A l’abordage de la rentrée: lectures, séries, inspirations – Bilan Juillet-Août 2019

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

J’espère, pour celles et ceux d’entre vous qui reprenez le travail la semaine qui vient, que vous avez passé de belles vacances… et à celles et ceux qui ont pris leurs congés plus tardivement, je vous souhaite d’excellentes vacances! 🌞

Pour ma part, j’avoue que les stats du blog sont un peu en berne pour le mois d’août (c’est la première fois que j’ai si peu de visites en un mois! 😂) mais il faut bien dire que beaucoup de blogueurs sont partis en vacances, et que moi, de mon côté, j’ai écrit – beaucoup – moins de chroniques. Moins de lectures de fiction, et surtout, malheureusement, moins de coups de cœur. Mais j’y reviendrai dans la première partie de ce bilan.

Enfin bref, septembre est là, avec ses objectifs et ses projets, la recherche d’emploi qui se poursuit, et l’attente de l’automne et des week-end doudou devant des films. Ah oui. Et maintenant, c’est l’heure du goûter, il est temps de se caler confortablement dans son fauteuil et voir ce qui s’est passé niveau lectures et visionnages ces deux derniers mois…

Quelques déplaisirs littéraires

Nous allons commencer avec ce qui est normalement le principal attrait de ces bilans: les lectures! Or ces deux derniers mois, j’ignore ce qui s’est passé, mais j’ai pris beaucoup moins plaisir à la lecture, quitte à aligner les déceptions. Comme je suis plutôt bon public, cet état de fait m’a beaucoup, beaucoup ennuyée.

Petit listing pour voir:

