Fin d’année livresque et filmesque – Bilan Novembre-Décembre 2019

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Comme l’an dernier, j’ai décidé de vous faire le bilan des deux mois un peu avant Noël, histoire que tout soit dit avant les Fêtes, et pour ne pas « plomber » mon futur unboxing et le VRAI bilan de l’année qui se fera lors de mon « bloggaversaire » – c’est que Les Mondes de Blanche vont avoir cinq ans en janvier!

Mais en attendant tout ça, je vous propose de revenir sur les deux derniers mois qui viennent de s’écouler… et qui n’ont pas été de tout repos, et vous en découvrirez les raisons folkloriques en fin de bilan! Calez-vous confortablement avec un thé et envolez-vous pour mes dernières aventures livresques, filmesques et autres!

Lecture en berne

Et oui, mes bien chers copinautes, depuis octobre, et malgré tous mes efforts pour tenir ma thématique de l’Autumn Of Antique, dont je ne vous reparle pas, car à part le livre sur les femmes en Égypte, ça n’a intéressé presque personne, j’ai été beaucoup trop préoccupée pour me concentrer sur la lecture! C’est la catastrophe à ce niveau, mais vous comprendrez pourquoi cela ne fait que quelques jours que j’arrive un peu plus à me poser avec un livre. Je pense vous reparler de tout ça en 2020 dans une vidéo dédiée sur Instagram.

Malgré tout, j’ai lu quelques romans, dont:

      • Les Chevaux du Fleuve, L’Oasis et La Route d’Horus, qui forment la trilogie historique Seigneurs des Deux Terres, signée Pauline Gedge. Je l’avais déjà lue quand j’étais adolescente, lorsque les romans de Christian Jacq ont fini par me gonfler tant je les trouvais niais, et que je me suis tournée vers Pauline Gedge, auteure canadienne qui a elle aussi fait de l’Égypte ancienne son « fond de commerce ». Parmi quelques uns de ses très bons ouvrages, j’ai un réel engouement pour Seigneurs des Deux Terres, qui relate la lutte de la famille thébaine des Tâa, après plusieurs vexations, contre les souverains étrangers régnant sur l’Égypte. Fait historique amusant: c’est la famille dont est issue la glorieuse XVIIIe dynastie – vous savez, avec les Amenhotep, les Thoutmosis, Hatshepsout… Et franchement même après plus de quinze ans et mes goûts qui ont évolué, j’ai vraiment aimé redécouvrir cette lecture que je conseille à tous les fans d’Égypte antique, dans le cadre de l’Autumn of Antique. Je vous renvoie à la chronique dédiée que j’ai pris beaucoup de plaisir à rédiger.
      • Autre roman, pas dans la SFFF non-plus: Le Fleuve sacré de Shûsakû Endô. À ne pas lire quand vous êtes neurasthénique car ce n’est pas joyeux quand même, mais j’aime beaucoup le style de narration très sobre de Shûsakû Endô, dont j’ai adoré Silence (allez lire ma chronique livre/film avant que je vous y envoie à coup de pied au cul!), ainsi que le recueil de nouvelles Le dernier souper. C’est d’ailleurs plus l’auteur que le titre qui m’a tapé dan l’œil car je n’ai pas d’attirance particulière pour l’Inde ou pour les trips baba cool pour Occidentaux en mal de spiritualité autour du Gange et de l’hindouisme. Le récit suit le parcours d’Isobe, dont la femme meurt d’un cancer et lui demande de la retrouver dans leur prochaine vie, de Mitsuko, une jeune femme qui se sait incapable d’aimer autrui et se livre à des jeux cruels avec les autres, de Numada, auteur pour enfant plus attaché aux animaux qu’aux gens, et de Kiguchi, vétéran de la Seconde Guerre mondiale traumatisé par la retraite en Birmanie et les horreurs qu’il y a vues. Ces quatre protagonistes participent pour différentes raisons à un voyage organisé en Inde et se retrouvent sur les rives du Gange. Ils sont tous en quête de quelque chose, parfois juste d’un acte simple qui fait sens pour eux.
        Ils s’interrogent sur leurs vies, et surtout sur leurs relations avec leurs semblables: Isobe et Numada sur leurs mariages plus teintés d’habitude que d’affection, Numada sur les facilités de communication qu’il a avec les animaux, Kiguchi se rappelle ses frères d’armes et les « ennemis » indiens et anglais avec qui il veut faire la paix… Mais le personnage qui m’a le plus intéressée est sans doute Mitsuko, une jeune femme intelligente et indépendante, mais qui a toujours pris plaisir à mépriser et à jouer avec ceux qu’elle considérait comme médiocres – un fantôme la hante parmi eux, celui d’Otsu, un étudiant catholique qu’elle a humilié par le passé. Elle est intéressante du fait que sa cruauté lui vient d’un tempérament passionné qu’elle doit refouler dans une société tristement conformiste. Diplômée en littérature française, elle se compare sans arrête à Thérèse Desqueyroux (je n’ai jamais lu le roman éponyme mais je pourrais m’y pencher), et part en Inde à la quête d’elle-même et d’un lien qui pourrait se faire entre elle et les autres. On y retrouve divers thèmes chers à Endô, déjà abordés dans Le dernier souper (on croise d’ailleurs deux protagonistes de cette nouvelle dans Le Fleuve sacré!): la maladie et le milieu hospitalier, une réflexion sur les diverses formes de l’amour, sur les manifestations du divin et la spiritualité, mais aussi sur l’identité et la société japonaises. J’étais trop préoccupée pour en rédiger une chronique complète car ce roman est d’une grande richesse malgré « seulement » 330 pages, et quand bien même ce n’est pas une sorte de littérature que je « consomme » beaucoup, encore une fois je ne peux que m’attacher aux personnages d’Endô, pleins d’humanité, en quêtes d’eux-mêmes dans un pays étranger.

