Que la Force soit avec vous! – Lectures, films et séries de Mars-Avril 2020

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

pixlr_20200430100227581On est le 4 mai, May the 4th, alors je vous le dis… QUE LA FORCE SOIT AVEC VOUS, LES COPINAUTES! Je tiens à m’excuser tellement pour mon peu de présence sur ce blog ces derniers temps, je suis une FOUTUE LARVE A LA JABBA, et mon seul vrai plaisir consiste en des tours de jardin pour prendre des Bookstagram en extérieur. Je ne suis d’ailleurs pas peu fière de ces images qui vont illustrer l’article.

Je vous souhaite force et honneur en cette période de confinement qui, en toute franchise, n’est pas la plus simple qu’on ait connue. J’espère que vous avez pu vous évader grâce à de bons livres et à de bons films, et que l’enfermement ne grève pas vos relations avec vos proches. Pour ma part, j’ai même failli, par flemme, ne pas rédiger de bilan en pensant que mes derniers Bookstagram suffiraient amplement. Finalement, non, pour votre plus grand plaisir, je l’espère. 🙂

De mon côté, les lectures se sont faites un peu plus lentement, il y a moins de livres en quantité, mais l’attention s’est plutôt déplacée sur les visionnages de séries et de films – activité sympathique à plusieurs quand on ne peut pas sortir. Voici donc quelques idées de lecture et de visionnage pour vous tous qui suivez ce blog avec fidélité!

Quelques lectures

En ce Star Wars Day, on ne pouvait couper au sujet. Déjà en début d’année, je vous avais promis que, niveau lectures, le printemps serait galactique. J’avais tenu ma promesse en janvier et février dernier, entre BD dédiée à Star Wars – entre autres, Boba Fett, Resistance: Reborn, ou encore Maître et Apprenti. J’ai continué sur ma lancée, tant ces incursions dans la Galaxie lointaine, très lointaine, offrent une évasion bienvenue ces temps-ci. Je ne boude donc pas mon plaisir de vous présenter mes dernières lectures sur le sujet:

      • Maître et Apprenti de Claudia Gray, à qui l’on doit déjà l’excellent Liens du Sang. Dans cette novellisation, le jeune Padawan Obi-Wan Kenobi et son maître Qui-Gon Jinn sont envoyés en mission auprès de la cour royale de Pijal dont la jeune princesse est en danger, alors que leur relation est plus tendue que jamais. Comme toujours, Claudia Gray nous gratifie de personnages et d’intrigues multi-enjeux très fouillées. C’est un plaisir à suivre, d’autant plus qu’on a du mal à se figurer que le si sage Obi-Wan ait pu être un adolescent impulsif en bisbille avec son « professeur référent ». Je pense sincèrement que c’est un must pour les fans.
  • Le premier tome de la trilogie Star Wars: Riposte de Chuck Wendig nous amène peu après la bataille d’Endor, alors que la Galaxie est en pleine pacification. Les loyalistes de l’Empire démantelé se réunissent en secret sur la planète Akiva, sous la houlette de l’Amirale Rae Sloane. Le pilote de l’Alliance Rebelle Wedge Antilles est fait prisonnier avant de pouvoir signaler leur présence mais son message est capté par Norra Wexley qui rentre justement retrouver son fils sur Akiva. La voici repartie au combat, avec un ado hostile qui lui en veut de l’avoir abandonné pour la Rébellion, une chasseuse de primes et un ex-Impérial pour démêler ce qui se trame et alerter la Nouvelle République.
    Si l’intrigue met du temps à démarrer à cause d’une contextualisation très poussée et de nombreux apartés qui cassent un peu le rythme, la seconde moitié du livre est absolument passionnante. Les personnages sont fouillés et très humains, et c’est avec un grand plaisir que je vais découvrir le second tome de Riposte.

