« Le Sang des Wolf » – Les réponses à vos questions

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Vous avez été quelques unes (et oui, que des lectrices!) à me poser vos questions sur Le Sang des Wolf

Je vous remercie et me fais un devoir d’y répondre, aujourd’hui, pile pour l’anniversaire de sa diffusion via Librinova et pour #JeudiAutoédition! 🎉

Pour celles et ceux qui n’auriez pas posé de questions ou lu la « chose », n’hésitez pas à laisser vos commentaires sur les réponses ou même vos questions. Et pour mes intervieweuses improvisées, j’espère que les réponses combleront vos attentes!

N.B.: Je ne cite pas les noms, car plusieurs questions reviennent, mais les blogueuses en question se reconnaîtront!

D’où t’es venue l’inspiration pour un roman mêlant tellement de thèmes différents?/ D’où t’es venue l’idée de mélanger ces éléments fantastiques, policiers et historiques ?

C’est assez difficile à dire précisément… il n’y a pas eu d’instant t. où je me suis dit: « P****n! Mais eurêka! »

Hormis que mon cerveau est un véritable boxon où le cœur vient toquer pour embrouiller un peu plus les choses, et qu’avec ça, je ne pouvais que mélanger des genres littéraires, j’avais très envie d’écrire sur Vienne, et sur la lycanthropie. C’est né à la base d’une histoire d’une centaine de pages, un gros délire écrit pour quelques potes avec qui j’imaginais partir étudier à Vienne. Durant les années qui ont suivi, l’idée d’une héroïne quittant son pays pour ses études et vivant au loin des choses extraordinaires a fait son chemin dans ma tête, d’autant plus que l’éloignement fait un super fond de roman d’apprentissage. Je n’avais pas envie d’une simple romance, il lui fallait une aventure à la hauteur. Et BIM, le fantastique a fait son entrée, puisque l’Europe centrale, le monde germanique en particulier avec les contes de Grimm, est le berceau de bien des mythes, ainsi que le creuset d’une histoire tourmentée, propice à quelque chose d’extraordinaire. Il fallait faire le lien entre ces éléments, et l’intrigue policière a commencé à se faire un chemin discret, un peu plus d’un an avant de me lancer dans le premier jet du roman… j’ai commencé à prendre quelques notes, mais pas plus car j’étais encore en études supérieurs, qui étaient prenantes, recherche de stage et job étudiant. Pendant les vacances de Noël qui ont suivi, j’ai eu la confirmation que l’idée était la bonne en voyant à quel point le policier et le fantastique se mariaient bien dans le vieux film La Mouche noire. Après tout, les flics doivent se baser sur des faits, être pragmatiques, et c’est intéressant de les voir confrontés à des phénomènes inexplicables.

On peut dire que je me suis nourrie de mes connaissances (j’ai une licence et un master en études germaniques, avec une spécialité en histoire et civilisation, j’ai rédigé des mémoires en ce sens, et l’étude des contes de Grimm m’a passionnée), de mes très diverses expériences qui me donnent l’impression d’avoir eu mille vies et ressenti mille choses avec l’émotivité particulière que l’on me connait, des personnes rencontrées (même les plus nases – Clara est la synthèse des plus grandes garces que j’ai connues), et pour mes héros, jeunes adultes, des questionnements similaires à ceux que j’ai pu avoir plus jeunes…

De toutes les manières, j’aime les histoires multi-enjeux, ce qui je pense, se verra aussi dans mes prochains projets écrits. C’est un exercice aussi périlleux qu’intéressant pour qui aime se triturer les méninges (et aussi se faire du mal au passage), le tout est de bien ficeler l’ensemble, pour amener le lecteur intrigué à découvrir comment tout se tient et s’imbrique.

Connais-tu personnellement Vienne?

Oui! Malheureusement pas aussi bien que je le souhaiterais, car si j’ai rêvé d’y étudier (j’avais été acceptée pour y partir en Erasmus, mais hélas, la vie en a décidé autrement), je n’y ai été qu’en touriste, et j’ai beaucoup apprécié l’atmosphère, quand bien même je ne suis pas persuadée que, comme Zoé, je pourrais y vivre.

Il y a quelque chose de doux et reposant là-bas. Et alors la lumière hivernale quand le soleil est rasant toute la journée et qu’il se reflète dans la glace sur le sol des parcs, ou sur le givre… C’est magique. Il y a vraiment quelque chose d’onirique qui participe un peu à la vision plus fantasmée que je partage avec vous dans le roman.

