Bilan Janvier-Février 2019 (I) – Blogo, RS et lectures

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Un gros « hello, hello » à tous, pile poil pour l’heure du thé! J’espère que vous allez bien et que ces deux derniers mois vous ont permis de faire de belles découvertes littéraires et ciné! Pour ma part il y a pas mal de trucs à dire depuis fin décembre-début janvier…

Je reviens en ce début mars pour un bilan, ma foi, assez fourni! Car chômage et temps passé chez moi aidant, j’ai eu du temps pour enchaîner les lectures et les visionnages de film, tout genre confondu. Bref, un bilan qui promet d’être à la hauteur de celui de Février il y a un an, avec en prime deux gros coups de cœur… encore non-SFFF! ☺️ Tout ça pour vous dire que c’est un truc de malade tout ce qu’on peut faire quand on en a le temps pour! Aussi, je vais cesser de vous faire saliver et vous livrer les dernières découvertes dans ce « bilan-fleuve », que j’ai décidé de vous faire en deux parties tant il est dense. Aujourd’hui, dans la première partie, nous parlons blogosphère, RS et lectures (car il y en a une flopée!).

Petite synthèse réseaux sociaux

Avant d’entrer dans le vif du sujet, parlons un peu d’Internet. Malgré un nombre de visite record ces derniers mois, je constate toujours qu’il n’y a que quelques pèlerins qui me font l’honneur de leur participation, peut-être par préférence pour Instagram ou autre… En fait je me demande si quelque chose ne fausserait pas les statistiques tant elles me paraissent étrange: en effet, on a dépassé les 3000 vues en février alors que je n’ai pas été super présente… Il doit y avoir un truc, un terme, qui le fait apparaître souvent dans les recherches. Je planche là-dessus et je vous en reparle, parce qu’il m’intrigue de savoir ce qui me vaut autant de visites! Et sinon, dans la rubrique « petit kiffe personnel », j’ai vu que mon blog apparaissait régulièrement dans les résultats de recherche sur… Kylo Ren. Oui, oui. Google m’a grillée, la Matrice m’a comprise… Je suis foutue. 😂

Une certaine lassitude qui me gagne quant aux pratiques merdiques sur les RS. Celles et ceux d’entre vous avec qui je délirais régulièrement sur Twitter l’ont peut-être noté: hormis les partages automatiques de mes articles, j’ai déserté le réseau et je ne sais pas quand j’y reviendrai. La raison de ce quasi-abandon est simple: l’overdose de connerie et de malveillance. En fait je me rends compte que beaucoup utilisent les 240 caractères pour cracher leur bile, leur amertume, et ce quel que soit le sujet, tout le temps et tout au long de l’année. J’en ai marre de gens qui critiquent TOUT, des blasés qui détestent TOUT, qui se plaignent de TOUT et de TOUT LE MONDE, qui entretiennent des tensions inutiles et qui font trop d’honneur aux cons en retweetant leurs propos nases, qu’il s’agisse de sujets importants ou de futilités, ou qui se montrent méprisants ou condescendants, qui desservent ce qu’ils sont censés défendre… Bref, voilà, j’en ai eu ma claque de cette toxicité, de ce manque de recul sur tout, et plutôt que de devenir moi aussi bête et méchante, et de poster des tweets que je pourrais regretter par la suite, j’ai préféré me déconnecter. Et virer l’appli de mon portable. Même si j’avoue qu’à certains moment, je pense avec nostalgie à certains de mes échanges GIFesques si drôles… 😢 Par contre je suis vachement plus zen depuis que j’ai switché en mode OFF. Oh oui! J’y reviendrai probablement, mais en orientant plus mon compte vers mon exercice d’écriture et mes futures publications, si celles-ci se font. 😌 Concernant Facebook, je continue à partager des choses dessus de temps en temps sur la page du blog: les liens vers les articles, photos d’Instagram… et les petites participations des quelques abonnées me font toujours un immense plaisir. Paradoxalement, quand on sait que les signalements de blogueuses des derniers temps viennent de là, je suis plus au calme sur la page Facebook de mon blog, et les quelques participations de quelques abonnés me font immensément plaisir. En même temps, on ne va pas se mentir, hein: ça change que dalle pour moi car on ne peut pas dire que je sois une blogueuse influente! 😂

Sinon, le seul réseau encore un peu sympa pour moi ces temps-ci, c’est Instagram! ☺️ Je ne sais pas si c’est tout ce temps passé à la maison qui m’a inspirée, mais j’aime de plus en plus ce que je suis en train de faire de mon feed, et je suis en expérimentation permanente pour varier un peu les plaisirs. Je vous en parlerai demain dans la seconde partie du bilan.

