L’été dans l’Espace – 10 films spatiaux (spéciaux) à (re)découvrir

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

J’espère que vous vous portez merveilleusement – et c’est sincère. Et encore une fois je m’excuse de ne pas être plus présente sur la blogo (Mais je suis toujours là pour déconner sur Twitter et sur Instagram si vous voulez vous marrer un coup! Partante à 100%!). J’ai d’ailleurs vu avec regret que plusieurs personnes cessaient le blogging. J’espère du fond du cœur que ce n’est qu’un coup de mou et que nous sommes juste tous très occupés Mais voilà, j’ai un programme chargé… ce qui ne m’empêche pas de vous gratifier, comme pratiquement chaque été, d’une liste de films à redécouvrir pendant vos vacances. 🙂

Et aujourd’hui, je reviens sur un sujet qui me tient beaucoup à cœur… à savoir l’Espace. Après plusieurs articles dédiés, et après le visionnage du film russe The Spacewalker, je me suis dit qu’il serait peut-être sympa de vous faire découvrir, ou redécouvrir quelques films ayant l’espace comme enjeu principal. De l’historique à la S.F. en passant par la bonne grosse poilade, en ordre chronologique de sortie, embarquez avec moi pour un voyage fantastique dans le Cosmos… et pas de space opera, vous aurez assez tôt votre compte en la matière dans les mois qui viennent. Hihi! 😁

N.B.: Avant que l’on me fasse la remarque, sachez que je n’ai vu ni Interstellar, ni Les Figures de l’ombre, et que je me suis endormie à chaque fois que j’ai tenté de regarder 2001: L’Odyssée de l’espace. 😉

Virée spatiale sous acide – Moonraker (Lewis Gilbert, 1979)

Je commence cette petite liste avec un des films les plus « fonce-dé » que j’aie vus. Vous n’êtes pas sans connaître les aventures du fameux agent secret britannique James Bond, rediffusées à peu près tous les étés. À part ceux avec Daniel Craig 😏, je n’avais jusqu’à il y a quelques années, jamais vu un seul film de James Bond en entier – c’est durant la période de rédaction de mon mémoire il y a six ans, qu’un soir je me suis posée devant la télé pour regarder Moonraker. Et… OH-MON-DIEU. Je vous rappelle le pitch: l’agent 007, incarné par Roger Moore, doit enquêter sur la disparition d’une navette américaine, Moonraker, et découvre que son concepteur est à l’origine de la disparition du vaisseau, qui a secrètement créé une base spatiale où doit s’épanouir une nouvelle race d’humains parfaits… qui devront remplacé l’humanité après l’avoir anéantie.

Alors bien évidemment, on regarde rarement les films de James Bond pour le scénario, souvent épais comme une feuille de papier Bible. En général, c’est l’ambiance, le flegme de 007 incarné par des acteurs qui furent des modèles de sex appeal en leur temps, le charme kitchouille et suranné des épisodes plus anciens, les jolies filles sapées à la mode… et pour Moonraker, c’est pour ces p****ns de scènes spatiales complètement barrées: ces petits bonhommes en combi qui flottent dans le cosmos pour une vraie bataille rangée, ce vaisseau digne d’une série comme Cosmos 1999 ou Star Trek. Pour le coup, on vire dans la S.F. alors que de base, ce n’est pas trop le propos de James Bond. Personnellement, lorsque j’ai vu la dernière partie de Moonraker, j’ai failli m’étouffer de rire en me demandant ce que le réal avait fumé. C’est à voir rien que pour la bagarre dans l’espace car pour le reste ce n’est pas inoubliable.

Le grand classique – L’Etoffe des héros (Philip Kaufman, 1983)

Je ne pouvais parler de films spatiaux sans évoquer un chef d’œuvre du Septième Art, un classique, une de ces fresques de plus de trois heures qui pourtant n’ennuient pas une seule seconde: L’Étoffe des héros, de Philip Kaufman, sorti en 1983 et basé sur le livre éponyme de Tom Wolfe. Acclamé par la critique, c’est devenu un film culte, avec des acteurs emblématiques comme Ed Harris dans le rôle de l’astronaute John Glenn – Ed Harris que l’on retrouvera dans un autre film cité ici. Mais de quoi ça cause?

