Du Vintage dans le Vintage – La Petite Boutique des horreurs (Frank Oz, 1986)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Source: Imdb

Tout d’abord, à celles et ceux d’entre vous qui auriez manqué mon « Blogaversaire » ce week-end, je vous souhaite une Excellente et Belle Année 2020, et je vous remercie de suivre ce blog qui me tient à cœur depuis déjà cinq ans. Je souhaite que les bons moments y soient encore légion, le temps qu’il durera et même si je dois y changer des choses dans les mois qui viennent.

J’ai annoncé quelques chroniques films et séries (d’autant plus que j’ai visionné deux fois le dernier Star Wars, et que depuis sa sortie, plusieurs d’entre vous m’ont tannée pour avoir mon avis que je réserve à la chronique), et il se trouve qu’un petit film surprise fort amusant s’est glissé dans mon emploi du temps ces jours derniers. Comme mes prochaines chroniques me prennent méchamment la tête, j’ai donc décidé de vous présenter ma toute dernière découverte, à savoir: La Petite Boutique des horreurs, une comédie musicale fantastique de Frank Oz, sorti en 1986. Poussez la porte de cette petite échoppe à vos risques et périls…

Amours et plante carnivore

Dans l’un des quartiers les plus miteux de New York, dans les années 1960, la boutique de fleurs de Monsieur Mushnik (Vincent Gardenia) va très mal: il n’a plus un seul client et s’apprête à mettre la clé sous la porte. Il emploie Seymour Kelborn (Rik Moranis), un binoclard timide, secrètement amoureux de sa collègue Audrey (Ellen Green), une jeune femme battue par son petit ami blouson noir Orin Scrivello (Steve Martin). Les deux jeunes gens ne rêvent que d’une vie meilleure, loin de ce quartier glauque, ce que leurs situations respectives ne permettent pas.

Alors que tout semble perdu pour la boutique, Seymour a l’idée de mettre en vitrine un mystérieuse plante carnivore exotique, qu’il a trouvée par hasard le jour d’une éclipse. Une plante qu’il a baptisée Audrey II (voix de Levi Stubbs), en hommage à la jeune femme qu’il aime. Or si la présence de la plante relance le commerce de Mushnik, la plante est de plus en plus difficile à nourrir, réclamant des proies toujours plus grosse…

Seymour aux prises avec sa plante capricieuse… – Source: Imdb
Ambiance dans ce centre-ville pauvre où les jeunettes désoeuvrées chantent avec une énergie débordante la monotonie des lieux – Source: Imdb
Une adaptation musicale haute en couleurs

Attention, attention, mesdames et messieurs amateurs de kitsch, ce film est fait POUR VOUS. Imaginez le cocktail: film des années 1980 qui se passe dans les années 1960, donc une esthétique années 1960 exacerbée avec les couleurs flashy des années 1980, Audrey II, un monstre marionnette en carton-pâte signé Lyle Conway, des personnages déjantés et des numéros musicaux tonitruants… et vous avez La Petite Boutique des horreurs! Pour la petite histoire, j’ai eu ce film dans un coffret de comédies musicales que l’on m’a offert pour Noël 2018. Bien que l’époque de production et le casting m’aient bien alléchée, je ne l’ai visionné que récemment. Et je dois avouer que, même s’il n’est pas un film qui me marquera durablement, que c’est un super moment à passer, en soirée, seul ou en bonne compagnie avec le saladier de pop-corn ou de M&M’s à portée de main. C’est léger, drôle, un peu cliché, sucré comme un bonbon bien chimique et ç’a le mérite de ne pas péter plus haut que son cul. Bref, j’ai passé un excellent moment avec ces interprètes, j’y ai retrouvé avec plaisir des acteurs emblématiques de la période comme Rik Moranis (vous savez, le papa des enfants dans Chérie, j’ai rétréci les gosses) en fleuriste maladroit et timide, Steve Martin en parfait enfoiré de blouson noir odieux avec sa copine qui a choisi de faire dentiste pour faire de son sadisme un gagne-pain, ou encore John Candy (inimitable Oncle Buck!) en présentateur de radio déjanté.

Ambiance dans le quartier que Seymour rêve de quitter… – Source: Imdb
L’odieux Orin oeuvrant dans son cabinet – Source: Imdb

À l’origine, avec La Petite Boutique des horreurs, Frank Oz adapte un succès musical de Broadway tiré du film éponyme de 1960, que je n’ai jamais vu. Après divers réalisateurs envisagés par le producteur de la comédie musicale (dont Scorcese qui voulait le faire en 3D, s’il vous plait!), c’est Frank Oz qui est retenu, car son script reste proche de l’histoire, quand bien même la fin devient un happy ending. Petite anecdote: Cindy Lauper était le premier choix pour le rôle de la douce et gentille Audrey. Le tournage a lieu au studio Pinewood, en Angleterre, l’aspect artificiel des décors et des lumières appuyant encore le côté fantastique de l’histoire.