Petite mise au point…

Et maintenant la minute « je m’exprime un peu quand même ». J’ai entendu parler des signalements de contenus de blogs tenus par des femmes ces derniers temps – à cause des sujets ayant trait au féminisme. Pour ma part, je ne suis pas concernée par ces faits, et je pense que vu les sujets abordés sur ce blog et vu les trois pèlerins qui me suivent, ça ne risque pas de m’arriver. Au contraire, quelques personnes m’ont récemment reproché de ne pas être assez féministe sur le blog… 😑 Bon, voilà, voilà… Il semble que les gens ne soient jamais contents de ce qu’on leur présente.

Je trouve excessivement laid que l’on coupe la parole aux blogueuses, certainement du fait de connards qui s’ennuient dans leur vie et ont juste envie de faire chier le monde autant qu’ils se font chier, d’autant plus que je pense que les contenus incriminés ne doivent pas être bien méchants. Je trouve cette attitude dégueulasse, et même dangereuse. Si on n’est pas d’accord on zappe et puis c’est tout. Merde, allez vivre, achetez-vous un cerveau et foutez la paix aux autres. Quant à m’entendre dire que mon contenu n’est « pas assez féministe », même si ce n’est pas aussi grave que d’être bloquée sur les RS, ça m’énerve. Honnêtement, la question est loin de me désintéresser, mais s’il n’y aucun lien avec mes lectures, je ne vais pas faire tomber le sujet comme un cheveu sur la soupe, ou si je ne suis pas fan de certaines figures féminines fictives ou réelles que presque toutes admirent, je ne vais pas me forcer à dire que je la kiffe si ce n’est pas le cas (j’y reviendrai dans le bilan lecture). Parce que du coup, depuis quelques temps, je me sens le cul entre deux chaises et c’est un peu stressant, alors que je suis censée bloguer pour le plaisir, pas flipper à l’idée de ce qu’on va me reprocher en MP.

Je pense, au même titre que ces blogueuses qui ont été bloquées, avoir le DROIT de parler de ce que JE VEUX sur MON blog À MOI, sans que personne – homme, femme, trans’, martien ou qui sais-je – ne m’explique avec condescendance ce que je dois y faire. Parce que tout comme j’ai le droit de disposer comme je veux de mon corps, j’ai le droit de disposer de mon esprit. Empêcher quelqu’un de parler ou lui dire comment il doit penser, pour moi c’est vicieux, c’est facho et c’est le début de la merde. C’est d’autant plus gonflant que je ne pense pas avoir un jour manqué de respect à qui que ce soit sur Les Mondes de Blanche, surtout pas aux autres blogueuses, dont je comprends l’inquiétude pour le futur de leurs blogs avec les liens bloqués. Je vous avoue que je me suis posé un moment la question d’aborder le sujet ou non alors que d’habitude je ne me filtre pas particulièrement ici. Comme quoi, quand des gens, parfois en plus des gens que vous estimez, décident de vous mettre le doute, vous commencez à vous demander si vous écrivez des conneries alors que la blogo est censé être un espace où on s’éclate. Personne ne devrait couper la parole ou dire aux autres ce qu’ils devraient penser d’une lecture. Ce n’est que mon avis mais j’ai vraiment besoin de l’exprimer.

Voilà, maintenant, c’est dit, ça va mieux. Mais passons maintenant au vif du sujet: LES LIVRES!

De la lecture en-veux-tu-en-voilà

Après le petit pavé d’expression personnelle, parlons enfin bouquins! 🎉 Parce que je les ai enchaînés depuis le début de l’année, et tous ne pourront pas être chroniqués… Aussi, en voici une liste:

