Autumn Of Antique #4 – Roman hittite: I, the Sun (Janet Morris)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Après vous avoir proposé une introduction très succincte à la civilisation hittite, je continue dans la lignée de l’Autumn of Antique, en vous proposant cette fois-ci, une fiction.

Et pas n’importe laquelle, car au lieu de vous ramener en Égypte, qui a été le théâtre de nombreuses fictions plus ou moins prenantes, j’ai choisi de commencer par l’un des très rares romans sis dans l’Anatolie antique. En effet, les Hittites apparaissent assez peu dans des romans historiques connus, et ma première rencontre avec cette civilisation s’est faite à travers leur présentation caricaturale dans les romans de Christian Jacq. Je vous présente donc I, the Sun de Janet Morris, roman inconnu en France. Déjà qu’il est difficile de trouver des ouvrages savants un peu sympas sur les Hittites en français, le roman est, comme de juste, en anglais. Mouais. N’hésitez pas à vous reporter à l’article d’hier sur certains concepts!

Il vous emmènera au XIVe siècle avant J.C., auprès de Souppilouliouma I, le souverain le plus connu de l’histoire hittite…

Autobiographie romancée d’un roi des temps anciens

Nous sommes dans l’Antiquité. L’histoire commence lorsque le jeune Tasmisarri, quinze ans, assiste au loin aux funérailles de son père Arnuwanda, Grand roi du Hatti. Malmené par les hommes de sa famille, en particulier son oncle Kantuzili et Tudhaliya, le prince héritier, il est éloigné de la capitale par sa mère, la Grande Reine Asmunikal, qui craint pour sa vie. Elle le confie à un homme de confiance: Kuwatna-Ziti, prêtre du dieu de l’Orage, noble et guerrier, qui se charge de son éducation à Arinna, ville dédiée à la déesse-Soleil. Le jeune prince lui donne du fil à retordre, entre son caractère arrogant et ses frasques, et Kuwatna-Ziti ne rechigne pas à lui imposer comme épouse en la jeune prêtresse de la déesse-Soleil qu’il a violentée, la belle et hostile Dadukhepa.

Dès l’adolescence, marié et père d’un jeune enfant, Tasmisarri se voit obligé de servir sa famille dans les rangs de l’armée, toujours aidé et conseillé par le fidèle Kuwatna-Ziti. Suite à plusieurs campagnes victorieuses, il décide de se venger et de reprendre le trône aux faibles successeurs de son père qu’il méprise. Il ne recule devant rien, pas même l’assassinat… c’est ainsi que, débarrassé du jeune roi Tudhaliya, il est couronné sous le nom de Soupilouliouma. Débute alors le règne qui va redonner son lustre à un royaume affaibli, jusqu’à en faire une grande puissance égale à l’Égypte d’alors.

Une fresque grandiose et érudite

Commençons par le début: l’auteure, Janet Morris. Elle n’est pas connue en France, mais au vu de la bio de la dame sur Wikipédia, ma foi, j’ai comme l’impression que la meuf sait ABSOLUMENT TOUT FAIRE. Née en 1946, c’est une experte en stratégie et armement qui a écrit sur le sujet et qui a travaillé pour l’US Global Security Council au début des années 1990, puis au sein du think tank Center for Strategic and International Studies basé à Washington. C’est aussi une cavalière qui élève des chevaux. Et pour ce qui nous intéresse, elle écrit depuis les années 1970, parfois avec son époux Chris Morris – lui aussi expert dans l’international et le stratégique, mais aussi compositeur, entre autres (que des gens avec plusieurs cordes à leur arc, DINGUE!). Elle s’est illustrée dans des genres comme la S.F. et la fantasy, et a écrit une quarantaine de romans qui n’ont pas été traduits en français.

I, the Sun, sa fiction historique dédiée à la vie de Soupilouliouma I, paraît pour la première fois en 1983 et c’est complètement par hasard que j’ai eu vent de l’existence de ce roman, au détour des méandres de Wikipédia. Par contre le langage est teinté d’archaïsmes pour donner un style « antique » à ce récit raconté à la première personne. Il faut s’accrocher, mais une fois les premiers chapitres passés, ça vaut vraiment le coup.