Mais je continue, par le biais de mes recherches et de mes lectures, d’en apprendre sans arrêt sur cette ville. Par exemple, lors de ma dernière relecture avant l’auto-édition, processus laborieux et difficile, j’ai fait une découverte qui m’a amenée à changer quelques détails sur cimetière de Währing. Je n’exclus d’ailleurs pas de retourner à Vienne dans les années qui viennent (ou même avant si l’occasion se présente), et peut-être même d’y mettre en scène une nouvelle intrigue, ou du moins des passages de celle-ci. De toutes les façons, je retournerai en Autriche quoi qu’il en soit, même si c’est pour une randonnée dans le Tyrol. 😉

Peux-tu nous en dire plus sur ton processus d’écriture? est-ce que tu dédies une plage horaire quotidienne à l’écriture?

Jusqu’à récemment, j’ai eu des mois et des années agitées qui ne m’ont pas laissé beaucoup de temps pour avancer comme je le souhaitais sur mes projets littéraires. C’était donc le soir et le week-end, dépendant de mon niveau de stress – je peux être préoccupée (comme c’est le cas en ce moment pour cause de chômage), me dire que mes idées sont toutes de la daube, que de toutes les façons je n’ai aucun talent… la litanie habituelle, si vous me suivez depuis longtemps. 😂Mais une fois que je suis dedans, je peux rester quelques jours sans écrire une ligne, avant d’enchaîner les pages. Et là je ne compte plus mes heures.

Pour le processus en tant que tel, je commence toujours par faire des recherches, historiques, scientifiques ou visuelles, prendre énormément de notes: enjeux, pans de l’histoire, notices sur les personnages (descriptions physiques, caractère, voire dessins, évolution), relations entre les divers éléments, chronologies parallèles, arbres généalogiques, résultats de mes recherches, synopsis détaillés, pans de scènes qui me viennent à l’esprit avec annotations pour vérifier la pertinence et l’articulation des éléments entre eux… C’est idiot à dire, mais je bosse presque comme sur un mémoire universitaire. Par exemple, j’ai plusieurs carnets remplis de ces notes pour Les Larmes de Siegfried, dont un des derniers qui fait 400 pages. Si avec ça je ne suis pas parée pour vous pondre une suite du feu de Dieu!

Par la suite, c’est la rédaction, intense, je ris, je pleure, j’insulte mes personnages, je visualise l’histoire. Je laisse décanter un peu avant de faire la relecture, seule et avec mes proches, mais j’avoue que c’est la phase la plus chiante du processus, d’autant plus qu’à un moment il faut savoir accepter de s’arrêter. Et surtout faire la part des choses entre ce qui est nécessaire à l’histoire, et les idées que je pourrais reprendre ailleurs, histoire de ne pas griller toutes mes cartouches.

Zoé est clairement inspirée de toi, du moins physiquement… l’est-elle aussi sur le plan émotionnel?

Il y a une large part de moi-même en Zoé, même si physiquement, hormis qu’elle est petite et brune, je ne la vois pas comme moi car contrairement à elle, on ne me remarque pas dans la rue. Je l’imagine plus comme un genre de conception graphique en noir et blanc, sans nuance, un peu à la manière d’un personnage de Tim Burton, avec la grâce d’une icône byzantine (Zoé était d’ailleurs un prénom prisé des Byzantins!). Elle a des yeux noirs que je n’ai pas, car je suis fascinée par la profondeur d’un regard noir dans un visage au teint laiteux. C’est d’ailleurs ce que j’imagine comme la principale beauté de mon héroïne. Elle a des goûts et des intérêts similaires aux miens, petits traits que je trouve amusant de mettre en avant chez un personnage littéraire car c’est parfois négligé même dans de très bonnes intrigues, et ajoute un peu de corps aux personnages, voire parfois un atout dans le récit (surtout qu’en l’occurrence ils sont parfois perchés, mais pardonnez Zoé, elle est restée trop longtemps à l’université, la pauvre!).