  • Supernormal de Robert Mayer nous amène dans le New York des années 1970, au côté d’un super héros à la retraite, journaliste, dont la tranquillité est troublée par une recrudescence du crime dans la métropole. Il ressort la cape et les gants, alors qu’en haut lieu on médite un piège fumeux le concernant… Une parodie de Superman drôle et savoureuse sur fond de Guerre Froide, qui joue avec les codes des histoires de superhéros. La chronique est ici.
  • Le Mirliton merveilleux raconté par Jules Rostaing et illustré par Télory, est un très bel album illustré, initialement publié au XIXe siècle, tout en couleurs, en douceur et en jeux de mots pleins d’esprit. Destiné à un jeune public, il fera le bonheur des amateurs de beaux livres avec ses illustrations minutieuses aux couleurs de bonbons. Je vous laisse découvrir le récit dans la chronique dédiée.
  • Malraux face aux jeunes est un livre très court, qui reprend deux entretiens d’André Malraux juste avant et juste après Mai 68. Malraux est sans doute, de par son parcours politique, intellectuel et littéraires, l’une des figures de cette époque qui me fascine le plus. Sa Condition humaine a été l’un des grands chocs de ma vie de lectrice. Le plus intéressant des deux entretiens est celui où Malraux répond aux questions de jeunes – quelques morceaux sont d’ailleurs très intéressants d’ailleurs, pour celles et ceux qui s’intéressent à la place de la femme en France, ainsi qu’à la place des jeunes en général qui continue de poser question tant il existe de manières d’être jeunes encore aujourd’hui.
  • Néo Faust d’Osamu Tezuka est une PURE merveille. Depuis longtemps dans ma PAL, c’était un cadeau que l’on m’avait fait pour mes trente ans. En un mot, ce manga est GÉNIAL! Avec un scénario alambiqué et multi-enjeux comme j’aime, écrit au cordeau, il ré-explore le mythe faustien dans un Japon en proie aux mouvements étudiants des années 60-70, sur fond de réflexion sur la biotechnologie. Le diable s’y incarne sous l’apparence d’une ravissante jeune femme très espiègle qui en pince pour le savant. C’est assez savoureux parfois, même si l’histoire reste assez sombre. Pour en savoir plus, vous n’avez plus qu’à jeter un œil à la chronique!
  • Don Quichotte, tome II de Cervantès a été un vrai déchirement quand je l’ai achevé. C’était une lecture au top, encore mieux que le premier tome, tant le récit déborde de fantaisie, de folie furieuse et d’humour. On y retrouve Don Quichotte au top de son pète au casque et le naïf Sancho, embarqués dans les facéties d’un couple de nobles qui mettent en scène des aventures à leur hauteur. Une réflexion, sur les liens entre réalité ou fiction, mais aussi sur l’hypocrisie d’une société et d’une époque. La fin m’a réellement émue, et j’ai ressenti un pincement au cœur en refermant ces pages MERVEILLEUSES. Pour connaître un peu mieux les raisons du gros vague à l’âme qui m’a saisie, je vous invite à lire mon avis sur l’ouvrage!
  • Dans la Combi de Thomas Pesquet de Marion Montaigne, m’a presque sauvée du book hangover post-Quichotte. L’auteure et illustratrice prend le parti de l’humour pour raconter le recrutement, l’entrainement et le voyage spatial d’une grande figure médiatique de ces dernières années: le spationaute Thomas Pesquet. Entre Moscou, Houston et la Sation Spatiale Internationale, le tout saupoudré de références cinématographiques de bon aloi (Apollo 13, Star Wars, Armageddon…) vous découvrirez la vie d’astronaute sous tous ses aspects, même les moins glamour, quitte à vous payer de petites tranches de rigolade. Une chronique qui m’a fait du bien!
  • La Vie mondaine sous le nazisme de Fabrice d’Almeida nous plonge dans le quotidien des élites et de la jet-set du IIIe Reich. De la mondanité se créant autour d’un petit parti qui monte, au sommet de l’État, c’est toute la compromission de l’ancienne noblesse conservatrice souhaitant un renouveau du régime impérial, des industriels et de la finance, ainsi que des artistes (cinéma et musique en tête) qui est décortiqué ici. Il se révèle une mécanique implacable d’expropriation et de vol des propriétés de familles juives au profit des potes, et d’un parfait contrôle des arts. Détail cocasse: un nom du cinéma qui revient souvent, celui de Gustav Fröhlich, la star du Metropolis de Fritz Lang, resté un acteur très populaire en cette période et qui doit sa disgrâce à une dispute avec Goebbels pour une starlette. Un livre aussi « malaisant » que passionnant derrières les paillettes, réceptions, vacances à la montagne et parties de chasse du Reich, qui se lirait presque comme un roman.
  • Le Dernier souper et autres nouvelles de Shûsaku Endô, a été pris sur un coup de tête lors d’un passage à la Fnac. Tout simplement parce que, quand j’ai reconnu le nom de l’auteur du magnifique Silence, j’ai craqué. Pour tout vous dire, je préfère Endô romancier que nouvelliste, même si les trois nouvelles, Les Ombres, Le retour et Le dernier souper, ne peuvent manquer de toucher le lecteur – après je vous déconseille cette lecture un jour de neurasthénie car vous allez ouvrir la plus proche fenêtre pour vous en jeter! Endô y aborde, à travers différentes destinées individuelles, comme un prêtre défroqué, un homme qui enterre son frère ou encore un alcoolique qui décide de suivre une thérapie, des thèmes comme le lien à la foi catholique (sa condition de Japonais catholique l’a travaillé toute sa vie), la rédemption, la mort. J’avoue que ça prend assez aux tripes. À lire pour mieux comprendre l’auteur, mais à mon goût, pas aussi beau que Silence.