Les critiques que j’ai pu en trouver sont globalement positives, en particulier concernant le travail historique qui a été fait par Janet Morris. O.R. Gurney, spécialiste de la civilisation hittite, a même déclaré qu’elle était « familiar with every aspect of Hittite culture ». Belle reconnaissance, s’il en est. Et en tant que lectrice, je dois dire que c’est vraiment un PUTAIN DE LIVRE. Sans rire! Non-seulement j’y retrouve tous les ingrédients – dépaysement, souffle épique, dilemmes des personnages, etc. – des romans historiques que j’ai aimés plus jeunes, mais je ne peux qu’admirer le boulot de Janet Morris. Et ce à différents égards: le fait de s’être attaquée à une civilisation méconnue et à y immerger le lecteur, le fait d’avoir écrit un récit aussi passionnant que brutal, avec parfois des scènes clairement choquantes, qui change de la plupart des romans historiques car I, the Sun ne juge pas et ne retranscrit pas une époque à l’aune de nos critères du XXIe siècle. C’est assez déroutant, mais quelque part, c’est aussi ce que l’on attend d’un bon livre: être un peu bousculé. Et c’est l’atout majeur de ce roman, être une « historical fiction that is unafraid of history », comme je le lisais dans une critique sur Internet.

I, the Sun nous entraîne dans un monde ancien et violent, au cœur d’une civilisation bien particulière, avec sa moralité qui n’est pas la notre – malgré le côté législateur et procédurier qui a été mis en avant dans l’article d’hier: les Hittites. On y découvre divers aspects de cette culture, ainsi que divers événements de l’époque, bien intégrés dans le récit:

      • La violence qui règne au sein de la famille royale elle-même – cela devait être le cas de bien des royautés, j’imagine. En effet, le jeune Tasmisarri risque sans arrêt sa vie entre oncles, cousins et même frères acquis à ses rivaux qui usent régulièrement de violence physique envers lui.
      • L’importance de la saison des campagnes militaires qui apportent expérience et gloire à Tasmisarri en tant que prince, puis en tant que roi lorsqu’il devient Soupilouliouma. Période pendant lesquelles les reines successives (les épouses principales du roi) assurent le culte et le gouvernement, chacune dans un style différent, le plus traditionnel, classique et carré étant celui de la première, Dadukhepa qui est elle-même issue du clergé, de façon fastueuse par Khinti après la mort de Dadukhepa et un peu plus « communicante » par Marnigal, princesse babylonienne qui a dû montrer son adhésion aux usages hittites après que Sipoulouliouma l’ait épousée suite à la répudiation de Khinti pour adultère.
      • La vénération particulière du couple divin constituée d’Arinniti, déesse-Soleil d’Arinna et du Dieu de l’Orage, dont le prince attend un signe dans sa jeunesse pour savoir s’il va lui accorder sa protection. Le tout s’accompagne d’une grande attention aux rites et aux fêtes religieuses qui ponctuent l’année. La religiosité des personnages s’y exerce d’une façon codifiée où l’écrit (sur tablette) est important, les « mille dieux » étant témoins des serments de chacun et prêts à punir tout manquement. Par ailleurs, et c’est dans ce livre que je l’ai appris avant que cela me soit confirmé par mes autres lectures, la « magie » ne peut être exercée autrement que par les prêtres, ou que par des prêtresses âgées.
      • La situation internationale de l’époque et les tensions avec l’Egypte: outre les diverses batailles et négociations qui émaillent la politique extérieure de Soupilouliouma, il y est beaucoup question de l’Égypte que le roi et ses conseillers surveillent de près. Rencontre secrète avec des dignitaires lors d’un séjour sur l’île d’Alasia (l’actuelle Chypre), espionnage par le biais de proches présents sur place, petits coups fourrés auprès des princes des royaumes voisins sous protectorat égyptien pour les faire passer sous le joug hittite… C’est ce qui rend passionnante la seconde moitié du roman, après une première partie riche en champs de bataille. Il est d’ailleurs amusant de voir cette espèce de fascination/rivalité avec le royaume des pharaons qui produit des artéfacts d’une grande finesse, mais qui vise une hégémonie irritante pour Soupilouliouma… et dont les mœurs paraissent éminemment choquantes aux Hittites. Par exemple, alors que l’inceste est un immense tabou, Amenhotep III et son fils Akhenaton sont vus comme des fous lorsque l’on apprend la nouvelle de leurs mariages avec leurs propres filles. Un passage est extrêmement intéressant à cet égard, lorsque l’un des conseillers du roi hittite lui explique le principe de matrilinéarité dans la famille régnante égyptienne. Mais au fur et à mesure de l’histoire, l’hostilité envers l’Égypte devient une affaire personnelle, pour des raisons que je ne spoilerai pas ici.

