Sunday Music – Mes Années 80 en Dix Morceaux

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

J’espère que vous avez passé une excellente semaine (qui fut neigeuse, pour certains d’entre nous: de mon côté, la neige ne m’a pas lâchée, qu’il s’agisse de la Normandie où j’habite en attendant de pouvoir m’installer plus près du boulot, ou encore à Paris où je vais travailler tous les jours!), et que vous savourez un week-end bien reposant…

Comme j’en avais parlé il y a longtemps, je voudrais vous proposer, pour certains dimanches, d’explorer un peu mes univers musicaux avec le Sunday Music, qu’il s’agisse de vous faire découvrir un style, une période, avec dix morceaux que j’aime. Aujourd’hui, j’ai décidé de vous faire découvrir dix morceaux des années 80 car d’une part j’y suis née (AH ça fait mal!) et d’autre part, parce que le bon son n’a selon moi pas d’âge. Ces morceaux sont tout de même pour beaucoup plus vieux que moi (encore heureux, vu ma situation personnelle à mon âge, je me sens déjà assez mal comme ça! 😆). Et aussi parce que le son de certaines chansons, de groupes connus et peut-être moins connus, m’éclatent toujours autant. Le plus drôle, c’est que je continue tout le temps à en re-découvrir, qui vont en éclipser une pour un temps…

Aussi je vous emmène pour un voyage dans le temps, à l’époque des néons, des épaulettes, du combo œil charbonneux et blush, et du synthé!

Ultravox – Vienna (1981)

Ultravox est un groupe britannique de synthpop et New Wave fondé dans les années 1970, qui connait des succès dans les années 1980, notamment avec Vienna, troisième extrait de l’album éponyme. La chanson est un succès retentissant, qui confirme l’appartenance du groupe au courant New Wave qui après les sons rock et bruts du punk invite l’électronique dans la musique – quand bien même les styles des groupes sont d’une grande diversité.

La chanson Vienna, que j’adore pour les raisons que vous savez, s’inspire dans sa thématique du film Le Troisième Homme, et m’enveloppe à chaque fois de ses notes planantes. Je vous laisse savourer cette balade, dont une partie du clip a effectivement été tournée à Vienne, et qui distille une aura de mystère…

The Human LeaGUe – Don’t you want me (1981)

Encore un groupe britannique de synthpop, décidément! The Human League est fondé dans les années 1970 et fait figure d’avant-garde dans l’utilisation du synthé. Après une tournée infructueuse, les années 1980 voient l’arrivée d’un bassiste, d’un guitariste et de deux nouveaux membres féminins, choristes. L’une des deux, Susan Ann Sulley, est mise en avant dans la chanson Don’t You Want Me avec le chanteur Philip Oakey.

Les paroles du morceau s’inspirent d’un roman-photo. Elle racontent l’histoire d’une jeune star qui s’émancipe de son Pygmalion , avec qui elle a vécu une histoire d’amour, alors que sa carrière est en train de décoller. Le clip reste dans cette ambiance tournage et studio, avec une esthétique très marquée par l’époque, avec un style vestimentaire et des maquillages très chargés. Je peux vous assurer que le refrain va vous rester en tête toute la journée. En tout cas, je ne compte pas le nombre de fois où je l’ai chantée dans la cuisine chez ma tante en Angleterre.

Bronski Beat – Why? (1984)

Bronski Beat est un groupe anglais fondé en 1983 par Larry Steinbachek,  Steve Bronski et Jimmy Sommerville. C’est d’ailleurs en entendant sa voix si particulière de ce dernier que Steibahek suggère qu’ils puissent faire de la musique. Personnellement, je suis complètement dingue de sa voix – merci à mes parents qui avaient un best of de Jimmy Sommerville quand j’étais gamine. J’adorais ça.

À l’époque, j’ignorais la dimension revendicative de Bronski Beat, qui dénonçait dans ses chansons les préjugés et les vexations dont faisait (et fait toujours) l’objet les personnes LGBT. Cela s’est fait avec leur premier grand succès, la magnifique chanson Smalltown Boy qui raconte l’histoire d’un adolescent gay quittant son bled où il est malmené par les autres pour une grande ville plus tolérante. Why? continue sur cette lancée en dénonçant les violence homophobes, un sujet auquel je suis sensible. Ainsi, derrière ce son complètement fou et cette mélodie entrainante, se cache un sujet vraiment poignant.

A-Ha – The Sun always shines on T.V. (1985)

Vous connaissez certainement A-ha, ce trio norvégien originaire d’Oslo qui s’expatrie à Londres, et qui pond un succès monumental avec Take on me, dont le clip reste dans les mémoires car mélangeant prises de vue réelles et animées. À l’époque, leur chanteur et son petit minois mignon étaient devenus la coqueluche des midinettes.