  • Max de Sarah Cohen-Scali est, si ce n’est un coup de cœur, une lecture qui m’a complètement chamboulée. Et je ne l’écris pas à la légère, car ce roman aussi touchant que terrifiant est officiellement devenu le cinquième livre à m’avoir faite pleurer dans ma vie, et j’ai même re-chialé en rédigeant ma chronique.
    Parce que nom de Dieu, quelle grosse, IMMENSE claque que ce parcours, celui d’un enfant conçu et né dans un centre du Lebensborn, plan eugénique de l’Allemagne nazi. Celui d’un enfant endoctriné, croyant dur comme fer à la supériorité de sa « race », qui participe aux enlèvements d’autres gamins dans la Pologne occupée pour grossir les rangs du Lebensborn… jusqu’à une rencontre fascinante, qui suscite en lui un soudain désir d’attachement et qui ébranle sa façon de penser. Et comment, malgré tout, ne pas s’attacher au jeune narrateur, qu’il est impossible de détester?  Et le final… oh lala! J’arrête, je vais abîmer mon clavier avec mes larmes! Pour le coup, moi qui n’aime pas qualifier une lecture de « bouleversante » (en plus ça me fait toujours penser au sketch des Inconnus sur le cinéma: « C’était tout à fait bouleversif! »), mais autant me rendre à l’évidence, j’ai été « bouleversifiée » en profondeur.
  • L’Ours et le Rossignol de Katherine Arden est une lecture qui me laisse très, très mitigée. En effet, si j’apprécie le contexte inspiré de l’univers des contes et du folklore russe, ainsi que du contexte socio-historique de la Russie médiévale… eh bien le côté « destin de femme » me GAVE carrément. En somme, j’ai eu l’impression de revenir vingt ans en arrière quand je lisais des romans historiques avec ces héroïnes dites « fortes », d’une grande noblesse d’âme surtout quand il s’agit de leurs proches, libres face à toutes ces méchantes personnes qui étaient dérangées face à leur liberté (tiens, un exemple avec La Reine Liberté de Christian Jacq qui m’a durablement fait lâcher les « destins de femme », et complètement fait laisser tomber ce bon Christian! Mais ça concerne autant des livres écrits par des hommes que par des femmes!). Et ce que je reproche à ces héroïnes, c’est qu’elles sont très unidimensionnelles.
    Donc contrairement à bien des lectrices qui décrivent L’Ours et le Rossignol et son héroïne Vassia comme une ode à la liberté des femmes à être elles-mêmes – que je trouve assez barbante – je ne peux me résoudre à voir cet ouvrage comme ça, même si on prend en compte le contexte car je ne prends pas ce roman comme historique au sens strict. Je ne vois qu’un poncif de plus et je trouve la ficelle trop grosse. Je préfèrerais, de la part d’une nana qui en a, qu’elle soit limite un brin pisse-froid et manque d’empathie comme Katniss dans le premier Hunger Games. J’ai moi-même créé une héroïne vulnérable et hésitante, peut-être peu sûre d’elle au point d’en être irritante, mais qui au moins, évolue dans les tomes suivants, qui est plus forte que ce qu’on croit au début. En vrai j’ai de plus en plus la désagréable impression qu’on nous file toujours une héroïne « forte » ou bad ass, pour le principe, parce qu’il en faut une, pour qu’une auteure ait sa légitimité ou que sais-je. Ou comme on filerait un susucre à un clebs qui a bien ramené la balle, pour nous flatter avec une nana cool histoire qu’on se la ferme, ou comme on nous cirerait les pompes parce qu’on est évidemment toutes des femmes fantastiques et des guerrières (+1 à la charge mentale)! C’est devenu du calibré. Merde je veux des héroïnes vulnérables, des héroïnes avec des défauts, des connasses avec un peu de saveur, des meufs perfectibles, même qu’on aimerait détester (les meufs détestables ça existe dans la vraie vie, putain!), qui sont capables d’évoluer et qui n’ont pas grillé toutes leurs cartouches à la moitié du premier livre! En plus je pense que la force d’une personne se manifeste sous différentes formes, alors j’en ai marre, j’ai l’impression qu’on nous colle la même meuf quel que soit le récit, et être vulnérable ne veut pas dire faible! Je développe un peu plus dans mon coup de gueule! 😄 Ça me désole d’ailleurs que Vassia me file des boutons, car son désir de liberté est tout à fait légitime, et parce que dans l’ensemble, cette lecture, avec sa plongée dans le folklore russe, m’a pas déplu, loin de là. Surtout la dernière partie qui verse dans un fantastique plus sombre, qui me donne envie de découvrir les suites. Et surtout je veux voir son frère Sacha en moine-guerrier. 😏 (Putain, entre mon amour pour les histoires de moine et pour la bière, je commence à me demander si j’étais pas trappiste dans une vie précédente… )
  • Le Nouveau Bestiaire fantastique de  l’auteur belge Jean Ray/John Flanders, est un recueil de nouvelles que j’ai reçu en cadeau à Noël dernier. Ces histoires tournent autour de la présence d’animaux, fantastiques ou non, monstrueux de natures ou manipulés par des humains monstrueux. Si au début j’ai été un peu déconcerté par le style daté de l’ensemble, et également du fait que dans un recueil de nouvelles, il y a toujours une certaine inégalité à cause des récits que l’on préfère, je me suis laissée gagner par cette ambiance particulière, qui fait la part belle aux histoires de marin, aux bestioles aquatiques, aux oiseaux effrayants et aux araignées. Personnellement, je ne verrai plus les crabes de la même manière! Je conseille ce recueil aux amateurs de fantastique un peu différent.