Je me suis également adonnée à quelques lectures de BDs, car j’en avais de bien sympas sous le coude:

      • Panthéon – La véritable histoire des divinités égyptiennes d’Hamish Steele, offerte par mon frère pour mon dernier anniversaire. Avec ses dessins colorés et stylisés, ses scènes sanglantes, et surtout avec une bonne dose d’humour potache, l’auteur met en scène divers mythes égyptiens: la création du monde, la rivalité entre Osiris et son frère Seth (un dieu pour lequel j’ai toujours eu une certaine affection… 😏), l’assassinat d’Osiris et la recherche de son corps par Isis, la conception d’Horus et la conquête du trône d’Égypte par celui-ci… Et s’il est une chose à retenir, c’est que ces dieux et déesses sont de « sales cons », bourrés de défauts et rois des coups fourrés, tour à tour naïfs et arrogants, mais finalement, chacun avec ses attributions, gardien d’un équilibre cosmique au sein du Panthéon égyptien.
        À grands renforts de bagarres, de scènes graveleuses ou sanglantes, où l’on s’arrache gaiement l’œil ou les roubignoles, souvent hilarantes, ponctuées de « Seth, sale con! », Steele livre un tableau fort drôle de cette mythologie particulière où les dieux n’ont rien à envier aux humains en termes d’imperfection. Quelques répliques font mouche quand on ne s’y attend pas et provoquent de réels éclats de rire (Isis criant à son fils Horus « Pète pour ta vie! », et l’intéressé exortant: « Sors de ce corps, foutre maléfique! »). Et finalement si cette BD n’est peut-être pas assez intello pour certains lecteurs avec un balai dans le cul qui préfèrent lire des choses « inspirantes », « bouleversantes » ou « édifiantes », elle se savoure sans arrière pensée tant sa simplicité est rafraîchissante.
      • Star Wars Légendes – Boba Fett: L’Intégrale I et II m’a fait un bien fou à un moment où j’étais sur les nerfs. Je ne pouvais guère passer à côté, alors que Star Wars IX sort bientôt. Il s’agit d’une anthologie de comics relatant les aventures du chasseur de primes le plus redouté de la galaxie: Boba Fett, l’enculé qui a livré Han Solo à Jabba le Hutt! On peut difficilement oublier cette silhouette carapaçonnée dans une armure mandalorienne pleine de gadgets et cette voix désincarnée derrière son casque.
        Dans ces deux volumes comprenant différentes histoires, de styles visuels variés au gré des illustrateurs, nous suivons les aventures de Boba Fett, lui-même fils du chasseur de prime Jango Fett, tué par le Maître Jedi Mace Windu. Souvenirs avec son père, liens avec le passé, missions pour les Hutt ou pour l’Empire… tout y passe. Vous y verrez notamment une romance hutt (ouais, avec tout le pittoresque que cela comporte… Ah comme j’aime les Hutt!), ou encore des actions terribles de Fett dont découle parfois une certaine justice. Je vous laisse découvrir ce petit bonbon pour fans dans la chronique que j’y ai consacrée au début du mois!
Séries et films
Mes POP chouchou (surtout lui)