L’histoire couvre les événements marquants du programme spatial américain, du franchissement du mur du son en 1947 au vol du dernier astronaute du programme Mercury en 1963. Mercury, lancé en 1958 quelques jour après la NASA, est le premier programme spatial américain à envoyer un homme dans l’espace. Le film revient donc sur la sélection des Mercury Seven à savoir les sept premiers astronautes américains, campés par de très bons acteurs. Le tout dans un style assez réaliste, bien que très emphatique, qui explore à fond le contexte politique et médiatique de cette première conquête spatiale. À voir si vous avez un immense après-midi devant vous et masse de pop-corn, et surtout si vous vous intéressez à ce pan passionnant de l’histoire humaine.

Houston sauve la situation – Apollo 13 (Ron Howard, 1995)

Un autre incontournable, qui n’a pas si mal vieilli et qui reste une de mes madeleines de Proust. Je l’ai vu enfant et je continue de l’apprécier maintenant, j’ai nommé Apollo 13 de Ron Howard, sorti en 1995. Vous l’avez probablement déjà vu, puisqu’il a été assez souvent rediffusé. Si l’on vous parle de course à l’espace, vous pensez aux Américains sur la Lune… ce qui a été réalisé à travers le programme Apollo, et accompli en 1969, avec Apollo 11, qui transportait Neil Armstrong, Edwin « Buzz » Aldrin (vous savez que mon papa l’a rencontré?… ) et Michael Collins sur l’astre des nuits.

Le film de Ron Howard, comme son nom l’indique, se concentre sur Apollo 13. Lancée en 1970 la mission s’avère plus périlleuse que prévue. Jim Lovell, Jack Swigert et Fred Haise embarquent pour la Lune mais l’explosion d’un réservoir d’oxygène compromet gravement la mission. Le spectateur assiste donc à tous les efforts déployés par l’équipage, ainsi que par le personnel au sol – dont Ken Mattingly remplacé une semaine avant le décollage par Jack Swigert pour avoir été exposé à la rougeole. On peut y voir un énième film à la gloire de l’héroïsme américain, mais il se révèle d’une très bonne facture et reçoit plusieurs récompense. On y découvre surtout une histoire captivante pour qui aime cette période. Récit parfois touchant où la tension sur Terre et dans l’espace est franchement palpable, entre les disputes dans le module ou la machine médiatique mise en branle autour de la catastrophe – je revois la scène du survol de la Lune et les visage désespérés des trois astronautes qui ne peuvent finalement pas s’y poser, le visage décomposé de Marilyn Lovell devant les journalistes qui campent sur sa pelouse – et porté par une chiée de très bons acteurs. Parce que niveau casting, on est plutôt gâté: Tom Hanks en Jim Lovell, Bill Paxton en Fred Haise, Kevin Bacon en Jack Swigert, Gary Sinise (un acteur que j’ai tellement adoré!) en Ken Mattingly et Ed Harris en Eugene « Gene » Kranz, directeur de programme (vous savez, l’homme aux gilets) qui reçoit un Oscar pour ce rôle. A mon humble avis, un film à voir absolument pour les fans de spatial.

La rigolage qui part et pète dans tous les sens – Armageddon (Michael « Fucking » Bay, 1998)

Alors, alors… Parce que je l’ai vu au cinéma à sa sortie, parce que toutes les minettes de ma classe étaient amoureuses de Ben Affleck et qu’on découvrait l’impressionnante Liv Tyler avant Le Seigneur des Anneaux, parce qu’on a eu sa petite larme à la fin et parce qu’un an après Le Cinquième Elément Bruce Willis sauvait à nouveau le monde. Je vous présente un blockbuster issu des divines années 90, comme on en fait plus: Armageddon. Gamine, j’avais adoré ce film… et plus grande, eh bien, avec mon sens de l’humour à la con, il m’a surtout bidonnée. Mais j’y reviendrai…

Reprenons le pitch: un astéroïde titanesque s’approche dangereusement de la Terre et menace d’annihiler toute forme de vie à sa surface. Damned! Les plus grands cerveaux de la NASA (ouais, ça concerne le monde entier, mais apparemment, Rosaviokosmos et l’ESA se sont tourné les pouces ou étaient trop cons pour avoir une idée brillante) planchent sur une solution et décrètent que pour faire péter le titan, il faut y forer un trou pour y fourrer une tête nucléaire… Quoi de mieux que d’aller chercher sur une plateforme pétrolière un as en son genre, Harry Stamper (Bruce Willis), à ce moment aux prises avec A.J. (Ben Affleck), l’un de ses employés amoureux de sa fille Grace (Live Tyler) et de l’envoyer dans l’espace?… Seulement, le bonhomme exige que l’on envoie avec lui son équipe, une bande de mecs plus ou moins stables psychologiquement, parfois repris de justice ou carrément un peu bas de plafond malgré leur bonne volonté. Voilà donc nos pétroliers partis en navette pour sauver le monde…

