WTF?… – Star Wars Episode VIII: Les derniers Jedi (Rian Johnson, 2017)

Très chers lecteurs des Mondes de Blanche,

Une semaine que le dernier Star Wars est sorti, une semaine que je suis allée le voir avec mon frère car nous n’avions pas la patience d’attendre. Une semaine qu’il alimente nos conversations – si, si – comme jamais aucun opus de la saga ne l’a fait jusque là, et nous n’en revenons pas nous-même. Une semaine qu’il déchaîne les passions sur la blogosphère et les réseaux sociaux, une semaine que je lis des réactions mitigées et que de mon côté, je suis sur le cul.

Rassurant ou non, me demanderez-vous?… Je vous laisse lire ma chronique et vous faire votre propre opinion en visionnant le film, mais cela fait une semaine que je m’interroge et que j’appréhende cette chronique, pour différentes raisons. Pour mon point de vue de fan des films qui ne connaît malheureusement pas assez l’univers étendu et qui avait apprécié L’Épisode VII il y a deux ans, pour mon point de vue sur les personnages et certains aspects de l’histoire, pour ce que j’ai aimé ou non pour la perception générale que j’ai eue du film. Pour le nombre incalculable de jurons que je vais probablement lâcher pendant cette chronique.

Bon aller, trêve de bavardage, je nous ramène dans une galaxie lointaine, très lointaine…

Le pitch

À la suite de l’Épisode VII, on retrouve les héros. de la Résistance – la générale Organa (Carrie Fisher), Poe Dameron (Oscar Isaac), Finn (John Boyega) dans de sales draps, aux prises avec le Nouvel Ordre, son leader Snoke (Andy Serkis) et son sous-fifre Kylo Ren alias Ben Solo (Adam Driver). De son côté, Rey (Daisy Ridley) est partie la recherche de Luke Skywalker (Mark Hamill). Elle le trouve sur la planète océan Anch-To, amer et d’abord peu désireux de l’aider. Mais les choses se compliquent lorsque connecté spirituellement à son ennemi Kylo Ren, avec qui un véritable dialogue s’installe, elle apprend de troublants éléments du passé…

Après que Luke accepte enfin de l’aider, elle repart à bord du Faucon Millenium retrouver Kylo Ren pour tenter de l’attirer à nouveau vers la Lumière, qu’elle sent encore présente en lui. Côté rebelle, rien ne va plus. Leia Organa est clouée à l’infirmerie et le commandement a été passé à sa seconde, la vice-amirale Amilyn Holdo (Laura Dern) qui met l’impétueux Poe à l’écart. Celui-ci, dépité mais désireux d’aider le vaisseau à échapper au croiseur du Nouvel Ordre qui le poursuit jusque dans l’hyper-espace, monte avec Finn et une jeune technicienne, Rose Pico (Kelly Mary Tran), une mission pour saboter les armes à bord du vaisseau du Nouvel Ordre…

Dur face à face de Rey avec Luke (Skywalker, vindieu, WAKE UP!) – Source: AlloCiné
Un film de commande

Je vais commencer par faire sortir ça: MERDE! PUTAIN! FUCK! AAAAAH! MAIS WHAT THE FUCK?… Maintenant que c’est sorti, voyons voir ce qui m’a troublée dans cet opus. Pour résumer, je reprendrais les mots d’un gars sympa que je connaissais en Angleterre, lus sur Facebook, sur ce qu’il reprochait au film: « Mauvais: Humour inégal. Intrigues secondaires inutiles. Personnages desservis. Mystères non-résolus. Problèmes de rythme. Trous dans l’intrigue et soucis de logique.«  Reprenons donc point par point. Enfin pas tout à fait dans cet ordre, cela va sans dire. Je commence…

La principale faiblesse de ce film, c’est son scénario. On ne va pas se mentir, en règle général, les scénars des Star Wars ne débordent pas nécessairement de complexité ou d’originalité. Dès la première trilogie, on suit un schéma de narration avec un schéma d’heroic fantasy plus que de assez simple et plutôt manichéen, quelque peu tempéré par les restes de « lumière » en Darth Vador. Avec la prélogie, on va plus loin dans la S.F. en revenant sur une partie de l’enfance et la jeunesse de (ce petit con de) Darth Vador avec des choix scénaristiques et artistiques plus ou moins heureux selon moi, en particulier le bâclage de l’Épisode III qui aurait pu être foutrement bien. Avec la troisième Trilogie, J.J. Abrams  inaugurait il y a deux ans en jouant à fond sur la nostalgie. Sympa, mais perfectible, qui avait le mérite d’introduire de nouveaux héros et des enjeux intéressants… à développer. Même si l’univers étendu n’était pas présent, j’avoue que j’avais assez adhéré et que je m’étais bien amusée.