      • La novellisation Star Wars IX – The Rise of Skywalker de Rae Carson, pour laquelle je vous dirai, une fois n’est pas coutume… Passez votre putain de chemin. J’ai beau savoir que les ouvrages de la franchise sont des livres de commande, c’est plus que visible avec celui-ci: je ne sais pas si c’est le style habituel de l’autrice, mais j’ai trouvé qu’elle écrivait comme un pied, dans un style sec dénué de la moindre émotion, alors que la novellisation du précédent opus m’avait réconciliée avec le film et rendu certains personnages, même la très fade Rey, plus attachant. Pire, aucune réelle explication, juste des miettes jetées çà et là quant aux raccourcis scénaristiques du film, avec le fameux « baiser de gratitude » de l’héroïne forte (ah ouais, c’est vrai l’héroïne forte n’a pas le droit de tomber amoureuse, et pour finir Rey a encore plus l’air d’une pisse-froid que dans le film), la mort de Ben bazardée comme un colis encombrant, avec des histoires qui ne sortent de nulle-part comme ces pages tartinées sur Zorrii alors qu’on aurait surtout voulu savoir d’où Ben Solo tenait cette histoire de Dyade.
        Bref, je me suis ennuyée ferme et j’ai failli ne même pas lire le dernier chapitre. Mais ça ne fait qu’enterrer un peu plus la dernière Trilogie, en tuant la seule romance (putain, Star Wars c’est romantique que diable!) logique de l’histoire, et en disant au passage un gros MERDE aux fans, comme pour se venger que le public ait préféré Ben à Rey. C’est donc à l’image de la production des derniers films, un bordel sans nom, et un gros potentiel gâché, à tel point que j’appréhende la sortie du film en DVD et que j’espère que Lukas Film se trouvera une directrice qui connait un peu mieux son sujet que Kathleen Kennedy, et des scénaristes et réals plus créatifs dans les années à venir.

Même si j’ai assez peu lu, il m’a fallu me sortir un peu Star Wars de la tête après cette PURGE (je ne vois pas d’autre mot pour désigner cette perte de temps), et j’ai lu des choses pour le moins opposées à cet univers:

  • Remède de Cheval de M.C. Beaton, seconde aventure d’Agatha Raisin dans son trou paumé de Carsely. Notre jeune retraitée des RP, sort dîner avec le nouveau vétérinaire du coin, un BG qui se révèle être un gros connard. Mais celui-ci est retrouvé mort le lendemain, empoisonné par un sédatif pour chevaux. Y voyant une mort suspecte plutôt qu’un simple accident, Agatha se voit soutenue, contre toute attente, par James Lacey, son voisin pour qui elle en pince. Ils vont bien vite découvrir que bien des femmes des environs avaient des raisons d’en vouloir au toubib.
    Une intrigue sympathique, peut-être plus que le premier tome, mais je vous avoue que ce n’est définitivement pas ma littérature de prédilection et que du temps se passera avant que j’en relise. Ceci dit, ça se laisse déguster avec plaisir, accompagné d’un bon thé. De préférence dans une tasse en porcelaine pour se la jouer mémé de Carsely.

      • Surprise plus agréable que prévue, ma découverte des deux ouvrages de Lauren Weisberger, Le Diable s’habille en Prada et sa suite, Vengeance en Prada. Ma première incursion dans la chick-lit, s’il vous plaît, moi qui m’étais juré que je n’en lirais JAMAIS. Les pages ont tourné très, très vite et surtout, je me suis bien marrée. On y suit Andrea dite Andy, qui après la fac, intègre l’équipe du magazine Runway, en tant qu’assistante junior de la rédactrice en chef et icône de la mode Miranda Priestly. Celle-ci s’avère être un véritable tyran, et Andy, qui espère qu’un an passé auprès d’elle lui permettra de trouver plus rapidement un job intéressant, dans un domaine qui l’intéresse plus que la mode. Si son point de vue sur ce monde si particulier m’a bien amusée, je l’ai parfois trouvée un peu méprisante envers ses collègues certes particuliers, mais contrairement à elle passionnés par ce qu’ils font. En revanche, contrairement au film, Miranda Priestly n’a pas une once d’humanité dans son attitude: tout, absolument tout lui est dû, et la vie d’Andy, ses relations avec ses proches volent en éclats suite aux sollicitations incessantes de cette patronne sans égard pour les autres.
        Dans la suite qui se passe dix ans après, Miranda ressurgit dans la vie d’Andy alors que celle-ci s’y attend le moins: fraichement mariée à un riche héritier des médias, co-fondatrice avec Emily, ancienne assistante de Miranda devenue son amie, et rédactrice en chef d’une revue sur le mariage, Andy apprend que son affaire intéresse beaucoup Ellias-Clark, le groupe de presse qui publie Runway. Les commentaires sur Internet sont assez virulents quant à Vengeance en Prada, et il est clair que l’autrice a surfé sur le succès de l’adaptation du premier, et c’est un cran en dessous, mais après il faut arrêter de voir dans Le Diable s’habille en Prada un truc intello parce qu’on y critique un certain milieu. C’est aussi du divertissement et c’est poussé encore plus loin dans la suite: en effet, on est presque dans Sex and the City, sans le sexe, tant tout est glam’ et opulent dans le milieu où évolue Andy. Ceci dit, la lecture passe agréablement le temps, ne serait-ce que pour suivre Andy, qui a toujours des goûts simples, dans les étapes de sa vie de femme et dans ses questionnements quant à sa vie personnelle et professionnelle. De quoi s’amuser pendant le confinement.
Séries à la pelle

