Princesse Leia à la rescousse – Star Wars: Liens du Sang (Claudia Gray)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

J’espère de tout cœur, si vous avez manqué le message du Nouvel An, que vous avez passé de Joyeuses Fêtes, entourés de ceux que vous aimez, famille ou amis, que le Père Noël vous a gâtés et que vous avez fini 2017 et commencé 2018 en beauté! Maintenant que les Fêtes sont passées, les chroniques seront à nouveau postées en fin de matinée ou en début d’après-midi! ☺️

De mon côté, j’ai décidé, pour la première chronique livre de 2018, de vous présenter ma dernière lecture de 2017: et oui, il m’a fallu attendre d’avoir 31 ans pour lire mon tout premier roman Star Wars, alors que la sortie du dernier film a réveillé en moi la fan passionnée et chieuse que j’étais à l’adolescence… et m’a poussée, sur les conseilles de la blogueuse La Sorcière des Mots, à acquérir ce petit ouvrage permettant de re-contextualiser la nouvelle Trilogie Star Wars: Liens du Sang, qui revient sur le parcours de Leia, devenue sénatrice de la Nouvelle République après la chute de Palpatine dont le destin se trouve bouleversé, quelques années avant le début du Réveil de la Force

Le début de la fin

Vingt-huit ans après la bataille d’Endor, Leia Organa a épousé Han Solo, devenu un « respectable » organisateur de courses, dont elle a eu un fils, Ben, en « formation » avec son oncle Luke Skywalker à l’autre bout de la galaxie. La jeune princesse rebelle a dévoué sa vie à la Nouvelle République, dont la capitale est installée sur Hosnien Prime, après la chute de Palpatine, et est devenue une Sénatrice respectée de la faction « Populiste », qui souhaite garantir autonomie et indépendance aux différents peuples de la Galaxie. Face à eux, les « Centristes » souhaitent rétablir un pouvoir central fort, voire aspirent à un retour en grâce de certains principes de l’Empire afin de faire face aux menaces tant intérieures qu’extérieures. Leia, après une longue carrière et quelque peu lasse des lenteurs et incapacités du Sénat galactique, commence à songer à sa propre démission pour aller courir la galaxie avec son époux.

Mais un beau jour, Yendor, un émissaire du monde de Ry’loth, se présente au Sénat afin de demander une enquête sur le cartel dirigé par un certain Rinnrivin Di, dont les actions actions mettent en danger l’économie renaissante de la planète. Intriguée et désireuse de faire quelque chose d’utile avant son départ du Sénat, Leia décide de mener l’enquête. Si ses pairs l’accepte, Leia devra travailler en collaboration avec un jeune sénateur centriste prometteur – et collectionneur d’artéfacts de l’Empire à ses heures perdues, Ransolm Casterfo, de la planète Riosa.

Avec le soutien de son équipe – sa chef de cabinet Greer et le jeune pilote Joph Seastriker – elle et son collaborateur vont faire des découvertes au-delà de ce qu’ils imaginaient, les manœuvres de Rinnrivin Di allant bien au-delà d’une simple entreprise criminelle, alors qu’au Sénat, la tension est à couper au couteau et que l’on propose bientôt l’élection d’un Premier Sénateur comme figure d’autorité… Plus que jamais, la fragile Nouvelle République paraît en danger.

Le retour de Leia Organa

Alors, alors…  Une fois n’est pas coutume, je vous présente ma toute première lecture Star Wars. Ce qui est assez drôle, c’est qu’il m’aura fallu d’attendre d’avoir trente-et-un ans pour me décider à ouvrir un roman de la franchise, qui plus est, qui n’a rien à voir avec l’Univers Étendu traditionnel. Car Liens du Sang est l’ouvrage « adoubé » par Disney, qui a repris la saga, et qui explique certains événements et re-contextualise ce qui se passe dans Le Réveil de la Force, sorti il y a un peu plus de deux ans maintenant. Évidemment, la plupart des fans, et moi la première, ont poussé les hauts cris en apprenant que Disney avait repris la direction de Star Wars, arguant que les célèbres studios de Mickey en feraient une grosse pompe à fric. Alors bon… On n’est pas si loin du compte au vu du nombre de films prévus, mais ne soyons pas de mauvaise foi, même en tant que fan: Star Wars n’avait pas eu besoin que Disney passe par là pour être une pompe à fric. Soyons honnête! Cependant, je n’ai pas pu me départir d’une certaine impression de cynisme de la part de Disney, avec ce livre censé décrire ce qui s’était passé avant la Nouvelle Trilogie, dont certains points restaient obscurs. Merdouille, on aurait pu au moins nous mettre au courant dans l’intro du premier volet, plutôt que de supposer qu’en tant que fan hystérique, on aurait lu un livre – à moins qu’il ne soit paru qu’après coup. Et pourtant… même ces éléments n’ont pas réussi à me gâcher mon plaisir, car pour le coup Liens du Sang a été pour moi une bonne surprise et une façon très agréable de clore mes lectures de 2017.