Pour ma part, la première chanson d’A-ha que j’aie entendue a été une autre, le single suivant sorti en 1985, The Sun Always Shines On T.V. À dire vrai, je la préfère à Take On Me, pour sa mélodie un plus planante, et sa ligne musicale un chouïa plus complexe. J’aime également beaucoup le clip qui fait référence au précédent… Bref, The Sun Always Shines On T.V., c’est sentimental.

Simple Minds – Don’t you forget about me (1985)

Vous connaissez probablement, et peut-être même sans le savoir, les Simple Minds, groupe écossais originaire de Glasgow. Si vous avez visionné American Pie, vous avez entendu, lors du bal de promo, l’orchestre reprendre les premières notes Don’t you forget about me.

Pour cause, c’est un classique de la musique et du cinéma. Elle fait partie de la bande originale du film teenager culte Breakfast Club. D’abord composée pour le chanteur Brian Ferry, ce sont finalement les Simple Minds qui ont enregistré ce morceau… à un moment où ils étaient devenus bankable. La chanson, avec son petit rythme sympa et frais, comme le film, est devenue culte. Personnellement, je l’adore, et elle a égayé bien des voyages en voiture quand nous reprenions tous le La-la-la-la-la… de la fin! 😀

Alphaville – Big in Japan (1984)

Alors cette chanson-là, c’est plus un trip personnel, car j’ai parfois l’impression d’être la seule sur terre à l’apprécier. Le groupe allemand de New Wave Alphaville est fondé en 1981, en  est surtout connu pour son premier succès, la chanson et l’album éponyme Forever Young. Ils chantent en anglais pour faciliter l’exportation.

Pour ma part, j’ai flashé sur la chanson Big In Japan dès que je l’ai entendue. J’ignore pourquoi, c’est irrationnel, sans doute la petite touche exotique qui se veut japonaise dans la musique. D’ailleurs, j’ai l’impression qu’il y a eu une mode asiatique dans les années 80: China Girl de David Bowie, One Night in Bangkok de Murray Head… Et alors niveau kitsch, on s’y donne à fond dans le clip. Deutsche Qualität à fond. 👍

Kajagoogoo – Too shy (1983)

Ah Kajagoogoo. Rien que le nom est marrant. Il s’agit d’un groupe anglais appelé Art Nouveau qui prend le nom de Kajagoogoo quand arrive le chanteur Christopher Hamill dit Limahl – que vous connaissez pour son titre mythique Never Ending Story et son style capillaire inimitable. Le groupe connait son gros succès en 1983 avec Too Shy. Une mélodie cool et entrainante, doucement rythmée, que mes voisins de Puteaux ont dû détester quand mon frère et moi descendions les poubelles en la chantant (c’était ça, Never Ending Story ou Don Giovanni).

Il faut dire que la chanson est bien cool, pas violente, on peut la danser comme l’écouter posé avec un vert. Et bien accompagnée aussi, mais là je crois que j’en demande trop. 😆 Je vous laisse avec le clip gentiment kitschouille du groupe, avec une petite histoire mignonnette où finalement, les plus timides ne sont pas nécessairement ceux que l’on croit.

New Order – Blue Monday (1983)

New Order est fondé en 1980, sur les cendres du groupe new wave Joy Division dont le chanteur Ian Curtis s’est suicidé. Ils évoluent de plus en plus vers un son électronique, influencé par d’autres interprètes notables comme le groupe allemand Kraftwerk, et connaissent la consécration avec Blue Monday.

Pour moi, c’est une des meilleures chansons des années 1980, avec ses sonorités froides et son rythme lancinant. Il est possible que vous la connaissiez car la chanson elle-même ou sa ligne musicale a été mainte fois reprises. Mais pour ma part, je suis complètement fan de l’originale.

Tears for Fears – Shout (1985)

Encore un groupe anglais apparenté à la New Wave!… Tears for Fears est fondé en 1981 à Bath, et connait le succès jusqu’au début des années 1990. Après des débuts prometteurs, le succès arrive avec le son industriel et électro du magnifique tube Shout.