Émotionnellement, je dirais oui et non, c’est surtout par son grand manque de confiance en soi qu’elle me ressemble. Mais en cela, je pense qu’elle ressemble à beaucoup de monde, et si j’ai pensé la changer, d’autant plus qu’elle pourrait faire pâle figure face au nouveau modèles des héroïnes dites bad ass et des « filles (dites) fortes » à la mode en littérature et au cinéma (je suis certaine que cela me sera reproché un jour ou l’autre), mais plus ça va, plus je réalise qu’elle a sa propre force, qu’elle la découvre au fur et à mesure que l’histoire avance. Et ce n’est pas parce qu’on est vulnérable, ou qu’on ne tente pas de crier plus fort que les autres, qu’on n’est pas fort, que la force de quelqu’un peut se manifester dans des circonstances où quelqu’un que l’on croit plus fort s’écroulerait. Au final, avec le temps, émotionnellement parlant, je m’éloigne de plus en plus de Zoé, mais paradoxalement, je la trouve de plus en plus attachante.

En revanche, ce n’est pas le personnage qui me ressemble le plus dans le roman. Seulement, je ne vous dirai pas qui c’est. 😄

Où en es-tu avec le tome 2?

Honnêtement, j’avais super avancé! Mais les bouleversements dans ma vie, plus d’énièmes relectures pendant une recherche d’éditeur qui a vu mon roman rejeté par plusieurs maisons, et la ré-écriture du premier tome avant l’auto-édition m’ont empêchée de me concentrer comme je le souhaitais. Et récemment, je me suis retrouvée bloquée sur des éléments que je trouvais mal articulés entre eux, qui risquaient de créer des incohérences ou de compliquer inutilement l’histoire. C’est que comme je sais où je veux vous emmener avec cette histoire, autant que le voyage soit agréable. J’ai donc repris les choses sous un autre angle et ai entamé une réécriture qui, je l’espère, va aller bien plus vite.

Mais je vous rassure en vous disant que cette fois-ci, je suis partie pour écrire les tomes II et III dans la foulée, peut-être avec un autre projet plus léger en parallèle pour décompresser, je ne veux pas faire la bêtise que j’ai faite en laissant passer trop de temps. Car on risque les incohérences – mon plus gros taf consistant à les éviter, j’ai tout un pan de mes notes qui consiste à des détails à ne pas oublier!

Je vous promets donc que je ne suis pas en train de vous enfumer, que les choses suivent leur cours, et que je vous en dis plus quand ce sera le moment. 😉

Que va-t-il advenir des deux principaux héros : Zoé et Lukas?

Haha! La question à un million! Zoé et Lukas… A votre avis?… L’inévitable, et ça ne va pas tarder car ils vont en devenir irritants sinon! 😂

Disons qu’on les a vus immatures, perdus, peu sûrs d’eux-mêmes dans les premiers tomes. Les circonstances vont les amener à puiser dans les profondeurs de leur être pour y trouver des ressources insoupçonnées. C’est qu’ils font encore face à des événements difficiles (en même temps, on n’écrit pas un second tome pour dire que tout va bien), et mûrissent d’un coup.

Si certains aspects plus doux de leurs personnalités, que l’on devinait, se dévoilent dans l’intimité, d’autres pans plus sombres s’affirment dans le second tome, jusqu’à devenir l’enjeu du tome III. Attendez-vous à retrouver une Zoé toujours farouche, mais plus sûre d’elle-même, avec un « côté obscur » si je peux me permettre l’expression. Niveau obscurité, nous allons aussi être bien servis avec Lukas tandis qu’une véritable tempête se prépare dans sa « jolie caboche » blonde.

Retrouverons-nous tous les protagonistes?

Tout ce que je peux dire, c’est que nous allons retrouver du beau linge, et connaître un peu mieux certains personnages qui gravitent autour de Lukas et de son père, ainsi que, dans un avenir proche, de Zoé qui arrive dans ce monde nouveau et qui de plus en plus, participe à l’enquête.

Et nous allons aussi retrouver les protagonistes par lesquels cette affaire a commencé, quelques soixante ans auparavant, dans des flashbacks qui vous feront comprendre à quel point Terwull « l’Ancien » n’a fait qu’effleurer la tragédie qui a été celle des enfants de Wolf et de Finsterwald… Mais de cela je ne peux vous dire plus sans vous gâcher le plaisir de la découverte!

Conclusion – Découvrez Le Sang des Wolf!