Niveau Épisode VIII, on a pu tout lire. De ceux qui y voient un bon film d’action et qui pensent qu’il a rehaussé le niveau par rapport au précédent,  à ce fan américain qui fait circuler une pétition pour exclure le film du corpus Star Wars et le re-tourner comme il faut. Eh bien pour moi qui suis pourtant très bon public, je ne suis pas loin de partager son avis, mais je tiens au casting – Daisy Ridley, Adam Driver et Mark Hamill en tête. Niveau Carrie Fisher, ça risque de poser problème, et si l’on pouvait se passer d’une autre CGI dégueulasse et froide, je suis preneuse… Car Les Derniers Jedi part complètement n’importe comment: outre des soucis de logique et des rebondissements pas hyper bien expliqués, des enjeux et questionnements du premier passés à la trappe, on se retrouve avec des incohérences temporelles de taille. Du style: l’impression que plusieurs jours passent du côté de Rey tandis que seulement quelques heures s’écoulent côté rebelle. La scène d’ouverture, avec Poe qui parvient presque tout seul à faire sauter un croiseur du Nouvel Ordre, en lâchant pas mal de blagues bien lourdes… tandis que la première rencontre de Rey avec Luke est presque comique alors que l’on attendrait plus de solennité de ce moment. Donc WTF d’ouverture, dès le début, malgré des effets spéciaux pas trop dégueu.

J’étais sceptique, mais bon. Ça pouvait toujours venir. Mais le rythme est resté assez inégal avec quelques longueurs et des scènes tellement capillotractées qu’elles n’en étaient pas nécessaires, voire embarrassantes à certains moments (oui, un petit indice: Leia dans l’espace!). On passait parfois d’une scène à l’autre, avec des personnages qui apparaissaient comme par magie, de toute évidence juste par pure commodité. Plus l’ajout bien putassier des Porgs, ces petites bébêtes poilues trop « cuuuuutes » qui n’ont d’autre utilité que de fantastiques petite figurines à vendre (N.B.: Après je vous avoue que j’ai du mal avec les bêtes à poil de Star Wars, les Ewoks me font peur, je trouve qu’ils ont de petites têtes de vicieux 😂 ). C’est ironique quand on voit l’ajout d’une attaque du capitalisme lorsque Rose et Finn se rendent sur cette planète aux faux airs de Riviera peuplée de nantis vendeurs d’armes qui profitent de la guerre. Surtout dans un film produit par les studios Disney, symbole-même du capitalisme, et très doué pour grappiller du pognon en recyclant Star Wars, et  poussant la paresse jusqu’à réadapter en films ses propres dessins animés. J’ai beau être une enfant du capitalisme, il y a un moment où il faut arrêter de se foutre de la gueule du spectateur, et bosser pour de vrai, avec une vraie histoire. Avec au passage l’ajout d’un acteur bankable comme Benicio Del Toro, que j’adore mais dont le talent a été sacrifié sur l’autel de Moloch… 😔 C’était la parenthèse coup de gueule, parce que pour le coup ça m’a vraiment énervée. Tout ça pour dire que l’on se retrouve avec un amalgame de choses qui n’ont rien à faire là, au détriment du développement de vrais enjeux et de l’évolution des personnages.

Le fringant Poe… qui de fringant risque surtout de passer pour con suffisant – Source: AlloCiné

Et dans le superflu, la réalisation en fait des CAISSES sur l’humour pas fin du tout. Je veux bien qu’on se marre. Et Star Wars n’a jamais été dénué d’humour, et ce dès la première Trilogie, grâce à la présence des droïdes ou la décontraction sarcastique de l’ami Solo 😍 (va falloir que je fasse gaffe à ce que j’écris maintenant qu’il y a aussi Solo fils). Le problème c’est qu’avec sa pléthore de blagounettes et sous-entendus relous de mecs qui roulent des mécaniques comme Poe Dameron – qui de mec sympa vaguement impulsif, en devient vraiment con – on trahit complètement l’esprit de Star Wars. Même dans l’opus précédent, avec Finn qui jusqu’à un certain point jouait le rôle de comic relief (Kylo Ren aussi malgré lui), l’humour était un peu mieux dosé, compte tenu de la gravité du contexte. Mais bon Dieu, c’était toujours de la blague un peu pourave, de la « blague de couilles » à deux ball(och)es, comme – dixit mon frère – dans les films Marvel. Observation qui m’a faite rire sur le chemin du retour après la séance, alors que j’aurais presque pleuré de de que je venais de voir. C’est vrai que rien que même un élément aussi trivial que l’humour participe à l’identité d’une histoire. Et là, j’ai eu l’impression que certaines blagounettes basses de plafond ou allusions idiotes tombaient comme un cheveu sur la soupe… Il va falloir arrêter avec ça, merdouille! Star Wars, ce n’est pas Marvel, que diable! AH!