  • J’ai commencé le mois de juillet avec Les Affinités de Robert Charles Wilson, auteur qui malgré sa notoriété et ses prix, m’a laissée mitigée par ma lecture de Spin. Une petite déception pour moi, malgré une très bonne idée de départ – une expérience de division de la société en différents groupes de personnes compatibles entre elles, les Affinités, qui ont ceci d’étrange que certaines sont censées être « supérieures » aux autres, ou du moins induisent ce sentiment. À travers leurs réseaux de loyauté et d’entr’aide elles recréent des injustices entre les individus. Personnellement la dévotion complète d’Adam, le narrateur, à son affinité, Tau, est un peu malaisante dans la mesure où les siens affichent de plus en plus le mépris qu’ils ont pour ceux qui ne font pas partie de leur groupe. Le roman critique bien évidemment cette dérive, d’où l’aspect réflexif qui donne son intérêt au récit. Bref, c’est officiel, Monsieur Wilson n’est pas pour moi.
  • J’ai par la suite lu un ouvrage sur les Hittites d’André Kaplun, Les Hittites – Un Empire évanoui. Ce court ouvrage dresse un panorama de la culture et de l’histoire hittite. Si j’y ai trouvé mon compte, je regrette néanmoins que l’auteur, diplomate et non historien, se permette des comparaisons un peu douteuses avec notre époque et se serve de l’histoire pour promouvoir ses propres opinions. T’es dans l’histoire, gars, pas dans la politique!… Ce qui ne m’a pas empêchée d’apprécier cette petite lecture pour ce qu’elle est, informative, en particulier sur l’environnement naturel de l’époque, très différent de celui de l’Anatolie actuelle, ou l’architecture d’Hattusa, en attendant des ouvrages plus consistants sur cette civilisation.
  • Pour m’amuser, j’ai voulu me relancer dans la littérature japonaise avec Le Sabre des Takeda de Yasushi Inoue. Au résumé, l’histoire d’un génie stratégique contrefait dans le Japon féodal, servant de la maison des Takeda, j’attendais une histoire pleine de flamme et de panache. Je l’ai achevé douloureusement. Douloureusement, car j’ai été quelque peu déçue, alors que le résumé de ce roman historique laissait entrevoir des aventures pleines de panache dans le Japon du XVIe siècle, celles du stratège contrefait Yamamoto Kanzuke, qui combat au côté de la famille Takeda durant les Guerres des Provinces. Au final… Vous savez, ce « monde flottant » de l’art japonais? Eh bien c’était moi qui flottais: je suis restée à la surface de ce roman, sans jamais vraiment rentrer dedans. C’est dommage car j’avais une certaine sympathie pour Kanzuke, mais le style un peu sec de la narration n’est pas parvenue à me faire entrer dans l’histoire. Et ce malgré d’autres figures fortes tels que Takeda Harunobu devenu Shinzen, à la confiance en soi qui force le respect, et sa concubine Yubu, une petite bonne femme avec un sacré cran. Il y a eu une petite étincelle en milieu de roman, mais le soufflet est très vite retombé.
  • J’ai enchaîné avec un ouvrage dédié à l’histoire des femmes que je ne veux même pas citer ici tant il m’a fait l’idée d’une arnaque de la part d’une auteure, même pas historienne mais communicante avec une maitrise d’histoire, et qui effectivement écrit un livre de comm’ plus que d’histoire. Je ne suis pas pour basher un livre, mais là, j’ai eu l’impression de m’être faite baiser. Le sujet m’intéressait, mais les articles, même ceux censés me faire découvrir d’autres cultures, m’ont gonflée de par leur superficialité. Un blogueur féru d’histoire sans formation derrière aurait fait aussi bien, voire mieux, et on en attend plus d’une pro. En conclusion, selon moi sans intérêt: de la simple branlette si l’on s’intéresse au féminisme, de la daube si l’on s’intéresse VRAIMENT à l’histoire. Et en plus, sacrilège ultime, elle cite UN LIVRE DE CHRISTIAN JACQ (même pas un vrai historien, va citer Jacq dans un devoir d’égypto à l’université et tu vas voir comme tu vas être reçue ma grande!) comme spource dans un chapitre dédié à la femme dans l’Egypte des pharaons.
  • Je me suis replongée dans un vieux classique avec La Civilisation égyptienne d’Adolf Erman et Hermann Ranke. Evidemment, il y a des faits datés dans la chronologie, et un vocabulaire qui passerait mal aujourd’hui, mais en elles-mêmes, les données civilisationnelles restent valables, le tout accompagné de nombreuses illustrations issues d’œuvres d’art égyptiennes. Un plaisir même si, comme tout bon ouvrage universitaire qui se respecte, il y a des moments très chiants. 😂
  • C’est échaudée par trois déceptions pour des romans que j’ai commencé avec appréhension L’Etrange cas du Docteur Jekyll et de Mister Hyde de Robert Louis Stevenson, accompagné de trois autres contes. Cette première nouvelle est un grand classique de la littérature fantastique britannique, qui explore la dualité de l’être à travers les expériences du Docteur Jekyll, homme bienveillant et estimé de tous mais vivant mal la face sombre de son être qu’il doit cacher au monde. Pour ne plus endurer cette frustration, il met au point une formule permettant de séparer ces deux parts de lui-même, créant un double maléfique particulièrement violent… Une fable sur ce que l’on montre ou non, sur l’acceptation de soi et l’équilibre entre les différentes composantes de notre personnalité. Cependant, si les ambiances sont assez développées et séduisantes comme celles de la mer déchaînée dans « Le Gais Lurons » ou cet étrange château perdu en Espagne dans « Ollala », il m’a manqué un petit quelque chose pour être à fond dedans. Petite exception pour « Le Voleur de cadavres », mais avec l’humour noir qu’on me connaît, c’est peu étonnant.
  • J’ai enchaîné sur un court roman, La Ferme des animaux de Georg Orwell, une fable dystopique et politique grinçante où les animaux d’une ferme, las de la cruauté de Jones, le vieux fermier ivrogne, le chassent pour créer une nouvelle société sous la houlette des cochons. Ceux-ci promettent liberté, nourriture et repos mais ces lendemains qui chantent vont le faire sur un autre air que celui attendu. Mais je vous ramène à la chronique dédiée sur le blog.
  • Pour un vrai retour à la SFFF, j’ai pensé me faire plaisir avec Les Océans stellaires de Loïc Henry. Imaginez un futur lointain où l’humanité a essaimé dans l’Univers grâce à des Seuils menant d’un monde à l’autre, situés au fond des océans. Luu Ly, Exploratrice, sillonne les océans de l’univers à leur recherche. Alors qu’elle en trouve un menant vers un monde habité par d’autres formes de vie, son chemin croise celui de Stella, étho-psychologue. Les destins des deux femmes sont plus liés qu’on ne le pense, et la découverte de Luu Ly provoque un conflit. 🌊 Voilà voilà: un space opera « innovant » selon le 4ème de couverture, l’élément aquatique, la vie de forbans des Explos, une Fédération interplanétaire… Il y avait de quoi me séduire. Et pourtant quelque chose n’a pas pris. Peut-être un peu pour le style d’écriture, soit trop simple dans les dialogues, soit hyper ampoulé dans les descriptions de paysage, au point que même moi qui ai du vocabulaire, j’aie dû sortir le dico. Les institutions et attitudes des politiciens qui me paraissent caricaturales. Les héroïnes, intelligentes et indépendantes mais qui à mon humble avis manquent un peu de personnalité ou de panache pour qu’on s’y attache. En revanche des personnages secondaires qui ont suscité ma sympathie comme Zvonko et Dorofei, Yeleen, ou encore Lontxo et Anneke qui ajoutent à eux deux un aspect intéressant un peu sous-exploité. Certains enjeux réglés trop vite et simplement. Quant au message de l’ouvrage, visiblement écologique et pacifiste, il se fait au détriment du récit et c’est dommage, car l’auteur tenait vraiment un truc… Bref, c’est passé à un poil de cul de me captiver… et pour la peine, j’ai tenu à faire une jolie photo de l’ouvrage quand même.