Au niveau de mes lectures du moment, j’ai entamé une anthologie de BD sur Wonder Woman qui, contre toute attente, ne me passionne pas plus que ça. Je pense que le personnage et l’univers va évoluer mais pour le moment, j’en suis aux épisodes écrits dans les sixties je trouve les histoires un peu simplettes et Wonder Woman un petit peu neuneu. Par ailleurs, j’ai entamé la lecture du second tome de The Magicians, The Magician King, en version originale. Ne nous mentons pas, après avoir aligné les bouquins ces dernières semaines, je ne suis pas encore entrée dans mes lectures actuelles, et j’avance à peine sur ce roman, moins ancré dans le « réel » que le précédent opus, avec un côté fantasy plus affirmé. À croire que je ne vais jamais totalement y arriver avec la fantasy

Du coup je n’ai pas trouvé mieux que de me trouver un autre livre à lire en parallèle pour alimenter mes recherches d’écriture, à savoir Au nom de la race, de Marc Hillel et Clarissa Henry, une enquête publiée dans les années 1970 sur le Lebensborn et qui est restée une référence sur la question. Pour être totalement honnête, le sujet m’intéresse VRAIMENT beaucoup, mais c’est malaisant de voir à quel point des femmes, et même certains hommes, et surtout des enfants qui n’avaient rien demandé, ont vraiment été considérés comme une simple matière première au sens le plus littéral et terre-à-terre du terme. Bref, c’est flippant, cauchemardesque, ça me file la gerbe, pour diverses raisons propres à la chose. Si je ne me suis pas pendue d’ici la fin mars, je crois que pour faire bonne mesure avant de taper une dépression, la prochaine de mes lectures pour mes recherches sera un livre sur la Kabbale! Et na!

J’ai également ajouté plusieurs ouvrages à ma PAL, comme l’intégrale de la Tétralogie des Origines, ou quelques livres dédiés au nazisme pour continuer mes recherches, moi qui m’étais juré de ne plus rien lire sur le sujet après mon torrent de larmes versé sur Max. Mais c’est pour mes écrits, alors voilà!…

Sur ce, je vais vous laisser entamer tranquillement votre soirée, et je vous dis à demain, même heure, pour la suite du bilan, dédié aux films visionnées et mes différentes inspirations des deux derniers mois! En attendant, n’hésitez pas à me dire ce que vous avez lu ces derniers temps et que j’aurais loupé sur vos blogs! ☺️ À très vite!