Entre action et S.F., avec une bande-son bien rock’n’roll, des effets spéciaux spectaculaires et moult explosion à la sauce Michael Bay, il faut bien admettre qu’Armageddon ne manque pas de rythme et s’inscrit dans la veine d’autres blockbusters comme Independence Day (je vous en parle un de ces quatre) sorti à la même époque. Les acteurs ne sont, au demeurant, pas mauvais, et j’ y avais découvert l’impressionnant Michael Clarke Duncan que j’aimais beaucoup. On y trouve de tout, de l’action, de l’émotion avec une magnifique et touchante réconciliation père-fille, de la rigolade avec des personnages certes cuculs mais typés avec un humour bien à eux (je revois Ben Affleck faire la comparaison avec Star Wars, ou encore toute la bande au complet chanter avec force vocalises avant le décollage), mais avec le recul, franchement… vous trouvez cette histoire crédible? OK, c’est Hollywood et ce n’est pas fait pour ça. Mais quand même, ça prête à sourire, d’autant plus que le rêve américain a depuis pris du plomb dans l’aile. Et en grandissant, j’ai commencé à prendre cette histoire au second, voire au troisième degré tant elle déborde de clichés sur l’héroïsme américain, sur les Russes dans l’espace qui sont forcément chtarbés, et sur Paris qui se prend un grand rocher sur la gueule. Parfait pour un après-midi d’été avec une bonne bière, juste pour rire parce que là, il n’y RIEN de sérieux dans tout ça… 😂 Pour un moment nostalgie de l’enfance.

Exploitation lunaire – Moon (Duncan Jones, 2009)

Arrive dans cette liste un petit film un peu particulier, dont le propos semble de plus en plus pertinent au fur et à mesure que l’actualité spatiale nous gratifie de nouvelles avancées dans le sens de l’exploitation des ressources spatiales. Un film impressionnant par sa sobriété. Nous quittons donc Hollywood avec cette œuvre britannique signée Duncan Jones et sortie en 2009: Moon., qui n’a jamais fait l’objet d’une véritable sortie en France mais qui a été présenté à Gérardmer. Pour anecdote, je l’ai vu la première fois pendant mon mémoire de fin d’études en relations internationales, quand je travaillais sur la géopolitique de l’espace. Mais de quoi ça parle?

Nous sommes dans un futur proche, et la société Lunar, pour pallier à la crise énergétique qui fait rage sur Terre, exploite le sol lunaire pour en extraire le précieux hélium 3. Dès lors, elle met en place une station entièrement automatisée, surveillée par un unique employé sur place. Cet homme s’appelle Sam Bell (Sam Rockwell). Depuis presque trois ans, il y vit en solitaire avec pour seule compagnie le robot Gerty (voix de Kevin Spacey), et n’est plus qu’à quelques jours de la fin de son contrat, qu’il attend avec impatience pour aller retrouver sa femme et sa fille. Cependant, il voit très vite sa santé se dégrader et souffre d’hallucinations, au point d’avoir un accident de rover. Se réveillant à l’infirmerie sous la garde de Gerty, il surprend le robot en communication avec l’entreprise alors que les messages directs ne sont pas censés fonctionner… Sam commence dès lors à se méfier du robot et de ses employeurs, et va jusqu’à se demander s’il ne serait pas retenu prisonnier sur la Lune…

Lorsqu’on le compare aux films cités précédemment, Moon sort clairement du lot et fait partie de ces réalisation qui mettent en avant le talent britannique en matière de science-fiction. Cet huis clos absolument étouffant nous emporte dans un contexte où le concept de ressource, spatiale mais également humaine, prend tout son sens: on creuse le sol lunaire, et on utilise jusqu’au bout les capacités physiques et psychiques de l’humain, où chacun est interchangeable. Une histoire qui n’est pas sans provoquer un certain malaise de par son propos et la pertinence de celui-ci tant on reconnait les travers de notre société, dans le monde du travail en particulier. Le film puise sa force dans une réalisation sobre et tout en simplicité, un atout majeur pour cette histoire que je vous recommande vivement.