Après les soucis de cohérence dans l’histoire et la conception de l’humour, on passe à côté de l’essentiel. On reste notamment sur notre faim concernant certaines interrogations suscitées par Le Réveil de la Force. Déjà, d’où vient cette foutue tronche d’image de synthèse de Snoke (il n’aurait pas pu être juste normal?), d’où est né le Nouvel Ordre? Quels sont ses objectifs? Veut-il   régner sur la galaxie « parce que c’est un méchant » et qu’il a envie d’opprimer tous les peuples par plaisir? Dès l’Épisode VII, on devine une sacrée ellipse quant à ce qui s’est joué après la chute de Palpatine et de Darth Vador. Quitte à mettre de côté les événements de l’univers étendu, autant raconter quelque chose de valable quant aux événements qui ont mené à ce nouveau conflit galactique. Il aurait fallu nous en apprendre plus à un moment, au lieu de faire l’impasse. Et aussi nous apprendre comment Snoke s’est retrouvé avec Ben Solo alias Kylo Ren sous ses ordres. Que le mouflet ait pété les plombs et ait rompu avec sa famille est une chose, mais comment diable en est-il venu à rejoindre le Côté Obscur et à jouer les sous-fifres d’un méchant maléfique? Comment un con comme Hux est devenu général puisqu’il semble être une vraie brêle en termes de réflexion stratégique? Quid de la Résistance? Contre quoi s’est-elle élevée, nom de Dieu?… Parlons maintenant de Rey et de son « ascendance ». Si vous aimez Star Wars, vous avez vu que depuis deux ans maintenant, les fans élaborent moulte théorie sur celle-ci, et j’avoue l’avoir pensé dès que j’ai vu Rey enfiler un casque de pilote en scrutant le ciel comme une petite fille perdue: je voyais en elle la fille de Luke, ce qui aurait pu expliquer son lien avec la Force, sa capacité à utiliser le sabre de Luke et son étrange lien avec Kylo Ren. Mais là… on dirait que tout à été oubliée. J’y reviendrai. Que l’on ait voulu faire du nouveau avec Star Wars et que l’on prenne des libertés avec l’univers étendu, passe encore: comme toute mythologie, Star Wars a presque acquis une vie-propre et c’est presque naturelle qu’elle ait maintenant différentes versions. Mais il semble que Les Derniers Jedi souffre également d’amnésie en ce qui concerne même Le Réveil de la Force. Niveau cohérence, c’est très moyen. Et pour le coup, l’histoire tombe vraiment à plat.

Rose et Finn – Source: AlloCiné

Ce qui dessert aussi les personnages. Outre Luke, Rey et Kylo Ren dont je parlerai plus loin, j’ai trouvé les personnages de Finn et Poe particulièrement maltraités, ainsi que celui de la Générale Organa, pratiquement inexistante une bonne partie du film alors qu’on l’a connue plus bad-ass. On pourrait expliquer cela par la perte de son époux salement dézingué par leur progéniture – niveau crédibilité, ça se tient après tout, Leia peut très bien être une femme brisée. Mais pour Finn et Poe, je trouve ça vraiment dommage. Finn avait peu à peu quitté son rôle de comic relief pour révéler une facette un peu plus héroïque de sa personne, et semblait avoir noué une amitié sincère avec Poe. Le problème, c’est qu’il redevient un peu ce comique de service, mis de côté par l’amirauté, un brin immature malgré un ou deux bons moments d’actions plus subie que voulue. Alors qu’en tant qu’ancien stormtrooper, il est d’une utilité stratégique non-négligeable. Retour en arrière, donc. Au duo qu’il forme avec Poe, s’ajoute le personnage de Rose, qu’il croise par hasard et qui – WTF – participe directement à une mission avec les deux mecs, alors qu’ils la connaissent à peine. Mmmmmm… Je n’ai rien contre ce personnage, elle est fraiche, adorable et brave, mais était-elle utile? Est-elle  d’ailleurs réellement mise en valeur? Hormis qu’elle est technicienne (heureux hasard pour nos deux héros qu’elle croise), et donc potentiellement compétente pour les accompagner et qu’en plus (encore plus heureux hasard! mazette!) elle connait l’affreuse planète de nantis où ils doivent trouver le saboteur. Mais à part ça, on ne sait pas grand-chose d’elle, et hormis son courage et son énergie, on n’en apprend pas plus sur elle… C’est fichtrement frustrant, reconnaissez-le! Et les deux gars lui font confiance comme ça!… Mais les mecs, vous êtes en guerre, merde, vous ne pouvez pas embarquer la première venue dans une mission comme ça!… C’est vraiment, vraiment con, car Finn et Poe, les deux potes (il faut toujours un super duo de potes dans ce genre d’histoire!) ont à la base un bon capital sympathie.

En même temps, pouvait-il en être autrement au vu du précédent film?… Car s’il est vrai qu’il avait introduit des idées intéressantes, il était tout de même resté sur un schéma un peu bateau, et avait peut-être contribué à tirer une balle dans le pied de la nouvelle Trilogie en jouant trop sur la nostalgie. Je l’ai apprécié, mais avec le recul, je me dis que J.J. Abrams aurait au moins pu faire l’effort de dégoter Rey sur une planète marécageuse, au moins pour ne pas avoir trop l’air de pomper sur l’Épisode IV! 😂

Et pourtant, dans ce fatras d’incohérences et ce trop-plein d’éléments qui, comme des films de super-héros, veulent trop en dire et ne font qu’effleurer l’essentiel, tout n’était pas à jeter. Car il y avait des choses positives, voire belles. Et c’est peut-être ce qui me frustre le plus…

Ce qui m’énerve le plus: un beau trio…

Et voilà, on y arrive. Voilà ce qui m’énerve le plus. Il y a de PUTAINS de bons points, des ressorts narratifs qui malheureusement peinent à rehausser le reste tant le scénar’ est bâclé… MERDE!!! MERDE!!! MER-DEUH!!! Comment a-t-on pu passer à côté de ces choses-là?… Pour reprendre les autres mots de ce gars que je connaissais en Angleterre sur les points positifs: « Bon: Visuellement beau. John Williams. Inattendu. Luke, Rey & Kylo. Beaux moments.«  Je suis en partie d’accord. Visuellement la CGI ne ressort pas aussi dégueulasse que dans d’autres opus de la saga, et hormis dans les scènes spatiales, j’ai trouvé qu’on n’en abusait pas trop, ce qui est reposant. John Williams… 🙂 Indissociable de l’univers de Star Wars, bien sûr. Inattendu… oui et non, car le film n’a malheureusement pas évité certains écueils que je craignais. Luke, Rey et Kylo… et les beaux moments. Pour ça, je suis P****N de d’accord. Le « Triangle d’Or » des trois « Forceux » comme j’aime à les appeler, est la raison pour laquelle je n’ai pas complètement perdu tout intérêt pour Les Derniers Jedi.