Je retiens également deux aspects absolument passionnants de ce roman: les femmes, et l’évolution du principal protagoniste.

Pour ma part, je suis absolument scotchée par l’honnêteté sur la condition féminine pas tip-top du tout au Hatti, moindre que celle des hommes… ce qui n’empêche pas les femmes de dégager beaucoup de force, et d’exercer leur pouvoir de façon biaisée. Et franchement, dans le genre pas du tout cliché bad ass, toutes les femmes qui gravitent autour de Tasmisarri/Souppilouliouma – si l’on exclut servantes, prostituées ou beautés du harem dont le « job » est de le distraire (désolée si ça choque, mais clairement c’est comme ça) sont extraordinaires tant elles transcendent les limites qui leur sont imposées, en exerçant un pouvoir de différentes manières:

      • Commençons par Dadukhepa, qui devient la première épouse et Grande Reine au côté de Soupilouliouma. Lorsqu’il la rencontre, il ne trouve rien de mieux que la violer, juste parce qu’il la déteste et qu’il en a marre de l’avoir aux basques lorsqu’il séjourne à Arinna. Quand j’ai lu la scène, à laquelle on ne s’attend pas franchement, je me suis arrêtée une seconde en me demandant: « Attends, j’ai bien compris ce qui s’est passé?… » D’aucunes auraient balancé le livre à l’autre bout de la pièce pour ne pas lire la suite, mais à trente balles le bouquin qu’en plus j’avais galéré à trouver, j’allais le lire jusqu’au bout. Mais là où l’histoire est intéressante, c’est que nul ne met en doute l’honneur de Dadukhepa ou l’accuse d’être responsable de son malheur – ce qui m’a étonnée, au vu de la place de la femme. Quant à Tasmisarri/Soupilouliouma, il se ramasse une bonne branlée de son tuteur, Kuwatna-Ziti, qui arrange le mariage des deux jeunes gens. Au grand dam du garçon qui ne veut plus voir la fille, et au grand dam de celle-ci, qui ne veut plus que le garçon la touche. La revanche de la jeune femme sera la façon naturelle et irréprochable dont elle jouera son rôle de reine à Hattusa lorsque Soupilouliouma prend le trône, et le stricte contrôle qu’elle aura de l’accès à sa chambre. Elle laissera un grand vide dans la vie de son époux dont elle aura gagné le respect à défaut de l’amour, ce qui est très paradoxal, quand on sait comment ça commence entre eux. Le couple aura trois fils – Arnuwanda, Piyasilli et Telipinou – avant la mort de Dadukhepa, affaiblie après une grossesse.
        Son super-pouvoir: la tenue de son rang avec une efficacité redoutable.
        Reine de Trèfle.