Tout d’abord, j’ai été très heureuse de retrouver la princesse Leia, avec quelques années de plus mais quand même assez en forme pour une enquête et quelques scènes d’action bien senties. Parce qu’on nous pompe l’air depuis quelques années avec les nouvelles héroïnes « fortes » de Disney: s’ils croient qu’ils ont inventé quoi que ce soit! Nous, gamines, avant que Mickey Mouse rachète la Fox, question nanas qui en avaient dans le falzar, on avait déjà Helen Ripley dans Alien, et notre chieuse favorite aux macarons dans Star Wars, qui en plus réussissait à pécho le BG emmerdeur ultime qu’était Han Solo 😍 (OK, mon jugement est forcément biaisée). Leia, bien que posée, sénatrice et mère, n’en a pas moins gardé un foutu caractère, qui la pousse parfois à bousculer les politiciens et à prendre des risques pour des tâches « utiles », comme son enquête sur le cartel de Rinnrivin Di qui va la mener sur des planètes dangereuses et peuplées d’individus peu recommandables. Bref, on la retrouve toujours aussi volontaire et courageuse dans l’adversité. Par ailleurs, on découvre une dimension plus sensible et touchante de l’héroïne de l’Alliance Rebelle: une femme qui a lutté et qui aurait préféré ne pas voir autant de vies humaines perdues et qui a vu les aspects les plus sombres du combat, une femme traumatisée par la mort  de tous ceux qui comptaient pour elle sur Alderaan détruite par l’Étoile Noire, une femme qui a profondément aimé son père adoptif Bail Organa qui lui a appris à s’élever contre la tyrannie, et surtout une femme tourmentée par le lourd secret de son ascendance. Car hormis Han Solo et Luke, tout le monde, même son fils à qui elle n’a encore jamais trouvé le courage d’en parler, ignore qu’elle est la fille de Vador. Et elle-même, malgré le récit de son frère sur la rédemption du bras armé de l’Empire, ne garde que le souvenir du tortionnaire qui l’a obligée à regarder la destruction de sa planète. Elle est toujours forte, mais on ressent une certaine lassitude quant aux manœuvres politiciennes, une envie d’utilité dans ses actions, mais aussi de tranquillité avec son époux, son frère et son fils.

Ensuite, on retrouve dans cette histoire les ingrédients sympas qui font Star Wars: des mondes exotiques comme Bastatha et sa ville souterraine, Daxam IV et ses salles d’entrainement secrètes, la planète océanique Sishenko, de l’aventure, de l’action… le tout intégré dans une intrigue politique assez prenante. Au final, l’ouvrage se lit facilement et rapidement, les enjeux quant à l’enquête de Leia et ses liens avec la situation politique, et la révélation ou non de sa parenté ont suffisamment suscité mon intérêt pour me tenir en haleine jusqu’au bout. Par ailleurs, le développement autour de la situation politique m’a permis de mieux faire le lien et compenser certains vides d’explication quant au Réveil de la Force – en particulier, je comprends mieux pourquoi c’était le système Hosnien qui était visé par les armes du Premier Ordre. Pour ma part, j’avoue que si avant de commencer la lecture, j’avais quelques réserves quant à l’écriture de ce livre, elles ont été assez vite balayées par le rythme de l’histoire. Donc je dois reconnaître une certaine qualité à l’ensemble, qui aurait au demeurant fait un film assez sympa, avec une Leia et un Han qui ont pris de l’âge. Même si l’on sent un peu leur image de héros sans peur et sans reproche s’écorner, ils n’ont pas encore vu leur famille éclater et gardent cette belle énergie qu’on aimait dans la vieille Trilogie… Quand bien même ils commencent donc à glisser peu à peu vers cette image un peu écornée qu’on en a dans les derniers films.