J’ai profité des nombreux moments en famille pour visionner ou revisionner quelques séries sympas. Rien de glauque en cette période un peu difficile, rien de triste car on a tous la larme un peu facile ces temps-ci 😉 et parce que ça fait du bien de s’évader et de rire un peu:

      • J’ai commencé par faire bingewatcher et découvrir à mes parents les neuf saisons de How I met your mother. Je n’avais jamais eu la chance de voir tous les épisodes dans le bon ordre lors de leur diffusion à la télé, et j’ai passé un moment sympa avec cette bonne bande de branques. Vous connaissez tous le principe: dans le futur, Ted Mosby (Josh Radnor) raconte à ses enfants comment il a rencontré leur mère, mais cela avec moult détour impliquant les aventures humoristiques, sexuelles et sentimentales de ses amis proches. Il y a Lily (Alyson Hannigan) et Marshall (Jason Segel) qu’il connaît depuis l’université et qui sortent ensemble depuis cette époque, Barney (Patrick Neill Harris) un obsédé qui élabore des histoires et des plans pas possibles pour choper des minettes de préférence jeunes et bêtes, et Robin (Cobie Smulders), journaliste et nouvelle venue du Canada quelque peu excentrique. Humour et même parfois émotion sont au rendez-vous tant il est clair que ces potes tiennent les uns aux autres.
        J’avoue avoir tout de même une nette préférence pour Barney. Alors oui, c’est un putain de connard avec les meufs et il a un sacré problème, mais c’est un protagoniste extraordinaire. Lorsqu’il est amoureux – ce qui arrive trois fois dans la série – il se met en quatre, et il faut bien admettre qu’il a de la ressource et beaucoup de talent dans tout ce qu’il entreprend. C’est simple, ce mec sait TOUT faire. C’est dingue, ça forcerait presque l’admiration. D’ailleurs je trouve que c’est lui qui met le plus d’ambiance dans cette histoire. Et contre toute attente, c’est même celui qui m’a le plus touchée à la fin.
  • Je me suis fait un petit plaisir avec la mini-série Orgueil et Préjugés, celle de 1995 avec Colin Firth et Jennifer Ehle, deux interprètes au poil pour Monsieur Darcy et la pétillante Elizabeth Bennett. L’esthétique est très classique et les images ont un peu vieilli, mais ça reste super sympa à regarder. C’est savoureux et la galerie de personnages est un véritable régal.
      • Un revisionnage en règle de Nick Cutter et les Portes du Temps s’est imposé. J’ai chroniqué cette série il y a un bon moment déjà. Il s’agit d’une série fantastique britannique où des fractures dans l’espace temps appelées « anomalies » s’ouvrent régulièrement et laissent passer des créatures d’une autre époque, souvent de la préhistoire. Une équipe sous la direction du professeur Nick Cutter (Douglas Henshall), paléontologue, est chargée de traquer ces créatures et de les ramener à leur époque. Je ne vous donne pas les tenants et aboutissants car il y a ma vieille chronique pour ça, mais peu à peu la trame se complexifie pour créer des liens avec un futur lointain. Les personnages évoluent et l’équipe change dans cette série divertissante où l’on ne s’ennuie jamais, et où parfois l’on rit franchement.
  • En ce moment, je suis en train de re-regarder Stargate Atlantis, spin-off de sa célèbre grande sœur Stargate: SG-1. En parallèle de l’action de celle-ci, une équipe dirigée par le Docteur Elisabeth Weir (Torri Higginson), diplomate, et par le Major John Sheppard (Joe Flannigan), est envoyée vers la cité d’Atlantis, dans une galaxie voisine, à travers la fameuse Porte des Etoiles. J’étais fan du film Stargate, j’étais fan de Stargate: SG-1 et j’adore Stargate Atlantis. Tout d’abord on retrouve les éléments qui font l’agrément du film et de la première série – action, aventure, dépaysement avec un peu de SF… et en plus, les personnages sont assez sympathiques et offrent une galerie haute en couleurs.
    Mention spéciale à Ronon Dex, incarné par Jason Momoa, qui pour la première fois de ma vie, alors que j’étais une jeunette découvrant Stargate Atlantis sur Série Club, m’a fait penser: « Wouah, c’morceau! » 🙂
Cinéma, cinéma…