      • Titai est une concubine ramenée d’une campagne militaire dont la beauté fascine Soupilouliouma, mais dont l’arrivée est désapprouvée par Kuwatna-Ziti, car la jeune femme pratique la « sorcellerie », non-approuvée par les prêtres et prêtresses hittites. Malgré la volonté du roi pour cacher ce travers et la protéger, celle-ci, désireuse de garder sa faveur et de prendre le pas sur l’épouse principale, ne sera pas étrangère à l’aggravation de l’état de santé de Dadukhepa (opiniâtre et audacieuse, la p’tite sorcière), et pas la même, condamnée à mort, ce qui causera du chagrin à Soupilouliouma lorsqu’il devra appliquer la peine. Mais celle-ci ayant mis en danger l’ordre des choses en s’en prenant à la reine – grave sacrilège, la loi la plus dure doit être appliquée.
        Son super-pouvoir: la « magie » pratiquée en douce pour se débarrasser de la rivale.
        Reine de Pique.
      • Khinti, la seconde épouse, a une place à part: elle est la seule que Soupilouliouma ait sincèrement aimée. Fille d’un riche marchand aux origines étrangères, elle est aussi belle que vive d’esprit, d’une grande sensualité qui assume pleinement aimer le sexe avec son époux, quitte à lui reprocher de ne plus assez faire crac-crac avec elle lorsqu’il est en campagne. Ceci dit, elle fait office de mère aux enfants déjà nés du roi. Si celui-ci est parfois irrité par son amour des belles choses égyptiennes en particulier, il lui est terriblement attaché, heureux de passer un hiver au palais avec elle lorsqu’elle met au monde leurs jumeaux Zannanza et Muwattish. Jusqu’au bout du roman, et même après sa répudiation, son ombre plane sur toutes les relations de Soupilouliouma avec d’autres femmes, et elle reste un personnage important jusqu’au bout, le roi regrettant de l’avoir condamnée à l’exil sous le coup de la colère après l’avoir surprise au lit avec un autre. L’adultère est considéré comme une faute grave chez les Hittites, et Khinti ne pouvait donc pas rester impunie.
        Son super-pouvoir: l’amour parce qu’elle a écrasé entre ses doigts le cœur du roi.
        Reine de Cœur.
      • Marnigal a déjà atteint la vingtaine lorsqu’elle est, suite à un arrangement avec son père, roi de Babylone, mariée avec Soupilouliouma. C’est une femme faite, qui a officié comme prostituée sacrée au temple d’Ishtar, instruite et parlant déjà couramment le hittite lorsqu’elle arrive. Plus âgé, et « assagi », Soupilouliouma se montre au début plus prévenant avec elle qu’avec ses autres épouses, conscient du grand écart d’âge et de la différence culturelle entre eux deux. Aussi, si l’entente sensuelle est bonne du fait des compétences de Madame au lit – quitte à la partager avec les fils aînés, il apprécie sa vivacité d’esprit et n’a de cesse de lui enseigner les mœurs hittites. Quand bien même son mépris de certaines choses, moins raffinées qu’à Babylone, l’irrite souvent. Par ailleurs, c’est grâce à l’une des sœurs de la jeune femme vivant en Égypte que certaines informations filtrent sur la Cour d’Akhenaton. Mais elle a un gros défaut: elle n’est pas Khinti.
        Son super-pouvoir: sa famille, qui lui permet une implication dans la politique extérieure de l’Empire.
        Reine de Carreau.