Déjà, quand on est un fan de la première Trilogie, revoir Luke, le héros au cœur pur, est fondamental. Vraiment. Quant à Rey et Kylo Ren, ils avaient vraiment éveillé mon intérêt dans Le Réveil de la Force: elle de par son lien avec la Force et avec les deux autres, et lui parce qu’il introduisait un antagoniste un peu différent dans l’histoire.

Le repaire de Snoke et ses « hommes-crabes » (vous ne trouvez pas qu’ils ressemblent aux hommes-crabes de South Park?…) à moins qu’on ne les ait habillés avec des Lego – Source: AlloCiné che c

Il y avait une blague qui circulait sur le Net il y a deux ans: « On mesure le poids en kilogramme, on mesure le poids de la fragilité psychologique en Kylo Ren. » 😂 OK, je sors. 😂

Et – j’entends déjà le ronronnement de mon bûcher en écrivant ces mots, quand je me souviens des réactions de certains d’entre vous il y a deux à ce sujet 😂 – j’avais été fascinée par ce personnage foireux et tourmenté, ce merdeux conscient de son infériorité par rapport à Vador qu’il admire (quelqu’un n’aurait pas pu lui dire que la réputation de ce Vador qu’il admire était surfaite, et qu’au même âge que lui c’était une petite enflure prétentieuse?), ce gamin plus que nerveux dont la « tentation de la Lumière » inversait quelque peu le schéma du gentil et du méchant, et dégageait une certaine émotion à l’écran. On était partagé entre l’envie de lui filer un coup de pied au cul pour qu’il se reprenne, et la tristesse quant à son mal-être évident. Pour moi c’était l’antagoniste parfait: un des seuls personnages à avoir une « psychologie » un peu différente et recherchée (si on peut parler de ça dans une saga qui marche quand même sur les archétypes), capable de toucher (moi, du moins), à l’évolution incertaine. Je me demandais ce qu’il avait pu advenir pour qu’il laisse tomber sa famille – car je n’imagine pas que ce soit l’Enfer que d’avoir des parents sympas comme Han Solo et Leia, et encore moins un oncle aussi cool que Luke. Même mon frère qui ne l’aimait pas disait que c’était un des personnages dont « on pouvait faire quelque chose ». Sa faiblesse le rendait perfectible. Et pour une fois, le larron n’étant pas assez beau pour faire fantasmer comme cette petite merde de Loki dans les Avengers, mes hormones ne sont ABSOLUMENT pour rien dans mon intérêt pour le personnage. 😂 Il pouvait nous étonner, ou grâce à son méchant pète au casque, être sans limite dans la malveillance… Et je voulais absolument savoir comment Rey et lui allaient se retrouver. J’avoue que j’ai quand même été touchée par quelques moments forts entre ces personnages.

Pour vous re-situer: au début des Derniers Jedi, nous avons Rey qui pleine d’espoir et de détermination, insiste auprès d’un Luke devenu amer et refusant la Force, et Kylo Ren balafré et dévasté (déjà qu’il l’est de nature) par son crime du précédent film (t’as raison de te sentir mal, p’tit con, fallait pas faire ça!). Luke se laisse finalement convaincre d’enseigner à Rey malgré ses réticences… Rey qui régulièrement, se retrouve connectée à Kylo Ren, avec qui elle entame des conversations à cœur ouvert. Ce qui vaut quelques moments forts, presque beaux, de petites pointes de grâce dans ce marasme scénaristique, permettant de mesurer la solitude de ces deux personnages, et de découvrir une facette plus tourmentée de Rey et une facette plus posée (ou manipulatrice, on ne sait jamais) de Kylo Ren. On ressent toute la tension, et également la fascination entre ces deux êtres dotés d’un pouvoir puissant, qui semblent incapables de faire du mal à l’autre, comme si un équilibre se créait en la présence des deux protagonistes. Un secret va également être révélé, en rapport avec Luke, et une autre scène forte impliquant les deux jeunes gens va se jouer… Ces échanges étaient à mon sens ce qu’il y avait de mieux pour comprendre certains tenants et aboutissants de l’intrigue, et pour aider à construire ces deux personnages complètement paumés.

