Sunday Music – Depeche Mode (I) en 10 singles

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Petit collage a la mano, traité par informatique, en hommage à nos amis de DM

C’est dimanche, et je reviens avec un nouveau rendez-vous du Sunday Music! Aujourd’hui est un jour un peu particulier, puisque j’ai décidé de consacrer cet « épisode » à un groupe que j’affectionne en particulier: Depeche Mode. Je vais même tricher un peu, puisque je vais scinder ce Sunday Music en deux. Cette semaine, je traiterai dix morceaux emblématiques et connus de mes British favoris, et la semaine prochaine ou dans deux semaines, je reviendrai avec dix morceaux moins connus des musicos de Basildon, mais que j’adore. Et je peux vous dire que pour ne sélectionner que dix morceaux à chaque fois, c’est du boulot!

Suite à différentes allusions dans des posts plus anciens, vous n’êtes pas sans savoir que j’aime Depeche Mode. Passionnément. Et je pleure beaucoup à cause d’eux, car je les loupe à chaque fois qu’ils passent à Paris (comme Muse, p****n! en plus ils ont l’air d’être des bêtes de scène!). Mais DM et moi, c’est une longue histoire d’amour qui dure depuis ma naissance, puisque mes parents sont des fans absolus. Ah ce son. Ces synthés planants et ces bruits de taule qui vous remuent. Le timbre chaud et caressant de Dave Gahan et la voix angélique de Martin Gore qui se marient à la perfection. Ces chansons que j’attendais avec impatience (ça et Talk Talk 😂) lors de nos longs voyages en voiture, quand Papa et Maman enregistraient leur Best Of de DM – un de leurs premiers CDs reçus à Noël après s’être offert leur premier lecteur – sur cassettes pour caler dans l’auto-radio.

Enfin, j’arrête de vous faire saliver plus longtemps pour vous offrir 10 singles mythiques…

#1 – Just can’t get enough (1981)

Qui, parmi les fans d’ambiance eighties et synthé, ne connaît pas le premier succès du groupe anglais de Basildon? Extrait de Speak and Spell, premier album studio de Depeche Mode, Just Can’t Get Enough est un tube international qui se classe dans le Top 40 de plusieurs pays. Elle est composée par Vince Clarke, qui quitte le groupe à la fin de l’année 1981 pour fonder Yazoo (dont le fameux Don’t Go n’est pas sans rappeler, dans sa mélodie, le premier carton de Depeche Mode), et quelques années plus tard Erasure.  Outre le synthé, on y savoure déjà le timbre chaud et grave de Dave Gahan encore tout jeunot.

En voici le clip, datant de cette époque bénie des vestes en cuir et des lunettes aviateur héritées du rockabilly. M’enfin, z’ont pas l’air bien méchant ces garçons avec leur petite chanson d’amour entrainante!

#2 – Master and servant (1984)

Je vais commencer par les paroles:
Domination’s the name of the game in bed or in life
They’re both just the same
Except in one you’re fulfilled at the end of the day

Chaud-bouillant, n’est-ce pas? Avec cet extrait de Some Great Reward (p****n je viens tout juste de percuter et de faire le lien entre le single et le titre de l’album! 😏) qui parle ouvertement BDSM, c’est la censure qui a cueilli le groupe aux États-Unis et qui a même failli les cueillir sur la BBC. Comme moi malgré le passage des années 60, et plus encore des années 70 avec le punk, les années 80 étaient encore bien frileuses! Au son de chaîne et de fouet synthétisé façon eighties se joint une esthétique doucement mascochiste dans le clip. Ça paraît gentillet et kitschouille (et mon Dieu, les mecs, mais quelles coiffures, Dave Gahan avait déjà compris la tektonik!), mais c’est un brin tendancieux.

Le choix de cette chanson a été dur, car j’ai hésité à parler de People are People à la place!

#3 – Stripped (1986)

Un single sorti dans les eaux de ma conception, puisque je naissais neuf mois plus tard… extrait du véritable millésime qu’est Black Celebration, l’un des plus beaux albums du groupe selon moi, la preuve (avec ma naissance, bien sûr! 😉) que 1986 n’a pas que de mauvais côtés. On y trouve de véritables tubes comme A Question of Lust, au son débordant de sensualité à vous faire frissonner (j’ai réussi à la passer en slow pour la fête de mes quatorze ans, quand même!) ou A Question of Time (à croire que ces gars se questionnaient beaucoup).

Le morceau, composé par Martin Gore qui a un talent pas possible aux instrus et en chant, est absolument splendide, avec son cocktail de bruits de moteurs en ouverture, puis cette explosion synthétique au refrain Let me see you stripped… me transportait déjà gamine. Dès que j’entendais les premières mesures en voiture (voir anecdote en intro), je savais qu’on rentrait dans le vif du voyage, que j’allais passer un super moment rien qu’à écouter DM. Encore aujourd’hui, ce single à l’instrumentale superbe me fait encore planer. Et malgré tout l’amour que je porte à Rammstein, ma foi, je déteste leur reprise. Quand un son est si sexy, on le laisse à DM, que diable.

