Tag – Trente jours, trente livres (II)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Alors les p’tits loups, avouez qu’après les amuse-gueules livresques d’hier, vous avez envie de poursuivre le compte-rendu de ce beau challenge! J’espère que les dix premiers livres vous ont donné envie l’envie de découvrir les dix suivants, et que ceux-ci vous inspireront!

Jour 11 – Un livre avec plus de 500 pages

J’en ai lu une tripotée, avec plus de 500 pages, et certains sont si passionnants qu’on ne sent pas ces pages passer. En revanche, il y a des ouvrages longs elles ont du mal à tourner… Et c’est justement ce qui marque. Et ne m’en veuillez pas de dire ça, de grâce, j’avais fait ma liste du challenge bien avant le tragique incendie de Notre-Dame. Ne m’en veuillez pas de citer comme exemple, un roman que j’ai tenté de lire à 10 ans en pleine folie Bossu de Notre-Dame avant de lâcher l’affaire car c’était un peu costaud pour une gamine de cet âge. Je l’ai donc lu à 17 ans, après le bac français, car j’appréciais mieux les classiques une fois cette merde passée (et quel sujet chiant m’est tombé dessus en bac français, avec en prime à l’oral un poème d’Hugo alors que je n’aime pas la poésie d’Hugo!).
Vous avez deviné, ce n’était non rien de moins que Notre-Dame de Paris de Victor Hugo. Comment vous dire?… Si j’ai bonne mémoire, mon édition faisait 570 pages. Et non de Dieu, j’ai cru qu’il faisait le double, car il aurait pu être tronqué de la moitié. Le fait est que j’ai été traumatisée par les chapitres longs – très longs – dédiés aux descriptions de Paris et de Notre-Dame au Moyen-Âge. C’était ASSOMMANT!

Jour 12 – Un livre avec des LGBT

Je citerai la trilogie The Magicians, avec le personnage d’Eliot, meilleur ami de Quentin. Eliot aime les garçons, et couche même avec Quentin (une partie fine à trois avec leur amie Janet) dans le premier à la faveur d’une soirée particulièrement arrosée et riche en émotions. Dandy cynique issu d’une famille de magiciens, il s’ennuie dans ce monde où il ne sait que faire de ses pouvoirs, et mène une vie hédoniste pleine de vins et de plaisirs… jusqu’à ce qu’il devienne roi de Fillory. Il reste amateur de belles choses et de bonne chère – ça paraît franchement cliché, mais au-delà de ça, son orientation sexuelle n’est pas vraiment un enjeu de l’histoire, ça fait juste partie du personnage. Là où Eliot m’intéresse, c’est qu’il révèle une partie plus sérieuse et sensible de son être au fur et à mesure que l’intrigue avance – bref, un gars qui commence connard pour finir en beauté, comme j’aime. Car sous ses airs détachés, et derrière ses traits d’esprit, Eliot et aussi vulnérable et plein de fêlures que ses amis, et est parfois, quand on s’y attend le moins, très émouvant. Notamment à la fin du second tome. Sans doute mon favori parmi les amis de Quentin.

Jour 13 – Un livre où il y a ton personnage préféré

Allez, devinez. ☺️ Un taré. Masqué. Avec une cape noire. Non, vous n’êtes ni dans une novellisation de Star Wars ou dans un comic de Batman. Il s’agit du fameux Fantôme de l’Opéra, de Gaston Leroux. Je suis fan de ce génie tourmenté, même si ma relecture de l’an dernier me l’a méchamment déglamourisé, du fait que je ne me rappelais pas qu’il était censé sentir la décomposition.

Jour 14 – Un livre où la place de l’animal est importante

Moby Dick d’Herman Melville, avec sa baleine blanche poursuivie par le capitaine Achab – en fait un cachalot qui lui a fait perdre sa jambe. Si la bête est l’enjeu principal de l’histoire, à la fois physique et métaphysique, objet d’un désir qui consumme Achab jusqu’à l’os, il est à voir que le narrateur, Ismaël, consacre de longs chapitre aux baleines, aux techniques de chasse. Bien que je sois farouchement opposée à la chasse de ces animaux magnifiques qui me fascinent, j’ai trouvé cet ouvrage captivant, et me suis amusée que les cétacés y soient encore considérés comme des poissons. Je me demande si je ne le relirai pas un jour… 😏

Jour 15 – Un livre dans lequel il y a ton couple préféré

Mouais, mouais, mouais… Ça paraît bateau car les couples dans les fictions ne m’inspirent pas vraiment, mais j’avoue avoir un petit penchant pour le couple improbable formé par Nicolas Rostov et Marie Bolkonsky dans Guerre et Paix de Léon Tolstoï. Couple improbable pour deux raisons. L’une, sociale et religieuse: bien que tous deux nobles, il ne peut rien se passer entre eux au moment où André, le frère de Marie, et Natacha, la jeune sœur de Nicolas, sont fiancés. En effet, les affins sont considérés comme membres de la famille quand il y a alliance, et Marie et Nicolas sont censés devenir comme frère et sœur dès qu’André et Natacha se passent la bague au doigt, toute intimité entre eux étant considérée comme un inceste. Et surtout, Maria et Nicolas sont très différents l’un de l’autre. Lui est beau et sociable, a de l’aisance et de l’allant, quand la jeune femme, timide, très pieuse et quasiment recluse au début de l’histoire, est considérée comme maigrichonne et laide. Mais lorsqu’à la faveur des guerres napoléoniennes, il passe du temps seul avec elle sur le domaine des Bolkonsky, il tombe sous le charme des magnifiques yeux expressifs de Maria.