Comme vous le savez, il est un événement cinématographique que je ne voulais pas manquer. Je comptais écrire deux autres articles, et comme vous le verrez plus loin, j’ai eu quelques problèmes. Ceci dit, j’ai été voir Star Wars IX – L’Ascension de Skywalker le jour de sa sortie. J’avais tellement peur des spoilers, et à raison, car juste avant de partir pour le cinéma, je suis tombée sur la fuite de la mort, en pensant que c’était une grosse connerie. J’ai quand même passé un moment pendant le film à me demander si c’était vrai. MAIS – car il y a un gros MAIS – comme il est fort possible que je retourne le voir, je ne vous en dirai absolument rien jusque d’ici quelques jours, et je laisserai sans doute passer des major spoilers. A celles et deux qui attendent ma future chronique sur le sujet, je vous invite donc à la patience, car je tiens à faire ça sérieusement, que diable. Donc, silence radio jusque là concernant le film. Hihi! (Un seul petit truc: les « vrais » se doutent qu’il y a peut-être un ou deux passages que j’ai passés en semi-syncope!) Oui, oui, je sais. Comme le dirait un nabot vert aux grandes oreilles: « Sadique je suis. »

Sinon, eh bien, chômage en période de Noël oblige, j’ai bouffé du téléfilm de Noël. C’est complètement con, mais je dois dire qu’au vu des dernières semaines traversées, un peu de détente n’était pas de trop, et j’en ai même vu quelques uns vraiment pas mal qui sortaient quelque peu des poncifs du genre, et que j’ai aimé découvrir. Par ailleurs, je me suis fait une joie de visionner les rediffs de Maman j’ai raté l’avion et Maman j’ai encore raté l’avion. Mon Dieu. Ça me faisait rire à six ans, ça me fait encore rire. J’ai un faible pour la scène de l’hôtel dans le second: « Il y a un client fou avec une arme! ». Cependant, avec le recul de l’âge, je me suis fait deux réflexions idiotes:

      • Il faut croire que les parents comme la fratrie se foutent effectivement du gamin, car PERSONNE, pas un des gamins n’est venu dire aux parents dans l’avion qu’il n’avait pas vu Kevin. Dans les films c’est plutôt fendard, mais dans la vie réelle, même si j’admets qu’aucun parent n’est parfait, j’avoue que l’étourderie de la famille de ce pauvre Kevin pose un peu question.
      • Et « pauvre Kevin », c’est vite dit, car au vu des plans de batailles du mioche, j’en suis venue à me dire que ce gamin devait être un fou dangereux. Sans déconner, il met quand même une résistance sur une poignée de porte et crée un piège à chalumeau. Je ne suis pas certaine que je serais sereine en sa présence.

Niveau série, je me suis faite tellement chier que j’ai compté sur le replay d’M6 pour me fournir en intégrales, avec deux petites découvertes:

      • Beauty and the Beast, version 2012, remake de la série des années 1980. J’étais très curieuse de cette série, dont un collègue m’avait parlé à l’époque de sa diffusion. Dedans, la belle est une jeune lieutenante de police qui se souvient avoir été secourue par une bête étrange lors de l’assassinat de sa mère… bête qui la sauve encore dix ans plus tard. Au fur et à mesure, la jeune femme découvre que cet être étrange, Vincent, a fait l’objet d’expériences scientifiques, auxquelles a participé sa propre mère, une savante renommée. J’avoue l’avoir surtout mise en fond sonore car après les deux premières saisons, elle ne m’a pas passionnée plus que ça, et j’ai trouvé la dernière saison… assez inutile. Dommage car ça partait sympathiquement.
      • En revanche, j’ai bien accroché à la série American Gothic (2016), à l’atmosphère aussi pesante que séduisante. C’est un genre de The Killing en version glamour. Imaginez une riche et puissante famille de Boston – père industriel, fille aînée en lice pour la mairie, fils artiste, plus jeune fille institutrice mariée à un jeune lieutenant de police prometteur. Quand suite à l’écroulement d’un tunnel bâti par l’entreprise de la famille, on retrouve dans le béton une pièce à conviction liée à une affaire de tueurs en série quelques années auparavant, c’est un coup de tonnerre. Et le gendre flic reprend l’affaire… J’avoue avoir été captivée dès le début, m’être laissée happer par les rebondissement de cette histoire et par les révélations des secrets de famille. Je vous la recommande chaudement!
      • Et en bonne sadique qui se respecte, je vous parlerai plus tard de The Mandalorian. Mais autant je déteste les Ewoks et les Porgs, autant je plaide coupable d’être dingue de la mignonnerie putassière de Bébé Yoda. Surtout de ses petits cheveux chelou et de ses petites dents.
Écriture

Juste au moment où j’ai pu m’y remettre il y a un gros souci qui m’est tombé sur le poil. Je vous assure qu’il y a des moments où je me demande si la vie n’est pas contre moi dès lors qu’il s’agit de ça, alors que j’ai la suite du Sang des Wolf et un autre projet de roman one shot fantastique sur le feu!