Mais voilà, le « scénar » est passé par là, et a maltraité les personnages qui promettaient tant, ce qui a exacerbé ma frustration à la sortie du cinéma. Mark Hamill lui-même aurait détesté ce qui a été fait de son personnage. Et je le comprends!… Quel fan expérimenté de Star Wars peut croire qu’au vu des révélations faites, Luke se serait terré comme un pétochard sur une planète paumée au lieu de faires quelque chose?… Quant à Rey, que je trouvais attachante dans sa solitude et son besoin d’appartenance, dans sa recherche d’approbation… On ne sait toujours pas si elle est la fille de Luke ou de ferrailleurs, ce que je trouve dommage, mais au fond, ça ne me dérangerait pas qu’elle ne soit pas de la famille. J’en discutais avec mon frangin, plus dur que moi en affaires 😉 alors que nous devisions en voiture (ça nous a magnés) mais au final, cela ne nous choquerait pas outre-mesure que Rey ne soit pas une Skywalker. Après tout, une seule famille ne peut avoir le monopole de la Force… À part ça, la façon dont elle est traitée ici est exaspérante. La fille est PARFAITE, elle maitrise un don fort et brut, et en plus la mise en scène en fait des caisses pour montrer à quel point elle est gentille, quitte à lui donner l’air niais, sans explorer plus en avant quelle est sa place. Et par un tour de passe-passe cruel, l’histoire stoppe net l’évolution intéressante de Kylo Ren, pour le faire redevenir le petit nerveux gesticulant, victime de tout le monde – dont la solitude peine quand même. CHIOTTES! Je trouve cela dommage pour les personnages, et pour Daisy Ridley et Adam Driver qui ne me semblent pas être de mauvais acteurs au demeurant. Aussi, j’ai trouvé que la relation entre Luke et son neveu était mal exploitée, et à un moment dans le film, j’ai même eu l’impression que ces deux mecs étaient eux aussi un peu écœurés de leur propre histoire et ces schémas narratifs éculés…

Bref, on nous a privé d’une possibilité scénaristique intéressante telle que la consolidation de ce « Triangle d’Or » Luke-Rey-Kylo Ren (sans pour autant faire de Ren un « gentil », ce serait trop facile), ou d’un super méchant fêlé et froid à faire frémir la Galaxie. Bref, c’était d’autant plus frustrant que c’était prometteur! 😢

Conclusion – Peut-on encore sauver les meubles?

Voilà donc pourquoi, plus qu’énervée, je suis très attristée par ce à quoi j’ai assisté mercredi dernier au cinéma… Vous comprenez maintenant pourquoi j’avais peur de rédiger cette chronique – ce que j’ai fait la mort dans l’âme, car Star Wars est vraiment un univers que j’aime. Le film précédent n’était pas parfait du tout et avait certes ses défauts, mais justement il était perfectible. Il avait introduit des personnages intéressants, avec du potentiel et également perfectibles, posé des questions et ouvert des pistes à explorer. Et arrivée à la fin des Derniers Jedi, j’avais l’impression d’être revenue au point de départ… voire d’avoir fait plusieurs pas en arrière quant à l’intrigue et aux personnages. Damned! Sans déconner, c’était quoi ce binz’! Il y a pourtant eu une ou deux scène qui sont sorties du lot, notamment grâce aux trois « Forceux », dont on aurait vraiment pu tirer de bons ressorts narratifs. … Et ça me gonfle, mais alors ça me gonfle à un point de voir comment les parties les plus intéressantes ont été jetées aux oubliettes! Parallèlement, les personnages côté rebelles n’ont malheureusement pas été plus étoffés, Poe en ressort comme un sale con imbu de lui-même et trop impulsif, et ce n’est pas plus glorieux pour les chefs avec une mémé Leia inexistante (quoiqu’on peut lui trouver l’excuse de la mort de son cher et tendre buté par leur lardon), et une vice-amirale chiante et caricaturale à souhait.

Kylo Ren tombe le masque pour l’Épisode VIII – Source: AlloCiné

En tant que spectatrice, j’ai eu l’impression d’être assise le cul entre deux chaises: une nostalgie de moyen aloi pour flatter le fan service comme on cède au caprice d’un enfant pour qu’il vous foute la paix, et une volonté de nouveauté plus ou moins assumée, en chiant sur l’esprit (et avec le sourire et les « blagues de couilles ») de la chose, sans jamais pousser jusqu’au bout une idée vraiment audacieuse. Pourtant, on avait tout: des moyens colossaux, un décor bien planté, de nouveaux personnages potentiellement intéressants interprétés par des acteurs qui ne sont quand même pas des brêles à l’écran… Et malgré ce schéma gentils résistants contre pouvoir maléfique (d’ailleurs, bon Dieu, il sort d’où ce foutu Snoke?…) et Lumière vs. Côté Obscur (la Force, c’est la Force, merde! Après c’est ce qu’on en fait!), qui commence à chier du marbre, il y avait moyen de tirer quelque chose de vraiment sympa et complet. Au lieu de ça, on se retrouve avec un film bizarrement calibré, un peu comme certains films de super-héros, ce qui me frustre d’autant plus qu’à certains moments on est à un cheveu (dans l’ensemble à une épaisseur de perruque) de quelque chose de putain de bien! Pour ma part, je pense qu’il était intéressant de faire une transition entre personnages de l’ancienne et de la nouvelle génération, c’était sympa… mais voilà, maintenant, tout semble bloqué entre les grosses ficelles de l’empire galactique disneyen, qui souffre d’une certaine amnésie par rapport à certains événements de l’Episode VII, et surtout on a l’impression que l’histoire en est encore à l’introduction. Merde! Qu’on fait les scénaristes? Et d’ailleurs, les a-t-on seulement laissé bosser comme il faut?

