Chat noir et univers parallèle – Coraline (Neil Gaiman)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

J’espère que vous allez bien! 🙂

Après ma première chronique de l’année dédiée à ma dernière lecture de 2017, je reviens en ce vendredi avec une chronique surprise et assez brève, celle de ma première lecture de l’année 2018: Coraline de Neil Gaiman!

À dire vrai, je connaissais déjà Coraline, le film d’animation réalisé par Henry Selick, l’ami de Tim Burton à qui l’on doit déjà L’Étrange de Monsieur Jack, mais j’ignorais jusqu’à récemment qu’il s’agissait d’une adaptation. Aussi dès que je l’ai appris, j’ai souhaité faire l’acquisition du livre. Petites impressions…

Une enfant solitaire en quête d’aventure

Les parents de Coraline Jones viennent d’aménager dans une drôle de demeure: une vieille maison divisée en plusieurs appartements, entourés de voisins étranges comme les demoiselles Forcible et Spink, anciennes actrices amatrices de petits chiens ou encore un vieux toqué qui prétend dresser des rats. Quelque peu délaissée par ses géniteurs accaparés par leur travail, Coraline s’ennuie et tente d’explorer les environs. Obligée de rester à l’intérieur par temps de pluie, elle va découvrir une mystérieuse porte dans un salon de la maison.

Une porte qu’elle ne va pas tarder à ouvrir et à franchir… pour y découvrir un monde déroutant. Ressemblant étrangement au sien, mais en mieux. Où ses « autres parents » jouent avec elle et lui préparent de bons petits plats, où les êtres ont des boutons à la place des yeux, tels des poupées. Un monde étourdissant et extraordinaire, mais peut-être un peu plus inquiétant que prévu…

Un conte sombre et fantastique

Pour tout vous avouer, j’ai été un peu déroutée, d’une part par la « longueur » de ce roman très court, et par quelques différences avec le film d’animation. Le roman a une intrigue très simple qui évolue assez vite, vue à travers le regard d’une petite fille solitaire et excentrique. Le film d’animation fait plusieurs ajouts l’histoire, comme le personnage de Padbol, le petit voisin qui tente de se lier d’amitié avec Coraline et dont le double révèle l’étrangeté de ce monde parallèle.

J’ai été tout d’abord déçue et perturbée par la simplicité de l’histoire, et pourtant, j’ai pourtant été séduite par cette ambiance vive et enfantine qui prend peu à peu des teintes plus sombres. La petite fille évolue et gagne en maturité, réalisant qu’elle ne veut pas d’un bonheur factice, et préfère accepter les défauts de ses parents, car après tout ce sont les siens et elle les aime. Elle découvre en elle-même un grand courage pour affronter la vénéneuse « autre mère » et percer ses secrets pour faire revenir les choses à la normale. Certains passages dans le dernier tiers du livre, où le monde factice de l' »autre mère » dégénère et se déforme (la scène avec la chrysalide surtout) pourraient même faire frissonner  des lecteurs plus jeunes… Je suis persuadée qu’enfant ou adolescente, je l’aurais beaucoup aimé. Mais je vous conseille d’en faire la lecture avant de voir le film, que je trouve fabuleux – dont il me faudrait parler dans une prochaine chronique… qu’en dites-vous? À dire vrai, je ne saurais vous en dire plus, car ce serait trop, au vu de la longueur du roman et de la simplicité de l’intrigue, mais moi qui apprécie les histoires complexes, c’est surtout son atmosphère qui m’a captivée, tout comme la personnalité et la solitude de la petite fille m’ont touchée.

Fait paradoxal car ce n’est d’habitude pas mon « truc » (l’omniprésence des chats sur le net m’irrite un peu ces temps-ci): je suis une grande fan de cet arrogant de chat noir, il est mon personnage préféré. Sarcastique, raffiné et un brin imbu de lui-même (quel chat ne l’est pas?), il me fait un peu penser à la chenille dans Alice au Pays des Merveilles avec ses paroles énigmatiques et sa présence de bon aloi. Que serait d’ailleurs un conte sombre sans son chat noir?…

Conclusion – Une belle petite lecture

Ma foi, je ne pense pas avoir eu un coup de cœur, mais j’ai passé un bon moment avec l’attendrissante Coraline, histoire de bien démarrer cette année de lecture (et il faut dire que j’ai terminé l’année 2017 en beauté avec ma lecture précédente!), et me laisser le temps de réfléchir à ma lecture suivante avec un petit ouvrage qui se laissait lire… Et le choix s’annonce rude avec toutes ces beautés que j’ai dans ma PAL!

Et vous donc, avez-vous lu Coraline? Qu’en avez-vous pensé?… Sur ce, je vous souhaite à tous un excellent week-end et j’espère vous retrouver bien vite avec une nouvelle chronique livre ou film!

Blanche Mt.-Cl.


Le thé idéal pour l’accompagner: Un thé noir avec un subtil arôme de figue… il y en a un très bon au Palais des Thés!

Titre: Coraline
Auteurs: Neil Gaiman
Editions: J’ai Lu
Collection: Science Fiction
154 p.
Parution: Mai 2012
Prix: 4,90 €

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Publié par

Blanche Mt.Cl.

Blogueuse, artiste autodidacte et graphiste, amoureuse des littératures de l'imaginaire et auteure en herbe, je viens de lancer mon premier roman "Le Sang des Wolf" en auto-édition chez Librinova! N'hésitez pas à vous laisser entrainer dans mon univers!

3 réflexions au sujet de “Chat noir et univers parallèle – Coraline (Neil Gaiman)”

  1. Comme toi, j’ai découvert seulement après coup que le film était une adaptation d’un roman de Neil Gaiman. Je trouve l’auteur intéressant sans jamais encore avoir été transcendée par l’un de ses récits mais le côté sombre et enfantin possède une originalité certaine, tout en permettant d’aborder des thèmes forts et prégnants.
    J’étais curieuse de savoir s’il y avait une différence entre le film et le livre, tu me l’apprends donc et j’avoue que ça me donne moins envie de le lire. J’avais fait la même constatation pour Stardust (lu avant de le voir, pour le coup^^) et j’ai l’impression que Gaiman gagne beaucoup à être adapté : il lance beaucoup de ficelles sans aller au bout et les réalisateurs peuvent s’en emparer pour aller plus loin^^

    Aimé par 1 personne

    1. C’est marrant, mon frère a eu la même impression avec « American Gods »… Il semble que ce soit une constante chez cet auteur! 🙂 Je vais tenter de mettre en ligne une chronique sur « Coraline » le film car je l’aime vraiment. D’ailleurs quand j’étais plus jeune, les membres de ma famille me disaient tout le temps que je leur faisais penser à « la petite sur l’affiche »… 😉
      Je me garde cette chronique sous le coude car j’aime tellement ce film…

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