Voili-voilà! J’espère avoir répondu à vos questions, et vous avoir donné encore plus envie de connaître la suite de ce roman! Je vous remercie encore pour votre soutien et vos encouragements. J’espère faire honneur à celles et ceux qui croient en moi avec Les Larmes de Siegfried, et en trouvant un éditeur pour le premier volet. Je profite donc du #JeudiAutoÉdition pour vous rappeler que j’ai jusqu’à Novembre pour atteindre les 1000 ventes me permettant de débloquer le service agent littéraire, et pourquoi pas, de réaliser mon rêve de voir Le Sang des Wolf édité!

Je vous invite donc à faire l’acquisition du roman si vous ne l’avez pas encore fait (parce que j’avoue que si je n’atteins pas les ventes dans les temps, je ne sais pas vraiment ce que je vais faire du Sang des Wolf vu que jusque là, j’ai surtout essuyé des refus de la part des éditeurs alors que zut, ce roman n’est pas plus mauvais qu’un autre quand j’y pense! 😂), et à encourager un maximum de personnes à faire de mêmes si vous l’avez aimé! Car je crois vraiment en cette histoire, même si certains ont pu la critiquer, il faut parfois passer outre quand on sait qu’on tient un truc!

Si vous n’avez pas encore lu le roman, n’hésitez pas à me demander un petit dossier de présentation! N’hésitez pas non-plus à me faire vos commentaires en bas de cet article, et éventuellement à me poser des questions complémentaires! D’ailleurs, l’idée de pouvoir poser des questions vous a-t-elle plu?…

Je vous dis à bientôt pour de nouvelles chroniques et je vous souhaite un excellent après-midi!

Blanche Mt.-Cl.

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Publié par

Blanche Mt.Cl.

Blogueuse, artiste autodidacte et graphiste, amoureuse de livres et de films SFFF mais pas que (de tout ce qui raconte de bonnes histoires, en général), auteure en herbe, je viens de lancer mon premier roman "Le Sang des Wolf" en auto-édition chez Librinova! N'hésitez pas à vous laisser entrainer dans mon univers!

10 réflexions au sujet de “« Le Sang des Wolf » – Les réponses à vos questions”

    1. On devrait peut-être appliquer aux livres le même principe que celui du bonus sur les DVDs – des anecdotes, des secrets d’écriture, du teasing… 😉 Ce serait une idée sympa à soumettre aux maisons d’éditions!
      Merci pour ton commentaire! Je tente de rester créative! 😉

      Aimé par 1 personne

  1. C’est très sympa ce genre de questionnaire ! J’aime beaucoup ce que tu réponds sur les gens discrets, manquant de confiance en eux. J’adorerais visiter Vienne, hi, hi !
    Je vais te faire de la pub ! Gros bisous , et bonne soirée !

    Aimé par 1 personne

  2. Coucou!
    Je suis en train de le lire, j’en suis aux 2/3 et j’aime bien. Tu as réussi à mettre en place une intrigue très complexe mais qui tient la route. Je trouve que Zoé est très bien comme elle est, elle n’est peut-être pas ultra-badass mais beaucoup plus représentative des filles de son âge que ces héroïnes qui sont devenues des stéréotypes. J’ai beaucoup plus de facilité à m’identifier à un personnage avec des doutes et des failles qu’à quelqu’un qui est blindé de confiance en soi et qui le fait savoir…

    Aimé par 2 personnes

    1. J’espère alors que la suite de ta lecture te plaira!

      C’est vrai que, homme comme femme, les personnes avec un excès de confiance et le font savoir – comme tout le monde j’en ai connu, je les perçois plus comme envahissantes que charismatiques à force! 😄
      De mon côté, je suis assez lasse des nanas « ultra bad ass », car parfois à part cet excès de confiance, je trouve que les personnalités ne sont pas assez creusés, et j’ai peur qu’elles deviennent de plus en plus l’atout légitimité des auteur/es pour montrer que les filles ne doivent pas douter d’elles. Mais d’une part, nous sommes dans une société où les femmes doivent encore assumer beaucoup de choses, au boulot, en famille – la fameuse charge mentale – et je trouve que le côté: « SOIS UNE GUERRIERE (en plus du reste) » ajoute encore à cette charge. Alors oui, si l’on veut se battre parce qu’on a trouvé une cause juste, une motivation ou même une personne qui en vaut le coup, allons-y… Et d’autre part, l’occasion faisant le larron, je ne pense pas qu’on naisse bad ass mais que plutôt, on pourrait le devenir par la force des choses. 😉 Mais je ne vais pas trop en dire sur le sujet…

      Merci pour ton commentaire! Excellente soirée à toi!

      Aimé par 1 personne

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