Ainsi, n’ayant pas envie de gaspiller mon énergie dans des chroniques pour des ouvrages qui ne m’ont pas captivée, je vous ai mis en ligne, en attendant, un petit article dédié à un roman lu il y a longtemps, à savoir Une Princesse de Mars d’Edgar Rice Burroughs, comparé avec son adaptation de Disney. J’espère, si vous l’avez manquée, qu’elle vous plaira et vous donnera envie de découvrir ce bijou de SF vintage (c’est paru en 1913, que diable!).

J’ai également commencé la lecture d’I, the Sun de Janet Morris, un roman historique très épais, qui se passe dans l’empire hittite, beaucoup moins connu que l’Égypte antique, même si ces coquinous ont donné du fil à retordre au pays des pharaons, auquel il disputait des zones d’influence. Le roman, initialement publié dans les années 1980, n’a jamais été traduit en France et il m’a fallu un moment pour m’adapter au style de la langue. Il s’agit d’une auto-biographie romancée de l’empereur hittite Souppilouliouma. C’est du lourd, les copains, je vous assure… Pour le moment, je fais une pause pour lire autre chose, histoire de ne pas saturer, mais une chose est certaine, qu’il y ait chronique ou non, je vous en reparlerai.

Visionnages de séries

Au niveau des séries, quelques unes m’ont occupée un moment, ne serait-ce que pendant mes sessions de sport sur le vélo d’appartement! Commençons par le début.

J’ai bingewatché Missions (2017), la série de SF française créée par Ami Cohen, Henri Debeurme et Julien Lacombe. Dans un futur proche, la mission habitée Ulysse 1, financée par l’ESA et par le milliardaire suisse William Meyer (Mathias Mlekuz), se dirige vers Mars. Alors que l’équipage arrive au bout du voyage, il apprend que les États-Unis ont également lancé une mission en parallèle et que des Américains devraient eux aussi arriver sur Mars, leur vaisseau étant plus rapide. Mais bientôt l’équipe européenne ne reçoit plus aucune nouvelle des confrères américains à la surface de Mars. Au lieu de cela, les spationautes retrouvent un homme en combinaison spatiale, encore vivant. Un Russe. Le cosmonaute Vladimir Komarov (Arben Bajraktaraj), censé être mort en 1967…
Bon, bon, bon. Pour moi, le principal atout de cette série est qu’elle est… COURTE. Car voilà, si les idées de départ étaient plutôt sympas sur le papier, je n’ai pas du tout adhéré: jeu des acteurs qui sonne creux, personnages qui ne suscitent guère ma sympathie, pas même celui de Jeanne, la psychologue, enjeux « métaphysiques » qui donnent l’impression que la série pète plus haut que son cul… rien que de très français, si j’ose dire. On me reprochera d’être un peu cliché dans mon jugement mais voilà, je pense et ça n’engage que moi, qu’on a un sérieux problème d’acting et de direction artistique dans ce pays, où à quelques exceptions près, peu d’acteurs et d’actrices me touchent.
J’ai quand même voulu donner une chance à cette série dont le principe m’avait pourtant séduite, mais je suis passée complètement à côté, tant Missions m’a semblé creuse et pompeuse, et m’a ennuyée comme un rat mort. Voilà voilà.