Survivre dans le vide – Gravity (Alfonso Cuaron, 2013)

Comment passer à côté du film qui a fait le buzz en 2013?… Gavity étonne notamment par ses effets spéciaux et son sujet: une astronaute, qui doit survivre en « vol libre » en plein cosmos. Je ne l’ai vu qu’en BluRay car au moment de sa sortie je n’avais pas vraiment le temps d’aller au cinéma. Je développe un peu.

Au début de Gravity, trois astronautes, embarqués par la navette Explorer, sont en mission pour réparer le télescope spatial Hubble lorsque le centre de contrôle de Houston les prévient de l’approche de débris spatiaux en orbite. Las! Les morceaux leur arrivent dessus, rendant la navette complètement inutilisable. Seuls survivants, la scientifique Ryan Stone (Sandra Bullock) et le commandant Matt Kowalski (George Clooney), en orbite dans leurs scaphandres, tentent de rallier la Station Spatiale pour regagner la Terre. Mais les choses ne se déroulent pas comme prévu, et Ryan se retrouve bientôt seule, à devoir se débrouiller pour rentrer vivante…

Alors pour ma part, si je pense que le film a été quelque peu surcôté, je ne l’en ai pas moins apprécié. Si bien des scientifiques ont mis en avant des éléments peu vraisemblables (notamment la visibilité des débris en orbite qui évoluent à une vitesse trop élevée pour que l’œil humain les perçoivent), il n’en reste pas moins que la tension palpable en fait un récit particulièrement haletant. Haletant et aussi plein d’émotion car comment ne pas être ému par la prestation de Sandra Bullock, astronaute et femme de science, à qui il ne reste rien sur Terre depuis la mort de sa petite fille, et qui malgré cela trouve encore la force de vivre?… Un très beau survival sur la solitude et la vulnérabilité de l’être, si petit face au vide de l’Espace.

Robinson martien – Seul sur Mars (Ridley Scott, 2015)

Un des phénomènes cinéma de l’année de 2015, avec Ridley Scott aux commandes… un phénomène qui m’a rendue si curieuse que je n’ai pas résisté à aller le voir au cinéma avec mon frère! 😀 Et avec Matt Damon – et aussi Sean Bean 😍 qui ne se fait pas salement trucider cette fois-ci – au casting, j’étais encore plus curieuse. Eh bien Seul sur Mars m’a réellement séduite – à tel point que le roman éponyme est dans ma PAL et que je le lirai probablement dans le courant de cet automne.

Dans ce survival, l’astronaute, botaniste de formation, Mark Watney (Matt Damon), alors en mission sur Mars, est laissé pour mort par le reste de son équipage, obligé par une violente tempête de quitter la planète rouge. Or celui-ci reprend conscience et organise sa survie comme il le peut, en luttant contre la solitude comme il le peut, grâce aux morceaux d’Abba laissés par sa capitaine… mais lorsque sur Terre, les satellites en orbite autour de Mars parviennent aux savants de la NASA, montrant les traces de l’activité de Watney au sol, c’est alors que son directeur de vol et d’autres cerveaux mettent tout en œuvre pour le sauver.

Alors, alors… on est certes dans la science-fiction, mais une S.F. très bien documentée qui en fait une fiction somme toute assez probable au vu des progrès actuels. Qu’il s’agisse des aménagements sur Mars et des enjeux psychologiques de la vie en autarcie sur une planète lointaine, mais aussi de la portée géopolitique des missions spatiales avec l’équipage international (j’enrage juste qu’il n’y ait pas de Russe à bord – c’est putain d’obligatoire et de crucial, comme détail!) de la machine médiatique mise en place autour de la survie de Mark Watney. Ça et le fort capital sympathie de notre Robinson spatial en font un récit plein de rythme, parfois de suspense et vraiment attachant quand on voit les efforts déployés par ces hommes et ses femmes désireux de sauver une vie à des millions et millions de kilomètres de la Terre. Un film très sympa pour un dimanche après-midi d’automne.