Le fait est que si le visuel a vieilli, quand on connaît et apprécie le cinéma made in eighties, le charme opère immanquablement, et l’on se laisse facilement porter par cette ambiance rétro aux plans biscornus et par cette musique énergique inspirée des années 1960. La romance toute douce entre Seymour et Audrey a beau être gentiment cliché, elle est assez mignonne pour tenir la route, avec ces deux tourtereaux qui n’osent pas se déclarer leur flamme, parce que l’un ne se sent pas assez bien pour elle, et parce que l’autre a peur des cocards filés par son copain « officiel », une vraie raclure de chiottes. Avec l’humour noir que l’on me connaît, je ne pouvais qu’adhérer à certaines scènes horrifiquement drôles, d’autant moins anxiogènes que le style travaillé et artificiel, très théâtral, les dédramatise quelque peu. Si je n’aime pas – mais alors pas DU TOUT – voir Orin frapper sa copine Audrey, je me marre comme une baleine lorsqu’il chante sa joie de martyriser ses patients sur le siège du dentiste, juste après que Monsieur Mushnik ne demande à Audrey quelle profession peut exercer son « blouson noir » de copain, je souris en voyant Audrey rêver à sa vie idéale façon American way of life dans un petit pavillon de banlieue avec Seymour, chien, enfants et réunions Tupperware, le tout mis en scène avec moultes couleurs de confiserie, et je ris vraiment lorsque la maléfique plante Audrey II devenue énorme après que Seymour l’ait nourri d’une goutte de son sang, chante « Feed Me » en lui réclamant encore du sang humain et tente de le convaincre que l’affreux copain d’Audrey ferait un repas idéal… Bref, c’est jubilatoire!

Orin ne songe pas un instant qu’Audrey puisse lui préférer un garçon certes effacé, mais attentionné comme Seymour… – Source: Imdb
Monsieur Mushnik est inquiet après avoir surpris Seymour faire des choses bizarres dans une arrière-cour pour nourrir sa plante… – Source: Imdb
Conclusion – A voir pour le plaisir!

Voili-voilà! Vous ne vous y attendiez peut-être pas, mais j’ai daigné vous faire une petite chronique film. Autant parce que j’ai passé un excellent moment avec La Petite Boutique des horreurs que parce qu’après vous avoir fait saliver avec moultes choses qui arrivent (allez, encore un petit coup par pur sadisme, héhé: The Boys, The Mandalorian, Star Wars IX – L’Ascension de Skywalker – pensez au mojo si inimitable de « Kylo Ben », L’Homme qui tua Don Quichotte), je me devais de vous donner quelque chose à vous mettre sous la dent en attendant ces joyeusetés! Et puis je ne vais pas déroger à la tradition de faire de janvier un mois riche en nouvelles choses sur Les Mondes de Blanche! 😉 Fait amusant, La Petite Boutique des horreurs a reçu un accueil plutôt chaleureux à sa sortie, et le film a reçu de nombreuses nominations pour ses effets visuels et sa musique… alors qu’en fait, aujourd’hui, on en entend très peu parler!

J’espère en tout cas vous avoir fait passer un bon moment avec cet article, et donné l’envie de passer un autre bon moment avec le film, si vous souhaitez vous faire votre propre opinion! Je vous laisse avec la bande annonce et cette musique qui vous restera dans la tête pour le reste de la journée. Je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures livresques, filmesques et « téléesques »! Je reviens très vite avec un peu de Force galactique!

Blanche Mt.-Cl.


Titre: La Petite Boutique des horreurs
Année de production: 1986
Réalisation: Frank Oz
Origine: États-Unis
Durée: 1h34
Distribution: Vincent Gardenia, Rik Moranis, Steve Martin, Ellen Green, John Candy, Levi Stubbs…

Publié par

Blanche Mt.Cl.

Blogueuse, artiste autodidacte et graphiste, amoureuse de livres et de films SFFF mais pas que (de tout ce qui raconte de bonnes histoires, en général), auteure en herbe, je viens de lancer mon premier roman "Le Sang des Wolf" en auto-édition chez Librinova! N'hésitez pas à vous laisser entrainer dans mon univers!

3 réflexions au sujet de “Du Vintage dans le Vintage – La Petite Boutique des horreurs (Frank Oz, 1986)”

  1. Comme Alberte, j’adore ce film (mais, contrairement à elle, j’aime beaucoup les comédies musicales anglo-saxonnes) et ça me fait super plaisir d’en entendre parler sur un blog ! J’ai vu le film dont la comédie musicale est tirée, mais je dois dire qu’à part la présence d’un jeune Jack Nicholson, il m’a beaucoup moins marqué que son remake musical.

    Aimé par 1 personne

  2. Un de mes incontournables kitsch. Ce film est une perle, et pourtant j’aime pas trop les comédies musicales hihi
    Ravie de voir que tu as aimé aussi! Hate de voir de quels autres fklms/séries tu vas nous parler prochainement 😀

    Très belle année à toi Blanche 🙂

    Aimé par 2 personnes

Vos réflexions sont les bienvenues...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.