Autre série, fort connue cette fois-ci et dont je ressors assez mitigée: Girls (2012-2017, six saisons) de Lena Dunham. Années 2010, la jeune Hannah Horvath (Lena Dunham), partie à New York pour y devenir écrivain, est toujours en stage depuis son diplôme et se voit obligée de se démener à partir du moment où ses parents lui annoncent qui lui coupent les vivres. Entre boulot, parties de jambes en l’air avec Adam (Adam Driver) son plan cul régulier, recherches de l’inspiration littéraire, aventures improbables avec ses amies Marnie, Jessa et Shoshanah, ainsi que Ray, le barman engagé, on suit les aventures et les interrogations – même les plus stupides – de la jeune femme.
Que dire? Je ne savais pas si j’adhèrerais, on est parfois déçu par un truc dont on a fait tout un fromage. J’ai assez apprécié la liberté de ton, le fait d’y voir des nanas tout sauf glamours à l’extrême et surtout aussi connes que des mecs (oui, au nom de l’égalité homme-femme, je revendique pleinement mon droit à n’avoir aucune supériorité morale sur les hommes). Cependant eh bien, mon intérêt s’est émoussé, et je me suis ennuyée devant la sixième et dernière saison, dispensable selon moi. J’ai parfois beaucoup ri, mais à part cela aucun attachement ne m’a lié aux héroïnes. Je trouve Hannah et ses copines hyper toxiques: Hannah, narcissique avec des idées préconçues qui n’est pas aussi intelligente qu’elle le croit,  Marnie, une vraie princesse à qui tout est dû, Jessa, une meuf qui a certes des problèmes mais blasée de tout et qui disparaît toujours après avoir foutu la merde, et Shoshanah, matérialiste à souhait (et évidemment stupide parce que pucelle). Elles sont modernes et libres, OK, mais quelles personnes LAIDES. Condescendantes pour qui ne pense pas ou ne vit pas comme elles, en particulier envers les deux principaux protagonistes masculins de l’histoire, Adam et Ray. Ray est un brin vieux jeu, mais dans le fond, c’est une bonne pâte qui les a toutes arrangées à un moment ou à un autre. Quant à Adam, ma foi, le pauvre garçon est COMPLÈTEMENT DÉRANGÉ et a des trips limites au plumard (acceptés et kiffés par Hannah), mais il n’en reste pas moins attentionné quand il aime. Et ce mec bizarre aura eu le mérite de faire percer Adam Driver dont le jeu halluciné m’a rendu ce grand malade parfois très touchant malgré ses nombreux défauts.
Girls est certes une série acclamée qui a reçu de nombreuses récompenses, mais je reste dubitative quant à ce qu’elle représente vraiment. Bien qu’étant à peu près de la génération des personnages, je ne me reconnais pas dedans. Pourtant je suis loin d’être conservatrice. Je me pose surtout la question du narcissisme qui y est presque érigé en vertu, ça me met hyper mal à l’aise. Certes, rien ne doit empêcher une femme de s’écouter si elle en a envie, mais ces nanas entretiennent entre elles des relations tellement toxiques et dénuées d’empathie. Au final j’ai suivi pour savoir ce qu’il advenait de Ray et d’Adam (pour Adam je suis biaisée, car Adam Driver est juste MAGIQUE). Donc voilà, je n’étais pas mécontente de les quitter à la fin de la série. Adios, les connasses! 😂

Dans un registre hyper léger, ou hyper lourd au ras des pâquerettes dépendant des goûts de chacun, j’ai dégoté en replay la saison 4 de Raising Hope, une série comédie créée pour Fox, qui met en scène une famille d’attachants losers heureux de vivre: les Chance. Si vous ne connaissez pas, voici le postulat de départ: Jimmy, 22 ans, vit avec ses parents Burt et Virginia, qui l’ont eu adolescents, chez son arrière-grand-mère excentrique surnommée Mawmaw. Or un soir, Jimmy ramène Lucy, une fille superbe, et trop heureux de sa chance partage des ébats avec la jeune dame. Or ses parents reconnaissent en elle une tueuse en série en cavale dont le portrait a été diffusé aux infos, l’assomment et appellent les flics. Mais, surprise, des mois plus tard, Lucy appelle de la prison pour annoncer qu’elle a accouché d’une petite fille, Hope, dont Jimmy est le père. Celui-ci en récupère la garde. Ainsi, Hope se retrouve élevée au milieu de cette famille de branques, et Jimmy fait ses premiers pas de jeune papa, et tombe peu après amoureux d’une collègue de travail, la très étrange Sabrina
Dès la première saison, découverte tard le soir à la faveur d’un replay chez mes logeurs à l’époque de mon premier stage de graphiste, j’ai tout de suite accroché. Ce n’est pas intello pour un sou, et les situations loufoques dans lesquelles se plongent sans arrêt ces happy losers m’ont valu bien des fou-rires. Bonus pour les aficionados, on y retrouve Martha Plimpton, la Stef des Goonies dans le rôle de Virginia. Je me suis régalée, vraiment, sans arrière-pensée, avec ces doux dingues.