Contamination aux portes de la Terre – Life: Origine Inconnue (Daniel Espinosa, 2017)

Il semble que ces dernières années, la fiction sur fond spatial ait le vent en poupe, nous gratifiant de récits dans un avenir proche où l’humain, pourtant encore loin du contexte positiviste de Star Trek ou de Cosmos 1999 évolue dans un décor proche du notre – cette fois-ci à bord de la Station Spatiale Internationale qui devrait, si elle est toujours en service dans les décennies à venir, servir de relai aux missions de grande envergure, comme le retour sur la Lune ou l’exploration martienne. C’est le cas avec Life: Origine inconnue.

À bord de l’ISS est réceptionnée une sonde avec des échantillons provenant de Mars. L’exobiologiste Hugh Derry (Ariyon Bakare) parvient à ré-activer dans le laboratoire de bord une cellule dormante d’un organisme ramené de la Planète rouge. Si au début tout se passe bien et que la nouvelle de cet organisme extraterrestre passionne les foules sur Terre, un accident atmosphérique fait retomber l’organisme, baptisé Calvin, dans la dormance. Quand Derry la ranime par électrochoc, la créature se montre agressive et l’attaque. Elle devient très vite incontrôlable. Dans la station, la panique gagne l’équipage qui va tout tenter pour endiguer le fléau et l’empêcher de gagner la Terre…

Un huis clos pas mal du tout, avec un casting plutôt sympa – Ryan Reynolds, Jake Gyllenhaal… Même si je ne peux m’empêcher de trouver ces scientifiques très imprudents, voire franchement cons. Non mais sérieusement: les gars recueillent des échantillons martiens, et sans plus d’analyse et surtout de réflexion, décident de ranimer une forme de vie, dont on ne sait pas grand-chose, peut-être pas du tout adaptée à la vie sur Terre, pouvant potentiellement transporter des bactéries dangereuses pour l’organisme humain, etc. … À croire que ces couillons n’ont rien retenu de l’histoire de l’humanité, de la Conquête des Amériques où les Européens ont amené des germes qui ont décimé les populations indigènes. Si en soi l’ambiance confinée rappelle assez Alien, et distille une certaine tension, si le film n’est pas mauvais en lui-même, je dois avouer que cet aspect franchement bébête de l’histoire me laisse quand même mitigée. Ceci dit, le contexte assez probable mérite le détour et vous fera passer une bonne soirée, même s’il ne restera peut-être pas dans vos annales…

Les « vrais » cosmonautes n’ont que des filles – Salyut 7 (Klim Chipenko, 2017)

Je poursuis avec un film… russe. Oui, oui, ces dernières années, nous avons eu accès à des films spatiaux russes, dont la qualité n’a rien à envie aux films « occidentaux ». C’est pour vous dire, Salyut 7 a reçu le Grand prix du Jury des Utopiales en 2017. Le pitch repose sur une histoire vraie, celle du sauvetage de la station russe Saliout 7 de juin à septembre 1985, quand suite à une série de court-circuits à bord de la station inoccupée, deux hommes sont envoyés réparer les systèmes. Dans le film, les noms de famille des cosmonautes sont changés – le plus drôle restant celui de l’astronaute français inspiré de Jean-Loup Chrétien (incarné par le réalisateur du film lui-même!), premier Français en mission spatiale avec les Russes. C’était pour la mise en contexte.

Dans le film, Salyut 7, inoccupée depuis six mois, cesse de répondre aux signaux envoyés depuis la Terre. Pour essayer de sauver la station, il est décidé de lancer deux cosmonautes les plus qualifiés, Vladimir Fedorov et Viktor Alekhine, afin d’identifier l’origine du problème et le réparer. Si au début tout se passe relativement bien, les deux hommes rencontrent encore une série de dysfonctionnements qui pourraient compromettre leur retour sur Terre.

Alors que dire?… Vu que l’on est déjà habitué aux films américains, cette histoire a le mérite de changer un peu puisque l’on se retrouve côté russe dans les années 1980 et que la B.O. n’est plus du rock mais de vieux tubes russes qui ne se prêtent pas à notre si sensible oreille d’Européens de l’Ouest. Ceci dit, les décors, les effets spéciaux, la réalisation sont IMPECCABLES. Plus rien à voir avec L’Étoile du Silence et ses filins visibles à l’écran, les réalisateurs russe ont prouvé qu’ils pouvaient nous offrir du grand spectacle et revenir avec brio sur des moments passionnant de l’histoire de la Conquête spatiale. Les acteurs ne sont pas mauvais, on y retrouve du rythme, quelques moments plein d’humour (saviez-vous que les « vrais cosmonautes » n’auraient que des filles?…) ou d’action. Avec parfois une sorte de mélancolie, de lyrisme qu’on ne retrouve pas dans les films occidentaux, encore plus présents dans le film qui va conclure cette liste.