Dommage pour l’histoire, dommage pour les personnages et dommage pour les spectateurs. Mais ce qui est fait est fait, comme on dit. Je me demande donc comment sera l’Épisode IX, et par quel tour de magie la réalisation va sauver les meubles… J’en doute fortement, mais sait-on jamais… En attendant je ne renonce pas à mon tee-shirt Pricesse Leia, à mon tee-shirt Darth Vador et à ma petite culotte Han Solo (ben ouais, où vouliez-vous que je le mette? 😉 ). Et à mon Funko Pop Kylo Ren. Faut pas déconner non-plus, j’ai beau être profondément déçue et complètement frustrée, je reste loyale (et surtout sentimentale) et je tiens à savoir de quel façon ses souffrances vont prendre fin!… Même si j’ai des théories, mais j’en avais aussi pour cet Épisode. Donc suite au prochain chapitre! 😉

Blanche Mt.-Cl.

N.B.: J’ai entretemps eu un petit tuyau de la part d’une autre blogueuse, à savoir l’existence d’un roman intitulé Les Liens du Sang qui explique le pourquoi du comment du Nouvel Ordre, le lien de Snoke et de Kylo Ren. Bon, il faut le savoir, hein… Pareillement, comme on s’en doutait le scénar a été approuvé par Lucas et Hamill (qui a quand même un peu craché sur son perso)… Mais enfin, ça ne l’empêche pas d’être bordélique à mon sens! 😉


Titre: Star Wars, Épisode VIII: Les Derniers Jedi
Année de sortie: 2017
Réalisation: Rian Johnson
Origine: États-Unis
Durée: 2h32
Distribution: Carrie Fisher, Mark Hamill Daisy Ridley, John Boyega, Adam Driver, Oscar Isaac, Kelly Marie Tran…

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Publié par

Blanche Mt.Cl.

Blogueuse, artiste autodidacte et graphiste, amoureuse des littératures de l'imaginaire et auteure en herbe, je viens de lancer mon premier roman "Le Sang des Wolf" en auto-édition chez Librinova! N'hésitez pas à vous laisser entrainer dans mon univers!

14 réflexions au sujet de “WTF?… – Star Wars Episode VIII: Les derniers Jedi (Rian Johnson, 2017)”

  1. Perso, je l’ai plutôt bien aimé, cet épisode VIII, mais moins que le VII. Bon, faut dire que j’avais adoré le VII ! ^^ Les Derniers Jedi, par contre, m’a laissée plus mitigée. J’ai adoré Rey, Kylo Ren et certains messages (notamment sur l’échec, les bouquins/bibliothèque et le passage de relais à la nouvelle génération). J’ai adoré l’amertume de Luke, puis son final. J’ai détesté les piques d’humour qui tombaient, comme tu le dis, comme un cheveu sur la soupe (clairement, ils en faisaient des tonnes, et pourtant, alors que je suis bon public, ça m’a agacée). J’ai détesté la scène WTF ? de Leia, c’en était risible tellement c’était énorme. J’ai trouvé le personnage joué par Laura Dern totalement inutile. J’ai adoré la révélation sur Rey (vrai ou pas, c’est sacrément culotté comme option). J’ai détesté le côté explicatif perpétuel, comme si le public était trop bête pour comprendre tout seul qu’une planète qualifié de minérale, avec un sol rouge sous une croûte blanche (comme, tiens, au hasard, les déserts de sel en Afrique) est recouverte de sel et non de neige, alors que dans le même temps, d’autres événements s’enchaînent si vite qu’on ne comprend plus rien. J’ai détesté Luke en train de boire façon « Les produits laitiers des sensations pures » mais en version crado. J’ai adoré le duo Rey/Kylo Ren.
    Bref, j’ai bien aimé mais ça reste mitigé. Au moins, le film aura rempli son cahier des charges en terme de divertissement, ce qui était le minimum que je lui demandais après le traumatisme de Rogue One (beaucoup trop sombre à mon goût).
    Là où je serai intransigeante, ce sera pour Solo, le film sur Han. Ils n’ont pas droit à l’erreur sur celui-là !

    Aimé par 1 personne

    1. Ah mais moi je ne veux même pas voir ce qu’ils ont fait de Han Solo, l’amour de ma vie, la lumière de ma galaxie! 😉
      C’est drôle, j’ai revu l’Épisode VII hier soir et rétrospectivement, j’ai trouvé le p’tit Kylo vachement plus zen dans l’Épisode VIII. Z’ont intérêt à le trucider proprement, qu’il parte en beauté celui-ci… Parce que pour le coup, sa relation avec Rey, ce combat côte à côte c’était quand même de l’inédit dans Star Wars au milieu d’une montagne WTF! 🙂

      Aimé par 1 personne

      1. Tout à fait d’accord avec toi pour Kylo Ren, z’ont intérêt à soigner sa sortie ! Pour Han, j’irai quand même le voir, mais là, je serai hyper exigeante !