Nous passons à un registre complètement différent. Je me suis fait un IMMENSE plaisir en revisionnant dans sa totalité la série fantastique Grimm. Je vous en avais touché mot dans le dernier bilan: il s’agit de cette série policière fantastique se déroulant à Portland où un jeune lieutenant de police réalise un beau jour qu’il est doté d’un don particulier, celui de voir les créatures surnaturelles derrière une apparence humaine. Il ne tarde alors pas à apprendre qu’il est l’héritier d’une longue tradition, celle des Grimm, combattants doués de cette aptitude extraordinaire, et dont la mission est de traquer et d’éliminer les plus nuisibles d’entre elles.
Une sorte de Buffy au masculin, entouré de personnages sympathiques et hauts en couleurs que je vous invite à découvrir dans une chronique dédiée. Je me suis régalée à suivre à nouveau cette série avec laquelle j’avais tout de suite accrochée, et encore une fois j’adresse un big up aux personnages de Monroe et Rosalee.

Cette semaine, j’ai satisfait une curiosité de longue date en visionnant L’Aliéniste, série américaine diffusée au début de l’année 2018. Mes parents m’en avaient parlé, et comme j’aime beaucoup la période fin XIXe-début du XXe siècle, avec ce bouillonnement de nouvelles idées, je me suis laissée prendre au jeu de cette enquête sombre dans le vieux New York. Alors que la ville est en proie à un tueur en série qui assassine et mutile de jeunes garçons qui se prostituent, le docteur Laszlo Kreilser (Daniel Brühl), spécialiste des maladies mentales, aidé de son ami John Moore (Luke Evans), illustrateur pour des articles de faits divers, fait le lien avec une affaire un peu plus ancienne, et profite de ses relations avec le préfet de police Théodore Roosevelt (Brian Geraghty) pour mener l’enquête.
On y retrouve les ingrédients que j’aime: une grande ville à la fin du XIXe, où nos enquêteurs utilisent des méthodes novatrices pour résoudre cette terrible affaire. Kreisler tente d’établir des profils psychologiques en se heurtant aux idées préconçues de la police, tandis que Sara, et les deux enquêteurs juifs qui les assistent, Marcus et Lucius Isaacson (Douglas Smith et Matthew Shear), doivent se heurter au sexisme et à l’antisémitisme de l’époque, particulièrement venant du capitaine Connor (David Wilmot), qui n’hésite jamais à user de menaces très explicites envers la jeune femme. Le sujet est en outre très bien servi par une image sombre et soignée, entre la magnificence de demeures huppées et les bouges des quartiers chauds de New York où évoluent les jeunes victimes du tueur. A voir pour les amateurs de polar historique, et pour le plaisir de retrouver Daniel Brühl que nous avons tous découvert dans Goodbye Lenin! et Dakota Fanning devenue une grande fille.

Côté cinéma, je n’ai rien vu de vraiment mémorable. Je souhaitais parler de teen movies sympas, cependant j’ai eu la flemme. Mais je prévois, cet automne, de visionner de vieux films de sabre japonais – deux séries en particulier, que j’ai vues plus jeune – à savoir les Baby Cart (tellement WTF) et les Zatoïchi, et qui seraient parfaite pour une petite thématique des familles, avec une ou deux œuvres d’Akira Kurosawa qui devraient m’occuper le week-end. Affaire à suivre!

Une vergence dans la Force

Puisque je parlais de sabres, tournons-nous du côté des modèles laser…

Comme vous ne l’ignorez pas, à moins de vivre sur Mars, la dernière Trilogie de Star Wars trouvera sa conclusion cet hiver et je me languis de revoir Solo Junior mouliner du sabre laser, tout en piaffant d’irritation dès lors que je vois la bande-annonce où il apparaît à peine. Outre les rumeurs qui agitent le web autour des différents protagonistes, leurs destinées ou parentèles (j’y reviendrai), on a annoncé la sortie de la série The Mandalorian que j’attends avec une grande impatience, pour novembre prochain, avec une jolie bande-annonce qui fait envie. Ayant d’ailleurs l’intégrale des aventures de Bobba Fett dans ma PAL, je pense que cela serait un excellent moyen d’attente.

Et voilà que j’apprends il y a quelques jours qu’une série sur Obi-Wan Kenobi va être produite, avec l’ami Ewan McGregor qui reprendrait le rôle – du moins les négos seraient bien engagées. Je n’ai même pas regardé Solo – A Star Wars Story, tant je ne peux voir personne d’autre qu’Harrison Ford en Han Solo, et lui seul n’a pas l’air ridicule avec ce brushing, alors franchement, savoir que c’est Ewan McGregor, super en jeune Obi-Wan (j’ai beau être une puriste dans le casting, je pense qu’un méga lifting d’Alec Guinness  aurait été l’effet spécial le plus cher du cinoche à l’époque…), renfile la toge, ça me rend toute chose.

