Un conte sucré comme un bonbon – Le Mirliton merveilleux (Rostaing, Telory)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

J’espère que votre année a bien commencé et que ce mois de janvier s’écoule agréablement pour vous. De mon côté, toujours en recherche d’emploi, mais bon, je ne m’affole pas encore. Et je profite du temps que j’ai pour moi pour m’adonner à un rythme un peu plus… slow life.

Et du coup, je dessine, je me débloque au niveau de l’écriture, et je lis. Oh oui, je lis, même si je traîne un peu sur Don Quichotte car je suis quand même préoccupée (on va pas se mentir), et j’ai enfin lu ce très bel album qui m’a été offert pour Noël: Le Mirliton merveilleux

Un conte farfelu

Dans un monde imaginaire et idéal, le jeune roi Berlingo, réputé bien de sa personne, décide de se marier. Il prend pour épouse la gracieuse Tapioka, fille d’un magicien ruiné devenu fabricant de jouets.

Le vieil homme pourvoit à la dot de sa fille en faisant parvenir au jeune roi un mirliton (une sorte d’instrument à vent) enchanté, où il suffit de souffler son vœu pour le voir exaucé. Seulement, l’orgueil du jeune roi qui ne souhaite rien de moi que la présence du Soleil lui-même à ses noces, ainsi que les coups pendables de la sorcière Graine-de-Tabac, qui se voyait bien épouser le roi, vont avoir des conséquences terribles sur la cérémonie, et sur le jeune prince Splendide, né de cette union…

Une œuvre méconnue

C’est en 1862 que paraît à l’origine Le Mirliton merveilleux. Il est le fruit de la collaboration entre Jules Rostaing, dramature et rédacteur d’une revue de théâtre, et du dessinateur Henri Émy dit Toler, qui ont déjà travaillé ensemble les années précédentes à plusieurs albums illustrés, qui ne sont aujourd’hui connus que par des amateurs avertis et des spécialites. Les Éditions 2024, en partenariat avec la BNF qui possède les planches originales, ont ainsi redonné vie au Mirliton Merveilleux. En quatrième de couverture, il est décrit comme un « récit burlesque et réjouissant », qui « se déguste comme une pièce montée », mais aussi comme un « jalon savoureux de l’histoire de la bande dessinée ».

Car au niveau de la mise en forme, on est en plein dans un ancêtre de la B.D. Si l’on n’est pas encore dans les bulles, on a bien une ou plusieurs illustrations sur une planche, chacune légendée par un texte court. L’écriture et le dessins s’y complètent merveilleusement, entre une plume maniant le calembour et le jeu de mot (on y croise des crayons « de bonne mine ») et un dessin foisonnant, au service du comique de situation et du premier degré (les bras des personnages leur en tombent littéralement, tout comme la tête de Berlingo lui tourne). Dans les noms des personnages, on reste dans le sucré et le jouet, bref des domaines associés à l’ensemble. Pour les amateurs de vieilles illustrations, c’est un régal: décors foisonnants, dorures, animaux habillés comme des humains, costumes exotiques inspirées de la Chine et de l’Iran, des visages et des silhouettes typées, des situations plus ou moins incongrues et loufoques (comme des frangipaniers où il pousse des galettes)… tout y est. C’est un vrai délice, pour les yeux et même pour l’esprit quand on aime les gentils jeux de mot.

Conclusion – Un beau petit plaisir pour les yeux et l’esprit

Voici donc, avec Le Mirliton merveilleux une jolie histoire pleine de fantaisie et plaisamment illustré.

En revanche, l’objet-livre en lui-même est un peu paradoxal: en effet, je pense sincèrement que l’histoire peut plaire et émerveiller les plus jeunes, quand le livre en lui-même serait plus adapté à des mains d’adulte… Au niveau du format et du prix, c’est donc plus un ouvrage qui s’admire, qu’un ouvrage qui vit entre de petites mains. C’est peut-être mon seul bémol, et j’espère qu’un jour on trouvera un compromis dans le cadre d’une réédition, que des enfants puissent eux aussi profiter du charme de l’histoire et de la beauté des dessins!

J’espère en tout cas que cette petite chronique impromptue vous aura plu et donné l’envie d’en découvrir un peu plus sur ce beau livre! Je vous dis donc à bientôt pour de nouvelles lectures et de nouveaux films!

Blanche Mt.-Cl.



Le thé idéal pour l’accompagner: Un petit Miss Dammann, mélange de thé vert, avec des arômes de citron et de fruit de la passion, parfumé, exotique et délicat comme ce petit conte.

Titre: Le Mirliton merveilleux
Auteur: Jules Rostaing, Telory
Editions: Éditions 2024
50 p.
Parution: Novembre 2018
Prix: 28,00 €

Publié par

Blanche Mt.Cl.

Blogueuse, artiste autodidacte et graphiste, amoureuse de livres et de films SFFF mais pas que (de tout ce qui raconte de bonnes histoires, en général), auteure en herbe, je viens de lancer mon premier roman "Le Sang des Wolf" en auto-édition chez Librinova! N'hésitez pas à vous laisser entrainer dans mon univers!

2 réflexions au sujet de “Un conte sucré comme un bonbon – Le Mirliton merveilleux (Rostaing, Telory)”

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