Par ailleurs, et c’est assez appréciable, l’histoire est assez fouillée et moins manichéenne que ce à quoi on pourrait s’attendre au début, avec le partage du Sénat en deux factions – les gentils populistes de Leia et les méchants centristes qui vénèrent l’Empire. Eh bien il n’en est rien, car l’histoire va chercher un peu plus loin que les jeunes personnages dévoué à l’héroïne qu’est Leia, comme Greer et Joph Seastriker (haha! ça sonne un peu nom de missile, je trouve!). Notamment à travers la relation qui s’installe entre Leia et son collaborateur centriste Ransolm Casterfo, beaucoup plus jeune qu’elle, en qui elle va découvrir un homme certes à cheval sur les apparences et collectionneur d’objets de l’Empire (la scène du casque de Garde Impérial a été un vrai GROS kiffe pour moi!) mais aussi extrêmement intègre et désireux de servir le Sénat. Une relation qui sera resserrée ou mise à mal par les remous politiques, les découvertes et les révélations inattendues. Mais de cela, je ne peux vous dire plus sans vous gâcher le plaisir de la découverte… 😀

Mais outre l’intrigue politique, il est régulièrement et par allusion, question de la famille de Leia. Cela m’a d’ailleurs un peu frustrée, car sans en faire un drame familial, j’aurais aimé en savoir un peu plus sur le pourquoi du comment Ben Solo est devenu Kylo Ren (ben oui, merde, c’est quand même un personnage OUF, on voudrait savoir comment s’est révélé son côté obscur!). Ceci dit, la famille est très éparpillée. Han Solo – Aaaaaaah! 😍 – n’est physiquement présent que dans la dernière partie du livre, car il est la plupart du temps en déplacement pour ses courses et coache de jeunes pilotes, à défaut d’enseigner tout cela à son fils, et ne s’entretien avec sa tendre moitié que par messages holographiques. Quant à Luke, on sait juste qu’il voyage avec son neveu Ben, apparemment déjà grand (au moins vingt ans car il est censé être plus âgé que le pilote Joph Seastriker, qui a dix-neuf ans), sur la piste des anciens Jedi pour en apprendre plus sur leurs savoirs. Tout ce que l’on sait sur Ben c’est qu’il a été un gamin plutôt épanoui – imaginer que Kylo Ren ait pu être un bout d’chou énergique et souriant est assez cocasse! 😂 – et qu’il ignore totalement que Vador était son grand-père paternel, car Leia a tellement souffert de cette révélation qu’elle craint l’effet de celle-ci sur son fils. Est-ce celle-ci qui est à l’origine de la découverte du penchant obscur de ce garçon?… Mystère, nous le saurons peut-être un jour.

Conclusion – Une bonne surprise lire…

Eh bien je dois avouer qu’avec les passions déchaînées par la sortie du dernier Star Wars, j’avais besoin de connaître un peu mieux les tenants et les aboutissants de l’histoire. Et avouons-le, malgré ma déception quant au film, j’ai un peu revu mon jugement quant à celui-ci et je ne peux me départir d’une certaine affection pour cette récente Trilogie et ses personnages. Aussi, Liens du Sang était le genre de lecture dont j’avais besoin en cette fin d’année: outre ma passion pour l’univers de Star Wars, j’ai accroché à l’intrigue rythmée et retrouvé avec plaisir les personnages sympathiques que son Leia Organa et Han Solo. Je ne regrette donc pas de m’être penchée sur la littérature Star Wars, qui m’a fait un bien fou! ☺️ Par ailleurs, cela m’a permis de me remettre sur les rails de la lecture, moi qui n’arrivais plus à lire du tout! C’était tout à fait ce dont j’avais besoin! ☺️

J’espère donc vous avoir fait passer un agréable moment en vous parlant de cette toute dernière lecture de l’année 2017, et peut-être vous avoir donné envie de suivre une aventure de la meilleure princesse de tous les temps! 🙂 Je vous souhaite une excellente journée, et je vous dis à bientôt pour de nouveaux films et de nouvelles lectures!

Blanche Mt.-Cl.


Le thé idéal pour l’accompagner: Les derniers sachets de ma réserve personnelle du thé de Ceylan intense de chez Twinnings – introuvable depuis quelques temps. Sa force qui réveille, au risque de vous emporter l’estomac si vous le laissez infuser trop longtemps, me donne l’impression de prendre du caf’ au milieu de contrebandiers (Han Solo m’irait TOUT À FAIT) sur l’un des dangereux mondes de la Bordure Extérieure… Une belle lecture en contexte qui ravirait n’importe quel fan, en somme!

Titre: Star Wars – Liens du Sang
Auteurs: Claudia Gray
Editions: Pocket
Collection: Pocket SF Star Wars
480 p.
Parution: Juillet 2017
Prix: 9,30 €

Publicités

Publié par

Blanche Mt.Cl.

Blogueuse, artiste autodidacte et graphiste, amoureuse des littératures de l'imaginaire et auteure en herbe, je viens de lancer mon premier roman "Le Sang des Wolf" en auto-édition chez Librinova! N'hésitez pas à vous laisser entrainer dans mon univers!