Bref, faites péter le champagne, le vin bleu d’Alderaan et la bière corélienne, parce que c’est la fête du slip à Fangirl Land. 🎉

Repassons donc, vite fait bien fait, à la future sortie de l’Épisode IX – The Rise of Skywalker. J’avoue que, malgré mon affection pour la Postlogie, le grand écart d’esprit entre les Episodes VII et VIII a été quelque peu perturbant, et je reste, même si ça passe mieux suite à la novellisation, quelque peu refroidie. Sans sombrer dans le truc du fan « vieux con » qui par principe trouve que c’est forcément de la merde par rapport à la vieille Trilogie. S’il y a quelques idées vraiment sympas, dont l’introduction de « vous savez qui » 😍 n’est pas la moindre, le dernier film a laissé pas mal d’enjeux en suspens et je me demande combien de temps va devoir durer le prochain opus pour apporter une conclusion satisfaisante et crédible à chaque chose. Et pour caser toute la musique car si j’en crois ce qui a été dit sur le Net, il y aurait plus de deux heures de musique. A moins de faire du truc un opéra, ma foi, on peut s’attendre à du long à la Titanic ou Cléopâtre. Je vous avoue cependant qu’après certains liens tissés pendant l’Episode VIII, le coup du combat épique de Rey et Kylo Ren super ennemis jurés, eh ben… qu’on veuille, qu’on croie ou non en « Reylo », ce serait quand même super incohérent quand on se rappelle les grands yeux tristes de Ben lors de leur séparation. Quant au dernier trailer, avec « Rey le Sabre Rouge »… Pourquoi pas, ça ne me dérangerait pas que Miss Parfaite pète un coup et montre son côté obscur. Et elle a quand même vécu des années seule au milieu des forbans, c’est donc étonnant qu’elle ait une telle mentalité de Blanche-Neige – parce que OUI elle sait se démerder seule, mais nom de Dieu, elle est trop droite dans ses bottines pour quelqu’un qui a vécu cette vie. Mais je suis en train de me dire qu’on est en train de se faire enfumer à grande échelle, parce que comme bien sûr il faut une héroïne exemplaire on n’osera pas admettre qu’elle pourrait avoir une tentation obscure au même titre que son pote a eu une tentation de la lumière.

Bref, ça me stresse et je vais arriver au cinoche avec une tronche aussi déprimée que celle de l’ami « Kylo-Ben », ou une mine de papier mâché à la Palpatine. Heureusement, ce sera presque l’hiver et j’ai toujours mon manteau de seigneur Sith à large capuche pour cacher mes larmes de frustration si je devais m’emmerder au cinoche. Ce qui est bien sûr ma plus grande peur. Qui mène à la colère, puis à la haine, puis à la souffrance… Je m’entends déjà crier « Geronimo » tandis que je plonge dans le Côté Obscur. On en reparlera dès que j’aurai vu le film.

Cependant pour patienter, vous pouvez bien sûr vous attendre à ce que je reparle de Bobba Fett et Obi-Wan Kenobi – dont j’ai chopé les aventures sur Tatooine novellisées – cet automne. Et ça me fait penser qu’ayant repris le crochet, je pourrais également m’amuser avec mon kit de fabrication de personnages de Star Wars. Quant à mes fan arts, ma foi… je remets aux calendes grecques pour le moment, on verra si j’ai le temps ou le courage avant la sortie du film, de voir si je peux faire au moins une illustration que j’ai en tête.

Et que la Force soit avec nous pour le prochain opus!

Un peu de lifestyle

Comme je l’avais dit dans le dernier bilan bimensuel, je souhaitais sortir un peu plus pour me cultiver, et juste profiter de Paris. Je planifiais d’aller visiter l’exposition archéologique du Louvre,  Royaumes oubliés – De l’Empire hittite aux Araméens. C’était tellement intéressant que de pouvoir mettre une esthétique sur cette civilisation anatolienne que je ne connaissais que de nom à travers l’histoire de l’Egypte ancienne et divers incidents diplomatiques entre le règne d’Akhenaton et de Toutankhamon, ainsi que la fameuse bataille de Kadesh relatée par Ramsès II. L’exposition, avec ses pièces pour la plupart monumentales nous présente un panorama de la culture hittite et des royaumes dit « Néo-Hittite » jusqu’à domination de leur ère culturelle par les Araméens. Je vous dis tout dans une petite chronique dédiée. Cette sortie m’a d’autant plus plu que j’ai pu trouver deux ouvrages pour mes recherches dédiées à cette civilisation pour un projet d’écriture parallèle à la suite du Sang des Wolf.