#4 – Never let me down again (1987)

Concernant l’album Music for the Masses, je ne le trouve pas particulièrement innovant par rapport à Black Celebration, mais il concentre absolument tout ce que j’aime chez les Depeche Mode des années 80. Le son est rôdé, harmonieux, et donne de magnifiques résultats comme Behind the Wheel, Strangelove ou Little 15 qui me colle toujours une sacrée larme à l’œil. Le single que j’ai retenu est également fantastique.

Never Let Me Down Again traite de l’amitié, et c’est peut-être pour ça qu’elle touche autant les fans, qu’elle dégage cette vie et cette puissance. Elle fait un véritable carton en Allemagne de l’Ouest à sa sortie… et le groupe la joue aux MTV Music Awards qui ont lieu à Francfort en 2001. Pour ma part, je rêve de l’entendre en livre. Ça doit remuer sévèrement.

#5 – ENJOY THE SILENCE (1990)

C’est avec l’excellent Violator que Depeche Mode entre dans la décennie 1990. Autant qu’un album, c’est également un symbole de ralliement entre fans, qui arborent fièrement les tee-shirts reproduisant la rose qui orne sa pochette. Il nous vaut des chansons splendides comme World in My Eyes, Personal JesusStrangelove ou Policy of Truth, au son très typé, et plus mature et parfois légèrement rock qui n’en délaisse pas pour autant le synthé.

En témoigne une chanson extraordinaire, l’une de mes favorites, pas seulement de Depeche Mode, mais aussi de tous les temps. Elle évoque pour moi ces précieux moments où l’on est tant en communion avec l’autre, avec les autres, qu’on n’a pas besoin de mots. Je veux bien sûr parler du magnifique Enjoy the Silence. Cette fantastique intro, ce rythme, cette harmonie avec la voix de Dave Gahan épousée par celle de Martin Gore pendant le refrain… Tout, absolument TOUT me touche dans ce morceau. La musique, la mélodie, les voix, les paroles. C’est… Pfiou! Sûre que je l’aime tellement que si je la vois en live, mes pulsations cardiaques vont se caler sur son rythme. Je n’ose pas imaginer ce sentiment de communion quand on est assemblé avec d’autres milliers de fans pour reprendre son refrain! Rien qu’à y penser, j’en suis toute chose!

#6 – I feel you (1993)

S’il est un album dont j’ai été accro, que j’ai SAIGNÉ dans mon adolescence et dans ma vie de de jeune adulte, c’est bien Songs of Faith and Devotion. Alors que les années 90 sont bien entamées et que le grunge est passé par là, Depeche Mode se cherche un nouveau son, teinté de rock et de gospel. L’album est un vrai succès commercial et se classe directement au top des ventes d’album au Royaume-Uni – c’est paradoxalement à cette époque qu’apparaissent des dissensions entre les membres du groupe.

Songs of Faith and Devotion s’ouvre sur une chanson qui dépote: I Feel You. L’intro au style plus rock, qui mixe son électronique et guitare électrique décoiffe follement… le tout porté par la voix de Dave Gahan en mode dark, cheveux longs et barbe. Ma foi, ça ne lui va pas si mal.

#7 – Barrel of a Gun (1997)

Il y a quelques temps, j’ai redécouvert l’album Ultra, album sorti en 1997 et premier sans Alan Wilder qui a quitté le groupe. Il continue sur la lancée plus rock du précédent, tout en gardant le synthé caractéristique de nos amis anglais.  Il connaît un grand succès et est certifié disque d’or dans plusieurs pays. Pour ma part, si certains pourraient y voir une corruption par la pop et le rock, je trouve cette album d’une qualité musicale absolument hallucinante, mais de cela, je ne pourrai vous dire plus que lorsque j’évoquerai des morceaux moins connus du groupe.

La chanson Barrel of a Gun évoque un individu sur le fil, en proie à des problème dont il ne peut se sortir, avec l’impression de « fixer le canon d’un pistolet » (d’où le titre de la chanson). Elle n’est pas très joyeuse, mais il n’en ressort pas moins qu’à l’image de divers extraits d’Ultra (comme Home, It’s no good ou Useless, de vrais bijoux), un opus un peu plus dark que les précédents.

#8 – Dream on (2001)

En 2001, c’est la sortie d’Exciter qui a fait connaître Depeche Mode à certaines personnes que je connais – surtout à des jeunes filles envoûtées par la voix de Dave Gahan. Exciter en est le premier extrait et change de bien des morceaux de Depeche Mode, de par son son plus simple et plus acoustique, voire plus minimaliste, qui sublime la voix de l’interprète.