Jour 16 – Un livre que tu as lu en L.C.

Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine, j’ai fait une agréable L.C. de la novellisation Star Wars VIII – The Last Jedi, avec Charmant Petit Monstre. Un grand moment de délire fangirling en loucedé, et d’exégèse starwarsienne de haut vol. Je lirai sans doute la novellisation du prochain opus que j’attends avec une grande appréhension.

Jour 17 – Un livre avec une magnifique couverture

Si l’on continue dans les novellisations, parlons jeu vidéo, avec ce prequel à l’univers de BioShock. Je vous propose la magnifique couverture de BioShock: Rapture de John Shirley, l’édition en grand format de chez Bragelonne. Je suis amoureuse des motifs Art Déco rehaussé de doré-cuivré. Et franchement, le contenu est également prenant. J’ai accroché de bout en bout à l’histoire, même si je n’ai jamais joué au jeu.

Jour 18 – Un livre d’ado

La trilogie Effacée de Teri Terry: cette dystopie sise dans un Royaume-Uni dictatorial après avoir été la proie de nombreuses crises, suit le destin de Kyla, une adolescente « effacée » selon un procédé qui prive les criminels mineurs de leurs souvenirs avant de les affecter à une famille d’accueil pour qu’ils se reconstruisent et se réintègrent dans la société. La jeune Kyla découvre que quelque chose n’aurait pas marché dans son reconditionnement et qu’elle pourrait être l’enjeu d’une machination plus vaste… Si Effacée n’a pas le côté spectaculaire d’un Hunger Games, j’aime beaucoup la dimension plus intimiste de l’affaire, qui intègre bien les répercussions de la dictature dans la vie quotidienne et les préoccupations des individus. Des livres qui, à mon avis, gagneraient à être plus connus car le récit, assez complexe et multi-enjeux, vaut le détour. Je ne suis pas certaine qu’une adaptation ciné tienne la route, mais ça ferait une série sympa.

Jour 19 – Un livre qui avec une ambiance sombre

Avis aux amateurs de roman gothique, d’Angleterre victorienne et de brouillard londonien… ouvrez les pages merveilleuses de La Nuit de l’Infamie de Michael Cox, une histoire de vengeance. Celle d’Edward Glyver, qui poursuit de sa vindicte le poète – et surtout imposteur – Phoebus Daunt. Le crime de ce dernier: avoir fait renvoyer Edward, alors boursier, d’une prestigieuse université en l’accusant du vol d’un précieux ouvrage ancien. Edward assiste au succès de Phoebus, qui mène une vie qui aurait dû être la sienne… Entre rage sourde, colère, secrets, vieux livres et envies de meurtres, c’est bien le raffinement de l’âme humaine qui se déploie dans toute sa noirceur au fil de ces pages où l’on se laisse tomber avec délice.

Jour 20 – Un livre que tu as détesté

Pour moi, l’une des pires choses que j’aie lues est sans conteste la trilogie La Reine Liberté de Christian Jacq, lue jusqu’au bout par principe, parce qu’on me l’avait offerte, et en un temps record pour m’en débarrasser. Déjà les « destins de femme », c’est pas mon truc, et le sujet était traité avec tant de niaiserie, avec une royale héroïne chiante de ouf qui épouse son jardinier (!) bien cucul-pompon lui aussi pour en faire le pharaon qui va combattre contre les envahisseurs hyksôs, des « méchants » hyper caricaturaux dont la reine est jalouse des Égyptiennes si belles (évidemment), des parallèles historiques douteux avec la Seconde Guerre mondiale (la foutue blague!), les dieux qui soutiennent l’héroïne quand la situation est inextricable (elle lève son sceptre et ils envoient une tempête balayer la flotte hyksôs)… Et surtout une écriture qui s’est appauvrie avec le temps, qui n’appelle plus au rêve.
Je me suis vraiment ennuyée… mais pour finir sur une note positive, comme roman historique traitant de la même période, je vous recommande la trilogie Seigneur des Deux-Terres de Pauline Gedge.

À demain pour le final!

J’espère que cette seconde partie du challenge vous aura autant plu que la premier, que je vous invite à consulter si vous l’avez manquée. Je vous présenterai les dix derniers ouvrages demain, toujours à la même heure. À demain!

Blanche Mt.-Bl.

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Publié par

Blanche Mt.Cl.

Blogueuse, artiste autodidacte et graphiste, amoureuse des littératures de l'imaginaire et auteure en herbe, je viens de lancer mon premier roman "Le Sang des Wolf" en auto-édition chez Librinova! N'hésitez pas à vous laisser entrainer dans mon univers!

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