Après quelques jours de vacances en Normandie chez mes parents pour une coupure net avec la recherche de boulot, j’ai de nouveau eu l’occasion de profiter de Paris. Ainsi, récupérer mes nouvelles lunettes m’a permis une longue, LONGUE balade dans le Quartier Latin. Il faut savoir qu’avant ma reconversion dans le graphisme, mon parcours universitaire très chaotique m’a menée pendant deux ans à la Sorbonne, années où j’ai été malheureuse comme les vieilles pierres de ce lieu magnifique, avec Gibert à portée de main. Et puis toutes ces rues avec des noms de saints et de métiers – je pense à la Rue Saint-Séverin et à l’église du même nom – je trouve ça hyper pittoresque. Vraiment. Et puis Paris sous le soleil (à travers mes nouvelles lunettes de soleil en plus!), quand on marche du Quartier Latin en remontant de la Rue Saint-Jacques jusqu’à Châtelet, en passant par l’Île de la Cité et le Square Saint-Jacques qui abrite la tour du même nom, c’est toujours agréable. C’est la première fois, depuis que je suis au chômage, que je me suis fait une grande balade de cette sorte, rien que pour le plaisir, en oubliant mes préoccupations du moment… et depuis lors, je suis retournée sur Paris pour me faire une petite visite du Musée de l’Armée. Une belle sortie culturelle en compagnie de mon frère qui m’a fait du bien car je me sens plutôt triste en ce moment.

Enfin, je croise quand même les doigts pour que bientôt, ce soit aussi pour bosser que j’aille à Paris!

Création: le défi des 1000 ventes

Commençons avec… l’écriture! Encore une fois, je me dois de faire la promo de mon roman – les joies de l’auto-édition, les amis! Car sachez que Le Sang des Wolf a encore jusqu’en novembre pour atteindre les 1000 ventes et débloquer le service « agent littéraire » de Librinova!
Vous le trouverez sur Librinova et sur toutes vos librairies en ligne favorites en version numérique et papier. Alors n’hésitez pas à faire passer le message autour de vous, si vous avez des anniversaires qui approchent (c’est un joli cadeau à faire), ou si vous connaissez des retardataires du Pumpkin Autumn Challenge 2019 qui cherchent encore de quoi lire sous le plaid avec une bonne boisson chaude pour les mois qui viennent. De mon côté, je me suis remise aux suivants malgré mes préoccupations (je vous avoue que depuis le temps que je cherche du boulot, le feu sacré n’est pas toujours allumé!), et j’espère, je dis bien « j’espère » que je pourrai participer au #NaNoWriMo cette année. C’est qu’à chaque fois que je veux participer un challenge, il y a toujours une couille dans le potage pour changer mes plans! 😄 En attendant, songez au Sang des Wolf pour le lire, où rappeler au monde à quel point vous l’avez aimé!

Côté création visuelle, c’est un peu la mouise. Si je me suis un peu remise à la peinture, j’ai suspendu la chose, et si j’espère encore revoir mes bases de dessin, eh bien… Je commence à avoir un peu la pétouille concernant mon talent de graphiste. En effet, je souhaite toujours rafraichir l’identité visuelle du blog, et j’ai un style précis en tête. Toujours avec des dominantes de violet, mais avec un peu plus de couleurs. J’aimerais pouvoir faire ça cet automne, au plus tard pour avant les Fêtes, histoire de lancer aussi une page Instagram créative avec mes illustrations et mon graphisme sous le pseudo de Blanche Montclair, pour des choses un peu plus personnelles que ce que je propose sur mon book professionnel. J’aurai peut-être du travail d’ici là – je croise les doigts, faut pas déconner! 😂 – mais si ça me permettait de me « dérouiller » sur le graphisme, ce serait franchement pas mal. J’ai des tas d’idées, mais quand je suis préoccupée comme en ce moment, ça peine à sortir, alors vous comprendrez que je préfère ne pas trop m’étaler sur la chose.

Conclusion – Un été calme… vers un automne plus constructif?