7 réflexions au sujet de “Princesse Leia à la rescousse – Star Wars: Liens du Sang (Claudia Gray)”

  1. D’accord en tout point de vue ! Et pour avoir lu une trilogie (celle de Thrawn) de l’ancien Univers Etendu, comparé à la qualité littéraire, Liens du Sang est remarquable et bien écrit. Ça fait plaisir !
    Et d’accord pour Ben Solo, j’ai été déçue de ne pas en savoir plus, mais je m’y attendais. Hé, ils sont pas cons les gars, ils vont pas dévoiler leur personnage mystérieux phare et (unique ?) intérêt de cette nouvelle trilogie dans un bouquin ! ^^
    En tout cas, merci pour le conseil lecture, je me suis régalée !

    Aimé par 1 personne

    1. Hormis « Liens du Sang », je n’ai que la « Trilogie de Yan Solo » dans ma « PAL Star Wars ». Il paraît qu’elle est très sympa, et puis zut… c’est Solo père, quoi! 😍 (Hormones de la fangirl en folie).
      J’ai vraiment apprécié des tas de pans de l’histoire, et même le perso de Casterfo. Cette scène avec le casque de garde impérial, ah le kiffe! 🙂

      Et notre p’tit Ben alias Kylo, ma foi… il reste bien énigmatique! Je ne cesse depuis, de me demander s’il a appris son ascendance par les news de la Galaxie ou par sa mère! Ça m’intrigue tellement!

      Encore merci d’avoir cité cette chronique! Ce n’est d’ailleurs pas fini avec « Star Wars » sur le blog, tu vas en ré-entendre parler: j’ai chopé deux artbooks magnifiques concernant la nouvelle trilogie, et je prépare une série de dessins pour un article humoristiques! J’espère que ça rendra bien! 🙂

      J'aime

      1. Alors je ne sais plus où j’ai lu ça mais je crois que Ben l’a appris via une tierce personne après la révélation et qu’il en a voulu à sa mère de ne pas le lui avoir dit. Mais j’suis pas sûre…

        Ah mais Casterfo, c’est un personnage que j’aurais tellement voulu voir dans les films !! Il est très représentatif de ce nouveau désir de la part de Disney (étrange d’ailleurs) de gommer un peu les lignes manichéennes. Limite j’aimerais bien qu’ils fassent un roman le concernant.

        J’ai hâte de voir tes trouvailles et créations !!

        Aimé par 1 personne

      2. Ah putain! Le mystère Kylo a la vie dure!… Bon maintenant ce que tu viens d’écrire sur l’éventuel sex appeal de Ren va me hanter. C’est que depuis le film, je me disais qu’il avait quelque chose en lui qui me faisait penser à un gars que j’ai connu, et qui lui était SUBLIME – donc que tout ne devait pas être à jeter chez Solo fils pour qu’il me fasse penser à ce larron. Ah merde! Moi qui me vantais que pour une fois, mes hormones n’avaient rien à voir dans mon intérêt pour un personnage! 😂

        Je pense que ce livre aurait fait un chouette film… Une partie en prologue de l’Épisode VII aurait été au top. C’est marrant, car récemment, je lisais une analyse quant à ce qu’en avait fait Disney, et beaucoup, si le scénar du dernier film a été démonté (par moi la première, hein…), eh bien beaucoup ont apprécié le fait que cette Nouvelle Trilogie brouillait un peu plus les pistes du manichéisme, tout en faisant correspondre l’échec affectif des jeunes héros et la chute des héros de la saga à la frustration des spectateurs. Je ne sais pas si le réal’ a pensé à ça, mais si c’est le cas et qu’il nous pond un Épisode IX du Fuego de Dios, on pourra appeler ça du génie. Je croise les doigts en tout cas!
        C’est un aspect que j’avais beaucoup aimé dans le roman, ces frontières qui se gomment pour que des adversaires s’entendent en cas de besoin… C’est top! Quant à l’acteur Charles Berling qui a clamé que ce Star Wars était une daube manichéenne (et encore je suis sympa car ses propos sont limites insultants pour la saga dans son entier et les fans), je crois qu’il a dû pioncer pendant sa séance des Derniers Jedi, car jamais les frontières n’ont été aussi floues dans la saga!

        Mais je pense, avec le recul, qu’on en fout beaucoup sur le dos de Disney.
        Certes, je crains une « marvellisation » de l’univers Star Wars, mais si l’on exclut les dessins animés, Disney a produit des choses bien dark par le passé (je revois cette scène des têtes dans « Return to Oz », sorti en 85…), et paradoxalement, cette nouvelle Trilogie de Star Wars, si on n’a pas encore vu de membres tranchés (quoiqu’un carreau d’arbalète explosif dans le buffet ça doit faire mal aussi), le propos n’en est pas moins sombre, voire franchement dur. On y assiste quand même à un parricide… et comble de l’amoralité, on en chie pour celui qui le commet! Fort, Disney!

        J'aime

Vos réflexions sont les bienvenues...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.