L’album, dans une veine plus pop rock et plus posée, pas très aimé par certains puristes, est pourtant très apprécié en France où il se classe numéro 1. Pour ma part, je l’ai, au même titre qu’Ultra, redécouvert il y a quelques temps, et je le trouve pas mal du tout, pour tout vous avouer. Même le clip de Dream On est assez cool, et représente à peu près tout ce que j’ai aimé dans les nineties et le début des années 2000.

#9 – Precious (2005)

Un an après la sortie de l’album de remixes et une fantastique ré-interprétation d’Enjoy The Silence sort Playing the Angel, premier album où Dave Gahan participe à l’écriture des paroles à une époque, alors qu’il a en parallèle démarré une carrière solo avec l’album Paper Monsters. Le groupe retrouve quelques sonorités électroniques caractéristiques de compositions plus anciennes.

À cet époque où des potes de fac s’étaient pris d’affection pour la chanson française à texte ou le jazz manouche qu’ils écoutaient en buvant du vin rouge, je me laissais transporter par Playing the Angel en buvant du rhum (parce que chuis une p****n de pirate, moi!). J’ai tout naturellement été subjuguée par Precious, premier extrait de l’album, par son calme nimbé de synthé, par la gravité de ses paroles et par le clip à l’ambiance très SF du clip – ma mère était plus fixée sur « l’œil de velours » de ce bon Dave.

#10 – Heaven (2013)

J’ai sauté la sortie de Sounds of the Universe en 2009, qui m’a un peu moins marquée mais dont deux ou trois morceaux me scotchent comme Peace, pour passer directement à l’album Delta Machine, sorti lors de mon retour d’Angleterre, et qui a pour moi une forte valeur sentimentale puisque j’ai écrit le premier jet de mon roman sur ses notes, et une chanson en particulier collait aux personnages. Mais je vous en dirai plus ensuite! 😄

Toujours est-il que j’ai beaucoup aimé le son synthétique et chaleureux d’Heaven m’a bien plu. Pas transportée comme certaines chansons de l’album qui au niveau sonore, retourne à bien des fondamentaux du groupe, mais conquise quoi qu’il en soit. Le clip, à l’imagerie un peu sombre, a été tourné à la Nouvelle-Orléans.

Conclusion – Bonus: MON tee-shirt Depeche Mode

J’espère que ce petit tours d’horizon des singles de Depeche Mode vous aura plu! 😄 Et encore, ce n’est pas tout ce qu’ils ont sous le capot, comme vous le verrez avec ces morceaux beaucoup moins connus que je compte vous présenter dans une ou deux semaines. Concernant les singles, je n’ai malheureusement pas eu tellement l’occasion d’écouter Spirit autant que je l’aurais souhaité, mais il y a une ou deux chansons que j’ai repérées et qui m’interpellent.

En cadeau bonus, je vous laisse sur cette vision de mon tee-shirt de Depeche Mode, mon unique, ramené par mes parents du concert au Stade de France en juin 2013, aux couleurs de Delta Machine. Je l’adooooooore! Et je croise les doigts pour ne plus louper le prochain passage de ces messieurs à Paris parce que crénom, ce sont des bêtes de scènes et je VOUDRAIS une fois dans ma vie, les voir à l’œuvre!

En tout cas, je vous souhaite une excellente écoute, en m’excusant pour le rythme anarchique de mes publications, et je vous dis à bientôt pour de nouvelles chroniques!

Blanche Mt.-Cl.

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Publié par

Blanche Mt.Cl.

Blogueuse, artiste autodidacte et graphiste, amoureuse des littératures de l'imaginaire et auteure sur WattPad (Le Sang des Wolf, La Nuit de Wolf et Pourquoi les Vampires aiment Paris Plage). N'hésitez pas à vous laisser entrainer dans mon univers!

5 réflexions au sujet de “Sunday Music – Depeche Mode (I) en 10 singles”

  1. J’ai 10 ans de moins, mais on a des expériences similaires. Ma mère est une grande fan également et j’ai été bercé par leurs musiques plus jeune. Que de bonnes chansons que tu as partagé ici (et je suis d’accord avec tes commentaires). Ca me donne envie de me refaire leur discographie tout ça !

    Aimé par 1 personne

    1. D’ici quelques jours, j’en poste de moins connues qui me touchent plus particulièrement. 🙂 Ce sera l’occasion de partager un peu plus l’expérience! 🙂
      (Je revois encore la tête d’une copine à moi, le soir où notre père, en nous ramenant d’une fête, a enclenché du DM dans la voiture… C’était savoureux!). Merci pour ton commentaire! Excellente soirée à toi!

      Aimé par 1 personne

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