Or depuis peu, j’ignore si c’est une vague d’inspiration post-Star Wars, j’ai un regain d’inspiration et je ne voudrais pas me reposer sur mes lauriers. Aussi, je vais certainement moins lire ces jours prochains, car je préfère me concentrer sur l’écriture de mes histoires, afin de retrouver le courage de recontacter les maisons d’édition ou de songer à d’autres manières de se faire auto-éditer. Même si n’étant pas un foudre de l’auto-promo, je préfèrerais quand même un éditeur avec les reins un peu solides qui puisse faire la promo à ma place car pendant qu’on fait ça, on ne crée pas. Voili-voilà!

Ensuite, eh bien j’ai eu le plaisir de voir Le Sang des Wolf chroniqué sur Instagram par Mélanie/Bookstagrameuse, qui propose un feed en rouge et noir. N’hésitez pas à aller y jeter un cil, et à vous laisser convaincre de vous pencher sur cette œuvre, et de suivre les aventures viennoises de Zoé, ainsi que l’enquête de l’inspecteur Terwull et de son acolyte Wolfgang Wagner! Je remercie encore chaleureusement cette adorable bookstagrameuse pour ce très bel avis, et pour ce qu’elle fait pour promouvoir le travail des auteurs.

Un quotidien agité

Vous allez maintenant comprendre pourquoi j’ai été trop préoccupée pour lire et écrire, ainsi que pour mes occupations habituelles de fin d’année. J’ai eu, disons, un petit moment dépressif quant à ma vie après mon trente-troisième anniversaire, et en plus du problème de la recherche d’emploi qui s’éternise, quelques soucis « domestiques ». Disons que suite à des problèmes de plomberie (vivent les tuyaux bricolés dans un immeuble de 80 ans!), j’ai passé trois semaines à ne pas pouvoir prendre de douche ou faire de lessive chez moi – avec Lavomatic interdit par mes toubibs à cause de mes problèmes d’allergies. Je vous épargne les détails pas glamour du tout, même si avec le recul ils font sourire, car sur le coup j’ai été plutôt secoué.

Entre les appels à l’agence, les relances au syndic, plus ma voisine du dessous qui montait se plaindre, et les réparations qui n’ont eu lieu que trois semaines après que j’aie signalé le problème – les mecs ont du casser le sol de mes chiottes pour réparer des tuyaux cassés, j’ai dû complètement chambouler mon quotidien. Ça m’a énormément stressée et j’ai failli craquer plus d’une fois, à tel point que j’ai également eu du mal à me concentrer sur les Fêtes de fin d’année, alors que c’est une période que j’adore. J’ai décoré, mais je ne me suis pas mise de suite à écouter mes musiques de Noël. Donc si à l’heure où je vous parle, je suis bien arrivée chez mes parents pour les Fêtes, et je suis un peu plus dans le bain avec l’emballage des paquets! 😈

Conclusion – Bonnes Fêtes à vous!

Voici donc un petit résumé des deux derniers mois en lectures et visionnages! J’espère que le peu qu’il y a eu vous aura néanmoins intéressés, et donné envie de découvrir les romans de Pauline Gedge et Shûsaku Endô. Et surtout je vous souhaite pour demain un très beau réveillon avec ceux que vous aimez, et pour après-demain, un Joyeux Noël.

Je vous retrouve très bientôt, peut-être pour un petit unboxing de Noël, et pour reparler de Star Wars IX quand je l’aurai revu. Héhé! En attendant, que la Force soit avec vous pour ces Fêtes!

Blanche Mt.-Cl.

Publié par

Blanche Mt.Cl.

Blogueuse, artiste autodidacte et graphiste, amoureuse de livres et de films SFFF mais pas que (de tout ce qui raconte de bonnes histoires, en général), auteure en herbe, je viens de lancer mon premier roman "Le Sang des Wolf" en auto-édition chez Librinova! N'hésitez pas à vous laisser entrainer dans mon univers!

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