Le piéton de l’Espace – The Spacewalker (Dmitry Kiselev, 2017)

Je termine cette liste avec un autre film russe, sorti lui aussi en 2017, et qui revient sur la destinée de l’une de mes figures favorites de l’histoire spatiale russe: Alexei Leonov, dit le « premier piéton de l’espace », qui a également servi de consultant sur le tournage de The Spacewalker, vu il y a quelques jours lorsqu’il est passé sur Canal +. On y croise de grandes figures du programme spatial soviétique comme Pavel Beliaïev, coéquipier de Leonov ou encore le célébrissime directeur du programme spatial Sergueï Korolev qui meurt quelques mois seulement après la mission de Leonov.

Nous sommes dans les années 60, en pleine Guerre Froide et en pleine course à l’espace. L’URSS a déjà envoyé avec succès le premier homme dans l’espace  et Sergueï Korolev (Vladimir Illine), directeur du programme spatial, ne compte pas se faire damer le pion par les États-Unis pour la première sortie dans l’espace. Le spectateur assiste donc à la sélection, puis à l’entraînement d’Alexeï Leonov (Evgueni Mironov) et de Pavel Beliaïev (Constantin Khabenski), plus âgé et s’entraînant dur pour se remettre d’une blessure, en vue de cette mission…

Un parcours semé d’embûches, qui a fait comparer le film à Apollo 13. Car après le héros américain, je vous présente le héros russe. Et oui, le cinéma spatial russe n’est pas exempt de ces cliché qui mettent en avant l’héroïsme des protagonistes – de préférence s’ils ont réellement existé et si leurs actes participent à ancrer un peu plus le mythe national. Et malgré cela, eh bien… J’ai sincèrement aimé ce film. Outre une production de qualité, qui a vu défiler les réalisateurs, et de bons acteurs (j’ai trouvé l’interprète de Korolev impressionnant), l’histoire en arrière-fond est tout à fait passionnante. De plus, la photographie a un petit je-ne-sais-quoi, une douceur qui a attiré mon œil, donnant un aspect onirique aux souvenirs d’enfance de Leonov dans la campagne russe. Et pourtant, on ne peut pas dire que Leonov dont une partie importante de la famille a atterri au goulag, qui hésitait entre l’école de pilote et l’école d’art (c’est un cosmonaute qui peint) partait gagnant pour devenir héros soviétique. Une tension palpable, un certain lyrisme et une image agréable m’ont fait passé un excellent moment et je le recommande à ceux qui se passionnent pour ce pan un peu moins connu de l’histoire spatiale.

Conclusion – Alors, on décolle?

Vous l’avez vu, l’espace ça inspire! Les écrivains mais aussi les cinéastes! Qu’il s’agisse de science-fiction ou d’historique, nous sommes à une époque où l’espace fait, à l’échelle de l’éternité, partie de notre histoire depuis peu à l’échelle de l’éternité. Aussi nous avons encore peu de recul par rapport aux exploits de ces hommes et femmes partis pour le Grand Vide, et l’exploration des autres corps célestes laisse encore une large place au rêve…

Aussi j’espère que cette petite liste vous aura donné envie d’en découvrir un peu plus sur ces films… sur lesquels vous pouvez encore jeter un œil si vous êtes en vacances. Qu’il s’agisse de vous émerveiller ou de vous marrer un coup. Et vous alors? Lesquels avez-vous déjà vous? Lesquels auriez-vous envie de visionner?… Quelques suggestions à me faire?… ☺️

Je vous souhaite une excellente journée et une très belle semaine, et surtout, je vous dis à bientôt, car je suis en vacances dans deux semaines et j’ose espérer que niveau lecture et blogging, ça va revenir doucement! Bisous, bisous!

Blanche Mt.-Cl.

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Publié par

Blanche Mt.Cl.

Blogueuse, artiste autodidacte et graphiste, amoureuse des littératures de l'imaginaire et auteure en herbe, je viens de lancer mon premier roman "Le Sang des Wolf" en auto-édition chez Librinova! N'hésitez pas à vous laisser entrainer dans mon univers!

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