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  2. Alors moi, j’ai bien bien aimé ce second opus (en même temps j’avais tellement détesté le SW7, j’avais plus beaucoup d’espoir).
    On est d’accord (j’en suis bien contente), le personnage de Kylo Ren est sans doute l’une des meilleures choses de cette nouvelle saga. Il est pas parfait, mais dès le 7, j’ai senti le potentiel du gamin. Et je suis devenue entièrement fan de la relation qu’il entretient avec Rey (j’suis très très curieuse de savoir comment ça va se terminer). Et d’accord aussi pour Rey, qui m’a agacé par moment mais tellement moins que dans le premier, que bon ça va, c’est tout à fait gérable. Elle a même réussi à me toucher.
    Mais surtout, j’pense que le gros problème de ce film c’est qu’il est la malheureuse suite d’un premier film qui est pour moi un plantage TOTAL scénaristiquement parlant et qui fait que cette trilogie démarre très très mal, laissant les autres colmater les problèmes de scénario le plus possible. J’avais l’impression en voyant le SW7 qu’ils savaient pas trop trop où ils allaient et j’ai comme eu la confirmation en voyant le 8. SW8 a eu la lourde tâche de résoudre des enjeux qui auraient du être résolu dans le SW7. Du coup, il doit faire le boulot qui n’a pas été fait par JJ Abrams, tout en faisant jouer sa propre histoire et résoudre ses propres enjeux etc. Et là je comprends tout à fait la déception que le 8 a pu procurer. Vu l’étendu des dégâts, je trouve qu’il s’en sort pas trop mal. Après ce dont j’ai peur c’est pour le 9. Je vois pas bien ce qu’ils vont raconter… J’ai l’impression que l’histoire a à peine commencer et savoir qu’elle se termine avec l’épisode 9, ça fait très bizarre.

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    1. Wouah! 🙂 Ça c’est du commentaire! 🙂 De mon côté ça me rassure de voir que:

      1) Il y a des gens pour préférer ce film au premier opus de la nouvelle trilogie, la preuve que « Star Wars » n’est pas totalement fini. Moi-même je me suis radoucie à ce sujet, car disons-le, la chance que j’ai eue avec l’Épisode VII, c’est que n’ayant pas aimé l’Épisode III quelques années auparavant, je ne m’attendais à RIEN DE RIEN. Donc ça ne pouvait être qu’une bonne surprise.
      Honnêtement, je pense que je l’apprécierai mieux une seconde fois, surtout que j’ai eu un ou deux petit tuyaux de la part d’une blogueuse, qui pourraient m’aider à mieux comprendre les tenants et les aboutissants de l’histoire (un roman Star Wars, notamment! 😉 ). Mais pour moi, le mérite de l’Épisode VII vient vraiment des personnages…

      2) Je ne suis pas la seule à considérer que l’introduction de Kylo Ren fait du bien. Outre son pouvoir et les enjeux autour de ce personnage, je trouve vraiment qu’il dégage quelque chose de très fort à l’écran, et moi qui fonctionne pas mal à l’émotion, la détresse du gamin m’a secouée – même dans l’Épisode VIII. C’est certes un chieur complètement paumé, complexé, et sérieusement tordu, mais c’était si inédit dans « Star Wars »! Ça plus cette relation avec Rey, qu’au fond j’aime bien aussi… il me tuent bon sang ces deux-là! 🙂 Mon bémol est un peu Luke, car après ce qui est révélé, je ne comprends pas vraiment pourquoi la relation avec son neveu est traité de la sorte…

      Bref, nous verrons bien dans l’Épisode IX… Je suis comme toi, j’ai l’impression que l’histoire commence à peine et je me demande ce que l’on va y voir… Nous verrons bien, mais j’espère que ce lien entre Kylo Ren et Rey va rester aussi fort. 🙂 Je reste quand même, pour l’Épisode VIII, très embarrassée par le scénar et quelques situations abracadabrantesques qui m’ont sur le coup, gâchée mon plaisir, et par l’humour un peu abusé par rapport à ce que j’attendais au vu de la bande-annonce.
      Il faut que je fasse comme mon ancien collègue anglais: que je le revoie pour être sûre! 😉

      En attendant mon planning lecture est bouleversé car en pleine « exégèse Starwarsienn », je vais commencer la Trilogie Yan Solo. Et je vais guetter l’arriver de mon Funko Pop Kylo Ren… 😉

      Très bonne soirée à toi! Et encore merci pour ce commentaire!

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      1. Ah bah moi, quand on parle Star Wars, j’suis pô la dernière à laisser des commentaires de 3km et demi de long. ^^
        1) Oui soit rassurée, SW n’est pas mort et fait naître chez beaucoup encore plein plein d’émotions. Je viens de passer trois jours à checker les réseaux sociaux, les tumblr (notamment tout ce qui concerne Keylo et Rey) (les gens sont en EFFERVESCENCE c’est magique !) et c’est d’un joyeux bordel animé. Chacun y va de sa petite théorie, de sa petite hypothèse. Ça fait plaisir ! Pour ma part, j’ai l’impression que le 8 a fait renaître de ses cendres la gamine que j’étais, obsédée par SW quand y avait pas encore tout à fait la seconde trilogie. Merci Kylo Ren. Merci Adam Driver (best actor IN THE WORLD)(ok j’en fais trop, mais j’suis fan de cet acteur ^^).
        Du coup, c’est quoi le roman Star Wars de ton amie ? Ça m’intéresse grandement, je me demande si je ne vais pas me mettre à lire les novelisations pour avoir un peu plus de détails.

        2) Pour Luke, j’ai vu que beaucoup avait été déçu par son comportement. Là encore, j’ai été surprise, parce que pour le coup j’ai juste ADORE le parti pris de dézinguer la figure du héros, rongé par la culpabilité et la faute. Je sais pas, c’est peut-être parce que c’est la première fois que je vois Mark Hamill aussi bien joué, être aussi profond et touchant.
        D’ailleurs, ce film montre à quel point le passé, la légende, les icônes et les héros d’antan peuvent être terriblement décevants (parents absents, échec affectif, mort symbolique du protecteur/père..etc) c’est absolument passionnant (surtout dans la dynamique des deux zouaves Rey + Keylo). « Let’s the past die » comme dirait l’autre.