Voili-voilà, vous connaissez tout de mes lectures pas toujours ouf, de mes visionnages de séries assez variées, de mes balades inspirantes et de mes envies créatives… j’aurais bien aimé vous annoncer que j’avais trouvé un job, mais qui c’est, c’est peut-être pour bientôt? 😂 Pour le déblocage créatif aussi, ce serait pas mal! Et j’aimerais aussi lire des choses qui me transportent un peu plus, ce serait vachement sympa de publier à nouveau des chroniques à un rythme plus soutenu. Pour le moment c’est bien parti à ce niveau, avec un livre qui me botte bien… et des notes supplémentaires sur les squelettes de mes histoires, je prefère perdre du temps avec ça maintenant plutôt que me lancer bille en tête dans un truc qui me laissera bloquée à deux chapitres de la fin parce que ça n’ira pas.

Enfin bref, j’espère que cet automne continuera sur ce début de pente ascendante et qu’il sera plus serein pour moi, et que j’aurai des choses plus sympas à vous dire. (Un taf, une avancée fulgurante de mes projets, une nouvelle identité graphique qui pète sa mère sur le blog, les 1000 ventes atteintes sur Librinova… 🙏) Entre nous, je ne pense pas que mes inquiétudes actuelles soient une question d’insatisfaction ou d’immaturité: si vous suivez ce blog depuis longtemps, vous savez que c’est hyper agité pour moi ces dernières années, et si moi j’évolue un peu (je fais moins ma chialeuse qu’avant), ma situation peine à le faire! 😂  Oh non, je ne suis pas une ado attardée insatisfaite (je n’oublie pas ce que certains se sont permis de me dire SUR CE BLOG quant au fait d’avoir vécu tard chez mes parents), je suis une grande fille avec ma propre expérience et mes soucis: avec mon licenciement déguisé, complètement inattendu et annoncé juste pendant mon déménagement, qui m’a mis du plomb dans l’aile (citez-moi quelqu’un qui a sauté au plafond si ça lui est arrivé, que je l’envoie chez un psy), je sais ce que je veux maintenant et, pour quelqu’un qui est seule H-24, je ne gère pas si mal cet état de fait qui me frustre souvent. D’autant plus que je bataille pour faire avancer les choses, I stand for myself, je fais ce que j’ai à faire et je pense que je suis trop préoccupée par mon avenir pour ne pas dire fuck aux jugements à l’emporte-pièce. (Message subliminal: si t’as un conseil ou une leçon de vie à me donner, garde-la s’il te plait! 😉) Alors bon, avec un peu de chance, ça va finir par le faire et ce sera de nouveau la fête du slip sur le blog… Mais ça l’est déjà à Fangirl Land, alors forcément on va se marrer un peu plus cet automne! 😝 Je vous attends donc nombreux pour des chroniques qui dépotent, et pourquoi pas un blog plus joli et rafraichi!

Je vous souhaite encore  plein de belles lectures et je vous dis à bientôt pour des publications plus pétillantes! Et vous n’hésitez pas à me faire part en commentaire de vos dernières découvertes littéraires, de vos points de vue sur les lectures ou les séries abordées, ou même de vos encouragements si vous en avez envie, c’est toujours bien accueilli! Bisous! 😘

Blanche Mt.-Cl.

Publié par

Blanche Mt.Cl.

Blogueuse, artiste autodidacte et graphiste, amoureuse de livres et de films SFFF mais pas que (de tout ce qui raconte de bonnes histoires, en général), auteure en herbe, je viens de lancer mon premier roman "Le Sang des Wolf" en auto-édition chez Librinova! N'hésitez pas à vous laisser entrainer dans mon univers!

9 réflexions au sujet de “A l’abordage de la rentrée: lectures, séries, inspirations – Bilan Juillet-Août 2019”

  1. Quel bilan! Dommage pour tes lectures, mais bon au moins tu as donné une chance à ces livres. La bonne blague, la meuf qui cite Christian Jacq!!
    J’espère que tu trouveras un travail très vite! Bonne rentrée!

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  2. « La fête du slip à Fangirl land », je garde cette expression qui en jette un max ! XD
    Tiens, parlant de Star Wars, je suis dans la trilogie Yan Solo, justement 🙂 Et je vais revisionner le film aussi, pour l’occasion (perso, j’avais bien aimé malgré mes réticences au départ)
    Bon courage à toi pour cette rentrée, et je note qu’il faut que je regarde Grimm !!

    Aimé par 1 personne

    1. Je suis ravie que l’expression t’ait plu! 🙂 J’avais passé un bon moment avec la trilogie et là, dans le même esprit, j’ai commencé « Kenobi » de John Jackson Miller. Un petit retour sur Tattooine ça fait toujours plaisir. 😉

      Tu me diras ce que tu auras pensé de Grimm!

      Aimé par 1 personne

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