On peut dire que je me suis fait une sévère cure de films ces temps-ci, toutes catégories confondues. Soyez prêts à de la surprise parce que certains valent leur pesant de cacahuètes! Tout d’abord, vous pourrez voir une chronique d’il y a un mois dédiée à L’Anglais qui gravit une colline mais descendit une montagne, un petit feel good dépaysant au Pays de Galles du temps de la Première Guerre mondiale, quand un village entier se mobilise pour une question d’honneur et montre une foi à déplacer des montagnes. Au sens littéral, et je vous laisse lire ma chronique pour vous donner l’envie de le découvrir.

Dans la catégorie grosse machine hollywoodienne, j’ai regardé ceci:

      • Aquaman (James Wan, 2018), un soir où je me faisais chier grave. Je m’attendais à une bonne daube, et c’est en fait un mix de daube et de vraiment sympa. Malgré une CGI trop présente, les décors sous-marins et la musique m’ont réellement enchantée. Ce n’était certes pas inoubliable, mais j’ai vraiment passé un bon moment. En plus, je me suis bien rincé l’œil sur Jason Momoa… 😉
  • Men in Black International (Gary Gray, 2019) a été une assez bonne surprise et je ne m’attendais pas à ça. Entre un agent H bellâtre un peu con (Chris Hemworth, miam miam…), et une jeune recrue (Tessa Thompson) très impliquée, on part à la recherche d’une taupe au sein des Men in Black, à Londres… C’était distrayant et très dépaysant, un peu entre la SF et le film d’agent secret.
      • Séduis-moi si tu peux! (Jonathan Levine, 2019) a été une vraie bouffée de rire, plus que ce que j’en attendais. On y découvre un journaliste amateur de sujets polémiques qui après avoir perdu son job, se retrouve à travailler pour celle qui fut sa baby-sitter quand il était un pré-ado boutonneux complètement amoureux d’elle… Et cette femme n’est autre que la Ministre des Affaires étrangères américaine, pour qui il doit écrire des discours pour sa tournée mondiale, en vue de sa présentation aux présidentielles. La suivant dans divers pays, il découvre le quotidien de cette femme de pouvoir dans une histoire d’amour peu conventionnelle. C’était moderne, parfois un peu cru, mais aussi assez touchant.

Par ailleurs, j’ai beaucoup apprécié, ces derniers temps, de découvrir et redécouvrir tout plein de vieux films:

      • L’Adorable voisine (Richard Quine, 1958), raconte l’histoire d’une jeune sorcière de New York, Gillian (Kim Novak), qui tombe amoureuse de son voisin Shepperd (James Stewart), un éditeur qui vit dans le même immeuble qu’elle. Elle décide de l’envoûter alors qu’il est sur le point de se marier… Toute la question est de savoir si elle se satisfera de cette situation ou si elle voudra un amour sincère qui n’a rien à voir avec un sort. Ce film peu connu n’est pas dénué de charme, dont l’esthétique préfigure déjà les années 1960, avec sa sorcière moderne et bohème, un brin romantique. Les amateurs de classiques seront également heureux de retrouver Elsa Lanchester, qui a incarné la fiancée de Frankenstein plus de vingt ans auparavant, dans le rôle de Queenie, la tante excentrique de Gillian.
  • Sept ans de réflexion (Billy Wilder, 1955) faisait partie de ces classique qu’en tant qu’admiratrice de Marilyn Monroe, je souhaitais voir. Pas de bol car à chaque fois que j’ai commencé à le regarder, je me suis endormie. Cette fois-ci j’ai tenu jusqu’au bout pour ce film où un homme marié vivant à New York, Richard Sherman (Tom Ewell), qui a envoyé femme et enfant à la campagne pour l’été, et qui est tenté de tromper son épouse avec la jeune femme (Marilyn Monroe) qui sous-loue l’appartement du dessus pendant les vacances. Un petit jeu de flirt commence bientôt entre Sherman et sa jolie voisine, mais aimant sincèrement sa femme, il ne sautera jamais le pas avec elle.
      • La Folle Ingénue (Ernst Lubitsch, 1946) nous emmène dans le Londres des années 1930, juste avant la guerre. La jeune Cluny Brown (Jennifer Jones), nièce de plombier et passionnée de tuyauterie, répare un évier chez un client et y rencontre Adam Bellinski (Charles Boyer), écrivain tchèque ayant fui le nazisme mais surtout pique-assiette de génie qui parvient à se faire héberger par une famille d’aristocrate, les Carmel. C’est justement chez ces gens que la jeune Cluny est placée par son oncle, qui ne supporte pas qu’une jeune fille souhaite s’adonner à la plomberie. Elle y retrouve donc Bellinski, qui devient son confident et le seul à l’apprécier pour qui elle est vraiment. Je serais incapable de vous dire si j’ai aimé ou non tant l’ambiance de ce film est étrange… ceci dit, ça mérite le coup d’œil.
  • Sabrina (Billy Wilder, 1954) est un grand classique avec Audrey Hepburn, William Holden et Humphrey Bogart. La jeune Sabrina, fille du chauffeur des richissimes Larabee, et amoureuse depuis la plus tendre enfance de leur fils cadet, David, playboy impénitent et oisif. Son père l’envoie à Paris pour apprendre la cuisine et oublier David, mais lorsque celle-ci revient, sûre d’elle et métamorphosée, sur le domaine des Larabee à Long Island, toujours fascinée par David, celui-ci tombe sous son charme. Mais il est déjà fiancé à la fille d’un magnat du plastique dont le partenariat avec la firme des Larabee serait très profitable aux affaires de la famille… Aussi son frère aîné, Linus, décide de mettre fin à l’idylle et s’ingénie à distraire Sabrina, mais il ne tarde pas à s’en vouloir car il est très réceptif au charme de la jeune femme.
    C’est un bijou de charme, avec le couple vedette Hepburn/Bogart, elle ravissante, élégante et droite, et lui si pince-sans-rire et blasé, mais finalement moins nombriliste que son jeune frère. Quelques scènes sont très amusantes, comme lorsque David s’assoit sur les verres qu’il planque dans sa poche arrière pour son entrevue secrète avec Sabrina, ou Linus ouvrant son dressing pour y trouver son vieux père fumant le cigare en cachette. Un régal.