Blanche Mt.-Cl.

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Publié par

Blanche Mt.Cl.

Blogueuse, artiste autodidacte et graphiste, amoureuse des littératures de l'imaginaire et auteure en herbe, je viens de lancer mon premier roman "Le Sang des Wolf" en auto-édition chez Librinova! N'hésitez pas à vous laisser entrainer dans mon univers!

11 réflexions au sujet de “Bilan Janvier-Février 2019 (I) – Blogo, RS et lectures”

  1. Sérieux, y a des gens qui sont venus te reprocher ton manque de féminisme ? Mais… mais dans quel contexte ? xD
    Je rebondis sur ce que tu dis sur les héroïnes et (outre le fait d’être parfaitement d’accord avec toi) je me demandais si la saga de la Passe-Miroir de Christelle Dabos et Déracinée de Naomi Novik ne te plairaient pas au final. Les deux univers ont pour point commun d’avoir une héroïne très attachante dans son évolution au fil de l’histoire et leur combat pour « réussir » avec leurs faiblesses de départ : l’une étant une maigrelette petite chose timide et introverti, l’autre une maladroite aux talents si bizarres qu’on la traite finalement un peu bas. Autant te dire que je porte Ophélie et Agnieska dans le top de mes héroïnes de fiction préférées !

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    1. Et ouais, comme je le disais, les gens ne sont jamais contents!… Il n’y a pas de contexte en particulier, c’est un peu ça qui me met la puce à l’oreille, et en MP, assez régulièrement après un post: qu’il s’agisse de mes goûts littéraires en général (c’est vrai que dans le lot, y a quand même de la couille, si je peux me permettre l’expression), du fait qu’il n’ait pas beaucoup d’auteures sur le blog, ou que, comme je lis beaucoup d’ancien, les femmes y sont un peu cliché…
      Bref, j’ai même commencé à me poser des questions en mode: « Merde, mais est-ce que je ne me préoccupe en effet pas assez des autres femmes? De leur place? Est-ce que je ne réfléchis pas assez à ça? » Ça me désole un peu car je suis loin de m’en foutre, mais pourquoi je ramènerais tout à ça si ça n’a pas de rapport avec mes lectures et films?… Bref, j’ai l’impression que les gens veulent toujours trouver un truc à reprocher aux autres. J’espère quand même qu’il n’y a pas un petit malin ou une petite maline pour me traiter de « papiste » après ma chronique sur « Silence »! 😂

      Je retiens pour les romans que tu évoques, avec les héroïnes, même si j’ai vraiment du mal avec la fantasy. J’essaie et j’essaie mais mon Dieu, c’est grave, je n’y arrive pas!… 😭 Comment guérir de ce désamour pour la fantasy?…

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      1. Je pars du principe que les gens font ce qu’ils veulent et lisent ce qu’ils veulent. Après effectivement, on a sans doute une culture « geek » film/livre qui est très masculine de part le fait que la représentation des femmes a pas toujours été extrêmement bien mise en valeur par le passé et que ces nombreux récits ont tous étaient écrit, à de très rares exceptions, par des hommes, et qu’on commence tout juste à se poser des questions. Je me souviens m’être fait la réflexion il y a une dizaine d’années que mes héros phares et fondateurs étaient TOUS exclusivement des hommes (Harry Potter, Han Solo, Indiana Jones, Fitz (chez Robin Hobb) et j’en passe) car les modèles féminins avant les années 2000 (à l’exception de Ripley d’Alien et de Leia) ne me convenaient pas du tout . Exemple tout bête, Hermione m’a toujours pompée l’air de part sa caricature de Mamzelle je sais tout rabat-joie et que je n’arrivais pas du tout à m’identifier à elle, contrairement aux héros masculins (d’ailleurs encore maintenant si j’ose dire un truc contre elle, je fais un peu lynché, car je « tape » sur la seule fille héroïne de la saga (mais bon est-ce ma faute si elle n’a pas été très bien écrite hein ? ^^)). Du coup, c’est pas évident… C’est pourquoi je t’ai cité ces deux oeuvres, car pour moi c’est de la fantasy (plus apparenté aux contes parfois) nouvelle génération, qui détourne les tropes de la fantasy déjà, et qui présente enfin des héroïnes sur qui on peut s’identifier sans avoir envie de crier « GOURDAAAASSE ». On est pas encore dans l’anti-héroïne (d’ailleurs est-ce ça existe des anti-héroïnes ?? Je trouve pas d’exemples, c’est horrible…), mais je pense que ça ne va pas tarder. Croisons les doigts !

