolument savoureuse. En effet, si Rodney ne cesse de rappeler à Daniel l’inutilité de son boulot par rapport au sien, c’est grâce à la méthode archéologique (le traitement des sources et des archives historiques de la cité) que ledit labo est localisé. Merci Daniel d’avoir rabattu le caquet de Rodney McKay, je t’aime encore plus pour cela.
Le petit air ahuri de Zelenka – Source: Imdb
  • Sur Atlantis, il est un autre savant de l’expédition – et qui à ce titre est certainement loin d’être une quiche – que j’aime bien. Attention: il s’agit de Radek Zelenka (David Nyckl), dont j’ai appris qu’il était assez populaire dans la communauté des fans. J’aime bien ce petit bonhomme tchèque (David Nyckl avait fait les auditions pour un scientifique russe, mais ayant mis en avant sa double nationalité tchèque et canadienne auprès des producteurs qu’il a impressionnés, le personnage devient tchèque) ni très avenant, ni très aimable, sans cesse tyrannisé par Rodney McKay qui dans la première saison ne se rappelle jamais son nom et qui dénigre la moindre de ses idées. Pourtant, ce Mister Bad News qui annonce toujours les catastrophes à venir sur Atlantis va être amené à collaborer plus d’une fois avec McKay. Et lorsqu’il s’en sort tout seul, c’est toujours avec une grande mauvaise fois que Rodney le reconnaît. C’est parfois un ressort comique de la série, jusque dans ses moments de bravoure. Mais il est vraiment attachant et les membres de l’équipe de Sheppard sont également de cette avis.
    Fait amusant: dans l’épisode Quarantaine de la saison 4, c’est lui qu’on envoie dans les conduits d’aération d’Atlantis, parce qu’il est petit, pour aller désactiver rebooter le système de la cité, où une quarantaine s’était automatiquement enclenchée suite à un bug. La scène où il surgit du conduit me provoque toujours des fous rires.
Micheal en grande conversation avec Sheppard – Source: Imdb
      • Autre personnage qui apporte du piment, l’énigmatique Michael Kennmore (Connor Trinnear): lorsqu’il apparaît dans l’épisode Traitement de choc de la saison 2, il se réveille amnésique sur Atlantis, suite à, lui dit-on, un grave traumatisme. Or on découvre vite qu’il s’agit d’un Wraith changé en humain, suite à un traitement expérimental du Docteur Beckett sur Atlantis. Son cas est intéressant car relevant clairement de l’éthique scientifique, et j’ai une certaine empathie pour lui, même s’il devient l’un des plus farouches ennemis d’Atlantis suite à cette terrible affaire. Ayant fui avec un groupe d’hybrides humain-Wraith, il laisse tomber le traitement, mais ne parvient pas à se débarrasser de certaines caractéristiques humaines: il est donc rejeté par les Wraiths et devient à la fois ennemi d’Atlantis et des Wraiths. Un protagoniste intéressant, retors et intelligent, qui introduit toujours de bons enjeux à l’histoire.
L’ami Todd avec son tatouage en forme d’étoile, le meilleur Wraith de tous les temps – Source: Imdb
  • Mon Wraith favori n’est autre que Todd (Christopher Heyendahl), du petit nom dont Sheppard l’a gratifié. On découvre avec lui une possibilité d’individualité chez les Wraiths. Il apparaît dans l’épisode Intérêts communs de la saison 3, alors que les Genii l’ont emprisonné et affamé, afin qu’il se nourrisse de Sheppard, lui aussi retenu et torturé par les Genii. Ils joignent leurs forces pour s’enfuir. Alors qu’ils doivent se défendre sous un feu croisé, Todd rend sa force vitale à Sheppard, à la grande surprise de son équipe. On retrouve par la suite Todd, qui dirige une faction Wraith dissidente, lorsqu’il bosse en collaboration avec Atlantis sur un projet que je tairai au cas où vous n’ayez pas vu la série.
Conclusion – A redécouvrir pour les fans de Stargate SG-1