        3) Pour l’humour, là encore, j’ai passé un super moment (oui j’avoue tout : les porgs, j’suis devenue fan). Et pourtant dieu sait que je déteste l’humour à la Marvel, omniprésente et lourdingue. Mais là, c’est passé comme une lettre à la poste .
        Est-ce que j’étais sous ecsta quand j’ai vu le film ? Non ^^ Enfin je crois pas. Nan j’pense que j’étais tellement persuadée que j’allais être déçue, que de toute façon SW n’avait plus rien de neuf à raconter, le film allait être un calvaire. Et puis bah nan ! ^^
        J’ai déjà remercié Kylo/Adam Driver ? Hein ? Comment ? Je l’ai dit trois fois ? Ah ok, d’accord.

        4) Tu as commandé laquelle de Funko Pop KR ? Moi j’ai celle avec sa petite cicatrice et ses petits poings d’ado vénère serrés TROPMIGNON.

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      2. Bon ben c’est bon, je ne suis pas la seule à faire des comm’ de six pieds de longs et à me triturer les neurones pour savoir ce qui va se passer dans « Star Wars » (mais sinon, je t’assure que j’ai une vie à côté, haha! ).
        En ce qui concerne Kylo et Rey j’ai tellement, tellement de théories, c’est un truc de dingue. Pour moi le 8, si je suis déçue, a tout de même fait ressortir mon côté rageux et passionné – « Star Wars » c’est sacré, je voyais les VHS non-remasterisés de mes parents quand mes potes trouvaient « Star Wars » ringard avant la sortie de la prélogie.

        Le livre s’appelle « Les Liens du Sang » – je vais me le dégoter pour après la « Trilogie de Yan Solo » (parce que Solo père, c’est un des grands amours de ma vie, hein… Je ne sais pas dans combien d’articles j’y ai fait allusion…).

        Pour Luke – quasi arthurien ou merlinien sur son île toute verte, je pense que je le trouvais tellement cool de base… C’est vrai que tous les « vieux » de Star Wars semblaient avoir du plomb dans l’aile. Mais pour le coup, concernant l’attitude de Luke, j’ai vraiment eu de la peine pour les deux jeunots – mais comme tu dis, si l’on rejoint la symbolique de l’absence et de l’échec affectif, il y a de quoi noircir des pages entre Rey et Kylo. Il y a un moment, ces vieilles carnes m’ont tellement pesé dans le film, elles me paraissaient tellement étouffantes pour Rey et Kylo, que je me suis dit (après la scène des « hommes-crabes »: « Ouais, Kylo n’a qu’à tous les zigouiller. Rey n’a qu’à dire FUCK et tous les laisser tomber. Luke. La Résistance… »

        Et s’il y a bien des points qui m’ont déçue dans le film, des ellipses, des trucs hyper téléphonés, je dis aussi merci Kylo Ren pour mettre un peu de bordel là-dedans.
        Sérieux, je ne connaissais pas Adam Driver avant, mais nom de Dieu, c’est tellement rare qu’un acteur me touche de la sorte à l’écran! Et dans Star Wars, ça n’était JAMAIS arrivé! Quelle expressivité, quelle émotion! J’étais impressionnée et plus d’une fois prise aux tripes dans le VII et dans le VIII par cette intensité dans les rencontres avec Rey… S’il joue comme ça dans tous ses films, ma foi… le cinéma tient une perle!

        Et je crois que j’ai commandé le même Funko Pop! 😉 Sur ce, je te dis bonne nuit, je me suis couché à 3h pour terminer la chronique pour me lever à 6h, je suis RAIDE!
        Ce fut un vrai plaisir que d’échanger!… 🙂 Même si zut, je reste vraiment, VRAIMENT sur ma faim!

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      3. Ah je crois qu’on peut s’attendre à un truc de malade, ils vont bien nous le soigner j’pense, au vu de ce que tout le staff dit sur le personnage, c’est devenu le nouveau héros phare de la saga. Tellement hâte !

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      4. S’ils pouvaient accompagner le truc de malade d’un bon scénar’ en plus, ce serait au top. Il ne faudrait pas nous foirer le final de tous ces personnages…
        C’est que je viens de re-regarder l’épisode II (mon frère, à chaque sortie de Star Wars, veut tous les revoir… il m’a encore sorti à table que le dernier était « à chier » et n’en veut guère reconnaître les côtés positifs), et même si je ne l’aime pas du tout, eh bien… Argh. L’histoire est quand même vachement cohérente, même si elle est NIAISE. Par contre, j’ai passé tout le film à me demander comment j’avais pu, quand j’étais ado, trouver Anakin mignon alors qu’il a un regard de poisson mort… 😦

        De grâce, dieux des scénarii, faites que le final de la Troisième Trilogie nous régale de belles surprises pour tous ces personnages au top! 🙏

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      5. 😂😂😂 Nan mais pareille pour Anakin. Quand j’étais ado, l’histoire entre Anakin et Padme était la plus belle des histoires d’amour. Alors que maintenant j’ai vraiment beaucoup de mal à regarder leurs passages sans éclater de rire ou lever les yeux au ciel.
        Ah au fait j’ai commencé « Liens de sang ». Je sens que ça promet du bon. Déjà tu piges carrément mieux niveau contextualisation !

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