      • Sabrina (Sidney Pollack, 1995) est le remake du film précédent. Il est un peu différent car se passant dans les années 1990, mais ses interprètes, Julie Ormond, Greg Kinnear et Harrison Ford, sont au top. D’autant qu’Harrison est resté fort longtemps l’un de mes crush, et il est absolument génial dans le rôle de Linus Larabee, « l’homme qui a fait don de son cœur de son vivant ». Sans avoir le charme suranné de l’original, il est très sympa à voir. La part belle est faite à la mère Larabee, vraie taulière de la maison, et à la secrétaire de Linus qui n’hésite pas à rire des manies de son patron. Ces deux femmes sont des personnages absolument tordants.
        Quant à Sabrina, elle est partie à Paris non pas pour apprendre la cuisine, mais pour travailler dans un magazine de mode, et son père, Fairchild, est un homme cultivé qui grâce à ses oreilles qui trainent auprès des Larabee, a fait des placements judicieux. Le film en lui-même est considéré comme oubliable, mais pour ma part, je l’aime beaucoup. Ne serait-ce que pour ses acteurs et son ambiance toute douce.
  • Fleur de cactus (Gene Saks, 1969) a été ma bonne découverte de ces dernières semaines. Vraiment, je vous le recommande! D’un ton un peu plus libre que les autres comédies romantiques classiques des années 1950, il suit un dentiste, Julian Wilson (Walter Matthau) quadra/quinqua, célibataire endurci avec une petite amie de vingt-et-un ans, Toni Simmons (Goldie Hawn), à qui il a fait croire qu’il était déjà marié pour ne pas qu’elle s’attende à une histoire sérieuse. Or un soir où il annule leur rendez-vous, la jeune femme tente de se suicider en ouvrant le gaz chez elle. Elle est sauvée in extremis par son voisin Igor (Rick Lenz), mais Julian reçoit quand même sa lettre de suicide. Réalisant à quel point il tient à elle, celui-ci décide de la demander en mariage, expliquant qu’il va divorcer de sa femme qui n’existe pas… Le hic, c’est que Toni demande à rencontrer son épouse, pour être certaine qu’elle ne voit pas d’inconvénient à la séparation. Acculé, Jullian demande à son assistante, Stéphanie Dickinson (Ingrid Bergman), employée dévouée et « vieille fille » qui en pince pour lui depuis des années, de jouer le rôle de sa femme dans les entrevues. Manque de pot, Toni se met à apprécier et admirer celle-ci…
    C’est un REGAL, vraiment. Les acteurs sont tous chouettes: Walter Matthau (je vous recommande avec lui l’hilarant Drôle de couple, sorti en 1967, ou il accueille chez lui son pote largué par sa femme) est impeccable en vieux célibataire amateur de fiesta qui fait la connaissance d’une femme qu’il n’aurait jamais pensé aimer, Goldie Hawn délicieuse et pétillante dans son tout premier rôle, et Ingrid Bergman, superbe en femme mûre qui expérimente une seconde jeunesse. Ils sont fantastiques et rien que pour eux, je vous conseille vivement ce très joli vaudeville plein d’énergie et de peps, qui prouve que l’amour n’a pas d’âge.
Des nouvelles de l’écriture

Un peu de news dans ce domaine. Au vu de la situation économique en berne, je suis finalement bien contente de ne pas être encore une autrice publiée car le moment n’est pas génial. Déjà que le statut des auteurs et illustrateurs en France est bien merdique comparé aux autres pays… Ma foi, je ne vais pas me précipiter et je verrai un peu plus tard pour ça. En attendant, j’aurai toujours l’auto-édition, quand bien même je songe à une solution moins onéreuse que Librinova si je dois à nouveau en passer par là. C’est pour cela que je vous l’annonce, si vous ne l’avez pas encore lu sur Instagram, dès fin mai, je laisse tomber la version papier su Sang des Wolf, et seul l’ebook sera disponible en attendant une autre solution – d’ailleurs, si certains d’entre vous connaissez une autre plateforme d’auto-édition sympa, un peu moins onéreuse que Librinova, n’hésitez pas à m’en parler en commentaire. Donc si vous avez envie du livre dans votre bibliothèque, vous avez encore trois semaines pour le commander, alors n’hésitez pas!

Conclusion – On y croit!

Les copinautes, comme vous le voyez, niveau lecture, ce fut assez mince. 🙂 Par contre si vous cherchez de quoi regarder, il y a de quoi faire! 🙂 Pareil, si Le Sang des Wolf vous tente toujours en version papier, n’hésitez plus, maintenant que le courrier marche à nouveau. Je vous tiendrai plus tard au courant des avancées de mes écrits car je n’ai pas trop le cœur à ça ces temps-ci quand je pense à l’avenir post-confinement. Espérons que le prochain bilan sera plus fun!

En attendant, je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures, et que la Force soit avec vous, les enfants!

Blanche Mt.-Cl.

Publié par

Blanche Mt.Cl.

Blogueuse, artiste autodidacte et graphiste, amoureuse de livres et de films SFFF mais pas que (de tout ce qui raconte de bonnes histoires, en général), auteure en herbe, je viens de lancer mon premier roman "Le Sang des Wolf" en auto-édition chez Librinova! N'hésitez pas à vous laisser entrainer dans mon univers!

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