Voili-voilà! J’ai été ravie de vous présenter Stargate Atlantis, une petite série que j’ai pris plaisir à découvrir, et qui a su s’arrêter à temps, avant de tourner en rond. Je me suis attachée aux différents personnages, que j’ai aimé suivre sur des mondes inconnus, et j’ai adoré faire face aux Wraiths à leurs côtés. Et par moments, je me suis bien marrée. J’imagine que certains puristes de la franchise ne seront pas de cet avis et trouveront certaines situations un peu caricaturales, comme l’interventionnisme à outrance de ce que je ne nie pas, mais je trouve que dans l’ensemble, l’univers tient la route, et nous change de sept saisons de Goa’uld et de mythes antiques et médiévaux. J’ai donc apprécié le petit vent de fraicheur qu’apportait cette équipe, et le scénario a bien su, à mon sens, trouver l’équilibre entre les protagonistes déjà présents dans SG-1 et les nouveaux, et j’aime toujours autant Stargate Atlantis que je considère comme un divertissement de bonne facture, où l’on se perd un peu moins que dans sa série grande sœur (malgré l’amour que j’ai pour cette série!).

Et vous, l’avez-vous déjà visionné? Si tel n’est pas le cas, j’espère vous avoir donné l’envie de la découvrir, ou bien de découvrir l’univers de la franchise Stargate. Je vous laisse donc sur la bande annonce de la première saison, et je vous souhaite une bonne nuit. Je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures sur le blog!

Blanche Mt.-Cl.


Titre: Stargate Atlantis
Créé par: Brad Wright, Robert C. Cooper
Années de diffusion: 2004-2009
Saisons: 5 saisons – 100 épisodes
Interprètes: Joe Flanigan, Rachel Luttrell, David Hewlett, Rainbow Sun Franks, Paul McGillion, Jason Momoa, Torri Higginson, Jewel Staite, Amanda Tapping, Robert Picardo…

Publié par

Blanche Mt.Cl.

Blogueuse, artiste autodidacte et graphiste, amoureuse de livres et de films SFFF mais pas que (de tout ce qui raconte de bonnes histoires, en général), auteure en herbe, je viens de lancer mon premier roman "Le Sang des Wolf" en auto-édition chez Librinova! N'hésitez pas à vous laisser entrainer dans mon univers!

4 réflexions au sujet de “Des nouvelles de la Galaxie voisine – Stargate Atlantis (2004-2009)”

    1. Ah rien que le film et SG-1 sont au top. Pour ma part, j’ai été surprise d’accrocher à Atlantis, alors bon… 🙂 Mais j’aime vraiment l’ambiance, les civilisations dont certaines font très diesel punk, comme les Genii et les Hoffans, je suis fan des Wraiths… et les personnages m’amusent beaucoup.

      En fait, je pense qu’après sept saisons de SG-1 et malgré mon amour pour cet univers, j’avais tellement peur que ça tourne en rond… Ce doit être pour ça que j’ai bien accueilli la chose. 🙂 En même temps, j’avoue que je suis tellement bon public… 😀

      Est-ce que tu connais la web-série « Stargate Orignins »?… Elle met en vedette la toute jeune Kathryn Langford. On voit que c’est un petit budget et le scénar’ ne s’embarrasse pas de superflu (ça rappelle un peu Indiana Jones), mais malgré les chroniques à chier, j’ai bien aimé.

      J'aime

      1. Je pense que, maintenant que je suis plus âgée et que j’ai plus de recule par rapport à SG-1, j’apprécierai plus Atlantis (dont j’ai finalement vu peu d’épisodes.
        Je ne connais pas Origins. On l’a trouve où ? J’ai soudainement envie de me faire tout Stargate 😁

        Aimé par 1 personne

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