Et à dire vrai, je n’ai pas grand-chose à ajouter au fait que je l’ADORE. Mais un truc de fou. Elle ouvrait une compil’ de New Wave que mes parents, connaissant mon goût pour ce genre de son, m’avait offerte. Et bon Dieu, j’étais conquise tellement l’intro elle-même était énormissime. Au même titre que Blue Monday, c’est l’une de mes chansons des années 80 favorites. Véridique, je plane quand je l’écoute, surtout lorsque le refrain reprend après le pont musical dans le dernier tiers de la chanson. C’est d’ailleurs un morceau qui m’aidait à évacuer beaucoup de choses quand j’avais seize-dis-sept ans et que j’avais l’esprit torturé. 😉

Depeche Mode – Shake the Disease (1985)

Je ne pouvais pas évoquer les années 80 sans mentionner mes dieux de la musique: Depeche Mode. Parce que Depeche Mode, c’est sacré et parce qu’ils ont, durant les années 1980, pondu de véritables millésimes. Des albums et des tubes du feu de Dieu, avec un son superbe de taule et de synthé inspiré, porté par la voix sexy de Dave Gahan et le timbre angélique de Martin Gore. Je pourrais vous en écrire des tartines sur DM, sur le fait que je biberonne du DM depuis ma naissance avec des parents complètement fan (et à chaque fois qu’ils passent en concert je les loupe… 😭). Bref. J’aurais pu vous servir leur cultissime Enjoy the Silence, mais je me la réserve pour un Sunday Music dédié à Depeche Mode. Au lieu de cela, je vous présente Shake the Disease.

Chanson qui devait apparaître sur ce pur album qu’est Black Celebration, on ne la trouve que sur la compilation Depeche Mode – The Singles 81-85. Un morceau dont les sons rappellent encore ceux de l’album Some Great Rewards sorti juste avant, ainsi que de superbes morceaux rattachés à la New Wave. À dire vrai, je ne suis pas certaine de la façon d’interpréter la chanson, mais je l’aime. Vraiment beaucoup. Qu’il s’agisse de la musique à proprement parler ou de la voix fantastique de Dave Gahan qui me transporte carrément. Bref, rien que de vous la faire partager, j’en frissonne. Et pour une fois, le chanteur n’est pas trop dégueu dedans… Faut dire que la voix, hein, ça aide… 😉 Cette voooooooix…😍

Conclusion – Et vos années 80 à vous?

Voili-voilà! Vous connaissez mes morceaux eighties favoris! ☺ J’espère que cette petite compilation vous aura soit rappelé de bons souvenirs, soit fait découvrir quelques perles New Wave et autres. Je m’aperçois, en fin d’article et je préfère le dire avant qu’on le relève et qu’éventuellement on me le reproche, mais il n’y a pas, hormis Susan Ann Sulley dans The Human League, il n’y a pas d’artistes féminines. Entre nous, n’y voyez aucune malice de ma part, j’ai des goûts assez particuliers en matière de musique et je suis très sensible à l’organe masculin, qu’il s’agisse de l’ami Jimmy Sommerville ou de Dave Gahan. Si je décide de mettre en ligne des morceaux que j’aime, que ce soit sincère et pas parce qu’untel est une femme ou un homme. J’aime ces morceaux et ça ne va pas chercher plus loin que ça. ☺

Ces morceaux m’éclatent, me transportent, ont une sonorité et des couleurs qu’on ne trouve pas à l’heure actuelle. Je ne vais pas me la jouer vieille con qui croit au bon vieux temps, mais il faut bien avouer que cette époque avait une diversité musicale, des sons particuliers. Et vous alors, avez-vous trouvé des morceaux qui vous parlent là-dedans? Y a-t-il des morceaux que j’ai oubliés et que vous aimez?… En attendant les prochaines chroniques, je vous souhaite un excellent dimanche, et je vous dis à très bientôt!

Blanche Mt.-Cl.

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Publié par

Blanche Mt.Cl.

Blogueuse, artiste autodidacte et graphiste, amoureuse des littératures de l'imaginaire et auteure en herbe, je viens de lancer mon premier roman "Le Sang des Wolf" en auto-édition chez Librinova! N'hésitez pas à vous laisser entrainer dans mon univers!

8 réflexions au sujet de “Sunday Music – Mes Années 80 en Dix Morceaux”

  1. Très chouette sélection – rah là là, ça nous rajeunit pas, tout ça ! ^^ » Je connaissais surtout Shout (que j’aimais beaucoup aussi). Mais en écoutant Don’t you want me, je m’aperçoit que j’ai du l’entendre aussi car c’est familier ^^
    Mes souvenirs sont plutôt flous pour la musique 80s (née aussi pendant les 80s ;)). Je me souviens que j’adorais Rondo Veneziano (qui mélange la pop et le classique), je dansais en l’écoutant et en même temps, j’imaginais des scènes, des histoires qui collaient avec la musique (ça doit venir de là, mon besoin d’écouter de la musique pour écrire ^^). On écoutait en boucle dans la voiture la cassette des chansons parodiques des Inconnus (je suis incollable là-dessus !).
    J’ai plus de souvenirs des 90s (forcément, j’étais plus grande !).
    Ce qui ne m’a pas empêchée, adulte, de tomber sous le charme d’albums 80s (Dead Can Dance, Loreena McKennitt, etc)

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