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      2. C’est vrai qu’il y a peu de temps que la culture geek se féminise. Pour financer ma reconversion dans le graphisme, j’ai bossé comme hôtesse dans une boîte-phare du jeu vidéo, l’expérience était cool mais c’était un milieu très masculin, il est vrai. Bizarrement, pour un milieu avec une représentation de la femme de l’ordre du fantasme, et exerçant pour le coup un job où l’on est en permanence dans la séduction, je n’ai pas été traitée comme une potiche dénuée de cerveau. J’ai même fait des rencontres très sympas!

        C’est drôle que tu cites Leia et Ripley car justement, je les citais il y a un moment dans un de mes articles! 😆 Et je suis SOULAGÉE de voir que je ne suis pas la seule à ne pas aimer Hermione dans Harry Potter. Je n’ai jamais lu les livres, mais dans les films, j’ai eu la désagréable impression que tout le monde s’est mis à l’aimer quand Emma Watson est devenue une jolie jeune femme. J’aimais un peu plus Luna Lovegood avec son côté un peu perché.

        Espérons oui, en effet, que les héroïnes multidimensionnelles arrivent, et qu’on travaille aussi bien les mecs que les filles, car s’il y a un truc qui m’enquiquine depuis la mode des meufs bad ass c’est que beaucoup de personnages masculins sont peu travaillés. 😔

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      3. Ah si en plus tu n’as vu que les films HP, je te plains car Hermion est PIRE dans les films que dans les livres. Ils en ont fait une geignarde, je me frappais le front dès qu’elle apparaissait. C’est après, perso, que j’ai commencé à kiffer Emma Watson, pas pour ses rôles au ciné pas très intéressants, mais pour la personnalité publique qu’elle est et par les combats qu’elle transmet par sa célébrité (féminisme, livres, combo parfait). Là, meuf, RESPECT TOTAL de Mimine.

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  2. Ton bilan me fait très envie car beaucoup de livres que tu as lus traitent de la dernière guerre mondiale, une période qui me passionne. Je comprends ton ressenti envers Twitter : nos opinions ne sont pas des slogans, et il s’y produit effectivement pas mal d’embrouilles ! Si tu n’as rien à exprimer (ou pas envie) sur le féminisme, rien ne t’y forces, non mais, lol ! J’ai l’impression que certains essaient d’exploiter le filon, et j’espère que les créateurs ne vont pas nous proposer des héroïnes badass à toutes les sauces !
    A bientôt !

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    1. Et j’ai encore pas mal de livres sur le sujet sous le coude, j’en ai repéré deux autres qui ont plus avoir avec l’aviation, comme celui édité chez Autrement: « Les guerres aériennes 1914-1945 » (pour le coup ça couvre les deux guerres, mais ça me convient). Et je pense m’offrir les mémoires de Gregory Boyington dit « Papy », un pilote indiscipliné, qui a dirigé l’escadrille dite des Têtes brûlées (et qui a inspiré la série télévisée du même titre!) dans le Pacifique. Ça me changera du Lebensborn car je vais finir par faire des cauchemars!

      Pour le féminisme, oui voilà… Bien sûr que ça m’intéresse, je suis une femme, mais comme tu dis, je me demande si le filon n’est pas aussi un peu exploité comme un phénomène de mode. Ça m’ennuie de penser ça, car je sais qu’il reste encore du chemin à parcourir pour l’égalité, mais voilà… tant que je n’ai rien d’intéressant à dire sur la question ou si ça n’a pas de rapport avec les livres ou films dont je parle, j’estime que je n’ai pas à en parler. Et puis dans les films, les livres, la « bad ass » elle me fatigue! 😉

      Je suis ravie que tu aies apprécié la sélection livresque en tout cas, et si tu ne l’as pas encore lu, je te conseille vivement « Max »! Très bonne soirée à toi! 🙂

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      1. Merci pour ces conseils ! Dans le registre historique, je te conseille vivement « La note américaine » de David Grann. Bonne soirée à toi aussi !

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