Après avoir vu comment les femmes exercent un pouvoir malgré les restrictions, que ce soit en tant que corégente ou amante, quitte à faire ses coups en douce et à user d’artifice, autour de Soupilouliouma, voyons donc comment le jeune Tasmisarri est devenu ce roi. Car ce n’était pas gagné pour ce gamin caractériel qui ne connaissait que la violence – il est, dans le premier chapitre, pris à parti par son oncle et son frère qui le battent, cet adolescent arrogant qui se venge sur une jeune fille en la violant. Et malgré cette première impression très négative pour un lecteur contemporain, et même si je ne le défends pas, il est très intéressant de suivre l’évolution d’un homme qui comprend peu à peu les difficultés d’exercer le pouvoir, et l’impact de celui-ci sur ses relations avec autrui. Paradoxalement, après avoir soumis sa première épouse par la force, il ne s’entoure que de femmes fortes qu’il respecte – dans les limites de la mentalité de l’époque, cela s’entend. Après avoir finalement considéré Dadukhepa comme une vraie partenaire, Khinti et Marnigal sont des femmes d’esprit, vives, dont il sait apprécier les qualités.

De même, alors que la violence et les brimades dont il a fait l’objet plus jeune, avec la peur d’être tué par ceux avec qui il vivait, l’avaient considérablement endurci, il semble que l’homme qui par la suite exerce un pouvoir incontesté devienne plus sensible à certaines choses: la perte d’hommes qu’il estime lors des combats, le peu de proximité avec ses fils dont la première éducation est confiée aux femmes, l’éloignement d’avec ses proches du fait de l’exercice du pouvoir et des mois passés en campagne qui ont raison de son mariage avec Khinti, la perte de cette épouse adorée, et plus tard une autre tragédie personnelle concernant son fils favori. En cet époque dure, pour un roi, les larmes ne se versent que dans le privé et certains passages parviennent à toucher le lecteur. Car même si l’on sait que les émotions ou les chagrins n’étaient peut-être pas abordés de la même façon selon la culture ou l’époque, si le rang imposait qu’on ne les exprime pas, j’imagine qu’ils étaient tout de même ressentis. Surtout lorsque cela touche les enfants de Soupilouliouma, qui au fur et à mesure qu’il s’en rapproche à l’âge adulte, sur le champ de bataille ou dans l’exercice du culte. Aussi les scènes de la dernière partie du livre montrent une relation plus décontractée du souverain avec Arnuwanda, Pyasilli, et Telipinu qui le secondent, avec le jeune Zannanza – un garçon qui apparaît comme étrangement touchant dans le dernier quart du livre – qu’il aime tendrement sans doute parce qu’il est le fils de Khinti et ressemble à sa mère, et avec sa fille Muwattish à qui il a promis qu’elle se marierait par inclination. Il y a comme une réconciliation, une sérénité qui laisse à penser que l’homme, en plus du roi, a lui aussi tendu vers une amélioration.

Conclusion – Entre histoire et humanité

Et voilà, il est temps de s’arrêter sur ce roman dont il y a tant de choses à dire, et dont, à cause de la langue particulière employée par l’auteure, j’ai dû louper quelques subtilités. Mais il est clair qu’I, the Sun peint un tableau de la société hittite, et en particulier des cercles du pouvoir, aussi violent que passionnant, où la mentalité est radicalement différentes de la notre, même si certains thèmes, comme la relation aux proches, nous parlent. C’est une fiction historique de grande qualité, parcourue par des personnages à la fois hors du commun et ancrés dans leur époque, et quand bien même certains sentiments et frustrations que nous connaissons sont présents comme ils le seraient dans un roman se déroulant de nos jours, car les humains ont sans doute toujours « ressenti », je ne peux que louer l’effort de Janet Morris dans son traitement des protagonistes si loin de nos propres critères. Je sais que la façon dont Soupilouliouma traite certaines héroïnes de l’histoire – comme un enculé, en particulier sa première femme, est scandaleuse pour nous, et même pour son proche entourage, mais c’est tout de même super que de ne pas se retrouver dans un univers trop édulcoré. Et si vous voulez mon avis, ce roman ferait un super film. J’y ai donc LARGEMENT trouvé mon compte, même si certaines hypothèses ont été revues concernant les relations avec l’Égypte et la succession des souverains là-bas depuis la parution du roman. A cet égard, je trouve d’ailleurs qu’I, the Sun complète à merveille le roman de Pauline Gedge paru à peu près à la même période (1984), Les Enfants du Soleil, qui retrace la fin du règne d’Amenhotep III et celui de son fils Amenhotep IV/Akhenaton.

D’autant plus que le lecteur a accès dans I, the Sun à divers aspects d’une civilisation trop peu connue, et par là même, très peu représentée dans les fictions historiques. Et de grâce, ne me parlez pas des Hittites de Christian Jacq ou je fais une jaunisse! 😂 Je ne peux que recommander ce GROS roman qui, même s’il faut s’accrocher lors des premiers chapitres, vaut largement le coup et les commentaires élogieux que j’ai pu en lire. Vous connaissez donc l’essentiel de ce qu’il y a à savoir sur cette fresque romanesque qui, je l’espère, attisera votre curiosité pour la civilisation hittite à son apogée.

Blanche Mt.-Cl.


Le thé idéal pour l’accompagner: Encore une fois, je vous conseillerais un bon Genmaïcha à l’arôme terreux, pour aller avec la rudesse de l’environnement et de l’époque.

Titre: I, the Sun
Auteurs: Janet Morris
Editions: Perseid Press
578p.
Parution: Octobre 2014 (rééd.)
Prix: 30,00 €

Publié par

Blanche Mt.Cl.

Blogueuse, artiste autodidacte et graphiste, amoureuse de livres et de films SFFF mais pas que (de tout ce qui raconte de bonnes histoires, en général), auteure en herbe, je viens de lancer mon premier roman "Le Sang des Wolf" en auto-édition chez Librinova! N'hésitez pas à vous laisser entrainer dans mon univers!

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